Beagle

Beagle

Autres noms : Singing Beagle
Nom d'origine : English Beagle
Groupe : Chien courant, Chien de recherche au sang et races apparentées
Standard : Standard FCI N° 161

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Qualités du Beagle

Tempérament du Beagle

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Beagle au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques du Beagle

Espérance de vie
13 ans
Poids de la femelle
De 12 à 17 kilos
Poids du mâle
De 12 à 17 kilos
Taille de la femelle
De 33 à 40 cm
Taille du mâle
De 33 à 40 cm

Le Beagle : pour qui ?

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Beagle

L'origine du mot Beagle est incertaine. Il est possible qu’il s’agisse d’un dérivé du mot français « bégueule », qui signifie « gorge ouverte », ou bien du mot celtique « beag », qui veut dire « petit ». Une autre piste repose sur le mot allemand « begele », qui signifie gronder. Quoi qu’il en soit, le terme semble avoir été utilisé pour la première fois au 15ème siècle dans le Livre de Saint Alban de Juliana Berners. Il était alors employé pour désigner une population assez hétérogène de chiens de petite taille servant pour la chasse au lièvre en Angleterre.

 

L'histoire de la race est tout aussi floue que son nom. En effet, le Beagle tel que nous le connaissons aujourd'hui n’a vraiment été développé qu’à partir du 19ème siècle, mais on ne sait que peu de choses sur les périodes antérieures. Quelques documents grecs datant d’environ 400 avant J.-C. décrivent toutefois des petits chiens courants ressemblant fort au Beagle moderne. Guillaume le Conquérant aurait pour sa part emmené en Angleterre, lors de la conquête normande de 1066, des Talbots (un chien d’origine française ou belge au pelage presque entièrement blanc, proche du Chien de Saint-Hubert mais aujourd'hui disparu). Ces chiens seraient sûrement les ancêtres du Beagle et du Foxhound.

 

Les chiens de chasse devinrent populaires en Angleterre après leur importation depuis la France vers le 11ème siècle, et servaient à répondre aux besoins de la cour pour la chasse. Sous les règnes d'Édouard II (1307 - 1327) et d'Henry VII (1485 - 1509), les très petits « Beagles » que l’on pouvait tenir dans une main gantée, appelés « Glove Beagles », étaient très répandus. Plus tard, le terme « Singing Beagles » fut employé par Elizabeth I (1533 – 1603) pour désigner des chiens qu’elle possédait, qui se distinguaient par leur voix bruyante, leur taille d’à peine plus d’une vingtaine de centimètres de hauteur et leur nez court et pointu. Représentés dans différentes peintures, ils furent surnommés en France les « Beagles Elizabeth ». Cette race est aujourd’hui disparue.

 

Au 18ème siècle, la chasse au renard devint très populaire en Angleterre, mais le grand Foxhound fut préféré au petit Beagle, qui n’était pas assez rapide. De fait, si les fermiers d'Angleterre, d'Irlande et du Pays de Galles n’avaient pas continué à garder ces petits chiens pour chasser le lapin et le lièvre, la race aurait sûrement disparu à cette époque.

 

Dans les années 1830, le révérend Philippe Honeywood fonda une meute de Beagles dans le comté d’Essex, en Angleterre. Il est très probable que ces chiens sont les ancêtres du Beagle moderne. Destinés uniquement à la chasse, les Beagles d’Honeywood étaient très petits (environ 25 cm au garrot) et totalement blancs. Son compatriote Thomas Johnson créa de son côté le premier élevage de Beagles visant à concilier à la fois des critères pratiques et esthétiques ; autrement dit, il entendait donner naissance à des chiens à la fois bons chasseurs et beaux.

 

À peu près au même moment, des éleveurs américains commencèrent à importer des Beagles d'Angleterre afin d’améliorer l'apparence de leurs propres chiens. Les Beagle anglais avaient une hauteur moyenne de 38 à 43 cm à l’épaule, idéale pour chasser le renard. À partir des individus importés, les éleveurs américains commencèrent un programme de reproduction et de sélection visant une taille plus petite, afin de rendre ces chiens aptes à la chasse au lapin. Vers 1880, à New York, Willet Randall développa une souche connue sous le nom de « patch hound ». Les individus appartenant à cette lignée étaient principalement blancs, mais arboraient aussi une très grande tâche tricolore. Ils étaient particulièrement populaires dans les années 1940 et 1950. Aujourd'hui, beaucoup de gens appellent "patchs" les Beagles lemon, blancs ou rouges, qui au passage ne sont plus forcément tachetés.

 

Le premier club de race du Beagle, le National Beagle Club of America, fut fondé en 1884. Cette année marqua également la création de l'American Kennel Club (AKC), devenu depuis l’organisme canin de référence des États-Unis. Le Beagle fit partie de la vingtaine de races qu’il reconnut dès son lancement.

 

C’est à cette même année 1884 que remonte la première présentation de la race au public lors d’une exposition canine en Angleterre. Un club de race, le Beagle Club of England, fut fondé six ans plus tard, en 1890. Il finalisa en 1895 un standard qui servit de base à l’occasion de la reconnaissance officielle de la race par le Kennel Club, l’organisme canin de référence dans le pays. Le standard n’a d’ailleurs que peu évolué depuis : la race est restée dans l’ensemble presque inchangée. Quoi qu’il en soit, elle ne devint vraiment populaire qu’après la Seconde Guerre Mondiale : un seul Beagle était enregistré au Kennel Club en 1945, mais ils étaient déjà plus de 2500 en 1962.

 

En France, où il fut introduit dans la seconde moitié du 19ème siècle, le Beagle devint rapidement le chien le plus recherché pour la petite vénerie. Pourtant, le Club Français du Beagle ne fut fondé qu’en 1914. Comme à l’époque des pionniers anglais de la race un demi-siècle plus tôt, la plus grande difficulté fut alors de parvenir à des lignées à la fois belles et efficaces à la chasse.

 

Alors que certains pays d’importance avaient ouvert la voie depuis longtemps, la Fédération Cynologique Internationale (FCI) ne fut pas rapide à reconnaître le Beagle, puisqu’elle ne le fit qu’en 1955.

Aujourd’hui reconnu par l’ensemble des principaux organismes canins de la planète, le Beagle est une des races de chien les plus populaires dans le monde entier. D’ailleurs, dans un classement établi en 2013 sur la base des statistiques agrégées de pas moins de 25 organismes nationaux membres de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), on le trouve en 8ème position.

 

En France, on comptait au début des années 70 autour de 800 enregistrements annuels au Livre des Origines Français (LOF). Ce nombre grimpa autour de 1400 à la fin de la décennie, et se stabilisa à ce niveau tout au long des années 80. Il connut ensuite une nouvelle hausse dans les années 90, au point d’atteindre les 2000 à l’aube du 21ème siècle. La tendance se poursuivit, si bien qu’on comptait au tournant des années 2010 autour de 3000 naissances par an. Le rythme de progression s’accéléra encore par la suite, si bien que le chiffre dépassa les 5500 naissances à la fin de la décennie. Le Beagle représente ainsi à lui seul près de 2,5% des naissances dans le pays.

