
Pour un nombre croissant de propriétaires, il n’est pas envisageable de partir en voyage sans leur chien, quelle que soit la durée.
Les choses peuvent toutefois être compliquées dans le cas où le trajet nécessite de prendre l’avion. En tout cas, un tel voyage ne s’improvise pas, surtout s’il s’agit de s’envoler pour l’étranger.
Néanmoins, est-ce une bonne idée de faire prendre l’avion à son chien ? Quelles sont les modalités d’acceptation des compagnies ? Doit-il voyager en cabine ou en soute ? À quoi faut-il s’attendre en termes de surcoût ? Enfin, comment s’y prendre avant et pendant le trajet afin que celui-ci se déroule au mieux ?
Le transport d’un chien en avion s’accompagne de multiples contraintes, et constitue pour lui une épreuve – à la fois sur le plan physique et sur le plan psychologique. De fait, ce mode de voyage est formellement déconseillé dans certains cas.
Un voyage en avion est généralement loin d’être une partie de plaisir pour un chien. Entre le fait qu’il ne soit pas habitué à évoluer dans un tel environnement, les nombreux bruits inconnus, les éventuelles secousses en cas de turbulences et l’impossibilité de se mouvoir comme il le souhaite (étant donné qu’il doit être installé dans un contenant), on comprend qu’il a tôt fait de se sentir stressé - voire angoissé – pendant le vol.
En outre, s’il effectue le voyage en cabine, il se retrouve entouré de nombreuses personnes qu’il ne connaît pas. Ce n’est pas forcément mieux en soute : il est alors séparé de son maître, et transporté par des inconnus tant à l’embarquement qu’au débarquement.
Ainsi, l’expérience peut carrément s’avérer traumatisante, a fortiori s’il ne voyage quasiment jamais et si le trajet est particulièrement long.
Un chien facilement anxieux ou apeuré ne devrait pas prendre l’avion, surtout pour un trajet très long. Il aurait en effet de grandes chances d’être traumatisé par cette expérience.
Il en va de même si sa santé est fragile. En effet, un chien malade, affaibli ou très âgé risquerait de ne pas supporter une telle épreuve physique et émotionnelle.
L’avion est également fortement déconseillé pour un chien brachycéphale, c’est-à-dire au nez écrasé : Bulldog Anglais, Bouledogue Français, Carlin, Cavalier King Charles, Pékinois, Shih Tzu… En effet, bien qu’un avion soit pressurisé en soute comme en cabine, l’air y reste plus rarifié qu’au sol. Or, cette particularité morphologique va de pair avec une capacité respiratoire moindre, et donc un risque de détresse respiratoire dans pareille circonstance. Celle-ci pourrait même aller jusqu’à entraîner la mort par arrêt cardiaque.
Toutes les compagnies aériennes n’acceptent pas les représentants de la gent canine à bord de leurs appareils.
Du reste, celles qui les admettent en cabine imposent généralement une limite de poids, sauf pour les chiens d’assistance et éventuellement ceux de soutien émotionnel. Celle-ci est fixée le plus souvent entre 8 et 10 kg, contenant inclus.
Certaines n’admettent pas les chiens en cabine, et imposent leur transport en soute. D’autres à l’inverse ne les acceptent pas en soute : uniquement en cabine, mais avec là aussi généralement une limite de poids.
Quoi qu’il en soit, la prise en charge d’un chien entraîne toujours un surcoût. Celui-ci est variable selon la compagnie, la destination, et le fait que l’animal voyage en cabine ou en soute – cette dernière option étant globalement nettement plus dispendieuse.
Par ailleurs, non seulement les modalités d’acceptation des chiens à bord varient d’une compagnie à l’autre, mais en plus elles sont susceptibles d’évoluer. En effet, chacune d’entre elles peut à tout moment modifier ses règles en la matière. Par conséquent, même si on vole régulièrement avec son animal, mieux vaut toujours vérifier ce qu’il en est avant d’effectuer une réservation, afin d’éviter une mauvaise surprise.
Enfin, on constate globalement d’importantes différences dans les conditions d’acceptation entre les compagnies traditionnelles et les compagnies low cost.
Que ce soit en Europe, en Amérique du Nord ou ailleurs, la plupart des compagnies dites « full service » acceptent les représentants de la gent canine à bord de leurs avions à la fois en cabine et en soute. C’est le cas notamment d’Air France, d’Air Canada, de Brussels Airlines, de KLM, ou encore de Swiss.
Toutefois, dans le cas d’un transport en cabine, le chien doit se situer en-dessous d’une certaine limite de poids, qui est assez basse : le plus souvent de l’ordre de 8 ou 10 kg. Au-delà, il ne peut voyager qu’en soute.
Des exceptions existent toutefois. Par exemple, British Airways, Emirates et Qatar Airways refusent totalement les chiens en cabine, quel que soit leur gabarit : ils sont acceptés uniquement en soute.
L’inverse est également possible : ainsi, American Airlines, Delta Air Lines et United Airlines ne les autorisent qu’en cabine. Ce n’est pas si surprenant de la part de ces compagnies américaines, quand on sait combien les contentieux sont monnaie courante aux États-Unis - avec à la clef le risque pour les entreprises d’être condamnées à verser des sommes importantes en dédommagement. Ne pas accepter le transport d’animaux domestiques en soute permet de se mettre à l’abri d’éventuelles poursuites en cas de problème grave (blessure, décès…) survenu alors que l’animal aurait ainsi été directement sous leur responsabilité.
Cela leur permet également d’éviter des retombées négatives en termes d’image de marque. En effet, le Departement of Transportation (DOT) impose aux compagnies aériennes la publication de rapports mensuels mentionnant entre autres le nombre d’animaux blessés, perdus ou décédés dans leurs avions, quelles que soient les circonstances.
Compte tenu de la limite de poids assez basse pour l’acceptation d’un chien en cabine (le plus souvent 8 à 10 kg), le fait qu’une compagnie refuse la prise en charge en soute signifie qu’à moins de posséder un chien de petite taille, on ne peut alors pas voyager avec son animal à bord de ses appareils.
Quel que soit le continent, les compagnies aériennes low cost n’acceptent généralement pas les animaux en soute. Il faut alors prendre son chien avec soi en cabine… si tant est que cela soit permis. En effet, certaines font le choix de ne pas les accepter du tout, y compris en cabine.
En Europe, c’est le cas notamment d’EasyJet, Jet2.com, Ryanair et Wizz Air. Toutefois, les représentants de la gent canine sont les bienvenus en cabine chez la majorité des low-cost du Vieux Continent - notamment Norwegian, Transavia, Volotea et Vueling.
En Amérique du Nord, les opérateurs low cost sont encore davantage « dog friendly ». Au Canada, les chiens sont ainsi autorisés en cabine sur les vols opérés notamment par Air Canada Rouge, Flair Airlines, JetBlue, Porter Airlines et Westjet. Aux États-Unis, la quasi-totalité des opérateurs low cost les admettent à bord de leurs appareils : Allegiant Air, Frontier Airlines, Spirit Airlines, Southwest Airlines...
En Asie, les choses sont très différentes : les compagnies low-cost qui acceptent les chiens en cabine y sont minoritaires. On peut citer notamment les Coréennes Jin Air, Jeju Air ou T’way Air, l’Indienne Akasa Air ou encore la Thaïlandaise Nok Air. Certaines le font uniquement sur les liaisons domestiques : c’est le cas par exemple de la Vietnamienne Vietjet. En revanche, ni Air Asia, le leader du low cost dans cette région du monde, ni Cebu Pacific, ni IndiGo, ni Jetstar, ni Peach Aviation ne les admettent pas à bord de leurs appareils, que ce soit en soute ou en cabine.
Cela dit, comme la majorité des opérateurs low cost n’acceptent pas les animaux en soute, prendre son chien avec soi est souvent impossible, même chez ceux qui les acceptent en cabine. En effet, la limite de poids (généralement 8 kg contenant inclus) exclut de facto la plupart des représentants de la gent canine. À cela vient s’ajouter le fait que l’espace disponible sous le siège devant celui sur lequel on est installé (c’est-à-dire à l’endroit où on doit placer son animal) est généralement plus restreint que dans les compagnies traditionnelles.
Fondée en 1945, l'International Air Transport Association (IATA) compte près de 400 compagnies membres, qui ensemble représentent environ 85 % du trafic aérien mondial. Les transporteurs historiques d'Europe, d'Amérique, d'Asie et du Moyen-Orient en font presque tous partie : ce sont surtout des low cost qui manquent à l’appel.
