Épagneul d'Eau Américain

Épagneul d'Eau Américain

Autres noms : Chien d'Eau Américain
Noms d'origine : American Water Spaniel ou American Brown Spaniel
Groupe : Chien rapporteur de gibier - Chien leveur de gibier - Chien d’eau

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Qualités du Épagneul d'Eau Américain

Tempérament du Épagneul d'Eau Américain

Affectueux
Aime les enfants
Calme
Facile à éduquer
Joueur
Peut rester seul
Protecteur
S'entend avec d'autres animaux
Sociable

Le Épagneul d'Eau Américain au quotidien

A peu besoin d'exercice
Aboie peu
Bave peu
Mange peu
Nécessite peu d'entretien
Perd peu ses poils
Peu coûteux à toiletter
Peu enclin à l'obésité
Santé robuste

Caractéristiques

Espérance de vie
De 12 à 13 ans
Poids de la femelle
De 11 à 18 kilos
Poids du mâle
De 13 à 20 kilos
Taille de la femelle
De 38 à 46 cm
Taille du mâle
De 38 à 46 cm

Foyer idéal pour ce chien

Avec des enfants
Comme premier chien
En appartement
Pour personne peu disponible
Pour personne âgée
Pour petit budget

Informations sur le Épagneul d'Eau Américain

La genèse de l’Epagneul d’Eau Américain

Même si les origines exactes de l'Épagneul d’Eau Américain restent un mystère, les spécialistes s’accordent pour dire qu’il fut probablement développé au cours de la première moitié du 19ème siècle dans les vallées des rivières Fox et Wolf au Wisconsin, Etat américain de la région des Grands Lacs.

 

Durant la conquête de l'Ouest, au 19ème siècle, les colons européens qui s’installèrent dans les régions du Midwest des États-Unis amenèrent avec eux leurs chiens de chasse, pour qu’ils les aident à subvenir à leurs besoins alimentaires. Au fil des années, ils utilisèrent ainsi diverses races originaires comme eux du Vieux Continent pour créer un nouveau chien parfaitement adapté aux particularités de la chasse dans la région des Grands Lacs. Il fallait en effet un animal polyvalent doté d’un excellent nez, capable de travailler à la fois sur la terre et dans l'eau, expert dans la récupération de la sauvagine abattue. Ils voulaient également que leur compagnon soit suffisamment compact pour être transporté dans un petit bateau ou canoë, et capable de résister aux températures froides de l'eau du Wisconsin.

 

Il n’est pas possible de connaître de manière totalement certaine les races qui furent utilisées pour aboutir au résultat souhaité, mais les experts pensent qu’il s’agit de l'Épagneul d’Eau Anglais (disparu de nos jours), l’Épagneul d’Eau Irlandais, le Retriever à Poils Bouclés, le Caniche ainsi que le Sussex Spaniel ou un autre type d'épagneul. Des chiens amérindiens servirent également au gré des différents croisements.

 

Le petit animal brun ainsi créé était connu à l'époque sous le nom d'Épagneul Brun Américain. Il arborait un épais pelage bouclé qui le protégeait des températures froides de l'eau et de l'hiver. Il servait pour chasser et récupérer le gibier d’eau, mais aussi des gibiers terrestres comme la grouse, la caille et le faisan, ainsi que le lapin de temps en temps. À la fin du 19ème siècle, l'Épagneul Brun Américain s'était fait un nom dans la région des Grands Lacs, et jouissait d’une certaine popularité auprès des chasseurs du Wisconsin, du Michigan et du Minnesota.

 

Le nombre de représentants de la race se mit toutefois à diminuer rapidement au début du 20ème siècle, en raison à la fois d'une réduction de la population de canards dans ces régions, et de l’évolution de la chasse. En effet, celle-ci devint à cette époque un loisir, plutôt qu’un réel moyen de s’alimenter. De plus, les chasseurs commencèrent à préférer de nouveaux chiens de chasse européens plus grands et davantage spécialisés sur tel ou tel type de gibier, qu’il s’agisse de rapporteurs, de pointeurs ou d’épagneuls.