 

Il ne connaît pas un succès aussi fulgurant dans son pays d’origine, où la tendance est plutôt relativement stable : le nombre de Beagles enregistrés chaque année auprès du Kennel Club a chuté de plus de 2500 à la fin de la première décennie du 21ème siècle à environ 2100 dix ans plus tard, mais cela reste supérieur aux 1800 naissances annuelles du milieu des années 2000.

 

Enfin, en Suisse, il figure légèrement au-dessus de la 20ème place dans le classement des races par popularité établi en fonction du nombre d’enregistrements dans la base de données Amicus, avec une population totale d’un peu moins de 5000 individus.

 

Au Canada, il se situe aux portes du Top 10, et représentait à la fin des années 2000 autour de 1200 enregistrements annuels auprès du Club Canin Canadien.

 

Aux États-Unis, il figure en moyenne à la 5ème position du classement des races en fonction du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’AKC, tout au long des deux premières décennies du 21ème siècle. 

Le Beagle est un chien de petite taille. Certains organismes, à l’image de l’American Kennel Club (AKC) ou du Club Canin Canadien (CCC), font même la distinction entre deux variétés, avec d’un côté les individus mesurant moins de 33 cm et de l’autre ceux situés au-delà de ce seuil.

 

Quelle que soit sa hauteur exacte, le Beagle est compact et présente une apparence fine mais musclée. Ses hanches et ses cuisses, fortes et musclées, contribuent grandement à cette impression d’ensemble. La hauteur du coude est environ la moitié de celle du garrot. Le dos est fort, droit, mais souple. Le cou n’est ni court ni long, et se fond dans des épaules en pente, avec un petit fanon et une poitrine qui s’étendent au-dessous du coude. Il lui permet de positionner le nez à la hauteur idéale du sol et ainsi de suivre facilement les odeurs.

 

Ses pattes antérieures sont droites et ne se rétrécissent pas vraiment vers les pieds. Ses jambes bien proportionnées et ses pieds ronds aux coussinets souples l’aident à se déplacer rapidement, notamment pendant la chasse.

 

Présentant une bonne couverture de poils, la queue est robuste et de longueur moyenne, droite mais pas repliée sur elle-même. Elle présente toutefois une légère courbure lorsqu'elle est agitée ou en mouvement.

 

Les oreilles du Beagle sont longues, larges, arrondies à la pointe et portées basses. Quand on les tire vers le bout du nez, elles doivent le toucher.

 

Quant à ses yeux, ils sont grands et de couleur noisette ou bruns. Ils présentent une expression implorante, ce dont il semble d’ailleurs ne pas hésiter à jouer.

 

Le museau est de longueur moyenne, et de forme carrée et droite. Il se termine par une truffe large et idéalement noire, mais son coloris peut être lié à celui de la robe, si bien qu’une couleur plus claire est acceptée.

 

Constitué d’une double couche de poils courts et lisses (sous-poil et poil de couverture), son pelage dense résiste très bien à la pluie. Il arbore une combinaison de deux ou trois couleurs, et de nombreuses combinaisons sont autorisées par le standard de la race :

  • noir et beige ;
  • noir, rouge et blanc ;
  • noir, beige et bleu ;
  • noir, beige et blanc ;
  • bleu, beige et blanc ;
  • brun et blanc ;
  • brun, blanc et beige ;
  • citron et blanc ;
  • rouge et blanc ;
  • noir, roux et blanc ;
  • noir, marron et blanc.

 

La combinaison la plus commune est tricolore avec le dos noir ; les pattes, la poitrine, le ventre et l’extrémité de la queue blancs ; ainsi que du roux/marron sur la tête et autour de la selle. La deuxième combinaison de couleurs la plus courante est blanc sur le visage, le cou, les cuisses et le bout de la queue ; rouge sur le reste du corps.

 

Quelle que soit sa couleur, le Beagle a généralement une pointe blanche sur la queue, qui permet aux chasseurs de le voir plus facilement lorsqu’il évolue au milieu de hautes herbes.

 

Certains individus présentent par ailleurs une quantité de peau excessive au niveau du front, ce qui entraîne des rides ou des froncements de sourcils. Ce phénomène peut apparaître dès la naissance mais n’est pas courant, et ne pose pas de problèmes autres qu’esthétiques. 

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est assez prononcé chez cette race, les femelles ayant généralement une apparence plus fine que les mâles.

Plusieurs organismes de référence, dont l’American Kennel Club (AKC) et le Club Canin Canadien (CCC), font une différence entre deux variétés de Beagles, et distinguent ainsi :

  • les individus de petite taille (moins de 33 cm au garrot) ;
  • ceux de plus grande taille (33 à 38 cm).

 

Ces deux variétés ne diffèrent toutefois que par leur taille. Toutes leurs autres caractéristiques physiques sont identiques, y compris les couleurs de robe possibles. 

Standard FCI N° 161 (07/24/2000)



TRADUCTION : Prof.R.Triquet.

ORIGINE : Grande-Bretagne.

DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 24.06.1987.

UTILISATION : Chien courant.

CLASSIFICATION F.C.I. :

Groupe 6 - Chiens courants, chiens de recherche au sang et races apparentées.

Section 1.3 - Chiens courants de petite taille.

Avec épreuve de travail.


ASPECT GENERAL :
Chien courant vigoureux, compact dans sa construction, donnant une impression de distinction dénuée de tout trait grossier.


COMPORTEMENT / CARACTERE :
Chien gai dont la fonction essentielle est la chasse à courre, du lièvre en priorité, en suivant une voie. Hardi, doué d’une grande activité, d’énergie et de détermination, vif, intelligent et d’un tempérament égal. Aimable et éveillé, ne montrant ni agressivité ni timidité.


TETE :
De bonne longueur, puissante sans être grossière, plus fine chez la femelle, sans ride ni froncement.

REGION CRANIENNE :

Crâne : Légèrement en dôme, de largeur modérée, avec une légère crête occipitale.

Stop : Bien marqué, divisant la tête dans sa longueur entre l’occiput et l’extrémité de la truffe de façon aussi égale que possible.

REGION FACIALE :

Truffe : Large, de préférence noire mais une pigmentation moindre est admise chez les chiens à robe plus claire. Les narines sont bien ouvertes.

Museau : Il n’est pas en sifflet.

Lèvres : Raisonnablement bien descendues.

Mâchoires/dents : Les mâchoires doivent être fortes et présenter un articulé en ciseaux parfait, régulier et complet, c’est-à-dire que les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées à l’aplomb des mâchoires.

Yeux : Brun foncé ou noisette, assez grands, ni profondément enfoncés dans les orbites ni proéminents, bien écartés, avec une expression douce et attachante.