L’IATA a entre autres pour vocation de fixer des standards internationaux régissant toutes sortes d’aspects du transport aérien. Parmi ceux-ci figure notamment la prise en charge des animaux de compagnie, à travers un document intitulé « Live Animals Regulations » (LAR).
L’IATA est une association commerciale privée, et non un organisme législatif : elle n’a donc pas le pouvoir de créer des lois et de les faire respecter. Ses publications sont simplement des normes industrielles. Toutefois, les compagnies membres s’engagent à se conformer à ces dernières, si bien qu’elle joue un rôle essentiel en termes d’harmonisation des pratiques et d’amélioration de la sécurité.
Les compagnies sont néanmoins libres d’aller plus loin si elles le souhaitent. Certaines ne se privent pas de le faire, que ce soit pour des considérations de sécurité ou de politique commerciale. En outre, elles doivent aussi pour chaque vol se conformer à la réglementation du(es) pays concerné(s), qui peut être plus stricte que les préconisations de l'organisme.
Il faut noter par ailleurs que même les compagnies qui ne sont pas membres de l'IATA s’inspirent fortement de ses normes pour définir leur règlement, y compris en matière de transport d’animaux de compagnie.
Dès lors qu’une compagnie choisit d’accepter les chiens à bord de ses avions, elle fixe bien sûr des conditions – et définit donc des motifs justifiant un refus de prise en charge.
Les Live Animal Regulations (LAR) de l’IATA abordent cet aspect, mais ne prévoient qu’un seul motif pour cela : l’âge de l’animal.
Que ce soit pour un transport en cabine ou en soute, sa race peut également constituer un obstacle. En effet, certains transporteurs font le choix de refuser les chiens brachycéphales.
Par ailleurs, la compagnie doit aussi bien sûr respecter la loi applicable.
Les Live Animal Regulations de l’IATA prévoient qu’un chien doit être âgé d’au minimum 8 semaines pour être autorisé à voyager en avion, que ce soit en soute ou en cabine.
Les compagnies membres de l’organisation doivent au minima suivre cette norme, mais sont libres de fixer le curseur à un âge plus élevé. Elles sont d’ailleurs nombreuses à le faire, surtout pour les liaisons internationales, en le plaçant alors généralement à 12 voire 15 semaines.
Elles y sont d’ailleurs parfois obligées simplement pour être en conformité avec la loi. En particulier, les pays qui exigent la vaccination contre la rage (c’est le cas notamment de la Belgique, le Canada, la France et la Suisse) interdisent systématiquement l’importation d’individus âgés de moins de 15 semaines. Une compagnie assurant une liaison vers une telle destination refuse donc d’embarquer un chien qui n’a pas au minimum cet âge-là, étant donné qu’il se verrait refuser l’entrée.
Les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA n’imposent pas aux compagnies de refuser certaines races de chiens, que ce soit en soute et/ou en cabine.
Néanmoins, elles ont bien sûr toute latitude pour le faire, et certaines décident ainsi de ne pas accepter les races brachycéphales.
Elles doivent également bien sûr se conformer aux éventuelles lois interdisant certaines races considérées comme dangereuses.
Sans aller jusqu’à l’interdire, les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA indiquent que le transport en soute d’un chien brachycéphale, c’est-à-dire au nez écrasé, est fortement déconseillé. En effet, cette particularité morphologique implique une capacité respiratoire réduite, alors que justement l’air dans la soute d’un avion est moins riche en oxygène. En revanche, l’IATA considère qu’elle ne pose pas particulièrement de problème dans le cas d’un transport en cabine.
Comme toujours avec les normes de l’IATA, chaque compagnie membre est libre d’adopter des règles plus strictes. Elle peut ainsi décider de ne pas les accepter en soute. C’est le cas notamment d’American Airlines et de Royal Air Maroc, qui restreignent aussi leur accès en cabine. En effet, elles n’y acceptent ces races qu’à condition que la température au départ et à l’arrivée se situe en deçà d'un certain seuil.
Évidemment, si une compagnie interdit les races brachycéphales en soute alors que par ailleurs elle n’accepte pas les représentants de la gent canine (quels qu’ils soient) en cabine, cela signifie qu’on ne peut tout simplement pas faire voyager un chien brachycéphale à bord de ses appareils. Il en va ainsi par exemple de British Airways et Emirates.
Les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA n’établissent pas de liste de races ou de types de chiens interdits pour cause de dangerosité supposée. Toutefois, les compagnies sont obligées bien sûr de prendre en compte l’éventuelle législation sur le sujet du ou des territoire(s) desservi(s).
À titre d'exemple, il est impossible d’atterrir à Genève ou à Zurich (ou d’y embarquer) avec un American Staffordshire Terrier : dans chacune de ces villes, la réglementation du canton interdit l'importation de cette race sur le territoire. Une compagnie aérienne opérant un vol vers une de ces destinations refuserait donc l'embarquement de l'animal, pour éviter qu'il ne soit refoulé ou saisi à l'arrivée.
De la même façon, toute compagnie opérant un vol au départ ou à destination de la France, quel que soit son pavillon (c’est-à-dire le pays où elle est immatriculée), doit respecter l’interdiction d’accès aux transports en commun prévue par la loi française sur les chiens dangereux. Celle-ci concerne les chiens de catégorie 1, dits « chiens d’attaque » : y figurent les spécimens qui ne sont pas de pure race mais de type American Staffordshire Terrier, Mastiff ou Tosa.
Un chien peut être refusé en cabine pour des raisons techniques, commerciales ou légales : son poids, son tempérament, la classe de voyage, le nombre total d’animaux autorisés en cabine ou le nombre d’animaux admis par passager, la législation du pays de destination (dans le cas d’un vol international).
Les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA ne prévoient aucune limite de poids à respecter pour le transport d’un animal en cabine. Néanmoins, la quasi-totalité des compagnies aériennes le font.
Le curseur est généralement fixé à 8 kg, poids du contenant inclus. C’est ce que font notamment Air France, Brussels Airlines et Swiss, ainsi que de la plupart des compagnies low cost européennes admettant les chiens en cabine.
Certaines compagnies un peu plus « pet-friendly » vont un peu au-delà. Par exemple, les Coréennes Jeju air et T’way Air optent une limite de 9 kg. Air Canada et Turkish Airlines la fixent à 10 kg, tout comme KM Malta Airlines dans le cas général. Sur certains vols de cette dernière, la limite peut même atteindre les 12 kg.
Il existe aussi des transporteurs qui ne fixent pas de limite de poids, mais ils sont rares. C’est le cas par exemple du Canadien Westjet, qui n’applique aucune restriction de ce type pour le transport des animaux en cabine. Cela dit, il n’en reste pas moins que le contenant doit pouvoir tenir dans le siège devant soi.
Ainsi, le transport en cabine est dans tous les cas réservé uniquement aux plus petits spécimens. On ne peut pas prendre à bord avec soi un chien de grande taille ou de taille moyenne : il peut voyager seulement en soute – si tant est que la compagnie y accepte le transport d'animaux.
Un chien ne peut être accepté en cabine s’il est agité, voire agressif. En effet, il n’est pas question qu’il représente un danger ou une gêne pour les autres voyageurs ou pour l’équipage ; il doit être capable de passer la totalité du vol à l’intérieur de son contenant sans se mettre dans tous ses états.
Les compagnies se réservent donc toujours le droit de refuser l'accès à bord à un animal dont le comportement laisse présager un risque de trouble durant le vol, même si toutes les autres conditions d'admission sont remplies.
Il peut arriver qu’il ne soit pas possible de prendre son chien en cabine du fait de la classe dans laquelle on voyage et du modèle de l’appareil, car la configuration des sièges ne laisse pas suffisamment d’espace sous le siège devant soi pour y placer un contenant.
C’est ainsi par exemple que les animaux (quels qu’ils soient) ne sont pas admis en classe Affaires dans les Boeing 787 d’Air France.
Les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA prévoient que chaque compagnie doit définir un quota global d’animaux autorisés en cabine, en fonction de la configuration de l’appareil : taille de la cabine, nombre de sièges, etc. L’objectif est d’assurer à la fois la sécurité et le confort des passagers.
L’organisme laisse cependant ses membres libres de fixer leur propre quota. Elles le font généralement en définissant plus exactement un quota par classe physiquement distincte (c’est-à-dire séparée par une cloison ou un galley, et non un simple rideau), et ce pour chaque type d’appareil et chaque type de configuration de cabine.
Sur un avion disposant d’une classe Affaires séparée de la classe Économique, deux animaux sont en général acceptés dans la première, et entre deux à cinq dans la seconde.