 

Par chance, l’Épagneul Brun Américain comptait un fervent admirateur en la personne du Dr Fred J. Pfeifer, basé à New London, dans le Wisconsin. Fermement convaincu que ce chien devait être préservé et reconnue, Pfeifer créa un élevage dédié à la race, le Wolf River Kennel, et se mit en tête de la sauver de l’extinction. Il ne ménagea pas ses efforts pour proposer ses chiots aux quatre coins du pays, à travers notamment différentes publicités.

 

La reconnaissance et la diffusion de l’Epagneul d’Eau Américain

Les efforts de Fred Pfeifer et d’autres passionnés qui se joignirent à sa démarche ouvrirent la voie à la reconnaissance officielle de la race par le United Kennel Club (UKC) en 1920, sous le nom d'Épagneul d'Eau Américain. Ce fut d’ailleurs le propre chien de Pfeifer, nommé Curly Pfeifer, qui fut le premier représentant de la race à être enregistré auprès de l'organisme. La race fut ensuite reconnue également par le Field Dog Stud Book en 1938 et l'American Kennel Club (AKC) en 1940.

 

Il fallut en revanche attendre nettement plus longtemps pour qu’il gagne quelques titres de noblesse ailleurs dans le monde. Ainsi, l’acceptation par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) ne survint qu’en 1979, suivie de peu par celle du Kennel Club britannique en 1981. Le Club Canin Canadien fait aussi partie des organismes qui reconnaissent la race.

Aux Etats-Unis, l'American Water Spaniel reste extrêmement rare de nos jours, avec une population mondiale estimée à environ 3000 individus, la plupart dans le Midwest américain - en particulier dans les Etats du Wisconsin, du Minnesota et du Michigan, où il reste toujours très apprécié des chasseurs. Il figure d’ailleurs autour de la 165ème place (sur un peu moins de 200) dans le classement des races établi par l’American Kennel Club (AKC) sur la base du nombre d’enregistrements annuels auprès de l’organisme, et la situation est comparable depuis au moins le début du 21ème siècle. En clair, le fait qu'il soit l'une des deux seules races sportives développées aux Etats-Unis (avec le Chesapeake Bay Retriever) ne semble donc pas suffire à lui attirer les faveurs du public américain.

 

Ailleurs dans le monde, la race est encore plus confidentielle.

 

En France, par exemple, on compte moins de 10 inscriptions par an au Livre des Origines Françaises.

 

En Grande-Bretagne, le nombre de naissances enregistrées au Kennel Club est même nul la plupart des années.

L'Épagneul d’Eau Américain est un chien compact, de taille moyenne, et bien musclé. Conçu pour travailler dans les eaux glacées et les rives marécageuses de la région des Grands Lacs aux États-Unis, il est idéalement équipé à cet effet : les coussinets de ses pattes sont épais, ses doigts sont palmés, et son gabarit est assez petit pour sauter d'une petite embarcation sans la faire basculer. De plus, ses hanches et pattes arrière sont fortement développées, ce qui lui donne une certaine force de propulsion et lui évite de s’embourber. Ainsi, il est en mesure de faire son chemin même à travers des terrains de chasse humides.

 

La tête est bien proportionnée par rapport à son corps. Les oreilles sont tombantes. Les yeux sont longs et larges, et peuvent être de couleur noisette, marron ou ambre. Ils contribuent à lui donner une expression joyeuse et un air intelligent. La truffe arbore quant à elle un coloris noir ou brun et ses narines sont bien développées, rappelant que ce chien a été conçu pour renifler le gibier. Elle domine des lèvres serrées.

 

L’Épagneul d’Eau Américain possède un un sous-poil dense qui le protège grandement de l'eau, des températures extrêmes et des branchages. Quant à son poil de couverture, il est de longueur moyenne et peut arborer soit des ondulations uniformes, soit des boucles plus ou moins serrées. La densité de ces dernières peut varier d'une zone du corps à une autre. Dans tous les cas, la tête est couverte pour sa part de poils courts et lisses, et la queue modérément touffue.

 

Par ailleurs, son poil de couverture est naturellement très huileux afin d’être imperméable à l'eau, et pour prévenir les égratignures causées par la végétation. De ce fait, son pelage possède une odeur prononcée, et il peut parfois laisser une tache de gras derrière lui lorsqu’il se frotte contre un mur ou sur des meubles.

 

Par ailleurs, la robe de l’American Water Spaniel est toujours uniforme et de couleur foie, chocolat ou noir, même si une petite quantité de poils blanc se trouve parfois sur les doigts ou la poitrine.