Oreilles : Longues ; l’extrémité est arrondie ; lorsqu’on les étire, elles atteignent presque l’extrémité du nez. Elles sont attachées bas ; leur texture est fine et elles pendent gracieusement contre les joues.


COU :
De longueur suffisante pour permettre au chien de mettre aisément le nez au sol, légèrement incurvé, présentant peu de fanon.


CORPS :

Ligne du dessus : Droite et de niveau.

Rein : Court mais l’ensemble est bien proportionné. Le rein est puissant et souple.

Poitrine : Poitrine descendue sous le coude. Les côtes, bien cintrées, s’étendent bien en arrière.

Ventre : Pas exagérément relevé.


QUEUE :
Forte, de longueur modérée. Attachée haut, portée gaiement mais pas enroulée au-dessus du dos ni inclinée vers l’avant à partir de sa naissance. Bien couverte de poil, surtout sur la partie inférieure (espié).


MEMBRES

MEMBRES ANTERIEURS :
Les membres antérieurs sont droits et d’aplomb, bien placés sous le corps. La substance est bonne et l’ossature est ronde. Le membre ne s’amincit pas en fuseau vers le pied.

Epaules : Omoplates bien obliques et non chargées.

Coudes : Solides, ne tournant ni en dehors ni en dedans. La hauteur du coude au sol est à peu près la moitié de la hauteur au garrot.

Métacarpe : Court.

MEMBRES POSTERIEURS :

Cuisses : Musclées.

Grassets : Bien angulés.

Jarrets : Fermes, bien descendus, parallèles.

PIEDS :
Serrés et fermes, pourvus de bonnes jointures et de coussinets solides. Pas de pieds de lièvre. Les ongles sont courts.


ALLURES :
Le dos est horizontal, ferme ; le chien ne roule pas dans les allures. Le pas est sans contrainte avec beaucoup d’allonge des antérieurs, et droit devant, sans allure relevée, les membres postérieurs donnant l’impulsion. En action, le chien ne doit pas être serré derrière ni faucher ou tricoter devant.


ROBE

POIL : Court, dense et résistant aux intempéries.

COULEUR : Toute couleur reconnue pour les courants autre que foie. Extrémité de la queue blanche.


TAILLE :

Hauteur au garrot : Minimum souhaitable : 33 cm, Maximum souhaitable : 40 cm.


DEFAUTS : Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité et de ses conséquences sur la santé et le bien-être du chien.


Tout chien présentant de façon évidente des anomalies d’ordre physique ou comportemental sera disqualifié.


N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’aspect normal complètement descendus dans le scrotum.

Le Beagle est toujours en éveil. Travailleur hardi, doué d'une grande énergie et de beaucoup de détermination, c'est un chien vif, intelligent et au tempérament égal : il ne montre ni agressivité, ni timidité.

 

Cumulant quasiment toutes les qualités du chien de compagnie idéal, il est doux, affectueux et sympathique, nouant des liens forts avec les humains qu’il connaît et acceptant facilement les nouvelles personnes. C’est une race de chien idéale avec des enfants et très réceptive aux émotions de ses humains, quel que soit leur âge : le Beagle partage la joie de son maître dans les moments heureux, compatit et le soutient lors des périodes difficiles. Il est d’ailleurs considéré comme un excellent chien de thérapie pour les personnes psychologiquement affaiblies, d’autant que le fait d’être globalement actif ne l’empêche pas d’aimer également le calme lorsque cela s’impose.

 

Il aussi est très joyeux et joueur, et adore s'amuser. Il s’attache vite à tous les membres de la famille, à commencer par ceux qui sont enclins à jouer avec lui - en particulier les enfants. Il peut toutefois être très agité lorsqu'il joue, et se mettre par exemple à mordiller la personne avec laquelle il interagit. Ce n’est jamais le signe d’un comportement méchant, mais simplement sa façon à lui de jouer. Cela peut toutefois s’avérer problématique, notamment avec de jeunes enfants : leurs interactions doivent donc être surveillées de près. Il est néanmoins possible de l’entraîner à ne pas mordiller à outrance, mais cela demande beaucoup de temps et de patience.

 

Ayant un instinct grégaire, le Beagle préfère la compagnie à la solitude et a besoin de beaucoup d’interactions sociales au cours de la journée. Il a tendance à souffrir d’anxiété de séparation lorsque son propriétaire est absent et qu’il se retrouve seul pendant une certaine durée, même dans un espace connu.

 

Par contre, étant très amical tant à l’encontre de ses congénères (son usage comme chien de meute n’y est pas étranger) que vis-à-vis d’autres espèces domestiques, il est à même de vivre sous le même toit qu’un ou plusieurs autres animaux. Lui procurer un compagnon de jeu peut d’ailleurs être une excellente manière de lui éviter de se sentir abandonné en cas d’absence.

 

Du fait de son tempérament jovial, ce n’est pas un bon chien de garde, mais il n’est pas silencieux pour autant. Il avertit donc des bruits extérieurs, mais ce n’est pas pour protéger son maître ou son domicile : il le fait plutôt par curiosité, décidé de tout savoir de ce qui se passe autour de lui.

 

C’est d’ailleurs une race de chien qui aboie beaucoup, aimant s’exprimer par la voix et hurler fort. Son aboiement est un réel langage, et varie en fonction tant de ce qu'il essaie de communiquer que de son niveau émotionnel. De nombreuses raisons peuvent en effet le conduire à aboyer, telles que la protection, l’alarme, la peur, l’ennui, la recherche d'attention, la salutation ou encore l’angoisse de la séparation. Dans tous les cas, ce n'est certainement pas le meilleur chien à adopter pour une personne qui apprécie le silence – ou dont les voisins y accordent une grande importance.

 

Par ailleurs, comme c’est souvent le cas avec les races de chien de chasse, il peut se montrer assez têtu, et son éducation peut nécessiter de la patience et/ou de la créativité. Ainsi, il n’est pas idéal pour un propriétaire novice, car sa personnalité parfois difficile à gérer risque de lui en faire voir de toutes les couleurs.

 

Enfin, le Beagle s’adapte très bien au changement, y compris par exemple celui de mode de vie et/ou d’environnement, par exemple suite à un déménagement. Tant qu’il reste avec son maître, son repère principal est là.

 

Néanmoins, sa souplesse a des limites : ce chien très actif n’est pas fait pour vivre en appartement. Il a besoin de pouvoir à tout moment accéder librement à l’extérieur, et ne peut être bien dans ses pattes qu’à condition de bénéficier d’au moins 1 heure 30 d’exercice par jour. Autant dire que ce n’est pas du tout une race adaptée pour un maître souvent absent et/ou physiquement affaibli.