Si les classes Affaires et Économique ne sont pas physiquement séparées l’une de l’autre (ou qu’elles le sont par un simple rideau), un seul quota s’applique pour l’ensemble de la cabine. Dans ce cas de figure, entre trois et cinq animaux sont alors généralement admis à bord, selon la taille de l’avion.
Une fois le quota atteint, aucun animal supplémentaire ne peut être accepté en cabine, quand bien même tous les autres critères sont parfaitement remplis. Si l’on a en tête de prendre son chien avec soi à bord, mieux vaut donc ne pas tarder pour réserver sa place – par exemple le faire dès qu’on achète son propre billet. On s’épargne ainsi une déconvenue éventuelle, même si en réalité un tel cas de figure est rare.
Les Live Animals Regulations (LAR) ne fixent pas de norme en la matière, mais une compagnie aérienne n’accepte généralement qu’un animal en cabine par passager.
Cette règle a pour but de faciliter l’évacuation en cas d’urgence. En effet, si un voyageur devait alors avoir plusieurs animaux à emporter, cela risquerait fort d’entraver sa mobilité et celle des autres occupants de l’appareil.
Des exceptions existent, mais elles sont rares : Finnair, Iberia et United Airlines, pour ne citer qu’elles, autorisent jusqu’à deux animaux par personne.
Certains pays ayant un écosystème fragile cherchent à le protéger de la rage en interdisant purement et simplement l’entrée d’animaux qui auraient voyagé en cabine. C'est ce que font notamment l’Australie, l’Irlande, la Nouvelle-Zélande et le Royaume-Uni.
Ils acceptent donc uniquement les animaux ayant voyagé en soute, et lors de leur arrivée ceux-si sont directement pris en charge par les services vétérinaires de la douane.
C’est assez peu le cas chez les low cost, mais en revanche les compagnies traditionnelles acceptent généralement de transporter des chiens en soute. Néanmoins, cela n’est pas forcément sans conditions : des exceptions existent en fonction des températures au sol, de la race de l’animal ou même de la taille de la porte de ce compartiment.
Il est particulièrement utile de les connaître si l’animal que l’on possède n’est pas de petite taille. En effet, les limites de poids qui s’appliquent en cabine font que la soute est alors la seule option pour l’emmener avec soi.
La soute d’un avion commercial moderne est normalement toujours pressurisée et tempérée. Néanmoins, elle reste ouverte au moment du chargement et du déchargement. Lorsque les températures extérieures sont très faibles ou au contraire très élevées, un animal qui s’y trouverait risquerait alors d’être exposé à des variations de température si importantes qu’elles pourraient provoquer un coup de chaleur ou une hypothermie, avec potentiellement à la clef de graves conséquences – voire son décès.
Les compagnies accordent donc généralement à leur personnel un droit de veto : dès lors, un agent peut refuser la prise en charge d’un chien en soute dès lors qu’il estime que les températures extérieures ne permettent pas de garantir son bien-être. Cette vigilance accrue cible particulièrement les races brachycéphales, du fait de leur fragilité intrinsèque.
Dans certains pays, c’est même la loi qui interdit aux compagnies aériennes de transporter un chien en soute lorsque le thermomètre dépasse un certain seuil. C’est le cas notamment aux États-Unis, au Canada ainsi que dans plusieurs pays du Moyen-Orient : les Émirats arabes unis, le Qatar, l’Arabie Saoudite, le Koweït, Oman...
Nombre de compagnies aériennes refusent de transporter en soute un chien brachycéphale, c’est-à-dire au nez écrasé : Bulldog Anglais, Bouledogue Français, Carlin, Shih Tzu...
En effet, cette spécificité morphologique impacte fortement sa capacité respiratoire, et donc sa capacité à réguler correctement sa température. Or, comme il est impossible d’accéder à la soute en vol, personne ne peut intervenir pour lui porter assistance s’il se trouve alors en insuffisance respiratoire – une situation qui est loin d’être improbable, à la fois à cause du stress et du fait que l’oxygène y est plus rare qu’au sol.
Air France, Corsair et Lufthansa font partie des compagnies qui appliquent systématiquement une telle politique. Certaines sont plus flexibles, puisqu’elles refusent de prendre en charge ces chiens uniquement les mois d’été ou en cas de fortes chaleurs. C’est l’approche retenue notamment par Air Canada, Air Transat, Brussels Airlines et Swiss.
En théorie, une compagnie aérienne ne refuse pas d’embarquer un chien en soute en raison de sa taille ou de son poids, pour peu qu’elle y dispose de suffisamment de place. Néanmoins, il faut bien sûr que le contenant dans lequel voyage l'animal puisse franchir la porte du compartiment à bagages.
Pour les plus grands chiens, ce peut être un vrai problème. Par exemple, un Barzoï, un Grand Danois, un Leonberg, un Lévrier Irlandais ou un Mastiff doit voyager dans une cage si volumineuse que les dimensions de cette dernière sont effectivement susceptibles de dépasser celles de l’ouverture de la soute.
Évidemment, la question a peu de chances de se poser sur un avion gros-porteur : Boeing 777 ou 787, Airbus A350 ou A380… En revanche, la porte peut effectivement s’avérer trop étroite sur de petits appareils comme les ATR, ou même certains modèles de la famille Airbus A320.
Certaines personnes ayant des besoins particuliers doivent voyager avec un chien d’assistance ou un chien de soutien émotionnel. Les règles régissant l’acceptation de ces animaux à bord des avions et les modalités de leur prise en charge sont loin d’être universelles : elles dépendent de l’éventuelle législation sur le sujet du ou des pays desservi(s), et à défaut de la politique propre à chaque compagnie.
L’acceptation d’un chien d’assistance en cabine sur un vol donné dépend en premier lieu de l’existence éventuelle d’une loi sur le sujet. Lorsqu’il existe effectivement une telle loi qui s’applique au vol en question (compte tenu de son point de départ et/ou d’arrivée) et stipule que la compagnie doit accepter les chiens d’assistance, celle-ci doit évidemment s’y conformer.
Il convient toutefois de souligner que les différentes législations sur le sujet ne sont pas harmonisées : ainsi, les critères de reconnaissance du statut de chien d’assistance varient d’un territoire à l’autre.
Par ailleurs, même lorsqu’elle n’y est pas contrainte, une compagnie peut parfaitement décider de les accepter quand même. Très rares sont celles qui ont une telle politique, mais on peut citer notamment Ethiopian Airlines.
En tout cas, qu’elles soient contraintes par la loi d’accepter les chiens d’assistance en cabine ou qu’elles le fassent spontanément, ce sont les compagnies elles-mêmes qui définissent alors leurs modalités exactes de prise en charge.
Dans certains territoires, la loi impose aux compagnies aériennes d’accepter les chiens d’assistance en cabine – du moins ceux qu’elle reconnaît effectivement comme tels. C’est notamment le cas au niveau de l'Union européenne, au Canada et aux États-Unis.
Lorsque c’est effectivement le cas, tous les vols au sein du territoire en question doivent s’y conformer, et il en va de même bien sûr de ceux qui relient deux territoires qui imposent la même obligation.
Cette dernière s'applique également par défaut à tous les vols au départ du territoire concerné et à destination d’un territoire où la loi est silencieuse concernant l’accès des chiens d’assistance aux transports en commun, du moins tant que cela n’entre pas en contradiction avec une autre disposition législative. En effet, certains pays interdisent spécifiquement toute importation d’un animal ayant voyagé en cabine (peu importe qu’il s’agisse d’un chien d’assistance), ou imposent des protocoles sanitaires qui rendent de toute façon le transport en cabine impossible. C’est le cas notamment de l’Australie, d’Israël, de la Nouvelle-Zélande et du Royaume-Uni : tout représentant de la gent canine qui voyage vers un de ces pays ne peut le faire qu’en soute, et les chiens d’assistance ne bénéficient pas d’un régime particulier.
Qu’il s’agisse d’un vol intérieur ou international, le transport en cabine d’un chien d’assistance (qu’il soit imposé par la loi ou qu’il relève simplement de la politique de la compagnie) nécessite presque toujours la présentation d’un certificat d’identification et de formation, qui atteste du statut de l’animal.
En Europe continentale, l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne (AESA) exige des compagnies qu’elles demandent un certificat d’identification délivré par un organisme reconnu par l’International Guide Dog Federation (IGDF) ou l’Assistance Dogs International (ADI / ADEu).