 

Enfin, le dimorphisme sexuel est assez marqué chez cette race, puisque les mâles sont en moyenne sensiblement plus lourds et massifs que les femelles.

Comme la plupart des chiens de chasse, l’Épagneul d’Eau Américain regorge d'énergie ainsi que d'enthousiasme ; pour être équilibré, il lui faut une bonne dose quotidienne d'exercice et de stimulation mentale. Dès lors que son propriétaire subvient à ses besoins, que ce soit par exemple en lui faisant chasser du gibier, en l’amenant courir avec lui ou encore en le laissant jouer avec les enfants, il fait un excellent chien de compagnie.

 

En effet, c’est foncièrement un chien joyeux, amical, affectueux, désireux de plaire à ses propriétaires, et qui aime passer du temps avec eux. Il est possible d’ailleurs qu’il s’attache plus particulièrement à la personne qui lui accorde le plus de temps et d'attention, mais n’en reste pas moins très avenant avec le reste de la tribu.

 

Il a généralement une affinité prononcée pour les plus jeunes, au point d’ailleurs d’être une race de chien recommandée avec des enfants. Inépuisable, il adore passer du temps à leurs côtés, les divertir et participer à toutes sortes d'activités avec eux, que ce soit sur terre ou dans l'eau. Néanmoins, il est important d’enseigner aux enfants comment interagir avec lui de manière respectueuse, pour éviter tout accident. En tout état de cause, aucun chien, quelle que soit sa race et aussi amical soit-il, ne doit être laissé sans surveillance avec un tout-petit.

 

Il peut jouer toute la journée et, le soir, se pelotonner sur les genoux de sa famille pour des câlins.

 

Sociable et affectueux avec sa famille, l’American Water Spaniel est au contraire timide et méfiant envers les étrangers, sans pour autant faire montre d’agressivité. De ce fait, plusieurs introductions peuvent être nécessaires avant qu’il ne décide finalement de devenir amical envers une personne qu’il est amené à rencontrer régulièrement.

 

Il n’en pas non plus très à l’aise avec ses congénères, à l’encontre de qui il peut même parfois se montrer territorial et agressif. Néanmoins, s’il partage son foyer avec l’un d’entre eux ou avec un chat, il le considère comme un membre à part entière de sa famille, si bien qu’il n’y a normalement pas le moindre problème. C’est encore plus vrai s’il est habitué à le fréquenter depuis son plus jeune âge.

 

On ne peut pas en dire autant d’une éventuelle cohabitation avec un rongeur ou un oiseau, quand bien même elle est entamée alors qu’il est encore très jeune. En effet, l’instinct de chasse qui lui fait pourchasser ces espèces lorsqu’il en croise au fil de ses promenades pourrait à tout moment le conduire à en faire de même, et donc à mettre un terme brutal à ladite cohabitation.

 

Le faire vivre avec un chien ou un chat n’est en tout cas pas dénué d’intérêt, car sa proximité avec ses maîtres fait qu’il souffre facilement d’anxiété de séparation s’il est laissé seul plus de quelques heures. Il est alors susceptible d’aboyer de manière excessive, ce qui peut vite être source de tensions avec les voisins. La présence d’un petit compagnon peut permettre de l’occuper et d’atténuer ses angoisses, même si le mieux reste évidemment que sa famille soit le plus souvent possible présente à la maison. En tout état de cause, ce chien n’est pas vraiment adapté pour des personnes qui passent généralement leurs journées loin de la maison.

 

Développé pour être un compagnon de chasse endurant, l’Épagneul d’Eau Américain a de l’énergie à revendre : une ou deux courtes promenades quotidiennes dans le quartier ne suffisent clairement pas pour satisfaire ses besoins d'exercice, et il aurait alors toutes les chances de développer divers problèmes de comportement.

 

Même si cela dépend bien sûr de l’âge et de l’état de santé de chaque individu, il faut prévoir en général pas moins d’une heure à deux heures d'activités par jour pour qu’il soit bien dans ses pattes et dans sa tête. Mieux vaut d’ailleurs diviser en plusieurs occasions qui se répartissent tout au long de la journée, en combinant par exemple deux ou trois promenades, séances de jogging ou balades à vélo avec une bonne période de jeu. Bien évidemment, si l’une ou l’autre des activités offre l’occasion d’une baignade, il n’en est que plus ravi, car c’est une race de chien qui aime l’eau.