 

Chien de chasse par excellence, son nez le guide tout au long de sa vie, et rien ne le rend plus heureux que de sentir et suivre une odeur nouvelle ou intéressante. Autant dire que le risque de fugue est prononcé, et que le jardin doit absolument être clôturé. En outre, cette propension à partir à l’aventure rend l’apprentissage du rappel absolument crucial, même si beaucoup de maîtres choisissent simplement d’opter pour le recours systématique à la laisse lors des promenades.

Comme tout chien, le Beagle a besoin d'une socialisation précoce. Dès ses premiers mois, le chiot doit être habitué à rencontrer toutes sortes d’humains, de congénères et de représentants d’autres espèces, mais aussi être exposé à tous types d’expériences, d’odeurs et de sons. Cette étape de sa vie est très importante afin qu’il grandisse bien et soit équilibré.

 

Il faut également cadrer dès son plus jeune âge sa propension à mordiller, afin qu’elle s’exerce sur des objets destinés à cette fin, et non par exemple sur les mains de ses maîtres ou les meubles de la maison. En effet, si on ne le fait pas cesser sur le champ lorsqu’il se met par exemple à mordiller la personne avec qui il joue, en prononçant un « Non ! » ferme, cessant la séance de jeux et l’ignorant, le risque est grand que cela se produise à nouveau un jour ou l’autre une fois adulte. Or, la morsure d’un chien adulte est nettement moins amusante et nettement plus dangereuse que les mordillements d’un petit chiot. Ces derniers n’en restent pas moins inévitables, car c’est ainsi qu’il soulage les douleurs de ses gencives. Il convient simplement de lui fournir des jouets à mâcher, et de faire en sorte qu’il cantonne ses mordillements à ces seuls objets.

 

Étant une race de chien intelligente, il fait assez rapidement le lien entre les commandes et les actions. Toutefois, son odorat a tôt fait d’être une source de distraction et peut rendre son éducation – ainsi que son obéissance par la suite – un peu difficile.

 

Il est néanmoins la plupart du temps désireux de plaire à son maître… tant qu’il n’a pas l’esprit accaparé par autre chose. La clé de la réussite pour éduquer un Beagle est donc le travail sur la concentration, et plus singulièrement la concentration sur les ordres de son maître. Il ne faut pas lésiner sur les récompenses pour lui apprendre à réagir à l’appel de son nom, et regarder alors son maître puis suivre les instructions formulées par ce dernier. Dès lors qu’on parvient à obtenir son attention, il est possible de tout lui apprendre et de contrôler ses faits et gestes ; il écoutera et exécutera les commandes même quand il y a beaucoup de bruits et de distractions autour.

 

Il n’en reste pas moins vrai que sa propension à suivre des odeurs -et donc potentiellement à prendre le large – est très prononcée. Apprendre le rappel à son chien est donc un aspect central de son éducation, en particulier pour qui ne veut pas devoir le tenir attaché en laisse toute sa vie. L’idéal est de pouvoir dès le début laisser le chiot sans entrave, afin qu’il ait l’habitude d’être détaché tout en étant près de son maître. Tant que cela n’est pas un automatisme, il est important de le récompenser à chaque fois quand il revient après avoir été appelé, au risque qu’il ne fisse par confirmer sa réputation de « ne jamais revenir ».

 

Au final, le Beagle ne fait assurément pas partie des races les plus faciles à dresser. Mais pour peu que son maître sache s’y prendre, la patience et la persévérance finissent par payer. Au vu de ses qualités, le jeu en vaut la chandelle.

Le Beagle est de façon générale assez robuste.

 

En outre, son poil court fait qu’il ne craint pas vraiment la chaleur. À l’inverse, tant que le froid n’est pas extrême, il est parfaitement à même de s’en accommoder, grâce à la densité de son pelage. Ainsi, il est capable de vivre sous quasiment tous les climats.

 

Sa bonne santé d’ensemble n’empêche pas que, comme n’importe quelle race, il est particulièrement prédisposé à certaines maladies. Dans son cas, il s’agit de :

  • la dysplasie de la hanche, une malformation du fémur dont l’apparition peut être favorisée par un facteur héréditaire. Le fait que cet os n'entre alors pas parfaitement dans l'articulation de la hanche entraîne des douleurs et des boiteries, ainsi que l’apparition d’arthrose lorsque l’animal vieillit ;
  • le nanisme, qui fait que le chien est plus petit que la normale et peut être accompagné ou non d’autres anomalies physiques, telles que des jambes extrêmement courtes ;
  • le syndrome chinois, également appelé syndrome de Musladin-Lueke : les individus qui en sont atteints grandissent normalement, mais présentent un crâne large et des yeux bridés. En outre, ils ont souvent des problèmes cardiaques et des anomalies de l'orteil ;
  • l’hypothyroïdie, un trouble de la glande thyroïde qui entraîne une perturbation du métabolisme de l’animal, avec potentiellement de nombreuses conséquences à la clef : perte de poils, obésité, affections cutanées, souffle court, grande fatigue… La maladie ne peut à proprement parler être guérie, mais des traitements permettent d’en atténuer fortement les symptômes ;
  • le déficit sélectif en immunoglobuline A (Ig A), qui touche les protéines en charge de défendre l’organisme contre les agents infectieux. Cela peut entraîner diverses conséquences : infections cutanées, respiratoires, digestives, et même des otites ou des infections urinaires. Même si cela n’est pas encore établi de manière certaine, il semblerait que ce déficit soit héréditaire, si bien que la reproduction de sujets atteints est déconseillée ;
  • l’épilepsie, une affection neurologique qui est la plupart du temps héréditaire, mais peut aussi se déclarer sans que les parents (proches ou éloignés) ne soient touchés. Elle entraîne des crises convulsives qui peuvent être très impressionnantes, mais dont des traitements pris à vie peuvent réduire le nombre ou l’intensité. Ainsi, la plupart des individus touchés parviennent à mener une existence presque normale ;
  • le prolapsus de la glande nictitante, ou « cherry eye » (oeil de cerise), qui fait ressembler la glande située sous la troisième paupière à une cerise au coin de l'œil. Une opération est souvent nécessaire pour la retirer. Étant donné que la technique chirurgicale utilisée est peu invasive, le pronostic est bon et les récidives sont très rares ;
  • le glaucome, qui correspond à une pression de l'œil anormalement élevée, avec très rapidement des dommages irréversibles, voire une cécité du chien – à moins d’une prise en charge très rapide. Cette affection a souvent une origine héréditaire ;
  • l’atrophie progressive de la rétine (APR), un trouble oculaire dégénératif qui finit par provoquer la cécité de l’animal, d’abord nocturne puis diurne, du fait de la perte de photorécepteurs à l'arrière de l'œil. Cette maladie est héréditaire et incurable ;
  • la dermatite atopique, une maladie chronique d’origine héréditaire qui se caractérise par le fait que la peau du chien ne remplit pas sa fonction de barrière protectrice. Cela le prédispose à développer diverses allergies ;
  • la démodécie (ou gale démodécique), une maladie causée par un parasite qui se caractérise par des pertes de poils circonscrites ou étendues, des rougeurs et démangeaisons, etc. Elle se manifeste le plus souvent chez les chiots de 3 à 12 mois, du fait de la faiblesse de leur système immunitaire ;
  • les infections de l’oreille (otites, etc.), car ses grandes oreilles pendantes ont tôt fait d’emprisonner l’air et de constituer un environnement propice à l’accumulation d’humidité et de saletés.