Au Royaume-Uni, la loi oblige les compagnies à accepter les chiens d’assistance « reconnus ». La Civil Aviation Authority (CAA), organisme public chargé de réguler et de superviser la sécurité aérienne sur ce territoire, les autorise à demander une preuve que l’animal l’est effectivement, mais sans pour autant définir les preuves admissibles. Dans la pratique, la grande majorité d’entre elles appliquent le fonctionnement applicable en Europe continentale, c’est-à-dire qu’elles exigent la présentation d'un certificat d'un organisme affilié à l'IGDF ou l'ADI / ADEu. Toutefois, certaines acceptent aussi les chiens d'assistance formés par des organismes non reconnus par ces deux institutions, à condition que leur compétence puisse être démontrée. C’est le choix fait notamment par British Airways.
Au Canada, l’Office des Transports du Canada (OTC) prévoit dans son Règlement sur les transports accessibles aux personnes handicapées (RTAPH) que les compagnies aériennes peuvent exiger « une carte d’identité ou un autre document, délivrés par l’organisme ou la personne spécialisé en formation de chiens d’assistance, dans lequel la personne handicapée est nommée et qui atteste que le chien d’assistance a reçu de l’organisme ou la personne une formation individualisée à la tâche pour répondre aux besoins liés au handicap de la personne handicapée ». Ainsi, les transporteurs aériens peuvent faire preuve de davantage de souplesse qu’en Europe : ils doivent certes exiger que le chien d’assistance ait été formé, mais sont libres d’accepter une formation non reconnue par l’IGDF ou l’ADI/ ADEu.
Aux États-Unis, le Department of Transportation (DOT) doit s’assurer que les compagnies respectent les modalités de l’Air Carrier Access Act, une loi qui les oblige à accepter en cabine tout chien d’assistance. Elle est particulièrement souple, car ce dernier n’a pas besoin d’avoir été formé dans un centre reconnu. Elle reconnait même l’auto-formation, c’est-à-dire la formation du chien par son propre maître, ce qui est le cas ni en Europe ni au Canada.
Même quand la loi leur impose d’accepter les chiens d’assistance en cabine, les compagnies restent décisionnaires concernant les modalités exactes de prise en charge de ces derniers.
Néanmoins, l'International Air Transport Association (IATA) s’est emparée du sujet et fixe des standards en la matière. Ceux-ci sont en fait basés en fait sur les recommandations de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), une agence de l’Organisation des Nations Unies (ONU). Comme toujours, toute compagnie membre de l’IATA se doit de les respecter.
Ils font d’autant plus autorité que même les transporteurs non-membres de l’IATA choisissent généralement de les reprendre à leur compte.
Ils accordent à un chien d’assistance un régime particulier, dans la mesure où contrairement à ses congénères :
Il doit normalement être installé au sol, aux pieds de son maître et sans dépasser dans l’allée centrale. Toutefois, s'il est trop imposant pour que cela puisse être le cas, c’est à la compagnie aérienne de s’adapter pour trouver une solution. En général, elle propose alors au passager une place offrant plus d’espace, ou bien bloque gratuitement le siège d’à côté.
À la différence d’un chien d’assistance, un chien de soutien émotionnel n’est pas formé spécifiquement pour accomplir des tâches motrices ou techniques. Sa mission consiste à apporter un confort psychologique et une stabilité affective à son propriétaire, par sa seule présence.
Dès lors qu’un chien donné est reconnu comme tel dans un territoire où il existe un statut juridique pour les chiens de soutien émotionnel, il est susceptible de bénéficier de conditions de prise en charge similaires ou identiques à celles d’un chien d’assistance.
Toutefois, rares sont les pays où ce statut existe. En outre, même là où c’est le cas, la loi n’impose pas forcément aux transporteurs de traiter effectivement ces animaux de manière distincte.
Pour être reconnu comme tel dans les territoires où ce statut est reconnu par la loi, un chien de soutien émotionnel doit avoir été « prescrit » par un professionnel de la santé mentale (un psychiatre ou un psychologue) pour aider une personne souffrant de troubles : anxiété sévère, dépression, crises de panique, stress post-traumatique...
Par ailleurs, dès lors qu’il existe effectivement une loi consacrée aux chiens de soutien émotionnel, elle est susceptible d’obliger les transporteurs aériens à leur faire bénéficier d’un traitement de faveur. Généralement, celui-ci consiste à être admis en cabine quel que soit leur gabarit et sans avoir à y être installé dans un contenant, tant qu’ils sont sous le contrôle de leur maître.
Le statut de chien de soutien émotionnel peut procurer des avantages indéniables à l’animal et à son propriétaire. Toutefois, il n’existe que dans un nombre très limité de pays.
En Amérique, on peut citer notamment le Brésil, le Canada, la Colombie, les États-Unis et le Mexique.
En Europe, il n’est reconnu par aucun État – que ce soit au sein de l’Union européenne ou en dehors.
En Asie, il l’est seulement dans une poignée de pays - notamment la Chine, la Corée du Sud et les Philippines.
Même dans les territoires où la loi prévoit un statut spécifique pour les chiens de soutien émotionnel, elle n’impose pas forcément aux compagnies aériennes de les accepter en cabine, qui plus est en dehors d’un contenant.
Aux États-Unis, c’était le cas jusqu’en 2021. La loi a changé cette année-là pour faire disparaître cette obligation.
En Asie, plusieurs pays, dont la Chine, la Corée du Sud et les Philippines, reconnaissent l’existence des chiens de soutien émotionnel. Néanmoins, seul ce dernier oblige les compagnies à les accepter en cabine et sans contenant. Cette loi vaut pour tous les vols domestiques, ainsi que pour les liaisons internationales au départ ou à destination de l’archipel. Toutefois, elle s’applique seulement aux compagnies du pays (Philippine Airlines, Cebu Pacific…), et non à celles de pays tiers.
Les Philippines sont loin d’être un cas particulier : l’obligation d’accepter les chiens de soutien émotionnel en cabine est souvent cantonnée aux compagnies du pays. Ainsi, il en va de même par exemple au Brésil, en Colombie et au Mexique : seules les compagnies locales (Aeromexico, Avianca, LATAM Airlines…) sont contraintes d’offrir à ces animaux des conditions de prise en charge similaires à celles qui s’appliquent aux chiens d’assistance, à la fois sur leurs vols domestiques et sur les liaisons entre ces pays. Cette obligation ne s’applique pas en revanche aux compagnies immatriculées dans d’autres territoires.
De plus, même dans les territoires où les chiens de soutien émotionnel sont reconnus et où la loi oblige les transporteurs aériens à les accepter en cabine hors de tout contenant, elle n'impose pas forcément des conditions tarifaires aussi avantageuses que celles qui s’appliquent aux chiens d’assistance.
Par exemple, au Brésil et en Colombie, elle impose aux compagnies de les accueillir gratuitement, mais ce n’est pas le cas au Mexique et aux Philippines.
En outre, dans ces deux derniers pays, la compagnie n'est pas contrainte à trouver une solution si le chien est trop imposant et ne tient pas devant les pieds de son maître. Elle peut éventuellement proposer alors de laisser le siège d’à côté vide, mais est alors parfaitement fondée à exiger un supplément qui correspond généralement au prix d'un deuxième billet (moins les taxes d’aéroport). Si aucune solution n’est possible en cabine ou si elle estime que c’est préférable pour des raisons d'organisation interne, elle peut imposer que l’animal voyage en soute, sous réserve qu’il y ait de l’espace disponible et en appliquant le tarif en vigueur pour un transport dans ce compartiment.
Les États-Unis font partie des rares pays où la loi prévoit un statut particulier pour les chiens de soutien émotionnel. Toutefois, depuis 2021, elle ne leur accorde plus aucun avantage en matière de transport aérien. En effet, le Department of Transportation (DOT) n’oblige plus les compagnies opérant dans le pays — qu'elles soient américaines ou étrangères — à leur offrir le moindre traitement de faveur, alors que jusqu’alors ils devaient bénéficier des mêmes passe-droits que les chiens d’assistance.
Cette décision fait suite à un nombre important d’incidents (morsures, déjections...), et prend également en compte l’absence d’organisme officiel encadrant leur formation.
Suite à ce revirement, tout ou partie des compagnies auraient bien sûr pu faire le choix de continuer à accepter malgré tout ces chiens en cabine. Néanmoins, aucune n’a décidé d’adopter une telle politique.
Ce changement de la législation américaine a aussi eu des répercussions d’ordre mondial. En effet, l’International Air Transport Association (IATA) a ensuite mis à jour ses normes sur le sujet : elle ne recommande plus désormais à ses membres de faire bénéficier ces chiens du moindre passe-droit.