 

Lui donner de nombreuses occasions de se dépenser est en tout cas le meilleur moyen d’éviter divers comportements potentiellement problématiques, lui qui une forte tendance naturelle à mâcher, creuser et sauter.

 

En outre, dès lors que son besoin d’exercice est satisfait, c’est-à-dire que la journée est riche en sorties qui sont autant d’occasions de le faire se dépenser, il peut s’accommoder d’une vie en appartement, même si c’est évidemment loin d’être un cadre idéal pour lui. En tout état de cause, s’il passe beaucoup de temps en intérieur, il est important de mettre à sa disposition toutes sortes de balles, jouets à mâcher et autres distractions qui lui permettent de brûler de l'énergie tout au long de la journée.

 

Il n’en reste pas moins que l’American Water Spaniel est un chien de campagne dans l'âme, bien plus heureux quand il est en mesure d’accéder à tout moment à un grand espace extérieur dans lequel il peut dépenser son énergie. Néanmoins, même s’il adore jouer et se dépenser en extérieur, il ne saurait être question de l’y installer et lui faire passer le plus clair de son temps à l’écart de sa famille, car il a besoin de contacts prolongés et quotidiens avec cette dernière.

 

Par ailleurs, si la maison dispose effectivement d’un jardin, il convient de s'assurer qu’il est bien clôturé, afin d’empêcher toute fugue. En effet, ce chien a un instinct de chasse prononcé et est un vagabond dans l’âme : si l’opportunité lui en est offerte, il risque fort de s’enfuir pour chasser de petites créatures ou simplement aller explorer les environs.

 

Néanmoins, comme il répond généralement bien aux commandes de rappel dès lors qu’il a été bien éduqué en la matière, il est possible de le balader sans laisse dans la nature. En revanche, dans les endroits où la présence de congénères est hautement probable voire certaine, mieux vaut systématiquement le tenir en laisse, pour éviter tout risque de bagarre entre chiens.

 

Enfin, l’Epagneul d’Eau Américain a de fortes chances de ne pas être le meilleur ami des voisins. En effet, tout calme et affectueux qu’il soit avec sa famille, il est très alerte et aboie beaucoup, parfois sans grande raison apparente. Cela en fait un excellent chien de garde, d’autant que ses aboiements sont assez bruyants, mais également une source potentielle de problèmes. Cette propension à aboyer peut néanmoins être atténuée en s’attaquant au problème dans le cadre de son éducation.

L'Épagneul d’Eau Américain peut parfois se montrer têtu et indépendant : il aime n'en faire qu’à sa tête et peut chercher à s’imposer en se comportant comme dominant, tant vis-à-vis de ses maîtres que d’autres chiens. De ce fait, il a besoin d’avoir face à lui un maître expérimenté et solide, capable de montrer à son chien qui décide et de garder une main ferme tout au long de sa vie, car il peut à tout moment chercher à remettre en cause l’ordre établi. Il n'est donc pas recommandé pour un maître débutant ou incapable de s’affirmer, sur qui il aurait tôt fait de prendre le dessus. C’est d’autant plus vrai qu’il est difficile de sous-traiter son éducation à une personne dont c’est le métier, car il travaille beaucoup mieux pour quelqu'un qu'il connaît, aime et respecte.

 

Cependant, c'est aussi un chien intelligent et désireux de plaire à son maître, dès lors qu’il le reconnaît comme étant le chef de meute. Il répond donc bien à une éducation à la fois ferme, douce et cohérente, et cette dernière peut donner d’excellents résultats dès lors qu’il est entre de bonnes mains.

 

Pour y parvenir, mieux vaut opter pour des sessions de formation courtes et motivantes, et ne pas lésiner sur l’utilisation des techniques de renforcement positif : louanges, caresses, friandises... A l’inverse, il convient d'éviter l’usage de punitions, qui pourrait affecter ce chien sensible et dégrader la confiance qu’il doit avoir en son maître.

 

L’apprentissage du rappel a tout intérêt à figurer parmi les priorités de son éducation pour qui envisage de le laisser parfois évoluer sans laisse. A défaut, son instinct de chasseur aurait tôt fait de lui faire prendre la poudre d’escampette lorsque des petits animaux assimilables à des proies passent par là.