 

Enfin, comme beaucoup de petites races, le Beagle a une certaine propension à l’obésité. Celle-ci peut être à l’origine de nombreux problèmes de santé, ou aggraver des maladies déjà existantes. En outre, elle représente un vrai cercle vertueux : comme chez l’Homme, plus un individu prend du poids, moins il est actif, et donc… plus il grossit.

 

Le fait que ce chien jouit néanmoins dans l’ensemble d’une bonne santé est illustré notamment par une étude réalisée en 2004 par le Kennel Club et la British Small Animal Veterinary Association : un tiers des décès observés sont liés à un cancer, et la vieillesse est la seconde cause de mortalité, représentant 16% des cas. Les problèmes cardiaques complètent le podium, avec 12%. 

 

Il n’en reste pas moins que nombre de maladies à laquelle la race est prédisposée sont ou peuvent être d’origine héréditaire. Par conséquent, adopter auprès d’un éleveur de Beagle sérieux offre les meilleures garanties d’obtenir un chien qui non seulement a bénéficié d’une bonne socialisation dès ses premières semaines de vie, mais qui en plus est en bonne santé et le reste. En effet, un professionnel sérieux fait systématiquement tester ses reproducteurs envisagés, afin d’éviter toute transmission potentielle d’une tare héréditaire. Par conséquent, s’il n’est pas en mesure de présenter les résultats des tests génétiques effectués sur les parents ou le petit, mieux vaut passer son chemin. En outre, il doit aussi être en mesure de fournir un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire, ainsi que le détail des vaccins reçus par le chiot (consignés dans son carnet de santé ou carnet de vaccination).

 

Le Beagle termine sa croissance autour de 12 à 15 mois, et est particulièrement fragile tout au long de cette période – en particulier lorsqu’il n’a pas encore atteint 6 mois. Ses os et ses muscles étant en plein développement, il faut éviter de lui faire faire de l’exercice de manière trop longue ou trop intense : il courrait non seulement un risque de blessure à court terme, mais également un risque de problèmes durables (malformations, séquelles…) susceptibles de l’handicaper toute sa vie durant.

 

Bien évidemment, cela ne veut pas dire qu’on peut se désintéresser de sa santé une fois qu’il est devenu adulte. La prévention est d’ailleurs essentielle : l’emmener régulièrement (au moins une fois par an, et davantage lorsqu’il vieillit) faire un bilan de santé complet chez le vétérinaire, même si en apparence tout va bien, est indispensable pour détecter précocement un éventuel problème, et le cas échéant y faire face dans les meilleures conditions. C’est également l’occasion de s’assurer qu’il reste bien à jour de ses vaccins, en lui faisant administrer les éventuels rappels requis.

 

Par ailleurs, son maître doit veiller à renouveler ses traitements antiparasitaires tout au long de l’année, chaque fois que cela est nécessaire, afin que là aussi il ne cesse jamais d’être protégé. C’est évidemment d’autant plus critique s’il passe de longues heures en extérieur, par exemple dans le cadre de la chasse.

Le Beagle ne nécessite pas des efforts d’entretien trop conséquents.

 

Dans l’idéal, il doit toutefois être brossé une fois par semaine afin de démêler son pelage, éliminer les poils morts et favoriser la repousse. Comme c’est une race de chien à poil court, cette séance de brossage n’est ni complexe ni chronophage.

 

Son manteau a tendance à s’épaissir en hiver, et il perd beaucoup de poils au printemps. Lors des périodes de mue, il est nécessaire d’opter pour une fréquence de brossage accrue, c’est-à-dire de le faire plusieurs fois par semaine.

 

Par ailleurs, son pelage reste généralement propre, si bien qu’il ne nécessite pas de bains fréquents – à moins bien sûr qu’il ne se soit particulièrement sali. En tout état de cause, cela ne doit pas être fait plus d’une fois par mois, au risque d’abîmer sa peau. Par ailleurs, il est impératif d’utiliser à chaque fois un shampoing spécialement conçu pour les chiens – c’est d’autant plus vrai que sa peau est généralement plus fragile que la moyenne.

 

Pour cette raison, la séance d’entretien hebdomadaire est aussi l’occasion de surveiller l’éventuelle apparition de plaies et d’éruptions cutanées, voire de signes d’infection : rougeurs, sensibilité ou inflammation de la peau, du nez, des yeux ou des pattes. D’ailleurs, s’il passe régulièrement de longues heures en extérieur (par exemple dans le cadre de la chasse), il est judicieux de prendre l’habitude d’inspecter son pelage et ses pattes une fois de retour au foyer, à la recherche de parasites, épillets, éraflures, coupures ou autre blessure.

 

Par ailleurs, comme toute race de chien aux oreilles tombantes, ses oreilles nécessitent une attention toute particulière. En effet, l'air n’y circulant pas très bien du fait de cette particularité morphologique, le risque d’infections à ce niveau est accru. Il est important de les inspecter et nettoyer au moins toutes les semaines, pour éviter toute accumulation de saleté ou d’humidité. Il faut également prendre le temps de les sécher après tout passage dans l’eau ou long moment dans un milieu humide. Une vérification s’impose aussi sans attendre s’il secoue la tête plus qu’à l’accoutumée ou se gratte les oreilles. En cas de doute ou bien si elles sont particulièrement sales, il ne faut pas hésiter à se tourner vers un vétérinaire.

 

Comme pour tout chien, ses yeux doivent également être vérifiés chaque semaine, et nettoyés au besoin. Cela permet en effet de réduire également le risque d’infections à ce niveau.

 

Il ne faut pas oublier de profiter de la séance d’entretien hebdomadaire pour brosser ses dents, afin d’éviter la formation de tartre, avec à la clef de risque de maladies des gencives et de mauvaise haleine. Si possible, il convient même d’opter pour une fréquence encore plus élevée, l’idéal étant de le faire quotidiennement. Quoi qu’il en soit, il est nécessaire d’utiliser systématiquement un dentifrice spécialement conçu pour la gent canine.

 

Enfin, s’il est suffisamment en mesure de se dépenser, l’usure naturelle fait qu’il n’est pas nécessaire de couper ses griffes manuellement. Toutefois, si ce n’est pas le cas et qu’elles deviennent trop longues, il est nécessaire de s’en occuper à l’aide d’un coupe-ongles spécialement conçu à cette fin, au risque qu’elles se cassent et/ou le blessent. Vérifier une fois par mois ce qu’il en est est une bonne habitude à prendre, tout comme celle de prêter l’oreille de temps à autres : si on entend une sorte de cliquetis lorsqu’il marche sur un sol dur, cela signifie que ses griffes frottent sur ces derniers : il est alors temps de les tailler.