À moins d’être un chien d’assistance, ou éventuellement de soutien émotionnel, un chien qui voyage en avion ne peut évidemment pas se promener librement dans la cabine ou dans la soute : il doit impérativement être installé au sein d’un contenant. Ce dernier doit lui-même répondre à des critères précis, qui diffèrent selon qu’il s’agisse d’un transport en cabine ou en soute.
À l’exception des chiens d’assistance, et chez certaines compagnies de ceux de soutien émotionnel, tous les animaux admis dans la cabine d’un avion doivent être placés dans un contenant et y rester tout au long du trajet.
Cet objet doit répondre à plusieurs exigences strictes, notamment en ce qui concerne ses dimensions, car il doit pouvoir être placé sous le siège devant celui où on est installé.
Ces spécifications sont plus ou moins harmonisées au niveau international. En effet, l’IATA définit dans la section « Container Requirement 1 (CR1) » de ses Live Animals Regulations (LAR) des standards techniques précis. Toutes les compagnies qui en sont membres doivent s’y conformer, mais en plus même celles qui ne le sont pas ont tendance à les reprendre à leur compte pour établir leurs propres règlements.
L’AITA ne dresse pas une liste exhaustive des modèles d’accessoires de transport acceptés en cabine, ou même d’ailleurs des types : sac, caisse, cage... En lieu et place, elle définit simplement des critères que le contenant doit remplir :
Les compagnies membres de l’IATA doivent a minima respecter les normes qu’elle fixe, mais rien ne les empêche d’imposer des restrictions supplémentaires. En l’occurrence, elles ne s’en privent pas : ainsi, un nombre croissant de transporteurs stipulent que seuls les sacs et les contenants en matériaux souples sont acceptés. En effet, les cages et les caisses rigides sont de plus en plus considérées comme trop encombrantes et difficiles à déplacer. Cette ligne est adoptée notamment par Air Canada, Air France, Brussels Airlines et Swiss.
Concernant les dimensions du contenant, les Live Animals Regulations (LAR) de l’IATA ne fixent pas de valeurs maximales : chaque compagnie a donc toute latitude pour fixer ses propres règles en la matière. Dans les faits, une large majorité des opérateurs traditionnels (« full-service ») stipulent qu’il ne doit pas dépasser 45 cm de long, 30 cm de large et 25 cm de haut. Ces valeurs ne sont pas le fruit du hasard : elles correspondent en fait à l’espace standard sous un siège passager sur leurs avions. Chez les compagnies low-cost, ce dernier a une hauteur plus petite : celle du contenant ne doit donc généralement pas dépasser 20 ou 21 cm.
Pour finir, il convient de souligner qu’une compagnie peut faire évoluer à tout moment ses règles concernant l’accessoire pour transporter un chien en cabine. Mieux vaut donc les vérifier avant chaque réservation, pour éviter toute mauvaise surprise.
Les Live Animal Regulations (LAR) de l’IATA fixent des standards techniques que doivent respecter les membres de l’association en matière de transport des animaux en soute, afin de garantir la sécurité de ces derniers. Comme pour ceux relatifs au transport en cabine, ces critères sont également repris par la majorité des compagnies non-membres de l’organisation.
Ainsi, l’IATA stipule que le contenant doit :
Par ailleurs, afin d’assurer le bon acheminement de l’animal, le transporteur doit placer plusieurs choses sur l’accessoire :
Comme toujours, les compagnies aériennes membres de l’IATA ont tout loisir d’ajouter des règles pour aller au-delà les standards fixés par l’association. C’est courant pour le transport en cabine, mais nettement moins pour le transport en soute. À l’instar d’Air France et Lufthansa, certaines recommandent par exemple d’ajouter une gamelle de nourriture à l’intérieur du contenant dans le cas d’un vol long-courrier, mais il ne s’agit pas d’une obligation.
Enfin, les experts en sécurité aéronautique et les vétérinaires conseillent vivement de retirer tout collier ou harnais lorsqu’on doit préparer son chien pour un transport en soute, afin de parer à tout risque de strangulation. Néanmoins, dans le cas d’un transport par fret, le port d’un tel accessoire est obligatoire, car il permet de tenir l’animal en laisse lors des contrôles vétérinaires.
Pour pouvoir entrer dans un autre pays, un chien doit, tout comme son maître, répondre à un certain nombre d’exigences. Celles-ci diffèrent bien sûr d’un endroit à un autre, mais s’il manque un ou plusieurs documents, ou bien si certaines formalités requises n’ont pas été effectuées, la compagnie refuse son embarquement – ou bien il est refoulé à l’arrivée.
Les documents à présenter pour voyager en avion avec son chien à l’étranger ne sont pas les mêmes d’un pays à l’autre, mais il existe des points communs :
Évidemment, toutes ces formalités ne s’improvisent pas, et obtenir les documents nécessaires peut prendre pas mal de temps. Il est donc nécessaire de s’y prendre à l’avance, afin de ne pas se retrouver dans une situation où au final on ne peut pas emmener son compagnon avec soi.
Qu’il opère des avions ou tout autre type de véhicule (car, train…), un transporteur est juridiquement responsable de l’ensemble des passagers qu’il débarque dans un pays : cela vaut pour les humains, mais aussi pour les animaux.
Par conséquent, si une fois arrivé, un chien ne répond pas à toutes les exigences pour entrer sur un territoire, les autorités locales peuvent demander à la compagnie de gérer le rapatriement immédiat du binôme vers son point d'origine ou tout autre endroit qui les accepterait. Elle doit alors en supporter initialement le coût, mais se retourne généralement ensuite contre le passager pour en obtenir le remboursement. En outre, elle s’expose à une amende infligée par les autorisés locales.
Si l’animal n’est pas refoulé, il risque à tout le moins une mise en quarantaine prolongée aux frais de son propriétaire. Dans les cas les plus extrêmes, il est même susceptible d’être euthanasié.
Cela explique que lors d’un vol vers l’étranger avec un chien, la compagnie s’assure qu’on possède bien l’ensemble des documents nécessaires à l’importation, et qu’il vérifie bien l’ensemble des conditions requises. Elle refuse systématiquement l’embarquement si ce n’est pas le cas, ou bien en cas de doute (par exemple quant à la validité d’un ou plusieurs éléments).
Il n’y a pas besoin de payer un supplément pour prendre l’avion avec un chien d’assistance, et dans certains cas il en va de même pour un chien de soutien émotionnel.
En revanche, dans le cas standard, un supplément est facturé. Celui-ci varie d’une compagnie à l’autre, et dépend de la destination ainsi que du fait que l’intéressé est transporté en soute ou en cabine. Dans ce dernier cas de figure, la classe de voyage n’a normalement pas d’impact : le montant demandé est le même en Économique ou dans une autre classe.
Contrairement au prix d’un billet d’avion, celui du supplément pour un chien est fixe : il ne fluctue pas en fonction de l’offre et de la demande, ni de la date. Une autre différence est qu’un aller-retour ne revient généralement pas moins cher que deux allers simples : on paye alors simplement le double du montant fixé pour un trajet simple.
Enfin, il faut souligner que certaines compagnies permettent d’utiliser les points ou « miles » accumulés via leur programme de fidélité pour s’acquitter de ce supplément. C’est le cas notamment chez Air France.
Il est toujours moins cher de prendre son chien en cabine qu’en soute, que l’on passe par une compagnie traditionnelle (« full service ») ou low cost.
Pour un vol domestique assuré par une compagnie traditionnelle, il faut en général débourser entre 40 et 80 euros afin d’emmener son chien avec soi en cabine.
Pour un vol international moyen-courrier (par exemple à l’intérieur des frontières de l’Europe, ou entre le Canada et les États-Unis), le montant à prévoir se situe plutôt en général entre 60 et 130 euros.
Pour un vol long-courrier, il est sensiblement plus élevé : généralement entre 200 et 300 euros.
Dans le cas d’un vol court ou moyen-courrier assuré par une compagnie low cost, le supplément pour un chien en cabine diffère fortement en Europe et en Amérique du Nord. En Europe, lorsqu’on décide par exemple de partir en vacances en Croatie, en Espagne, en Italie ou dans tout autre pays situé non loin du sien, il faut généralement payer entre 50 et 70 euros, et le montant est du même ordre dans le cas d’un vol domestique. En Amérique du Nord, il se situe plutôt entre 100 et 150 dollars américains.
