Protéger son chien contre le froid en hiver

Protéger son chien contre le froid en hiver

Du fait de ses origines rustiques et de son pelage, le chien est naturellement plus résistant au froid que l'Homme. Certaines races originaires de pays froids comme le Berger Norvégien s'en accommodent d'ailleurs particulièrement bien, habituées qu'elles sont aux hivers rudes. En revanche, d'autres sont plus frileuses et/ou davantage habituées aux climats plus tempérés.


Lorsque les températures descendent et que pulls et écharpes commencent à sortir des placards, il est important de penser également à son compagnon, en s'assurant qu'il supporte bien le froid et en faisant le nécessaire pour l'en protéger si besoin.

Qu'est-ce que le froid ?

Qu'est-ce que le froid ?

Le froid est la sensation associée aux basses températures extérieures et/ou à une déperdition de chaleur de l'organisme. Il s'agit d'un concept propre aux animaux à sang chaud, que l'on appelle aussi animaux homéothermes. Il s'oppose à la sensation de chaud, qui est elle associée aux températures élevées et/ou à l'accumulation de chaleur dans l'organisme. Le chien étant un animal à sang chaud (comme d'ailleurs la plupart des mammifères), il peut lui aussi ressentir le froid.

 

Les animaux homéothermes présentent la particularité de devoir conserver une température corporelle à peu près stable pour pouvoir survivre, et ce quelles que soient les conditions extérieures. Cette température moyenne est propre à chaque espèce : elle est d'environ 38,5°C chez le chien adulte, contre 37°C chez l'être humain et autour de 38°C chez le chat. Lorsque la température corporelle s'éloigne un peu trop de cette valeur moyenne (dans un sens comme dans l'autre), l'organisme ne fonctionne plus correctement. Si l'écart est trop important, certaines fonctions vitales peuvent être compromises, au point dans les cas graves d'entraîner la mort. Il faut donc y remédier sans tarder.

 

Heureusement, l'organisme des animaux à sang chaud est capable dans une certaine mesure de réguler sa propre température afin de limiter les risques que les fonctions vitales soient sévèrement atteintes. Par exemple, la baisse des températures déclenche des frissons, ce qui fait travailler certains muscles et donc réchauffe légèrement le corps. « Avoir froid » est en quelque sorte la sensation qui accompagne ces mouvements réflexes et qui traduit ce besoin immédiat de l'organisme de se réchauffer.

Un chien peut-il avoir froid ?

Un chien peut-il avoir froid ?

Comme les autres animaux homéothermes, le chien doit conserver une température corporelle à peu près constante pour survivre. La température normale d'un chien adulte est généralement comprise entre 38 et 39°C, soit légèrement plus que l'Homme. Cette petite différence en apparence insignifiante le rend tout de même un peu plus résistant au froid que nous.

 

Le chien possède également un atout de taille : le pelage dense qui recouvre l'ensemble de son corps. Celui-ci est généralement constitué d'un sous-poil qui joue le rôle d'isolant thermique, et d'un poil de couverture imperméable, ce qui évite à la peau d'être en contact direct avec l'eau ou la neige. Plus le pelage du chien est long, dense et serré, plus la protection qu'il assure contre le froid est efficace.

 

Cela ne signifie pas pour autant que l'animal n'a jamais froid, ce que nombre de maîtres ont trop tendance à oublier. En effet, dans certaines conditions particulières, son imposante fourrure ne suffit pas toujours à le garder suffisamment au chaud. Ce peut être le cas par exemple lorsque les températures sont particulièrement basses, en cas de vent fort ou de courants d'air, ou encore au contact d'un sol glacial. Il se met alors à frissonner, grelotter ou trembler, et cherche à se soustraire au froid en se rapprochant par exemple d'une source de chaleur.

Certains chiens craignent-ils plus le froid que d'autres ?

Comme chez l'être humain, le seuil de tolérance au froid n'est pas le même d'un individu à l'autre. Ainsi, certains facteurs peuvent faire varier la capacité d'un chien à supporter le froid.

L'âge

Les vieux chiens craignent plus le froid que les adultes
Les vieux chiens craignent plus le froid que les adultes

Le système de régulation de la température corporelle a une efficacité qui varie en fonction de l’âge du chien.

 

En effet, il est particulièrement peu efficient dans les semaines qui suivent la naissance, ne devenant complètement fonctionnel qu'à l'âge adulte. C'est pour cette raison qu'un chiot craint beaucoup le froid. Puis, passé un certain âge, il commence à perdre en efficacité, comme d'ailleurs l'ensemble des organes du corps. Ceci explique qu'un vieux chien souffre davantage du froid qu’un sujet adulte.

