La Yukon Quest

La Yukon Quest

La Yukon Quest a lieu chaque année en février, entre l’Alaska et le Grand Nord canadien, sur 1648 kilomètres de pistes. Elle reprend les anciens itinéraires des courriers et des chercheurs d’or du 19ème siècle. Les années paires, la course part de Fairbanks pour arriver à Whitehorse. Les années impaires, le trajet s’effectue dans l’autre sens.

 

L’idée naquit en 1983 dans l’esprit de quatre mushers, qui avaient envie d’une course d’endurance pendant laquelle les attelages de chiens de traîneau ne pourraient compter que sur eux-mêmes, une course qui valoriserait autant les performances sportives que les compétences en survie.

 

La Yukon Quest

Aujourd’hui, ce sont jusqu’à 50 attelages internationaux de 6 à 14 chiens qui prennent le départ, à raison d’un équipage toutes les 3 minutes. Parmi les athlètes à quatre pattes, on trouve des chiens de races et de tailles différentes, mais les plus courants sont les Siberian Huskies et les Alaskan Huskies.

 

Pendant 10 à 20 jours, les équipages sont seuls ou presque, car il n’y a tout au long du parcours que 10 points de contrôle et 4 dog drops (points de dépose des chiens). Comme dans l’Iditarod, les mushers peuvent y déposer des chiens, mais ils ne peuvent pas les remplacer, et un minimum de 6 chiens attelés est nécessaire sur la ligne d’arrivée. Il n’est possible de faire appel à une aide extérieure qu’à Dawson City, à mi-chemin de la course. Le reste du temps, c’est interdit.

 

Pour faire face aux exigences de l'épreuve, les attelages doivent transporter environ 115-120 kg d’équipements (hache, réchaud, couvertures pour les chiens…) et de provisions, selon le même principe que pour l’Iditarod. A chaque point de contrôle, les attendent des sacs ou conteneurs avec de la nourriture pour les chiens ainsi que de la paille pour le skate out.

 

La Yukon Quest

Tout au long du parcours, ils traversent des rivières gelées, des cols de montagne, des villages isolés du Grand Nord canadien, le tout par des températures allant jusqu’à -50° et des vents à 80 km/h. Dans cette nature sauvage, il arrive que des équipages se fassent attaquer par des loups ou des élans, et un point du règlement stipule que si un musher tue un animal pour se défendre, il doit le vider et le déclarer au point de contrôle suivant.

 

Sur les dix points de contrôle, l’arrêt n’est obligatoire qu’à quatre d’entre eux : les équipages doivent faire un arrêt de 2 heures au premier point de contrôle, un de 36 heures à Dawson City, un autre de 24 heures à Eagle, et un de 8 heures au dernier point de contrôle.

 

Pour participer à cette course, il faut avoir déjà fait au moins deux courses agréées par la Yukon Quest international : une de 200 miles (320 km) et une de 300 miles (480 km).

 

La Yukon Quest

La Yukon Quest propose aussi une épreuve de 300 miles (un peu moins de 500 km) et une épreuve junior.

 

L’épreuve de 300 miles emprunte le même tracé que la grande course, mais uniquement sur les 300 premiers miles. Les équipages prennent le départ à 3 minutes d’intervalle. Le nombre de chiens attelés au départ est de douze, et il y a six points de contrôle au long du parcours, dont deux avec des arrêts obligatoires. Le règlement est très proche de celui de la course principale. Cette épreuve est qualificative pour participer à l’Iditarod et à la Yukon Quest de l’année suivante.

 

La Yukon Quest

L’épreuve junior s’adresse quant à elle à des participants âgés entre 14 et 17 ans. Ils concourent sur un parcours d’un peu plus de 200 km. Les attelages comptent au départ un maximum de 10 chiens de traîneau, et il y a 9 points de contrôle. Le départ se fait également depuis Fairbanks, et c’est là également que se trouve l’arrivée. Le règlement est le même que pour la course principale, ce qui permet aux jeunes mushers d’acquérir de l’expérience en conditions réelles.

 

La Yukon Quest

Les frais d’inscription à la course principale s’élèvent à 2 000 dollars (environ 1800 euros). Les gains sont un pourcentage de la « cagnotte » alimentée par le sponsoring, les inscriptions et les produits dérivés. En 2018, cette cagnotte à partager entre les 15 premiers s’élevait à 125 000 dollars (environ 110 000 euros). Ainsi, le vainqueur reçut par exemple la somme de 30 000 dollars.

 

Du fait des conditions extrêmement difficiles de cette course, environ 30% des équipages sont contraints de jeter d’éponge et ne rallient pas l’arrivée.

Dernière modification : 01/06/2020.
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