Chien et buis : toxicité, symptômes, comment réagir...

Le buis est-il toxique pour les chiens ?

Modérément toxique

 

Le terme « buis » est un mot générique désignant les plantes appartenant au genre Buxus. Ce genre comprend à ce jour environ 90 espèces de petits arbustes dotés de feuilles persistantes (c'est-à-dire qui ne tombent pas l'hiver).

 

On les trouve sur tous les continents. En Europe, c'est surtout le buis commun (Buxus sempervirens) qui est le plus répandu : il est utilisé notamment pour constituer des haies et sculptures végétales dans les parcs et les jardins. Il dégage une odeur forte caractéristique, et son bois est apprécié pour la création d'objets décoratifs ou de petits ustensiles (spatules, instruments de musique, pièces de jeux d'échecs...).

 

Il faut toutefois savoir que le buis est toxique pour les chiens, et peut les intoxiquer s'il est consommé en grande quantité.

Des buissons et une haie de buis
Des buissons et une haie de buis
Des scultpures avec du buis
Des scultpures avec du buis

Pourquoi le buis est-il toxique pour les chiens ?

Si le buis est dangereux pour les chiens, c'est en raison de sa teneur en alcaloïdes. Il s'agit d'un type de molécules d'origine végétale à base d'azote, ayant une action sur le système nerveux et entraînant notamment des paralysies. Dans le cas du buis, l'alcaloïde mis en cause est appelé buxine : les herbivores tels que la vache ou le cheval y sont particulièrement sensibles, mais les autres animaux et notamment le chien peuvent eux aussi tomber malades s'ils en consomment.

 

Heureusement, le buis a un goût amer, qui déplaît à nos compagnons canins et les dissuade d'en manger suffisamment pour s'intoxiquer gravement. Malgré tout, un accident peut toujours survenir avec un chien un peu trop imprudent - a fortiori s'il est de petite taille, car il est alors plus vulnérable à la buxine.

Les symptômes d'intoxication au buis chez le chien

Lorsqu'un chien s'intoxique en mangeant du buis,  il souffre dans un premier temps de symptômes digestifs plus ou moins violents tels que des vomissements et/ou des diarrhées.

 

Puis, si l'intoxication est sévère, des symptômes nerveux (convulsions, paralysie...) et/ou cardiaques sont susceptibles de survenir. À ce stade, le pronostic vital peut être engagé : heureusement, il est rare que les choses aillent jusque-là.

Que faire si mon chien a mangé du buis ?

En général, un chien tenté de mâchonner du buis a des chances d'être dégoûté par sa saveur amère avant d'être gravement intoxiqué. Toutefois, mieux vaut tout de même faire preuve de prudence, car si des symptômes nerveux ou cardiaques apparaissent, le pronostic vital peut être engagé.

 

Le mieux si l'on suspecte son chien d'avoir mangé du buis est de contacter un vétérinaire et d'attendre ses consignes. Si la quantité ingérée est faible, ce dernier peut simplement suggérer de surveiller l'état de l'animal pendant quelques jours, pour vérifier qu'il ne se sent pas mal. En revanche, si la quantité est importante et/ou si des symptômes problématiques apparaissent, il peut demander à ce qu'on lui apporte le chien pour mettre en place un traitement.

Qu'en est-il de la pyrale du buis pour le chien ?

La pyrale du buis
La pyrale du buis

La pyrale du buis est une espèce de papillon nocturne originaire d'Extrême-Orient, ayant été introduite accidentellement en Europe au début des années 2000 et étant depuis devenue envahissante. Elle doit son nom au fait que sa chenille, de couleur verte avec des rayures noires sur le dos, se nourrit des feuilles et d'écorce de buis.

 

Bien que son corps soit doté de poils, la pyrale du buis n'est pas urticante : elle ne présente pas spécialement de danger pour le chien en cas de contact, contrairement notamment à la chenille processionnaire.

 

Elle pourrait toutefois présenter un risque si jamais il l'ingère, car elle tend à accumuler dans son corps les alcaloïdes présents dans les feuilles de buis qu'elle a mangées. Cette particularité la protégerait d'ailleurs des prédateurs, mais c'est ce qui en même temps la rend toxique.

Mise en garde

Les propos et conseils formulés ici ne remplacent pas l'expertise d'un professionnel, d'autant que chaque chien est unique. En cas de besoin ou de doute, il convient donc de se tourner vers un vétérinaire.

Sommaire de l'article

  1. Page 1 : La liste des plantes toxiques
  2. Page 2 : L’acacia
  3. Page 3 : L’aglaonema
  4. Page 4 : L'aloe vera
  5. Page 5 : L’aloès
  6. Page 6 : L’allamanda
  7. Page 7 : L’amaryllis
  8. Page 8 : L’anthurium
  9. Page 9 : L'arum
  10. Page 10 : L’azalée
  11. Page 11 : Le bégonia
  12. Page 12 : Le brunfelsia
  13. Page 13 : Le buis
  14. Page 14 : Le cactus
  15. Page 15 : Le chèvrefeuille
  16. Page 16 : La clématite
  17. Page 17 : Le colchique
  18. Page 18 : Le coquelicot
  19. Page 19 : Le croton
  20. Page 20 : Le cycas
  21. Page 21 : Le cyclamen
  22. Page 22 : Le dahlia
  23. Page 23 : Le dieffenbachia
  24. Page 24 : La digitale
  25. Page 25 : La dracaena
  26. Page 26 : L'eucalyptus
  27. Page 27 : L'euphorbe
  28. Page 28 : Le ficus
  29. Page 29 : Le fragon
  30. Page 30 : Le géranium
  31. Page 31 : Le gloriosa
  32. Page 32 : La glycine
  33. Page 33 : Le gui
  34. Page 34 : L'herbe à chat (cataire)
  35. Page 35 : L'hortensia
  36. Page 36 : Le houx
  37. Page 37 : L'if
  38. Page 38 : L'iris
  39. Page 39 : Le jasmin étoilé
  40. Page 40 : La jonquille
  41. Page 41 : Le laurier-cerise
  42. Page 42 : Le laurier-rose
  43. Page 43 : Le laurier-sauce
  44. Page 44 : La lavande
  45. Page 45 : Le lierre
  46. Page 46 : Le lilas
  47. Page 47 : Le lupin
  48. Page 48 : Le lys
  49. Page 49 : Le muguet
  50. Page 50 : Le narcisse
  51. Page 51 : L'oiseau de paradis
  52. Page 52 : L'oxalis
  53. Page 53 : Le philodendron
  54. Page 54 : Le poinsettia
  55. Page 55 : La renoncule
  56. Page 56 : Le rhododendron
  57. Page 57 : Le ricin
  58. Page 58 : Le spathiphyllum
  59. Page 59 : Le schefflera
  60. Page 60 : La tulipe
  61. Page 61 : Le yucca
  62. Page 62 : Les autres plantes toxiques