 

En tout cas, cet instinct fait qu’il présente évidemment un beau potentiel pour être utilisé dans le cadre de la chasse. Des entraînements un peu plus poussés sur les différentes techniques de chasse n’en restent pas moins nécessaires pour exploiter pleinement ce dernier.

 

Un autre aspect à aborder dans le cadre de son éducation sont les aboiements, car il a tendance à être très aboyeur. L’idéal est de parvenir à lui faire bien distinguer ce qui mérite d’aboyer et ce qui ne le justifie pas, en plus de simplement lui apprendre à cesser immédiatement lorsqu’on le lui demande.

 

Enfin, comme tout chien, l’American Water Spaniel a besoin d'être socialisé en profondeur dès son plus jeune âge, en étant confronté à toutes sortes de personnes, d’animaux, d’endroits, de situations et de stimuli, afin de perfectionner ses compétences sociales et lui permettre de grandir en étant équilibré. C’est d’autant plus nécessaire qu’il a tendance à être timide, méfiant voire agressif envers les personnes ou chiens qui lui sont inconnus.

L’Épagneul d'Eau Américain est généralement robuste et sain, ce qui s’explique notamment par le travail de sélection qui fut à l’origine de sa création et les nombreux critères qu’il devait alors remplir.

 

Parmi ceux-ci figuraient notamment la résistance au froid et aux intempéries, et son double pelage remplit parfaitement l’objectif : il le protège à merveille du froid (tant sur terre que dans l’eau) et des intempéries, mais aussi de la chaleur. Même si en cas de canicule il doit pouvoir s’abriter à l’ombre, voire dans un endroit climatisé, il est dans l’ensemble capable de s’adapter à quasiment tout type de climat.

 

Sa bonne santé générale n’empêche pas l’Epagneul d’Eau Américain d’être particulièrement enclin à certaines maladies :

  • la dysplasie de la hanche, une malformation articulaire qui peut être favorisée par une cause héréditaire. Elle entraîne des douleurs, des boiteries puis est à l’origine d’une arthrose à partir d’un certain âge ;
  • la dermatite sensible à l'hormone de croissance, une alopécie (perte de poils) due à un manque d'hormone de croissance (somatropine). Cette dernière est sécrétée par l'hypophyse, une glande endocrine qui secrète de nombreuses hormones, et nécessaire à la pousse du pelage. Les individus atteints ont différents degrés d’alopécie, mais ils sont par ailleurs en bonne santé. Les corps vétérinaires ne savent pas encore si cette affection est d’origine génétique ou pas. La perte de poils commence souvent à la puberté, et les mâles ayant entre 1 et 5 ans sont les plus touchés. Elle se manifeste généralement au niveau du cou, du torse, des cuisses et de l'abdomen, et la peau sous-jacente est nettement plus foncée en raison d’une pigmentation accrue. Cette affection peut être traitée avec des injections d’hormones de croissance, mais c'est un traitement coûteux et difficile à obtenir. La stérilisation peut parfois résoudre le problème chez les mâles. En tout cas, à défaut de traitement, l’alopécie et l'hyper pigmentation peuvent se propager sur tout le corps, à l'exception de la tête et des pieds. Comme une transmission héréditaire est suspectée, les individus affectés doivent être écartés de la reproduction ;
  • l’alopécie symétrique, qui provoque une perte de poils graduelle qui commence généralement entre les 6 et 9 mois du chiot et progresse jusqu'à ce que les zones touchées soient complètement chauves. Ces dernières sont le cou, l'arrière des cuisses et la queue. Il n'existe pas de traitement à ce jour, mais cette affection n’affecte pas sensiblement la vie des individus touchés ;
  • la cataracte, qui correspond à une opacité croissante du cristallin de l'œil. Elle provoque des difficultés croissantes à voir, jusqu’à la cécité. La maladie peut être d’origine héréditaire, survient généralement à un âge avancé et peut être traitée chirurgicalement.
  • la dysplasie rétinienne, un développement anormal de la rétine qui a souvent une cause héréditaire et entraîne l’apparition de plis rétiniens. Ils perturbent la vue du chien de manière plus ou moins prononcée, selon le degré de gravité. Ce dernier n’évolue pas de manière croissante, car la maladie n’est pas évolutive. Il n’existe pas de traitement, mais les autres sens peuvent compenser la déficience visuelle.
  • l’atrophie rétinienne progressive, une maladie héréditaire incurable qui provoque la perte de cellules photoréceptrices dans la rétine de l'œil, conduisant progressivement à la cécité totale de l’animal ;
  • l’entropion, qui peut être d’origine héréditaire et correspond au roulement d’une paupière vers l’intérieur de l’œil, à l’origine d’une forte irritation du globe oculaire (oeil rouge, larmoiements…). Cette affection peut toutefois être traitée chirurgicalement ;
  • l’épilepsie, un trouble parfois héréditaire qui provoque des convulsions parfois impressionnantes. Elle ne peut pas être guérie, mais un traitement à vie peut permettre aux individus concernés de mener une vie presque normale ;
  • l’hypothyroïdie, une carence en hormones produites par la glande thyroïde qui peut être à l’origine de tous types de symptômes bénins. Un traitement à vie permet d’éviter ces derniers ;
  • les allergies, qui peuvent être héréditaires et avoir toutes sortes d’origines : aliments, produits ménagers, pollen, poussières, insectes… La cause peut être ardue à identifier, et donc l’allergie difficile à traiter.
  • les infections de l'oreille, car la forme pendante de ces dernières favorise l’accumulation d’humidité et de saletés.

