Le Berger Allemand dans l'histoire, l'art et la culture

Bergers Allemands célèbres de l'Histoire

Bien que la race soit relativement récente (fin du 19ème siècle), plusieurs Bergers Allemands ont laissé leur trace dans l’Histoire : soit parce qu’ils appartenaient à des personnalités majeures, soit parce qu’eux-mêmes s’illustrèrent particulièrement dans les missions qui leur furent confiées. 


Parmi les personnages historiques ayant possédé un Berger Allemand, on peut citer :

 

  • Adolf Hitler (1889-1945), qui admirait cette race et en posséda plusieurs spécimens. Le dernier (et son préféré, d’après différents témoignages) était une femelle du nom de Blondi (1941-1945). Afin de ne pas la laisser derrière lui après son suicide, mais aussi pour tester l’efficacité des capsules de cyanure qu’il s’apprêtait à utiliser pour lui-même, il l’aurait empoisonnée – vraisemblablement le 29 avril 1945 – en lui donnant l’une d’entre elles ;

 

  • Juan Carlos de Borbón (né en 1938), qui fut roi d’Espagne de 1975 à 2014 sous le nom de Juan Carlos I. Lui aussi aimait beaucoup cette race et en éleva sur plusieurs générations dans son palais madrilène de la Zarzuela, résidence principale de la famille royale espagnole. Ses chiens gagnèrent d’ailleurs plusieurs fois des concours de beauté. Il lui arrivait en outre d’offrir ses chiots aux ambassadeurs en visite, ce qui en embarrassa plus d’un, pas forcément désireux d’avoir un chien – ou du moins un Berger Allemand…


En plus de ceux qui partagèrent leur vie avec des figures historiques célèbres, certains Bergers Allemands sont restés dans les mémoires pour s’être distingués dans diverses missions. C’est le cas notamment de : 

 

  • Buddy (1928-1938), qui fut officiellement le premier chien-guide d’aveugles des États-Unis. Cette femelle fut formée à cette mission en Suisse, dans le centre de formation de Dorothy Eustis (1886-1946). Cette dernière fut contactée en 1927 par un jeune Américain aveugle du nom de Morris Frank (1908-1980). Elle l’invita dans son école l’année suivante et l’associa à une femelle nommée Kiss, que Morris Frank rebaptisa Buddy. De retour aux États-Unis, le jeune homme démontra les compétences de sa chienne en traversant avec elle une rue très animée de New York. Tous deux entreprirent ensuite une tournée de promotion à travers le pays pour montrer qu’un chien-guide permettait aux aveugles de gagner en autonomie. Au vu des qualités de Buddy en la matière lors des différentes démonstrations effectuées, elle servit de référence pour de nombreuses écoles de chiens-guides qui ouvrirent par la suite - notamment la prestigieuse Seeing Eye, que Dorothy Eustis et Morris Frank fondèrent en 1929 à Nashville (Tennessee) ;

 

  • Chips (1940-1946), un croisement de Berger Allemand et de Husky Sibérien, qui appartenait à des particuliers mais fut réquisitionné par l’armée américaine pendant la Seconde Guerre mondiale - comme d’ailleurs nombre de ses congénères. Il reçut plusieurs médailles pour sa participation aux campagnes d’Italie et de Sicile ainsi que pour avoir permis de capturer des soldats ennemis, au point de devenir le chien militaire le plus décoré du conflit. Il fut rendu à sa famille après ce dernier, mais décéda en 1946 des suites d’une insuffisance rénale ;

 

  • Appollo (1992-2006), un Berger Allemand appartenant à la brigade cynophile du New York Police Department (NYPD), qui fut le premier chien de décombres arrivé sur place lors des attentats du 11 septembre 2001, à peine 15 minutes après l’effondrement des tours. Il s’illustra par sa persévérance à fouiller les décombres de longues heures d’affilée et au péril de sa vie, malgré son âge déjà assez avancé. Sa bravoure lui valut d’ailleurs plusieurs distinctions ; 

 

  • Trakr (1994-2009), un Berger Allemand qui travaillait pour la police canadienne et fut un des nombreux chiens de décombres utilisés suite aux attentats du 11 septembre 2001 à New York. Il marqua les esprits en retrouvant au matin du 12 septembre la dernière survivante de la catastrophe, alors qu’elle était ensevelie sous neuf mètres de débris.