 

Bien évidemment, les gestes d'entretien du pelage, des yeux, des oreilles, des dents et des griffes du Beagle ne doivent pas être effectués au hasard : tout maître doit bien savoir comment s'y prendre, au risque de faire mal à son compagnon, voire de le blesser. La première fois, il peut donc être utile de demander à un vétérinaire ou toiletteur de montrer comment faire.

 

Il est également très important d’habituer le chien à toutes ces manipulations dès son plus jeune âge, lorsqu’il est le plus malléable, afin qu’elles lui paraissent normales et qu’il ne se rebiffe pas.

Pour nourrir un Beagle, il vaut mieux privilégier les croquettes contenant de la viande en grande quantité, car elles sont plus riches en protéines. En effet, son niveau d’exercice important fait qu’il a en la matière des besoins plus conséquents que nombre de ses congénères.

 

La nourriture “fait maison” est à éviter, car il est difficile de trouver un équilibre parfait, surtout si on ne connaît pas parfaitement les proportions nécessaires pour chaque nutriment dans l’alimentation du chien - qui en plus peuvent évoluer au fil du temps. C’est d’autant plus vrai qu’il s’agit d’une race de chien facilement obèse en cas d’alimentation mal équilibrée.

 

Pour les mêmes raisons, mieux vaut bien sûr éviter de céder son regard implorant lorsqu’il réclame à table, ou lui donner les restes de repas : au-delà du fait que certains mets très appréciés par les humains sont toxiques pour leurs compagnons, il y a peu de chances qu’ils correspondent à ses besoins nutritionnels.

 

Répartir sa ration quotidienne en au moins deux repas et donner ces derniers à heure fixe est une des meilleures habitudes à prendre concernant l’alimentation du Beagle. En effet, il sait alors qu’il peut compter de manière certaine sur un deuxième repas plus tard dans la journée, et est donc moins enclin à réclamer. En outre, cela permet de renforcer la confiance qu’il éprouve envers son maître, puisqu’il constate qu’il peut compter sur celui-ci pour satisfaire ses besoins alimentaires.

 

Dans le cas où il est utilisé pour la chasse et se dépense donc plus qu’à l’accoutumée lors de certaines périodes, il convient d’augmenter ponctuellement sa ration quotidienne afin de répondre à ses besoins accrus. Il peut d’ailleurs être alors pertinent de compléter son repas avec des courgettes ou des haricots verts, qui contribuent à une meilleure digestion grâce aux fibres qu’ils contiennent. Par ailleurs, il faut bien sûr veiller à revenir aux portions habituelles dès la saison de la chasse achevée, afin d’éviter toute prise de poids.

 

C’est d’autant plus vrai que le Beagle est très gourmand, et présente donc un risque réel d’obésité s’il mange plus qu’il ne le devrait compte tenu de son niveau d’activité. Aidé par son odorat très développé, il n’hésite pas à partir en quête de nourriture partout dans la maison, à commencer par les poubelles. Et lorsqu’il trouve à manger, il est rare qu’il s’arrête avant la dernière miette. Il faut donc veiller à ce qu’il ne puisse fouiller dans les poubelles, et placer sa nourriture ainsi que ses friandises dans un endroit sûr et inaccessible et/ou dans un contenant difficile à ouvrir, comme par exemple une boîte (mieux vaut au contraire éviter les sacs et sachets, qu’il peut facilement déchirer).

 

Concernant ses friandises, justement, mieux vaut éviter d’en abuser, même si elles sont de formidables alliés pour parvenir à ses fins dans le cadre de son éducation. En tout état de cause, il est recommandé d’opter pour des produits allégés, et de prendre l’habitude de déduire de sa ration quotidienne l’apport calorique qu’elles représentent.

 

Compte tenu de sa propension à l’embonpoint, il convient de le peser au moins deux fois par mois, afin justement de déceler rapidement une éventuelle prise de poids malvenue. Le cas échéant, un passage chez le vétérinaire s’impose afin d’identifier précisément l’origine du problème et de savoir comment y remédier : sachant que ce peut être par exemple une maladie ou une réaction à un traitement qui en est à l’origine, seul un professionnel de santé est à même de déterminer de manière fiable ce qu’il convient de faire.

 

Par ailleurs, le Beagle doit avoir comme tout chien de l’eau fraîche disponible en permanence. C’est tout particulièrement important dans les moments où il se dépense fortement, par exemple s’il est utilisé dans le cadre de la chasse.

Doté d’un flair à toute épreuve, rapide, résistant et courageux, même par exemple face à des haies épineuses, le Beagle est le chien de chasse par excellence. Il possède un nez particulièrement fin, et son timbre de voix permet à son maître de l'entendre de très loin. Il est habitué à travailler en meute, et s’illustre tout particulièrement pour la chasse au lièvre et la chasse à tir du chevreuil et du sanglier.

 

Son odorat très développé en fait aussi un très bon chien policier renifleur, qu’il s’agisse de détecter des explosifs, des substances illicites et autres produits de contrebande, ou encore d'intercepter des trafics d’animaux sauvages en sentant leurs odeurs.

 

Dans certains pays, notamment en Australie, il est même formé pour détecter les termites et les punaises de lit, afin de limiter les dégâts au mobilier et infrastructures qu’elles entraînent.

 

C’est également pour son flair qu’on le retrouve employé comme chien de recherche et de sauvetage de victimes et personnes disparues. Il est un allié précieux en cas de catastrophes naturelles et autres événements faisant de nombreuses victimes, ainsi que pour retrouver des personnes disparues.

 

Par ailleurs, le Beagle a bien sûr toutes les qualités d’un parfait chien de compagnie, sous réserve toutefois d’être accueilli dans un foyer capable de satisfaire son important besoin d’exercice. Affectueux et joueur, il est toujours ravi de sortir se balader, et prend tout autant de plaisir à profiter du canapé et de la proximité de son maître après une longue journée.

 

Cet animal très polyvalent peut aussi faire un très bon chien de thérapie. En effet, son caractère affectueux et sa sensibilité le rendent capable d’apporter du réconfort aux personnes en souffrance dans les hôpitaux, les maisons de retraite, les écoles, les centres pour personnes autistes ou encore les zones sinistrées.

 

Enfin, du fait de certaines spécificités physiologiques, il fut – et est encore - très recherché comme chien de laboratoire, par exemple pour des travaux sur les pesticides. Pour cela, on lui fait ingérer un élément toxique, et on observe son comportement et l’évolution de son état jusqu’à ce qu’il meure. Les résultats obtenus permettent d’établir des normes de sécurité pour l’utilisation du produit par des humains. Le Beagle est aussi utilisé par exemple dans la recherche contre le cancer.