Dans le cas d’un vol long-courrier, les prix pratiqués par les compagnies low cost sont souvent bien plus compétitifs que ceux des compagnies traditionnelles. À titre d’exemple, French Bee facture 75 euros pour prendre son chien en cabine sur un vol entre la France métropolitaine et l’île de la Réunion. JetBlue, compagnie américaine qui assure notamment des liaisons transatlantiques, demande quant à elle 150 dollars américains par trajet.
Transporter un chien en soute est toujours plus coûteux qu’en cabine, et ce pour au moins trois raisons :
Cela dit, on observe généralement des écarts de prix significatifs entre les compagnies traditionnelles et les low cost.
Pour un vol domestique, une compagnie traditionnelle facture le plus souvent entre 100 et 150 euros pour assurer le transport d’un chien en soute.
Pour un vol international moyen-courrier (par exemple à l’intérieur des frontières européennes, ou entre le Canada et les États-Unis), il faut compter plutôt entre 200 et 300 euros.
Pour un vol long-courrier, le montant à verser se situe généralement entre 500 et 700 euros dans le cas d’un trajet entre l’Europe et l’Amérique du Nord. Il peut même dépasser les 800 euros pour une liaison particulièrement longue, par exemple entre l’Europe et l’Asie ou l’Océanie.
Pour des raisons opérationnelles, la plupart des compagnies low cost n’acceptent pas les chiens en soute.
Néanmoins, les rares qui le font (notamment Norwegian et Transavia en Europe) proposent des tarifs plus compétitifs que les compagnies full service. Il faut en effet compter généralement entre 75 et 100 euros, en fonction de la destination.
Si le voyage comprend une escale, il faut distinguer deux types de situations :
Par ailleurs, dans le second cas et si l’animal voyage en soute, on doit alors normalement gérer soi-même son transfert – au même titre que les éventuels bagages qu’on a fait mettre en soute. Il faut donc le récupérer lors de l’escale, puis se rendre au comptoir afin de l’enregistrer et le confier pour le second vol.
Il convient aussi de souligner que quel que soit le cas de figure, les conditions d’acceptation du chien peuvent être différentes d’un vol à l’autre, en particulier s’ils sont opérés par des compagnies distinctes. Il faut donc bien vérifier en amont ce qu’il en est.
Les Live Animal Regulations (LAR) de l’International Air Transport Association (IATA) ne stipulent pas qu’au-delà d’un certain seuil, un chien très lourd est considéré comme du fret.
Dans les faits, c’est pourtant ce qui se passe systématiquement : dès lors que le poids cumulé de l’animal et de sa cage dépasse un certain seuil, les compagnies ne le considèrent plus comme un bagage accompagné, et il bascule dans la catégorie du fret.
Quelle que soit la région du monde, le seuil est généralement fixé à 75 kg. C’est la valeur retenue notamment par Air France, Brussels Airlines, KLM, Lufthansa et Swiss. Autrement dit, seuls les chiens extrêmement lourds sont concernés. Elle n’est toutefois pas universelle : en particulier, Air Canada fixe la limite à 45 kg.
En tout cas, dès lors qu’un chien est effectivement considéré comme du fret, la facture est sensiblement plus élevée. En effet, le montant demandé pour une destination donnée n’est alors plus forfaitaire, mais calculé en fonction du poids. Plus précisément, il se situe généralement entre 3,5 et 5 euros par kilo pour un vol court ou moyen-courrier, entre 4,5 et 7 euros par kilo pour un vol long-courrier et jusqu’à 10 euros par kilo pour une liaison très longue distance, par exemple entre l’Europe et l’Australie.
Pour obtenir le montant total à payer, il ne suffit toutefois pas d’additionner le poids de l’animal et celui du contenant, puis de multiplier par le prix par kilo. En effet, les compagnies calculent en réalité le tarif du fret en fonction du « poids volumétrique », c’est-à-dire de l’espace occupé par le contenant dans la soute. Celui-ci s’obtient en appliquant la formule suivante à la caisse ou la cage de transport :
(Longueur x Largeur x Hauteur) / 6000
Ainsi, pour transporter par exemple un Saint-Bernard de 70 kg dans une cage XXL pesant 20 kg, il faut en réalité prendre en compte les dimensions de cette dernière pour déterminer le tarif applicable. Un tel modèle mesure généralement 122 cm de long, 81 cm de large et 89 cm de haut. Le calcul est alors le suivant :
(122 x 81x 89) / 6000 ≈ 146
Ainsi, la compagnie ne facture pas 70-20 = 90 kg de marchandise, mais 146 kg.
Comme si cela ne suffisait pas, viennent généralement s'ajouter des frais (dossier, manutention, contrôles vétérinaires) compris entre 300 et 600 euros, selon la compagnie.
Être contraint d’expédier son chien par fret s'avère donc très onéreux.
Par ailleurs, il faut noter que certaines compagnies (peu nombreuses) n’acceptent pas les animaux en fret : les chiens les plus lourds ne peuvent donc voler à bord de leurs appareils. C’est notamment la politique d’Air Transat.
Un voyage en avion avec un chien ne s’improvise pas. Afin que le trajet se déroule sans encombre et ne soit pas traumatisant pour lui, une préparation rigoureuse s’impose bien en amont du départ.
Avant de prendre l’avion avec un chien, une visite chez le vétérinaire est fortement conseillée, surtout s’il s’agit de son tout premier vol. Cela permet en effet de vérifier qu’il est en bonne santé, et de s’assurer qu’il est capable de supporter le stress du voyage.
Dans le cas d’un vol vers l’étranger, elle est même souvent obligatoire, car de nombreux pays demandent une preuve de vaccination contre la rage établie par un vétérinaire au maximum dix jours avant l’arrivée.
Ce peut être aussi l’occasion de lui demander non seulement des conseils, mais aussi éventuellement des traitements pour faciliter le voyage – par exemple des calmants.
Dans l’idéal, mieux vaut familiariser progressivement son animal à tout nouveau moyen de transport qu’il va emprunter. En effet, si on commence directement par un long voyage, il risque de mal supporter cette épreuve. Dans le cas de la voiture ou même du train, c’est assez facile. Dans celui de l’avion, ça l’est évidemment nettement moins…
À défaut de pouvoir le faire monter dans un avion immobilisé sur le tarmac pour qu’il puisse découvrir cet environnement à sa guise, on peut au moins se rendre avec lui dans un aéroport avant le jour du départ. Cela permet déjà de l’exposer entre autres au va-et-vient des passagers, ainsi qu’au bruit des valises. Si l’aéroport le plus proche est trop loin, l’emmener dans une gare ferroviaire ou routière est une solution de repli intéressante pour lui faire vivre une expérience assez similaire.
Il est également possible de le préparer au bruit constant et aux vibrations à travers des trajets en voiture, en bus ou en train. L’idéal est alors bien sûr de l’installer dans le même contenant que celui qui sera utilisé en avion.
Enfin, on peut également reproduire l’environnement sonore d’un avion en diffusant des enregistrements de moteurs au décollage et d’annonces en cabine.
Quel que soit l’aspect auquel on cherche à le familiariser, il ne faut pas hésiter à le récompenser s’il se montre calme et se comporte bien : on peut ainsi le caresser, lui donner une friandise ou encore mettre à sa disposition un jouet qu’il apprécie. C’est d’autant plus judicieux que celui lui permet d’associer ce à quoi on tâche de l’habituer à quelque chose de positif.
À moins d’être un chien d’assistance, voire de soutien émotionnel dans certains cas, tout représentant de la gent canine qui voyage en cabine doit impérativement être placé dans un contenant et y rester pendant toute la durée du vol.
En soute, cette obligation concerne l’intégralité des chiens, sans exception.
Il existe différents types de contenants :
Fondamentalement, aucun n’est idéal. Dans un sac, il risque de se sentir à l’étroit et manquer de stabilité. Dans une cage ou une caisse rigide, il subit l’effet de résonance des parois : le moindre contact avec un autre objet génère un bruit sec, et les vibrations de l'appareil sont transmises directement à la structure, alors que le tissu d'un sac souple a tendance à les absorber.
Il n’est cependant pas forcément possible de prendre en compte l’éventuelle préférence de son compagnon. En effet, les sacs de voyage ne sont pas acceptés en soute, tandis qu’un nombre croissant de compagnies aériennes interdisent les caisses et cages solides en cabine.
Il est vivement déconseillé de chercher à faire rentrer un chien dans son contenant pour la toute première fois le jour du départ. Il risque de refuser d’obtempérer face à cet objet qui lui est inconnu, ou de se mettre dans tous ses états une fois à l’intérieur.
En outre, ce n’est pas forcément naturel pour lui de rester calmement à l’intérieur d’un espace aussi exigu pendant de nombreuses heures.