 

Par ailleurs, un individu utilisé pour la chasse est également d’avantage exposé aux risques que cette activité implique : blessures, parasites, épillets

 

Compte tenu du fait que plusieurs maladies auxquelles la race est prédisposée sont ou peuvent être héréditaires, passer par un éleveur sérieux qui sélectionne rigoureusement ses reproducteurs est indispensable pour maximiser les chances d’adopter un chiot qui ait non seulement bénéficié d’une bonne socialisation dès ses premières semaines, mais également qui soit épargné par toute affection héréditaire.

 

L'American Water Spaniel Club of America participe au Canine Health Information Center (CHIC), une base de données sur la santé des chiens. Tout éleveur digne de ce nom doit donc obtenir un numéro CHIC pour ses chiens, ce qui nécessite de transmettre les résultats de tests de santé de la Orthopedic Foundation for Animals (OFA) et ceux des tests oculaires de la Canine Eye Registration Foundation (CERF), quels que soient leurs conclusions. Le fait qu’un chien possède un numéro CHIC n’est donc pas un gage de bonne santé suffisant, mais les résultats de ses tests sont alors accessibles publiquement sur le site du CHIC : ceci permet à tout personne envisageant l’adoption d’un chiot de vérifier ses résultats ainsi que ceux de ses parents.

 

L’éleveur peut aussi être en mesure de présenter les résultats de tests génétiques supplémentaires effectués sur les parents ou le chiot pour détecter également certaines autres maladies, en plus de fournir un certificat de bonne santé établi par un vétérinaire ainsi que le détail des vaccins administrés au petit.

 

Une fois que ce dernier a rejoint son nouveau domicile, il convient de garder en tête que ses os et articulations sont particulièrement fragiles tant qu’il n’a pas atteint son âge adulte. Il faut donc éviter les exercices physiques trop intenses ou trop longs tant qu’il est encore jeune et en pleine croissance, sous peine de lui causer des blessures voire des malformations, avec donc potentiellement des conséquences à vie.

 

Par ailleurs, quand bien même il semble en parfaite santé, tout chien doit être examiné par un vétérinaire au moins une fois par an pour un bilan de santé complet. Cela peut permettre de détecter au plus tôt un éventuel problème, et on peut aussi en profiter pour faire effectuer ses rappels de vaccins par la même occasion. En parallèle, son maître doit veiller à renouveler ses traitements antiparasitaires tout au long de l’année chaque fois que cela est nécessaire, pour qu’à ce niveau-là également il ne cesse jamais d’être protégé. C’est d’autant plus important qu’il passe beaucoup de temps en extérieur.

Le pelage bouclé de l’Épagneul d'Eau Américain nécessite d’être brossé une ou deux fois par semaine pour éviter les nœuds et aider à répartir uniformément le sébum, cette huile naturelle qui protège sa peau. Ce chien ne perd qu’assez peu de poils tout au long de l'année, mais beaucoup plus au printemps et en automne ; il est donc nécessaire d’opter pour une fréquence de brossage accrue pendant ces périodes, afin d’éliminer les poils morts et d’éviter leur accumulation partout dans la maison.