Le Berger Allemand dans la littérature

Compte tenu de sa popularité, il n’est pas surprenant que le Berger Allemand soit présent dans un certain nombre d’œuvres littéraires. On le trouve ainsi notamment dans :

 

  • Un coyote dans la maison ! (2005), un roman de l’écrivain américain Elmore Leonard (1925-2013) qui met en scène Antwan, un jeune coyote qui méprise les humains et leurs chiens. Un jour, celui-ci rencontre un Berger Allemand qui est une star de cinéma sur le déclin, et qui lui propose d’échanger leurs vies ;

 

  • 1,2,3 histoires de Bergers Allemands ! (2009), un livre jeunesse de la romancière française Katherine Quénot (née en 1958). Cette œuvre raconte l’histoire d’une famille de Bergers Allemands composée de Rex (le chef de famille), Nova (qui aime les histoires d’amour) et Safari le sportif ;

 

  • Mes vies de chiens : roman pour les humains (2017), un roman de l’auteur américain W. Bruce Cameron (né en 1956) qui raconte les aventures de Bailey, un chien qui vit plusieurs vies. Tantôt dans la peau d’un croisé, d’un Golden Retriever, d’un Berger Allemand ou d’un Labrador Retriever, tantôt chien de compagnie ou de sauvetage, il essaie de retrouver son maître ;

 

  • D’Lina ou la vie d’une chienne (2023), un roman de la Française Marie-Pierre Hage (née en 1961). D’Lina est une femelle Berger Allemand qui raconte sa vie mouvementée. D’abord simple compagnon domestique, puis employée au service de la gendarmerie, puis servant comme chien de garde, elle a connu des maîtres gentils et d’autres beaucoup moins. Ainsi, à l’image de nombre de ses congénères, elle fut abandonnée, fugua, connut les refuges… Elle sert donc de porte-parole pour les animaux maltraités ;

 

  • Paul et Vicky : la guerre est finie (2025), un roman écrit par la romancière française Sophie de Mullenheim (née en 1974). L’action se situe en 1945 à Reims, lors de la libération de la France. Des jumeaux survivent comme ils le peuvent depuis l’arrestation de leurs parents. Tous deux blonds aux yeux bleus, ils suscitent la méfiance des habitants, d’autant qu’un Berger Allemand (qui appartenait auparavant à l’armée allemande) s’est mis en tête de les suivre partout…

Le Berger Allemand dans la peinture

Créé seulement à la fin du 19ème siècle, le Berger Allemand n’est évidemment pas présent dans des tableaux anciens. En revanche, il est assez bien représenté dans l’art pictural moderne et contemporain, notamment sous forme de portraits. On peut citer notamment :

 

  • le tableau Berger Allemand (début du 20ème siècle), du peintre français Xavier Sager (1881-1969). L’animal y est représenté de profil ;

 

  • une peinture également intitulée Berger Allemand, que l’on doit à l’artiste français Lucien Chantrelle (1890-1985). Il s’agit cette fois d’un portrait de face ;

 

  • une peinture miniature contemporaine elle aussi nommée Berger Allemand et créée par la Française Laurence Saunois (née en 1966), qui représente un portrait de ce chien ;

 

  • Mia et Sidonie, une peinture contemporaine de l’artiste française Sylvain Binet (né en 1972). Ce tableau représente un Berger Allemand et un Bouledogue Français à l’apparence humaine, se trouvant dans une société financière ;

 

  • le tableau Portrait de Berger Allemand aux pastels, œuvre contemporaine de la peintre française Cindy Barillet (née en 1988).

Le Berger Allemand à l'écran

Parmi les différents arts, le cinéma est assurément le domaine dans lequel le Berger Allemand est le plus présent. D’ailleurs, les premiers chiens qui crevèrent l’écran et accédèrent au statut de stars étaient des représentants de cette race : Strongheart et Rintintin, qui apparurent – et souvent furent les personnages principaux - de nombreux films des années 1920. La relève fut cependant largement assurée par la suite.