Le prix d’un chiot Beagle peut connaître de grandes disparités, et aller d’un peu moins de 500 euros à près de 1500 euros. Néanmoins, il se situe le plus souvent autour de 900 euros, sans différence sensible entre les mâles et les femelles.

 

Au Canada, le montant à débourser pour adopter un Beagle se situe généralement autour de 1000 à 2000 dollars, la moyenne se situant aux environs de 1500 dollars.

 

Quel que soit l’endroit, le montant demandé dépend essentiellement du prestige de l’élevage, de la qualité de la lignée dont l’animal est issu, mais aussi et surtout de ses caractéristiques propres – en particulier sur le plan physique, c’est-à-dire sa plus ou moins grande proximité avec le standard de la race.

  • Le personnage de Snoopy, créé en 1950 par l’Américain Charles M. Schulz, a été inspiré par le Beagle.

 

  • Le représentant de la race le plus célèbre de nos jours est sans doute Harpo, un Beagle qui vit en Russie et remet en question le stéréotype qui veut qu’elle soit difficile à éduquer. Très talentueux, il connaît plus de 100 commandes, et est donc capable par exemple de faire du skateboard ou encore marcher avec un verre d’eau en équilibre sur la tête. Ceci ne laisse pas indifférent, puisque son compte Instagram compte plus de 7000 followers. 
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Avis & conseils Beagle

J'ai un chien beagle qui a 7an. Il est très obéissant et intelligent et comprend plusieurs ordres. J'arrive a le promener sans laisse sans aucun soucis. Lorsque le portail est ouvert il reste autour de la maison et ne fugue pas. Il est très sociable, bien que ce soit un chien de chasse il s'entends merveilleusement bien avec mes deux poules et les chiens du voisinage. Il adore se promener et ne fatigue jamais! Par contre au début il avait horreur de l'eau, on l'a habitué petit à petit et maintenant il accepte de s'en approcher et réussis même a tremper ses pattes dedans l'été.
Le beagle est un chien très intelligent qui avec une bonne éducation obéis a la perfection. :)

   
Par Violette

bonjour
je voudrais donner un grand conseil au gens qui lirons cette page ( pour ce qui veulent adopter un beagle ) : si vous voulez un beagle parce que vous adorez cette race ou parce que vous les trouvée beau et mignon ( ce que je pense ;) ) n'en prenez pas !!! voila pourquoi : les beagles sont des chiens de chasse !! ( ils ont donc l'insteint de chasse ) ils on besoin de beaucoup d'espace, de longue balades ( les beagles sont presque infatigables ! ) il faut que vous lui apreniez à marcher au pied ( attaché ou non ) dès le plus jeune âge !! si vous pouvez lui offrir tout ceci voila leur qualités : se sont des chiens super sympas qui est agressif que lorsque l'on lui demande ( la chasse ) leur education est plutôt facile et ils sont TRES intelligens . moi et ma famille avons pris une beagle car elle etait trop mignonne ... resultat : elle s'est faite renversée par une voiture lors d'une fugue à l'âge de 1 an ... . merci de bien avoir lu ceci avant de vous decider pour le bien des beagles !

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Par lisa

Bonjour à tous,
voilà maintenant 1 ans que je possède un beagle mâle, et je dois dire que c’est un vrai bonheur! Ces chiens sont vraiment affecteux aussi bien avec les adultes que les enfants, il est d’ailleurs un compagnie de jeu infatigable pour ces derniers ! Je pense que cela dit c’est un chien qui a besoin d’énormément d’attention.. il déteste la solitude! les longues balades sont donc à privilégier, beaucoup de personne décrive le beagle comme étant têtu, mais je pense que cela viens de l’education, car le mien par en promenade sans laisse et écoute très bien

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Par Chloe ctr

Le Beagle est un chien de chasse çà ne l ignoré Jamais! Donc bcp de flaire : çà 1 ére chose à retenir. Très intelligent, sociable et joueur. Un chien soit disant aboyeur ? Oui pour là chasse.
Il est devenu chien de " compagnie ont le placarde dans les ventes : une nouvelle mode lol "

Ne prenez Jamais un chiot parce que c est la mode !
C est le chien qui vous choisit pas vous !

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voila je possède depuis quelques mois maintenant un mâle Beagle,il a eu 1 an il y a quelques semaines! Tout d'abord je conseille cette race notamment car c'est un chien très affectueux et notamment avec les enfants, celui ci est un compagnon de jeu infatigable. De plus c'est un chien très proche de son maître avec énormément d'amour à revendre! Cependant cela reste un chien de chasse qui a besoin de longue promenande quotidienne, mais sachez qu'il sera aussi apprécié les journées canapé ???? Doté d'un bon petit caractère cette race de chien demande une éducation ferme pour ne pas se faire déborder, le mien sais marcher avec ou sans laisse au pied, ainsi que s'assoir et se coucher. cepandant faite attention à ce que votre petit compagnon ne mange pas tout ce qui pourrais traîner sur votre table car c'est sans doute l'un des chiens les plus gourmands

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Par chloevx

j ai adopter une chienne beagle a trois mois chez un éleveur c est une race asser têtu elle s entend avec tout les chiens les enfant et notre mimine c est un chien qui est tres gourmand nous la notre pense qu a manger maintenant sa va avec mes poules et mes lapin je la surveille quand faut pas oublié que c est un chien de chasse elle est tres proche de nous a moin d un an elle est devenue épileptique elle a un traitement a vie elle le vie tres bien mais les médicaments la fond grossir donc je surveille sont allimentation j ai repris un autre chien qui a 7 mois maintenant parce qu elle s ennuyait toute seul et me fesait pleins de betises j adore cette race de chien ont la chouchoutte bcp comme elle ne chasse pas ont la sort bcp en ballade en foret nous avont une maison avec terrain ou elle peut courir et jouer avec l autre chien ont l aime

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Par corinne

C'est un chien super, j'ai une beagle trop gentille, le gros défaut c'est qu'elle ne supporte pas mon absence et donne de la voie quand je quitte mon appart, sinon elle est sympa avec les inconnus, les enfants, et elle extrêmement attachante.

Si on veux un chien adapté à la foi à la campagne et à la ville c'est l'idéal

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Par henry

Moi, j'ai recueillie un beagle que l'on avait maltraiter pendant les deux premières années de sa vie. Une petite femelle qui pesait 4lbs, j'ai encore des difficultées a la faire obéir parce qu'elle a peur de presque tout se qui bouge, le vent,le plastique, le foin long, la pluie, la neige. Elle a aujourd'hui 4 ans, je ne me décourage pas, elle prend de plus en plus d'assurance lorseque je la fait courir sans lesse dans les bois. C'est le meilleur chien que j'ai eu depuis longtemps, parcequ'elle me rend tout ce que je fait pour elle, juste en m'accuiellant avec beaucoup de joie

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Par céline

Moi j'en possède deux un mal et une femelle! ils sont extra en compagnie et s'adaptent tres bien en famille et en appartement...Jamais aucune agressivité et supers avec nos enfants...La femelle est une tres bonne maman...ils sont assez gourmands et raffolent des framboises...un peu fugueurs mais pas têtus et toujours soumis et dociles....ils sont passionnants et apprennent tres vite! !!

