Le poivron et le chien : bienfaits, cuisson, quantité...

Un tas de poivrons de différentes couleurs

Originaire du Mexique, le poivron désigne le fruit d'une plante de la même famille que le piment. Il est aujourd'hui cultivé dans le monde entier, et fait même partie des légumes les plus consommés au monde. Toutefois, comme il ne supporte pas le gel, il ne survit pas à l'hiver dans les climats tempérés voire froids : il y est donc cultivé comme une plante annuelle, à l'instar par exemple de la tomate.


Plus doux que son cousin, le poivron peut être vert, jaune, orange ou même rouge, en fonction de son degré de maturation. Toutes ces formes sont comestibles pour un humain, et le sont aussi pour un chien : ce dernier peut en consommer sans risques.

La composition nutritionnelle du poivron

Des poivrons de toutes les couleurs sur une table en bois

La composition du poivron dépend essentiellement de son degré de maturation : sa teneur en nutriments n'est pas la même selon qu'il est vert, jaune, orange ou bien rouge.

 

Cela étant, on considère qu'un poivron contient globalement :

  • entre 20 et 40 kcal pour 100 grammes ;
  • plus de 90% d'eau ;
  • environ 2,5% de glucides ;
  • autour de 1% de fibres ;
  • environ 1% de protéines ;
  • des vitamines, notamment B9 et C ;
  • des minéraux, en particulier du potassium.

 

En plus de cela, il renferme de grandes quantités d'antioxydants, des molécules possédant diverses actions bénéfiques sur l'organisme. La nature des antioxydants en question dépend toutefois elle aussi du degré de maturation - et donc leurs bienfaits également.

Les bienfaits du poivron pour les chiens

Un chiot grignote un poivron rouge

Compte tenu de sa teneur en antioxydants, le poivron est bénéfique pour la santé - en tout cas des humains.

 

Ainsi, l'étude intitulée « In vivo and in vitro evaluation for nutraceutical purposes of capsaicin, capsanthin, lutein and four pepper varieties » et publiée en 2016 dans la revue Food and Chemical Toxicology s'est intéressée aux propriétés anticancers de certaines substances contenues dans le poivron et/ou le piment.

 

Dans un autre registre, l'étude « Bioactive Compounds, Antioxidant Activity and Inhibition of Key Enzymes Relevant to Alzheimer's Disease from Sweet Pepper (Capsicum annuum) Extracts » publiée en 2019 dans la revue Préventive Nutrition and Food Science suggère que le poivron - notamment rouge - pourrait aider à prévenir la maladie d'Alzheimer.

 

Ces résultats n'ont toutefois pas été obtenus sur des chiens : d'autres études sont donc nécessaires pour savoir dans quelle mesure ils sont valables pour le meilleur ami de l'Homme. Ils restent très encourageants malgré tout.

Les inconvénients du poivron pour les chiens

Un chien blanc mange du poivron vert dans sa gamelle

Même s'il est bénéfique pour la santé, le poivron ne fait clairement pas partie des légumes les plus digestes pour un humain, et encore moins pour un chien.

 

Ceci est dû à ses fibres, particulièrement résistantes - notamment celles présentes dans la peau. Une petite quantité ne pose généralement pas de problème, mais les individus sensibles peuvent souffrir de troubles digestifs après en avoir consommé. Pour eux, il peut être préférable d'éviter de consommer des poivrons.

Sous quelle forme donner des poivrons à un chien ?

Sous quelle forme donner des poivrons à un chien ?

Le poivron se consomme au choix soit cru, soit cuit.

 

Lorsqu'il est cru, il est généralement intégré comme ingrédient dans des salades, ou peut éventuellement faire office d'apéritif. C'est sous cette forme qu'il contient le plus de vitamine C, mais il est alors nettement moins digeste.

 

Il peut sinon être cuit de différentes manières : à l'eau, à la vapeur, au four, à la poêle, etc. Il entre alors dans la composition de divers plats (ratatouille, poulet basquaise...) mais peut aussi accompagner tout simplement une viande, un poisson ou des oeufs. Il perd naturellement une partie de sa vitamine C pendant la cuisson, mais sa digestion est alors facilitée.

 

Pour un chien, il est donc préférable d'opter plutôt pour du poivron cuit et de retirer la peau avant de servir, afin de lui faciliter le travail de digestion au maximum. Le poivron rouge est à privilégier au jaune et au vert, car son goût est moins amer et plus sucré : il a donc davantage de chances de plaire à la gent canine.

Quelle quantité de poivrons donner à un chien ?

Une femme découpe un poivron rouge avec un couteau de cuisine

Compte tenu des fibres indigestes qu'il renferme, le poivron ne doit pas être donné en grandes quantités à un chien.

 

Le mieux est de commencer par lui donner quelques petits morceaux de poivron cuit et sans peau, puis d'observer son état pendant les heures à jours qui suivent.

 

S'il semble bien digérer le poivron, on peut tenter de lui en donner un peu plus - tout en faisant en sorte que la part de végétaux dans son alimentation ne représente pas plus de 10% de sa ration quotidienne. Si en revanche il souffre de troubles digestifs (diarrhées, selles molles...) après en avoir consommé, il est préférable de ne pas lui donner de poivron du tout, et d'opter plutôt pour des légumes digestes comme la courgette ou la carotte.

Sommaire de l'article

  1. Page 1 : La liste des légumes
  2. Page 2 : L'artichaut
  3. Page 3 : L'asperge
  4. Page 4 : L'aubergine
  5. Page 5 : La betterave
  6. Page 6 : La blette
  7. Page 7 : Le brocoli
  8. Page 8 : La carotte
  9. Page 9 : Le céleri
  10. Page 10 : Le champignon de Paris
  11. Page 11 : Le chou
  12. Page 12 : Le chou-fleur
  13. Page 13 : La citrouille
  14. Page 14 : Le concombre
  15. Page 15 : Le cornichon
  16. Page 16 : La courge
  17. Page 17 : La courgette
  18. Page 18 : L'endive
  19. Page 19 : L'épinard
  20. Page 20 : Le fenouil
  21. Page 21 : Le flageolet
  22. Page 22 : Le haricot
  23. Page 23 : Le haricot vert
  24. Page 24 : La lentille
  25. Page 25 : Le maïs
  26. Page 26 : Le navet
  27. Page 27 : Le panais
  28. Page 28 : La patate douce
  29. Page 29 : Le petit pois
  30. Page 30 : Le piment
  31. Page 31 : Le pois chiche
  32. Page 32 : Le poivron
  33. Page 33 : La pomme de terre
  34. Page 34 : Le potiron
  35. Page 35 : Le quinoa
  36. Page 36 : Le radis
  37. Page 37 : La salade
  38. Page 38 : Le soja
  39. Page 39 : La tomate