Par conséquent, il est fortement conseillé de lui donner le temps de se familiariser avec cet accessoire dans les jours - voire les semaines - qui précèdent le voyage.
Un bon moyen d’y parvenir est tout simplement de disposer cet objet quelque part dans le domicile, à un endroit auquel il a accès. L’idéal est même de le laisser bien visible dans une pièce qu’il est habitué à fréquenter. Plus cet accessoire est banalisé, moins il a de chances d’être associé à quelque chose de négatif, et mieux se dérouleront les trajets lors desquels il sera utilisé – pas seulement en avion, d’ailleurs.
On a d’ailleurs intérêt à y disposer une couverture pour le rendre confortable, afin d’inciter le chien à s’y installer – quitte à ce qu’il délaisse alors son couchage habituel.
En tout état de cause, plus il est habitué à y passer du temps voire plus il associe cet objet à des choses positives, moins il sera stressé quand on l’y transportera – que ce soit pour un voyage en avion ou tout autre trajet. Par conséquent, il ne faut pas hésiter à l’y attirer s’il ne s’y intéresse pas : on peut pour cela y placer par exemple des friandises, un jouet ou tout autre objet qu’il apprécie.
On passe parfois beaucoup de temps dans l’aéroport avant d’embarquer, ou au contraire après le débarquement.
Dans certains, le chien doit obligatoirement être constamment maintenu à l’intérieur de son contenant. Toutefois, il existe parfois alors une ou plusieurs zones spécifiques où il est possible de l’en faire sortir pour qu’il puisse se dégourdir les pattes et faire ses besoins.
Dans d’autres aéroports en revanche, il est permis de le tenir simplement en laisse.
Quel que soit le cas de figure, dès lors que le chien peut se retrouver hors de son contenant, la législation locale (ou même simplement le règlement de l’aéroport) est susceptible d’imposer le port de la muselière. Il en va ainsi par exemple dans les aéroports de Barcelone et Madrid (Espagne), ainsi que dans celui de Vienne (Autriche). Une telle obligation légale peut exister également au niveau national : c’est le cas par exemple en Italie, où elle vaut donc dans tous les aéroports du pays. La loi italienne est d’ailleurs si stricte qu’en théorie, même les chiens d’assistance doivent être muselés. Dans les faits, il est cependant rare que les agents aéroportuaires y exigent le port de la muselière.
Dès lors que la muselière est effectivement obligatoire, il ne faut pas oublier d’en emporter une. Au demeurant, cet accessoire peut s’avérer utile même quand il n’est pas imposé. En effet, même un chien d’habitude très calme est susceptible de se montrer agressif une fois dans un aéroport, car c’est pour lui un environnement inhabituel et qui a de grandes chances d’être stressant.
Cela veut également dire qu’il est fortement conseillé de l’habituer au port d’une muselière avant le voyage, s’il ne l’est pas déjà.
Lorsqu’on est sur le point de prendre l’avion avec son chien, mieux vaut s’abstenir de lui servir un repas copieux, en particulier s’il s’agit d’un long vol.
En effet, s’il a l’estomac trop plein, il risque de vomir ce qu’il a avalé, surtout s’il est sensible au mal des transports. En outre, cela augmente la probabilité qu’il fasse ses besoins pendant le trajet.
Pour cette même raison, mieux vaut aussi éviter de lui faire boire beaucoup d’eau juste avant de monter dans l’avion. S’il voyage en cabine, il est plutôt conseillé de lui donner de petites quantités au fur et à mesure, pendant le vol. S’il est en soute, une bonne astuce pour éviter qu’il n’en consomme trop d’un coup consiste à remplir de glaçons la gourde qu’on attache à son contenant. Ils vont fondre petit à petit au cours du trajet, ce qui permet de mieux réguler son hydratation.
Il n’y a sans doute pas grand-chose de plus ennuyant pour un chien que de se retrouver enfermé dans un contenant à bord d’un avion pendant des heures, surtout s’il est très actif ou s’il s’agit d’un vol particulièrement long. Cet environnement nouveau est aussi potentiellement pour lui une véritable source de stress, qu’il voyage en cabine ou en soute.
Si on l'a avec soi en cabine, il est donc recommandé d’emporter un de ses objets préférés (par exemple un jouet ou un doudou) qu’on peut alors lui proposer en vol, en particulier s’il semble s’ennuyer ferme ou paraît particulièrement angoissé. L’idéal est même d’en prendre plusieurs s’il a tendance à se lasser rapidement, a fortiori dans le cas d’un long trajet.
S’il est transporté en soute, on peut disposer dans le contenant non seulement un ou plusieurs objets qu’il apprécie, mais aussi un vêtement qu’on a récemment porté. En effet, l’odeur de son maître a de grandes chances d’avoir sur lui un effet apaisant.
Qu’il soit en soute ou en cabine, un chien qui voyage en avion est fortement susceptible de s’ennuyer au bout d’un certain temps, a fortiori si le trajet est long. S’il se trouve en cabine, il risque en s’agitant de déranger son maître, mais aussi les autres passagers situés à proximité – par exemple s’il se met à aboyer.
Il est donc essentiel de lui faire faire un peu d’exercice avant de prendre l’avion, surtout s’il est très actif. En effet, il a plus de chances d’être calme et de dormir pendant le trajet dès lors qu’il est fatigué.
S’il est permis dans l’aéroport d’où l’on part de le sortir de son contenant, que ce soit partout ou spécifiquement dans une zone prévue à cet effet, cela peut se faire sur place avant d’embarquer.
Dans le cas contraire, il est judicieux de prévoir une promenade ou une séance de jeu avant de partir. Il faut toutefois veiller à ne pas l’exciter juste avant de prendre la direction de l'aéroport, car il risquerait alors de ne pas vouloir entrer dans son contenant ou de l’associer à quelque chose de négatif. L’idéal est de laisser une bonne heure entre la promenade ou la séance de jeu et le moment du départ, afin qu’il ait le temps de se calmer.
L’avion est un environnement inhabituel et désagréable pour un chien. Il convient donc de limiter au maximum son exposition aux bruits et aux mouvements incessants, pour ne pas rendre le voyage encore plus anxiogène – a fortiori s’il est du genre à stresser facilement.
Pour cela, mieux vaut notamment choisir un siège côté hublot plutôt que côté couloir, car il est alors moins exposé aux passages incessants des voyageurs et de l’équipage. Cela permet aussi d’éviter que le contenant dans lequel il est installé ne soit heurté malencontreusement par un passager, un membre du personnel de bord, un chariot de service ou un objet qui viendrait à tomber.
Mieux vaut aussi éviter les sièges à proximité des toilettes et des galleys (les espaces de préparation des repas), car il serait alors constamment exposé au bruit des chasses d’eau, des portes et des chariots, ainsi qu’à la présence de passagers et de membres du personnel.
Enfin, s’il est particulièrement sensible au bruit, une option intéressante est de l’équiper d’un dispositif de protection auditif pour chien. On trouve en effet sur le marché des bouchons d’oreille et des casques antibruit spécifiquement conçus pour la gent canine, et dont l’efficacité n’est plus à prouver. D’ailleurs, différentes armées et forces spéciales (notamment en France) en équipent leurs chiens d’élite lorsqu’ils les déploient sur le terrain. Il faut toutefois souligner que porter un tel dispositif demande un temps d’adaptation, et qu’il peut arriver que l’intéressé ne le tolère pas.
Le mal des transports touche aussi bien les humains que les animaux, notamment les chiens. Découlant d’un décalage sensoriel entre ce que l’œil voit et les informations reçues par l’oreille interne, il se manifeste en général par de l’agitation, une salivation excessive et parfois des vomissements.
Il peut toucher un chien à tout âge, mais les plus jeunes y sont davantage sensibles. En effet, le système vestibulaire d’un chiot n’est pleinement développé qu’à partir d’environ 4 mois.
Par ailleurs, le stress et l’anxiété sont des facteurs aggravants, avec donc un risque de cercle vicieux : plus le chien se sent mal, plus il est angoissé, ce qui amplifie son mal-être - et ainsi de suite. En outre, s’il souffre du mal des transports lors d’un voyage en avion, il risque fort d’être marqué par cette expérience, et donc d’être angoissé si par la suite on lui fait prendre à nouveau ce moyen de transport.
Faire appel à un vétérinaire est très judicieux pour éviter une telle situation : il peut non seulement prodiguer des conseils, mais aussi éventuellement prescrire un traitement s’il le juge nécessaire.