Ainsi, que ce soit au cinéma ou à la télévision, un Berger Allemand joue un rôle central dans de nombreux films et séries. On peut citer en particulier :

 

  • Hurle à la mort (The Silent Call, 1921), du réalisateur américain Laurence Trimble (1885-1954). Il met en scène un Berger Allemand du nom de Flash (incarné par la star canine de l’époque, Strongheart) accusé à tort d’avoir tué une brebis. Traqué par les éleveurs qui veulent l’abattre, il se réfugie dans les montagnes et y rencontre une femelle, mais doit la quitter pour sauver la femme que son maître aime et qui a été enlevée par le véritable tueur de brebis ;

 

  • Brawn of the North (1922), du réalisateur américain Laurence Trimble (1885-1954). On y retrouve Strongheart cette fois dans le rôle de Brawn, un chien qui accompagne sa maîtresse partie en Alaska rendre visite à son frère et à son fiancé. Au cours d’une dispute, les deux hommes en viennent aux mains, et le fiancé tue le frère. Plus tard, Brawn sauve sa maîtresse d’une violente tempête et la conduit chez un homme du nom de Peter Coe. Ce dernier force la jeune femme à l’épouser, mais elle réussit à s’enfuir. Sans le sou, elle doit se résigner à vendre son chien pour survivre. Peter, honteux de sa conduite, retrouve Brawn, maltraité par son nouveau maître, et décide de le ramener auprès de la jeune femme ;

 

  • Les Ombres du Nord (Shadows of the North, 1923), qui est réalisé par le Canado-américain Robert F. Hill (1886-1966) et met en vedette le célèbre Berger Allemand Rintintin. Un jeune homme du nom de Ben Darby et son père possèdent une mine dans le nord-ouest du Canada. Ben part à la guerre, laissant son père gérer leur affaire. Pendant son absence, trois hommes décident de prendre possession de la mine - dont un est le père de Beatrice, la femme qu’il désire, et un autre un rival qui la convoite également. Le père de Ben cherche évidemment à défendre son bien, mais il est assassiné. De retour du front, Ben enlève Beatrice pour se venger, mais découvre qu’elle est totalement étrangère au meurtre et que l’assassin est un des deux acolytes du père de la jeune femme. Il finit par réussir à récupérer la mine, et l’épouse ;

 

  • Where the North Begins (1923), du réalisateur américain Chester M. Franklin (1890-1954), qui a pour vedette Rintintin. Prenant place dans le Grand Nord canadien, il narre l’histoire d’un chiot Berger Allemand adopté par des loups. Une fois adulte, il se lie d’amitié avec un trappeur français nommé Gabriel Dupré. Toutefois, le directeur véreux d’un comptoir de commerce œuvre pour se débarrasser de ce dernier et lui voler la femme qu’il aime. En parallèle, le chien est injustement accusé d’avoir attaqué un bébé. Il s’enfuit, mais Dupré le ramène. L’animal est innocenté et finit par venger son ami en tuant l’intrigant ;

 

  • The Love Master (1924), un drame réalisé par l’Américain Laurence Trimble (1885-1954) et qui met en scène le célèbre chien acteur Strongheart. Un homme du nom de David se bat avec le maître de ce dernier et le laisse pour mort. Il prend alors le chien et s’envole pour le nord du Canada. Là, il s’installe dans une petite ville et tombe amoureux d’une jeune femme nommée Sally. Voulant trouver une compagne, Strongheart le quitte, mais pendant son absence, David meurt d’une pneumonie ;

 

  • Croc-Blanc (White Fang, 1925), adapté du roman éponyme de Jack London (1876-1916) et réalisé par l’Américain Laurence Trimble (1885-1954). Franck Wilde, cadre dans une mine d’or, achète un chien agressif nommé Croc-Blanc (incarné par Strongheart) et le fait combattre contre un bouledogue. Toutefois, un homme invalide du nom de Weadon Scott décide d’acheter le chien puis l’apprivoise. L’épouse de Wilde, qui n’est autre que la fille du directeur de la mine, se rend compte que son mari détourne de l’argent et en parle à Scott. Après avoir agressé Scott, qui l’accuse de malversations, Wilde s’enfuit mais est tué par Croc-Blanc ;

 

  • Les Limiers (Below the Line, 1925), du réalisateur américain Herman C. Raymaker (1893-1944), dont l’acteur principal est également Rintintin. Ce dernier y incarne un chien policier envoyé auprès d’un shérif dans le sud des États-Unis. Au cours du voyage en train jusqu’à sa destination, sa caisse tombe accidentellement du wagon et finit dans une rivière. Sauvé de la noyade, il aide le shérif à trouver le meurtrier d’une jeune femme ;

