Chien et laurier-sauce : toxicité, symptômes, que faire

Gros plan sur une branche de laurier-sauce

Modérément toxique

 

Aussi appelé laurier-noble (Laurus nobilis), le laurier-sauce doit son nom à ses feuilles parfumées, couramment utilisées pour aromatiser diverses préparations culinaires. Contrairement au laurier-rose ou au laurier-cerise, il s'agit d'un véritable laurier, et non d'un arbre qui lui ressemble : d'ailleurs, on le surnomme parfois aussi « laurier vrai ».

 

Il est originaire du bassin méditerranéen, mais il y est beaucoup moins présent aujourd'hui qu'il y a quelques milliers d'années, lorsque le climat y était plus humide et convenait mieux à sa bonne croissance. On le trouve aussi dans des régions plus tempérées, notamment sur la côte atlantique française et sur le pourtour de la mer d'Irlande. Il appartient à la même famille que le cannelier, l'arbre dont est issue la cannelle.

 

Le laurier-sauce est toutefois toxique pour les chiens, les chats, ainsi que légèrement pour les humains.

Pourquoi le laurier-sauce est-il toxique pour un chien ?

Le laurier-sauce est considéré comme non toxique pour l'être humain, en tout cas tant qu'il est utilisé uniquement pour aromatiser certains plats. En réalité, il contient des substances - notamment de l'eugénol - qui rendent impropre la consommation d'une grande quantité de feuilles.

 

C'est encore plus vrai pour le chien, qui est plus sensible à ces substances. Même si l'intoxication en question est généralement peu grave, mieux vaut considérer le laurier-sauce comme toxique pour le meilleur ami de l'Homme.

Les symptômes d'intoxication au laurier-sauce chez le chien

Dans l'ensemble, une intoxication au laurier-sauce reste globalement peu grave, même pour un chien. En effet, les principaux symptômes sont d'ordre digestif, avec notamment une diarrhée et/ou des vomissements. Si l'animal mange beaucoup de feuilles, cela peut également bloquer le transit digestif et entraîner une occlusion intestinale.

Que faire si mon chien a mangé du laurier-sauce ?

Si jamais l'on soupçonne son chien d'avoir ingéré du laurier-sauce, ou si on le prend en flagrant délit en train d'en manger, il n'est pas utile de paniquer, car sa vie n'est a priori pas en danger immédiat. Le mieux est de contacter un vétérinaire ou éventuellement un centre antipoison pour animaux, pour avoir leur avis sur la question : en général, et à moins que l'animal ait englouti une grande quantité de feuilles entières, ces derniers conseillent simplement de surveiller son état pendant quelques heures à quelques jours, pour surveiller si des symptômes apparaissent.

 

Si en revanche le chien se sent mal après en avoir mangé, ou si l'on n'est pas sûr de l'espèce de laurier dont il s'agit, mieux vaut contacter un vétérinaire ou un centre antipoison sans attendre. En effet, autant le laurier-sauce est peu toxique, autant le laurier-cerise et le laurier-rose sont redoutables, même en faibles quantités. Une prise en charge immédiate s'impose alors pour espérer sauver le malheureux animal.

Mise en garde

Les propos et conseils formulés ici ne remplacent pas l'expertise d'un professionnel, d'autant que chaque chien est unique. En cas de besoin ou de doute, il convient donc de se tourner vers un vétérinaire.

Sommaire de l'article

  1. Page 1 : La liste des plantes toxiques
  2. Page 2 : L’acacia
  3. Page 3 : L'agave
  4. Page 4 : L’aglaonema
  5. Page 5 : L'aloe vera
  6. Page 6 : L’aloès
  7. Page 7 : L’allamanda
  8. Page 8 : L’amaryllis
  9. Page 9 : L’anthurium
  10. Page 10 : L'arum
  11. Page 11 : L’azalée
  12. Page 12 : Le bégonia
  13. Page 13 : Le brunfelsia
  14. Page 14 : Le buis
  15. Page 15 : Le cactus
  16. Page 16 : Le chèvrefeuille
  17. Page 17 : Le chrysanthème
  18. Page 18 : La citronnelle
  19. Page 19 : La clématite
  20. Page 20 : Le colchique
  21. Page 21 : Le coquelicot
  22. Page 22 : Le croton
  23. Page 23 : Le cycas
  24. Page 24 : Le cyclamen
  25. Page 25 : Le cyprès
  26. Page 26 : Le dahlia
  27. Page 27 : Le datura
  28. Page 28 : Le dieffenbachia
  29. Page 29 : La digitale
  30. Page 30 : La dracaena
  31. Page 31 : L'eucalyptus
  32. Page 32 : L'euphorbe
  33. Page 33 : Le ficus
  34. Page 34 : Le fragon
  35. Page 35 : Le géranium
  36. Page 36 : Le gloriosa
  37. Page 37 : La glycine
  38. Page 38 : Le gui
  39. Page 39 : L'herbe à chat (cataire)
  40. Page 40 : L'hortensia
  41. Page 41 : Le houx
  42. Page 42 : L'if
  43. Page 43 : L'iris
  44. Page 44 : La jacinthe
  45. Page 45 : Le jasmin étoilé
  46. Page 46 : La jonquille
  47. Page 47 : Le laurier
  48. Page 48 : Le laurier-cerise
  49. Page 49 : Le laurier-rose
  50. Page 50 : Le laurier-sauce
  51. Page 51 : La lavande
  52. Page 52 : Le lierre
  53. Page 53 : Le lilas
  54. Page 54 : Le lupin
  55. Page 55 : Le lys
  56. Page 56 : Le muguet
  57. Page 57 : Le narcisse
  58. Page 58 : L'oiseau de paradis
  59. Page 59 : L'oxalis
  60. Page 60 : La passiflore
  61. Page 61 : Le pavot
  62. Page 62 : Le philodendron
  63. Page 63 : Le poinsettia
  64. Page 64 : La primevère
  65. Page 65 : La renoncule
  66. Page 66 : Le rhododendron
  67. Page 67 : Le ricin
  68. Page 68 : Le spathiphyllum
  69. Page 69 : Le schefflera
  70. Page 70 : Le thuya
  71. Page 71 : La tulipe
  72. Page 72 : Le yucca