En tout état de cause, mieux vaut éviter de donner un repas trop copieux à son chien avant d’embarquer, a fortiori s’il souffre du mal des transports. En effet, plus son estomac est plein, plus il y a de chances qu’il se sente mal et que pendant le vol il régurgite ce qu’il a avalé, en particulier s’il y a des turbulences.
Un chien doit pouvoir s’hydrater dans l’avion, et ce quelle que soit la durée du vol. En effet, même si ce dernier est supposé être de courte durée, toutes sortes d’imprévus peuvent provoquer des délais avant le décollage ou le débarquement, voire allonger le temps de vol.
S’il voyage en cabine, il faut donc penser à prendre avec soi une gourde ou une gamelle d’eau. Dans le cas d’une gourde, l’idéal est un modèle disposant d’une écuelle intégrée, car cela permet d’hydrater son animal sans mettre de l’eau partout. Pour une gamelle, un modèle en élastomère thermoplastique (TPE) représente un excellent choix, car elle se range facilement et résiste aux chocs.
S'il voyage en soute, un abreuvoir doit obligatoirement être fixé au contenant dans lequel il est installé. Le mieux est de le remplir de glaçons et non d’eau liquide : ceux-ci fondront progressivement durant le vol, ce qui évite qu’il ne boive une trop grande quantité d’un coup.
Un chien qui voyage en avion n’est pas à l’abri de souffrir de la chaleur ou au contraire du froid, que que soit l'endroit où il effectue le trajet.
Toutefois, il ne devrait normalement pas avoir trop froid s'il voyage en cabine, car le thermomètre y affiche généralement entre 18°C et 24°C. Cela pourrait toutefois être le cas s’il est fragile (par exemple s’il est dépourvu de poils, ou tout simplement s’il s’agit d’un chiot), a fortiori s’il est habitué à des températures assez élevées. Il est alors conseillé d’emporter une serviette ou une couverture qu’on pourra disposer dans le contenant s’il semble avoir froid.
Un chien qui voyage en cabine a davantage de chances d'avoir trop chaud, en particulier si l’objet dans lequel il est installé est mal aéré ou s’il souffre de stress, car ce dernier peut accentuer la sensation de chaleur. Il est donc utile de prendre avec soi une poche de gel rafraîchissant, qu’on pourra envelopper dans une serviette avant de la placer contre lui si effectivement il semble avoir chaud. Une autre option est d’installer dans son contenant un petit tapis rafraîchissant.
Cela dit, c’est surtout dans le cas d’un transport en soute que la question de la température est le plus problématique. En effet, le chien passe alors du temps au-dehors lors de son transit entre l’aéroport et l’avion, notamment lors du chargement et du déchargement de l’appareil. Si les températures extérieures sont basses, disposer une couverture sur le sol de sa caisse ou de sa cage est assez indispensable pour le protéger un peu du froid pendant ces phases. Si au contraire le thermomètre affiche des températures particulièrement élevées, c’est un tapis rafraîchissant qui mérite d’y être installé. Il faut alors également veiller à bien l’hydrater avant de le confier au personnel.
Il est d’autant plus important d’anticiper les éventuelles différences de température dans le cas d’un transport en soute qu’il est évidemment impossible de s’y rendre pendant le trajet pour vérifier si tout va bien, et intervenir si ce n’est pas le cas.
Un chien peut aimer voyager en avion et trouver cela particulièrement stimulant, même s’il doit rester enfermé et immobile à l’intérieur d’un contenant durant l’intégralité du vol. Néanmoins, pour la majorité des représentants de la gent canine, ces contraintes rendent l’expérience pénible - a fortiori si le vol est long ou si à cela vient s’ajouter le mal des transports.
Les règles particulièrement strictes à bord d’un avion limitent ce qu’on peut faire pour aider son compagnon à mieux supporter le trajet. En effet, il n’est pas permis de le sortir du contenant dans lequel il est installé, ni même de déplacer ce dernier pour le placer à côté de soi. Il reste néanmoins des moyens de faire en sorte que les choses se passent au mieux, ou qu’elles s’arrangent en cas de problème.
Une fois en vol, un avion peut à tout moment traverser une zone de turbulences, avec à la clef des secousses, voire une perte d’altitude plus ou moins importante. Si le contenant dans lequel est installé le chien n’est pas correctement immobilisé, il risque alors de bouger, éventuellement violemment : cela pourrait non seulement surprendre l’intéressé, mais même aussi le blesser.
Par conséquent, il faut veiller à ce que l'accessoire soit bien calé sous le siège situé devant celui que l’on occupe, ce qui permet aussi par la même occasion de le protéger contre d’éventuelles chutes d’objets.
Il est également important de s'assurer qu'il ne dépasse pas dans l'allée si l’on a un siège côté couloir. Cela permet en effet d’éviter qu’un passager, un membre du personnel de bord ou un chariot de service ne le heurte, ce qui là aussi pourrait être dommageable pour l’animal qui y est installé.
Un voyageur qui a peur des chiens ou qui y est allergique risque de se trouver incommodé par la présence d’un représentant de la gent canine à proximité.
Le personnel de bord est formé pour gérer ce type de situation : il ne faut alors pas hésiter à l’interpeler afin qu’il propose une solution satisfaisante pour tous, par exemple un changement de place. Il est aussi à même bien sûr d’intervenir en cas de conflit.
De nos jours, les avions sont équipés de systèmes de contrôle de la température en cabine, qui permettent de maintenir celle-ci entre 18 et 24°C.
C'est normalement suffisant pour qu’un chien n’attrape pas froid. Le problème peut néanmoins se poser pour un individu plus sensible - par exemple un chiot ou un sujet sans poils. Le cas échéant, on peut l'aider à se réchauffer en ajoutant une couverture dans le contenant où il est installé (ce qui suppose d’avoir pensé à en emporter une).
Si au contraire il a trop chaud, on peut le rafraîchir en lui proposant de l’eau ou en ajoutant une serviette qu’on a au préalable légèrement humidifiée. Un chien brachycéphale (c’est-à-dire au nez écrasé) est davantage susceptible de se retrouver dans cette situation, car cette particularité morphologique implique une moindre capacité de régulation thermique.
Le mal des transports est la conséquence d’un décalage entre ce que perçoit l’œil et l’oreille interne. En voiture, on peut atténuer ce problème notamment en permettant à son chien de regarder par la fenêtre. Cette solution n’est évidemment pas envisageable en avion, puisqu’il doit rester à tout moment aux pieds de son maître.
En revanche, le mal des transports est généralement accentué par le stress et l’anxiété, et il est possible d’agir à ce niveau en apaisant son animal ou en détournant son attention. On peut pour cela lui parler de manière rassurante, le caresser ou encore lui présenter un objet familier (par exemple un doudou ou un jouet) afin de le déstresser. Si ce n’est pas suffisant, le plus efficace est généralement de lui administrer un traitement prescrit en amont par le vétérinaire, le cas échéant.
S’il n’a pas l’habitude des déplacements ou s’il déteste être enfermé dans un espace étroit, un chien peut facilement être stressé - voire effrayé - lors d’un trajet en avion, quand bien même on se trouve à ses côtés.
Lui proposer un jouet, un vêtement, une couverture ou tout autre objet qu’il apprécie est alors un bon moyen de le rassurer ou de détourner son attention.
Il est également possible de lui donner des friandises afin de lui procurer un peu de réconfort.
Il ne faut pas non plus sous-estimer l’importance de la communication : en lui parlant de manière douce et posée, on lui montre qu’il n’a rien à craindre et on l’aide à se sentir en sécurité.
Un chien est cependant très sensible à l’état d’esprit de son maître, qu’il sait très bien percevoir. Si on n’est pas soi-même détendu, il y a de grandes chances qu’il s’en rende compte et ne le soit pas non plus...
Il est aujourd’hui possible d’emmener son chien en avion presque n’importe où dans le monde, puisque de nombreuses compagnies acceptent les représentants de la gent canine à bord de leurs appareils – que ce soit en soute et/ou en cabine.
Néanmoins, ce n’est pas parce que prendre son compagnon avec soi est possible que c’est forcément souhaitable. En effet, il a peu de chances d’aimer devoir passer des heures à l’étroit dans un contenant exigu sans pouvoir se dégourdir les pattes à sa guise, qui plus est dans un environnement ayant tôt fait d’être anxiogène. Dans le cas d’un court séjour, faire garder son chien par un proche ou un professionnel est bien souvent la meilleure solution pour son bien-être.






Bonjour à toutes et tous. Je cherche à rapatrier mon chien un berger australien de 30 kg. Emirates me demande...