 

  • While London Sleeps (1926), réalisé par l’Américain Howard Bretherton (1890-1969) et qui prend place dans la capitale britannique. London Letter est un chef de gang possédant un Berger Allemand nommé Rinty (joué par Rintintin) ainsi qu’une créature mi-homme mi-bête appelée The Monk, qui tue ceux qui gênent son maître. L’inspecteur de Scotland Yard Burke est sur les traces du malfrat et parvient presque à l’arrêter, mais Rinty fait échouer ses plans. Forcé par London Letter à combattre d’autres chiens, ce dernier se retrouve en mauvaise posture mais est sauvé par la fille de l’inspecteur. Sur l’ordre de son maître, The Monk enlève alors la jeune fille. À la fin du film, elle est libérée, Burke blesse mortellement London Letter et Rinty tue The Monk ;

 

  • The return of Boston Blackie (1927), du réalisateur américain Harry O. Hoyt (1885-1961). Boston Blackie est un ancien voleur de bijoux récemment sorti de prison, et qui prend sous son aile une jeune femme accusée d’avoir volé un collier. Son Berger Allemand (incarné par Strongheart) l’aide à rendre le bijou à sa propriétaire légitime ;

 

  • Tracked by the Police (1927), réalisé par l’Américain Ray Enright (1896-1965) et mettant en scène Rintintin. Deux entreprises rivales essaient d’emporter un contrat pour la réalisation d’un barrage en Arizona. L’entrepreneur éconduit tente de saboter le projet, mais le héros et son Berger Allemand font échouer ses plans ;

 

  • Rinty of the Desert (1928), réalisé par l’Américain D. Ross Lederman (1894-1972). Un chien venant du désert, nommé Rinty et incarné là aussi par Rintintin, se retrouve à errer dans une grande ville. Il est recueilli par une jeune femme nommée June mais se retrouve sous la coupe de Mike Doyle, un dresseur brutal qui le maltraite et convoite June. Doyle est en outre à la tête d’un gang qui retient prisonnier le grand-père de cette dernière. Rinty aide Pat, un policier amoureux de June, à retrouver le vieil homme, mais Pat est attaqué par le chien du gang et dans l’obscurité il le prend pour Rinty. Le grand-père parvient à s’échapper juste à temps pour sauver Rinty, injustement accusé de cette agression ; 

 

  • The Lone Defender (1930), une série en douze épisodes réalisée par l’Américain Richard Thorpe (1896-1991) et dont le héros canin est à chaque fois incarné par Rintintin. Une bande de malfrats assassine Ie prospecteur Juan Valdez dans l’espoir de s’emparer du plan conduisant à sa mine d’or, mais ne le trouvent pas. Ils décident alors de suivre son Berger Allemand, Rinty, pensant qu’il les mènera au lieu de leur convoitise. Entretemps, la fille de Valdez trouve le plan et en devient propriétaire avec l’aide d’un agent du ministère de la Justice qui agit incognito ;

 

  • Le Chevalier Éclair (The Lightning Warrior, 1931), western réalisé par l’Américain Benjamin H. Kline (1894-1974). Une mystérieuse créature appelée Wolf Man terrorise les habitants d’une ville de l’Ouest. Avec l’aide de son chien Rinty (Rintintin, là encore), le jeune Jimmy Carter le démasque et déjoue un complot diabolique ;

 

  • Rintintin (1954-1959), une série télévisée créée par l’acteur américain Lee Duncan (1892-1960). L’action se situe dans l’Ouest américain à la fin du 19ème siècle. Un jeune garçon du nom de Rusty et son Berger Allemand Rintintin sont les seuls survivants d’un convoi de pionniers attaqué par les Indiens. Ils sont recueillis par le 101ème régiment de cavalerie de Fort Apache, et y vivent alors de nombreuses aventures. À la suite de l’une d’elles, Rusty devient caporal honoraire et Rintintin mascotte du régiment ;

 