 

Certains chasseurs choisissent de tondre régulièrement leur compagnon, pour éviter que des feuillages et branches ne s’accrochent à son pelage. Un individu servant uniquement de compagnon peut être laissé avec son pelage au naturel, ou coupé et les oreilles rasées pour un look plus soigné.

 

Il convient en tout cas de souligner que le poil de couverture de l’Épagneul d'Eau Américain est naturellement riche en sébum. Ceci peut entraîner certains désagréments au quotidien, comme une certaine odeur ou des traces huileuses dans la maison, lorsqu’il se frotte contre un mur ou du mobilier.

 

Pour autant, il n’est nécessaire de le laver que lorsqu'il est vraiment sale ou malodorant. En effet, des bains trop fréquents entraîneraient précisément la perte des huiles naturelles protégeant son pelage, ce qui provoquerait des irritations en rendant sa peau plus sèche. En tout cas, il est indispensable d’utiliser systématiquement un shampoing spécialement conçu pour les chiens, le pH de leur peau étant différent de celui de la peau des humains. Par ailleurs, une bonne habitude à prendre est de le rincer systématiquement à l'eau douce après chaque passage dans de l'eau salée ou dans un point d’eau contenant des algues, pour éviter toute irritation.

 

Il est également utile de sécher ses oreilles après chaque baignade ou long moment dans un lieu humide, car leur forme tombante le prédispose aux otites. Elles doivent d’ailleurs être inspectées et nettoyées chaque semaine, pour éviter là aussi l’accumulation d’humidité ou de saletés pouvant être à l’origine d’infections.

 

Comme tout chien, il convient également de vérifier ses yeux et nettoyer leur contour chaque semaine, là aussi pour éviter toute infection. C’est d’autant plus utile qu’il est prédisposé à plusieurs maladies à ce niveau, dont certaines peuvent être traitées.

 

La séance d’entretien hebdomadaire est aussi l’occasion de brosser ses dents, en veillant à employer un dentifrice destiné à la gent canine. Cela permet de prévenir la formation de tartre et les risques qu’elle implique : mauvaise haleine, maladies bucco-dentaires, etc. L’idéal est même de le faire encore plus souvent, voire chaque jour si possible.

 

Les ongles de l’American Water Spaniel demandent généralement moins d’attention, car son niveau d’activité élevé fait qu’ils s'usent généralement naturellement et qu’il n’est donc pas nécessaire de les couper manuellement. Mieux vaut toutefois s’en assurer tous les un ou deux mois. En tout état de cause, dès lors qu’on peut les entendre frotter lorsqu’il marche sur des surfaces dures, c’est que l’heure est venue de s’en occuper. A défaut, ils risqueraient de le gêner, mais aussi de se casser voire le blesser.

 

Les gestes pour entretenir le pelage de son chien, ses oreilles, ses yeux, ses dents ou encore ses ongles ne sont pas à prendre à la légère. S’ils ne sont pas effectués correctement, ils risqueraient non seulement de ne pas être efficaces, mais aussi potentiellement de lui faire mal. Il ne faut donc pas hésiter à les apprendre aux côtés d’un vétérinaire ou d’un toiletteur professionnel la première fois, afin d’apprendre comment procéder. Par ailleurs, mieux vaut ne pas attendre pour s’y mettre : plus un chien est habitué tôt à ces différentes manipulations, plus il les accepte facilement tout au long de sa vie.

 

Enfin, une brève inspection visuelle de son pelage et des différentes parties de son corps à chaque retour d’un long moment passé en extérieur (par exemple dans le cadre d’une partie de chasse) permet de détecter rapidement une éventuelle blessure ou la présence d’un parasite, d’un épillet, d’une épine..., et d’agir en conséquence pour éviter que cela ne prenne de trop grandes proportions.

Comme tout chien, l’Épagneul d’Eau Américain a besoin d’aliments et de quantités équilibrés et adaptés à sa taille, son âge et son niveau d’activité. Mieux vaut par ailleurs diviser sa ration quotidienne en au moins deux repas.