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Par nath

Gentil chien au caractère doux et docile, affectueux.

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Par ep

Mon chien est tres sociale il adore les enfants il demande toujours a jouer avec lui.il a tres bon odora et je vous conseille de le lacher en foret.il est tres attachant et demandent beaucoups d'energie

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Par anthoange

j'avais une petite beagle,gaya, mon beau pére est allé courir avec elle et un gros chien la mordu a la gorge un témoin dans une voiture la emmener chez le veto malheuresement il ete trop tard elle est dcd elle avais meme pas 7 mois:(
aujourd ui une petite chienne beagle que l'on a surnommé hindy est grande comme un chiwawa. on la eu le 1 mars 2012 par un eleveur de beagle en belgique

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Par lopez

Mon chien de chasse préféré, vraiment il a un sens du gibier excellent, je vous le recommande....

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Par nbraud

J'ai une beagle de 2½ ans, du nom de Betty Boop,elle est plus intélligent de tous les chien que J'ai eue.Nous avons adopter une petite chienne labrador qui avait été abandonnée attacher à un arbre avec un étrangleur+ 1 pied de corde en juin grosse période de mouches à la campagne.Bref, elle ne savait pas monter un escalier, et fait étonant elle avait peur de l'eau.
Ma bonne et maternelle une des qualités du Beagle, l'a acuillit et lui a tout appris elle sont maintenant inséparable et font notre joie, nous vivons à la campagne et tous les jours elles viennent prendre une marche pour moi, mais elles sont libres de courir à leurs guises, elles me raportent leurs découvertes ou prisent enfin le bonheur total pour deux chiens de chasse. La Labrador à environ 1 an et se nomme Kim elle est blonde.

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Par marilou

bonjour à tous, mon plus qrand rêve était d'avoir un chien ou une chienne, j'ai souvent demandé à mes parents jusqu'au jour où ils ont accepté...
Nous sommes allez chez des particuliers, leur chienne avait eu une porté de petits beagles ils étaient trop chou, tous collé les uns contre les autre nous avons pris la plus petite ( en taille ) j'étais tellement heureuse, maleuresement j'avais et j'ai toujours un c*** de voisin, comme elle était fugueuse ( logique pour un chien de chasse ) il s'amusait à ouvrir le potail...
jusqu'au jour ou elle n'est pas revenue elle s'était fait renversé par une voiture, je l'ai vu en s**g sur le bord de la route. Quand ma mère l'a vu elle a dit :
> c'est ma chienne ma beagle que j'aimais tant mon rêve qui venais de s'éfondre... .
ça va bientôt faire 3 ans mais le deuil n'ai toujours pas fait pas pour moi ... .

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Par didilala

J'avais une beagle (femelle), elle avait 1an quand elle s'est faite renversée par une voiture,enfin voila je l'aime et elle me manque c'etait MA chienne, MA petite beagle et je ne l'oublirais jamais...
(j'ai 12ans).

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Par D*****

j'avais un beagle et elle me manque beaucoup fin voila g 12 ans et j'aimerais vraiment un avoir un mais pour sa mes parents ont dit qu'ils fallait que je travaille bien mais je suis trop presser

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Par steeven

J'ai perdu mon BEAGLE,le 9:9:2010,empoisonné par un C..., il aurait eu six ans le 11 octobre.Il était et sera à jamais mon ombre, excellent chasseur, il rapportait poil et plume, trés intélligent, comme tous les beagles.Je l'emmenais de partout, en bateau, en voiture, dans de longues marches en raquettes. J'aurai 52 ans dans six jours, marié, tout qui pourrait me rendre heureux, j'ai plus mon chien, mon idole, mon compagnon, il était pour nous notre deuxième enfant. C'était MON CHIEN!

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Par antresangle

Oui,elle est magnifiques et les beagles sont super sympa

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Par sitka

Moi j'ai un beagle croisé cocker il a 3 ans et je l'aime plus que tout au monde c'est un peu mon petit frère et il est adorable !
Plus fidèle je ne connais pas !

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Par fan des beagles

je suis trop petite pour avoir un beagle mais quand je serais grande c'est sur...!!!!!! j'en aurez UN !!!!!!!et je ferais de l'agilité sa c'est sur !!!!!!! bon je dois encor atendre mais voila j'ais 9 ans et... houai.... je devrais attendre !!!! pfffffffffffff... c'est long mais j'ais deja choisi enfin... c'est la vie

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Par cdee

Bonjour à tous;
Alors comment ça vous parler de beagles sans moi!!! ;)
Moi qui les aime tant et qui désire plus que tous d'en avoir un ...
Bon d'accors,je vous pardonne si vous pouvez trouver un site un je pourrais en avoir un
Merciiiiii !!!!!!
Bisou

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Par Wouaffy

j'ai perdu ma chienne ce matin c'était la meilleure et la plus belle et je suis très triste




pardon pour les fautes j'ai 10 ans

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Par steeven

J'aime les chiens depuis que je suis toute petite j'ai 13 ans et ma chienne Caprice (labrador noir de 12 an) est morte l'année passée elle avait une sorte de cancer dans le secteur mamaire on a dû la faire euthanasier, moi et mon père en avont beaucoup souffert. Donc depuis la mort de ma chienne je me recherche un nouveau compagnon de vie parce que je me sens si seule que s'en est horrible, mais le beagle est mon chien de rêve, je veux un chien qui sait quand c'est le moment d'être joueur et quand c'est le moment d'être calme, je veux être constament distraite par mon (futur, si j'en ai un) chien, je veux toujours m'occuper de lui et jouer avec lui. Ressentir a nouveau cette joie ennivrante avec un nouveau chien (un beagle femelle), d'avoir a nouveau du plaisir a vivre, est mon rêve le plus cher!
Essayer je vous en prie de me comprendre.
s.v.p............................................................merci!

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Par angie

c'est trop mignon et c'est joueur et affectueux.

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Par k

Bonjour.
J'aime les chiens depuis que j'ai 2 ans, et quand j'ai vue les Bigeal j'en est voulus un tout de suite. je n'en ais pas encore mais ci vous savez ou je pourais en trouver des pas trop chèr ou gratuit, dite le moi.
PS: (desoler pour l'orthographe) J'ai 12 ans ;)

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Par drille300

bonjour mon petit de 6 ans adorait son chien qui est parti dans les etoiles comme il dit. depuis nous recherchons un beagle car mon fils en est tombé amoureux des qu'il a vu une photo de ce chien. si qlun donne un beagle nous serions heureux de l'adopter dans notre famille. merci d'avance et bisou a tous de la part de didier mon fils de 6 ans

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Par dubois