  • Joe le fugitif (1974), une série réalisée par l’Américain Richard H. Landau (1914-1993). Joe est un Berger Allemand faisant partie du peloton cynophile de l’armée américaine, et vétéran du Vietnam. Il est toutefois injustement accusé d’avoir agressé son maître, le sergent William Corey, et décide alors de s’échapper. Les autorités militaires donnent l’ordre de le retrouver et l’abattre, mais Corey fait tout pour qu’il soit innocenté. Au cours de sa fuite, Joe aide les personnes en difficulté qu’il rencontre. Dans la deuxième saison, il change de maître mais continue à apporter son soutien à ceux qui en ont besoin ;

 

  • Super Jaimie (au Québec La Femme bionique), une série télévisée créée par l’Américain Kenneth Johnson (né en 1942) et diffusée de 1976 à 1978. Jaimie Sommers, une championne de tennis victime d’un grave accident de parachute, se voit équipée d’un bras, de deux jambes et d’une oreille bioniques qui lui confèrent des capacités surhumaines. En contrepartie, elle doit accomplir des missions pour le gouvernement américain. Dans certains épisodes de la saison 3, elle est aidée par un Berger Allemand en partie bionique du nom de Maximilian (mais qu’on appelle simplement Max) ;

 

  • La colline a des yeux (au Québec Le visage de la peur), un film d’horreur sorti en 1977 et réalisé par l’Américain Wes Craven (1939-2015). Une famille américaine traverse en camping-car le désert du Nouveau-Mexique, ancienne zone d’essais nucléaires. Victimes d’une panne (mais en réalité, c’est un piège), ils sont traqués par une famille de mutants cannibales. Leurs deux Bergers Allemands Beauty et Beast sentent le danger, et essaient de les protéger. Beauty se fait tuer rapidement, mais Beast aide efficacement une partie des siens à survivre à l’horreur ;

 

  • Chien de flic (au Québec K-9, Chien de flic), une comédie sortie en 1989 et réalisée par l’Américain Rod Daniel (1942-2016). Contre sa volonté, l’inspecteur de police Mike Dooley doit faire équipe avec un Berger Allemand du nom de Jerry Lee. Malgré des débuts difficiles, ils finissent par s’attacher l’un à l’autre ;

 

  • Rex, chien flic (au Québec Rex), une série diffusée de 1994 à 2015 et créée par les scénaristes autrichiens Peter Hajek (né en 1941) et Peter Moser (né en 1948). Rex est un Berger Allemand appartenant à un policier qui est tué lors d’une fusillade. Tout au long de la série, il est recueilli par plusieurs propriétaires successifs : tous sont commissaires et le font participer activement aux enquêtes ;

 

  • Chien de flic 2 (1999), une comédie réalisée par l’Américain Charles T. Kanganis (né en 1958) et parue directement en vidéo. Il s’agit de la suite de Chien de flic, sorti dix ans plus tôt. On y retrouve donc l’inspecteur Dooley et son coéquipier à quatre pattes Jerry Lee, qui doivent arrêter un homme dont l’objectif est de tuer Dooley ;

 

  • Chien de flic 3 (au Québec K-9 : Enquêteur privé), dernier volet de la série Chien de flic, sortie directement en vidéo en 2002 et réalisée par le Canadien Richard J. Lewis. À la veille de prendre sa retraite, l’inspecteur Mike Dooley et son coéquipier le Berger Allemand Jerry Lee doivent retrouver deux puces high tech disparues ;

 

  • La colline a des yeux (au Québec Le visage de la peur), film d’horreur de 2006 réalisé par le Français Alexandre Aja (né en 1978). Il s’agit d’un remake de l’œuvre du même nom réalisée en 1977 par l’Américain Wes Craven (1939-2015).  La principale différence est que le second opus laisse entendre que la famille de mutants cannibales fut victime des radiations à l’époque où des essais nucléaires se faisaient dans la région[Ed1.1][DH1.2][Ed1.3], alors que le premier ne donne pas d’explication. Bénéficiant d’effets spéciaux plus modernes et effrayants, cette nouvelle version est considérée comme un des meilleurs remakes de films d’horreur ;

 

  • Je suis une légende (2007), un film de science-fiction du réalisateur américain Francis Lawrence (né en 1971). Après une épidémie ayant transformé les survivants en mutants cannibales, un scientifique tente de trouver un remède. Sa seule compagnie est Sam, une femelle Berger Allemand qui finit par être infectée et qu’il doit euthanasier ;

 