 

Ses besoins énergétiques peuvent varier au cours de l’année, en particulier s’il est utilisé dans le cadre de la chasse. En effet, il est alors dans certaines périodes beaucoup plus actif, passant davantage de temps à se dépenser en extérieur : il a donc besoin de plus d’énergie dans ces moments-là, ce qui nécessite d’augmenter son apport calorique journalier. Bien évidemment, une fois la saison de la chasse terminée, il est indispensable de revenir à sa ration habituelle, au risque qu’il développe de l’embonpoint.

 

Etant très actif, l’American Water Spaniel n’est que peu sujet aux problèmes d’obésité. Pour autant, aucun chien n’est à l’abri - en particulier s’il a été stérilisé -, et mieux vaut donc prendre l’habitude de peser son animal tous les mois. En cas de prise de poids qui se confirme voire s’amplifie sur plusieurs mesures d’affilée, il est nécessaire de l’emmener chez le vétérinaire. En effet, seul un professionnel de santé peut identifier de manière fiable l’origine du problème (aliments ou quantités inadaptés, maladie, effet secondaire d’un médicament…) et indiquer comment y remédier. Enfin, il est impératif comme pour tout chien de lui laisser de l’eau fraîche disponible en permanence. C’est tout particulièrement vrai pendant la chasse, en particulier si les températures sont élevées. S’il doit s’abreuver dans la nature, mieux vaut privilégier les ruisseaux et rivières aux eaux stagnantes, qui présentent un risque sanitaire accru.

L’Épagneul d’Eau Américain a été développé pour être un chasseur polyvalent. Spécialisé dans la chasse à la sauvagine, ce nageur talentueux et résistant se fait un plaisir de sauter dans l’eau pour aller récupérer les gibiers abattus – si bien d’ailleurs qu’il pourrait tout autant être considéré comme un retriever que comme un épagneul. Sur la terre ferme, il est surtout utilisé pour chasser la grouse, la caille, le faisan et le lapin. Il jouit encore aujourd’hui d’une certaine popularité auprès des chasseurs du Midwest américain, sa région d’origine.

 

En plus de ses qualités athlétiques, son intelligence lui permet également d’exceller dans de nombreux sports et activités canines tels que l'agility, l’obéissance, le flyball, le canicross, le field trial, le pistage… et bien sûr les concours de chasse.

 

Dès lors qu’il est suffisamment en mesure de se dépenser, il est aussi un merveilleux animal de compagnie. Il est le compagnon idéal d’un maître déjà expérimenté, qui possède un jardin et est à la fois suffisamment actif pour satisfaire son important besoin d’activité (ou peut déléguer en partie cette tâche à des enfants) et suffisamment présent à la maison pour éviter qu’il reste seul trop longtemps. Sa méfiance envers les étrangers et ses aboiements bruyants en font également un excellent chien de garde.

 

Enfin, on le retrouve parfois comme chien de thérapie confié à une personne souffrant d’un problème quelconque, usage dans lequel son tempérament doux et affectueux peut faire des merveilles.

L’Épagneul d’Eau Américain est une race de chien rare, et par conséquent très peu de chiots naissent chaque année. L’immense majorité des éleveurs se trouvent dans le Michigan et le Wisconsin (États-Unis), et ils ont souvent des listes d'attente pouvant aller de quelques mois à une année. Ils proposent généralement leurs chiots entre 600 et 1000 dollars (environ 500 à 900 euros).

 

Il est très difficile de trouver un éleveur en dehors des Etats-Unis, que ce soit en Europe (France, Belgique…) ou au Canada.

 

Une importation depuis l’étranger étant souvent la seule option possible pour adopter un American Water Spaniel, des dépenses de transport et des frais administratifs viennent s’ajouter au prix d’achat, sans parler du coût de l’enregistrement éventuel auprès du registre national du pays d’adoption. Par ailleurs, il convient de veiller à respecter la réglementation relative à l’importation d’un chien depuis l’étranger.

L’Épagneul d’Eau Américain a été nommé chien officiel de l’état du Wisconsin en 1986.

 

L’Épagneul d’Eau Américain aurait été une des races utilisées pour donner naissance au Boykin Spaniel, au tournant du 20ème siècle. Certains affirment même que Dumpy, l’épagneul brun trouvé dans les rues de Boykin en Caroline du Sud et qui fut à la base du programme d’élevage du Boykin Spaniel, était en fait un American Water Spaniel.

Avis & conseils Épagneul d'Eau Américain

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