  • L’As de cœur (2008), un film réalisé par l’Américain David MacKay (né en 1944). Un policier d’une unité canine et son Berger Allemand nommé Ace travaillent ensemble, mais ce dernier est un jour accusé d’avoir malmené un suspect et risque d’être euthanasié. Son maître décide alors de tout mettre en œuvre pour prouver son innocence ;

 

  • Le Chihuahua de Beverly Hills (2009), un film du réalisateur américain Raja Gosnell (né en 1958). Une femme riche confie sa Chihahua Chloé à sa nièce. Cette dernière part en vacances à Mexico avec la chienne, mais doit la laisser un jour à l’hôtel pour assister à une soirée. Chloé veut la suivre, mais se perd et se fait enlever par des organisateurs de combats de chiens. Elle fait la connaissance de ses compagnons d’infortune, parmi lesquels se trouve Delgado, un Berger Allemand qui l’aide à rentrer à Beverly Hills ;

 

  • Comme chiens et chats : la revanche de Kitty Galore (au Québec Chats et chiens : la revanche de Kitty Galore), un film sorti en 2010 et réalisé par le Canadien Brad Peyton (né en 1979). Il s’agit de la suite du film de 2001 Comme chiens et chats (au Québec Chats et chiens), du réalisateur canadien Lawrence Guterman (né en 1966). C’est donc à nouveau une parodie de films d’espionnage mettant en scène une lutte entre des services secrets canins et félins. Dans cet opus, Kitty Galore est une chatte espionne qui a perdu ses poils au cours d’une mission. Abandonnée par les humains, elle veut se venger d’eux ainsi que de leurs amis les chiens en diffusant à travers la planète un son propre à rendre ces derniers fous, pour que les humains s’en débarrassent. Elle pense en effet qu’une fois les chiens évincés, elle pourra prendre le contrôle du monde. Un des personnages qui comptent bien l’en empêcher est un Berger Allemand du nom de Rowdy ;

 

  • The Edge of Tomorrow (au Québec Un jour sans lendemain), un film de science-fiction sorti en 2014 et réalisé par l’Américain Doug Liman (né en 1965). Un soldat en lutte contre des envahisseurs extraterrestres meurt, et revit alors sans cesse la même journée. Parmi les personnes figure un Berger Allemand qui travaille comme chien militaire ;

 

  • After Life (au Québec La vie après la mort), une série télévisée diffusée de 2019 à 2022 et réalisée par le Britannique Ricky Gervais (né en 1961). Tony est un journaliste qui ne se remet pas de la mort de sa femme des suites d’un cancer. Il envisage de mettre fin à ses jours, mais au final décide plutôt de dire et faire tout ce qu’il veut, pour punir le monde de continuer à tourner sans son épouse. Il possède une femelle Berger Allemand du nom de Brandy : elle ne joue pas un rôle majeur, mais apparaît dans tous les épisodes. 

Bergers Allemands de célébrités

De nombreuses personnalités – en particulier des artistes – sont ou ont été propriétaires d’au moins un Berger Allemand. C’est le cas notamment de :

 

  • l’acteur et réalisateur américain Buster Keaton (1895-1966), dont le Berger Allemand Captain était un ancien chien policier qui lui fut offert par sa belle-sœur ;

 

  • l’animateur américain Walt Disney (1901-1966), qui adopta un Berger Allemand alors qu’il travaillait en France pour la Croix-Rouge, à la fin de la Première Guerre mondiale ;

 

  • l’acteur américain Gregory Peck (1916-2003), qui dans les années 50 posséda un Berger Allemand ;

 

  • la romancière française Françoise Sagan (1935-2004), qui eut dans les années 70 un Berger Allemand du nom de Werther ;

 

  • l’acteur français Alain Delon (1935-2024), qui au cours de sa vie adopta plusieurs Bergers Allemands ;

 

  • l’acteur américain Dustin Hoffman (né en 1937), qui dans les années 90 posséda un Berger Allemand ;

 

  • l’homme politique américain Joe Biden (né en 1942), 46ème président des États-Unis (2021-2025), qui possède un Berger Allemand né en 2018 et nommé Major ;

 

  • le chanteur français Johnny Hallyday (1943-2017), qui eut de nombreux Bergers Allemands durant sa vie ;

 

  • l’auteur-compositeur-interprète français Daniel Balavoine (1952-1986), qui posséda un Berger Allemand ;

 

  • l’acteur britannique Hugh Grant (né en 1960), qui fut propriétaire dans les années 90 et 2000 d’un Berger Allemand nommé Nico ;

 

  • l’acteur et chanteur canado-britannique Kiefer Sutherland (né en 1966), qui est le maître d’un Berger Allemand baptisé Otto ;

 

  • l’acteur américain Ben Affleck (né en 1972), qui est l’humain de deux Bergers Allemands ;

 

  • l’actrice américaine Cameron Diaz (née en 1972), qui possède un Berger Allemand ;

 

  • la comédienne américaine Reese Witherspoon (née en 1976), qui est la propriétaire de Nash, un Berger Allemand adopté en 2015 ; 

 

  • l’acteur et producteur américain Jake Gyllenhaal (né en 1980), qui possède depuis 2014 un Berger Allemand du nom de Leo ;

 

  • l’actrice, chanteuse et styliste Nicole Ritchie (née en 1981), qui eut au moins trois Bergers Allemands (Hero, Iro et Xavi) ;

 

  • le chanteur et acteur américain Nick Jonas (né en 1992), qui adopta en 2018 un Berger Allemand nommé Gino.

Bergers Allemands qui sont des célébrités

Du fait de la grande polyvalence de cette race, de nombreux Bergers Allemands se sont distingués dans toutes sortes de domaines : cinéma, police, sauvetage… La plupart d’entre eux sont restés anonymes, mais certains sont devenus célèbres. C’est notamment le cas de : 

 

  • Strongheart (1917-1929), qui fut la première star canine du cinéma. De son vrai nom Etzel von Oeringen, ce Berger Allemand né en Allemagne fut d’abord chien policier dans son pays d’origine. La formation rigoureuse qu’il reçut alors ne fut sans doute pas étrangère à sa grande discipline ainsi qu’à sa compréhension exceptionnelle de ce qu’on attendait de lui, qualités qui le servirent grandement dans sa carrière hollywoodienne. Le tournant de sa vie se situe après la Première Guerre mondiale, lorsque le réalisateur et dresseur d’animaux américain Laurence Trimble (1885-1954) voyagea en Europe à la recherche d’un remplaçant pour son Border Collie femelle du nom de Jean, décédée en 1916. En effet, Etzel fut probablement repéré au cours de ce périple, puis en 1920 il fut envoyé aux États-Unis dans le chenil de Bruno Hoffman, un éleveur réputé de chiens policiers allemands. Laurence Trimble commença immédiatement à travailler avec lui. Sous la férule de ce dernier, Strongheart devint la vedette de six films sortis entre 1921 et 1927. Star incontournable du ciméma muet américain, il possède même une étoile à son nom sur le fameux Walk of Fame d’Hollywood, en Californie ;

 

  • Rintintin (1918-1932), au moins aussi célèbre que Strongheart, et qui vécut à la même époque. Ramené tout petit de France en 1918 par un soldat américain, il entama une brillante carrière cinématographique en 1922 et tourna dans 27 films jusqu’en 1931. Lorsqu’il décéda en 1932, son maître le fit rapatrier en France pour qu’il soit enterré dans le cimetière des chiens d’Asnières-sur-Seine, au nord-ouest de Paris. Par ailleurs, à l’instar de Strongheart, il a sa propre étoile sur le Walk of Fame d’Hollywood ;

 

  • Mabrouk (1976-1982), qui devint célèbre en France pour son rôle de mascotte de l’émission télévisée 30 Millions d’Amis, créée en 1976 par le journaliste français Jean-Pierre Hutin (1931-1996) afin de défendre les animaux. À la base, Mabrouk était simplement l’animal de compagnie de ce dernier, mais comme l’homme de télévision ne s’en séparait jamais, il était présent sur tous les tournages et finit par être indissociable de l’émission - on le voyait d’ailleurs dans le générique. Emporté par un cancer foudroyant en 1982, Mabrouk fut remplacé par un de ses cousins (Mabrouk Junior, qui vécut de 1984 à 1996), puis par la fille de ce dernier (Mabrouka, qui naquit en 1992 et mourut en 2006) ;

 

  • Alric, un Berger Allemand de la Gendarmerie nationale française né en 2005, qui reçut en 2015 une médaille pour avoir aidé à élucider plus de 300 affaires en huit ans de carrière.