Le pelage

Le pelage

Plus un chien a le poil long et dense, plus les déperditions de chaleur sont limitées, et donc moins il craint le froid. Sa peau est également mieux protégée de l'eau, de la neige et de l'humidité.

 

À l'inverse, les races de chiens très minces et ayant le poil court comme le Lévrier Espagnol sont très sensibles aux basses températures, car leur corps est moins bien isolé. Celles qui n'ont pas de poil du tout, à l'image par exemple du Chien Nu du Pérou, sont encore plus à risques, puisque leur peau est directement exposée au froid.

L'adaptation

Le Berger Blanc Suisse est un habitué des grands froids
Le Berger Blanc Suisse est un habitué des grands froids

L'environnement dans lequel le chien vit influence de manière non négligeable sa capacité à résister au froid. En effet, comme chez l'humain, il existe un phénomène d'adaptation et d'apprentissage qui permet à l'organisme de s'habituer aux conditions extérieures.

 

Ainsi, le corps d'un chien qui évolue toute l'année dans des régions froides gère naturellement mieux les basses températures que celui d'un autre évoluant depuis longtemps dans un climat doux. De la même façon, un individu habitué à passer beaucoup de temps en extérieur est moins frileux qu'un autre vivant exclusivement en appartement dans des températures clémentes et constantes.

La morphologie

Le Lévrier Espagnol est plutôt frileux par nature
Le Lévrier Espagnol est plutôt frileux par nature

Plus un chien est petit et mince, moins son organisme produit de chaleur corporelle, et donc plus il a tendance à se refroidir vite.

 

C'est notamment pour cette raison qu'un certain nombre de chiens de type lévrier figurent parmi les races les plus frileuses : leur corps fin et élégant emmagasine moins la chaleur que celui de leurs congénères.

 

De la même façon, les femelles sont dans l'ensemble un peu plus sensibles au froid que les mâles, car elles sont en moyenne un peu plus petites et plus fines. L'écart n'est pas très important, mais il peut jouer dans le cas d'une race caractérisée par un dimorphisme sexuel bien prononcé, comme le Lévrier Irlandais.

Comment le chien se réchauffe-t-il ?

Comment le chien se réchauffe-t-il ?

Quelle qu'en soit la raison, un chien qui commence à avoir froid tente de se réchauffer en faisant fonctionner certains muscles du corps, ce qui produit un peu de chaleur. C'est ainsi qu'apparaissent des mouvements réflexes tels que des frissons, des tremblements et/ou la chair de poule. Cette dernière est d'ailleurs bien plus efficace chez les animaux dotés d'un pelage que chez l'être humain.

 

S'il fait face à des intempéries (pluie, neige, vent fort...), il cherche instinctivement un abri dans lequel il peut se réfugier. Il peut également s'approcher d'une source de chaleur et/ou fuir le contact avec une surface froide, le cas échéant.

 

Enfin, si son pelage est mouillé par de l'eau ou de la neige, il s'ébroue pour tenter de le sécher.

Les risques du froid pour le chien

Si un chien qui a froid ne parvient pas à se réchauffer (par exemple parce qu'il n'est pas en mesure de s'abriter ou que les températures sont vraiment trop basses pour lui), il encourt plusieurs risques potentiellement graves pour sa santé.

Le risque d'hypothermie du chien

L'hypothermie est probablement le risque lié au froid le plus dangereux pour le chien, car elle peut conduire à la mort en seulement quelques heures.

Qu'est-ce que l'hypothermie ?

Qu'est-ce que l'hypothermie ?

L'hypothermie se produit lorsque la température corporelle du chien descend en-dessous de 38°C. Cette valeur correspond au seuil en-dessous duquel des problèmes de santé commencent à survenir.

 

Il existe plusieurs degrés d'hypothermie, par ordre croissant de gravité :

  • l'hypothermie légère, lorsque sa température se situe entre 37 et 38°C ;
  • l'hypothermie préoccupante, entre 35 et 37°C ;
  • l'hypothermie sévère, quand elle passe en-dessous de 35°C.

 

Bien évidemment, plus l'environnement extérieur est froid, plus ces stades s'enchaînent vite, et plus les dégâts sur l'organisme sont importants. Il est toutefois important de préciser qu'une hypothermie peut survenir pour d'autres raisons que le froid : par exemple, une hémorragie importante et/ou certaines maladies peuvent en être à l'origine.

Quelles sont les conséquences de l'hypothermie ?

Quelles sont les conséquences de l'hypothermie ?

Lorsqu'un chien entre en hypothermie, son organisme déclenche plusieurs processus pour tenter de stopper les pertes de chaleur vers l'extérieur, réhausser la température interne et protéger les fonctions vitales.

 

Son métabolisme commence tout d'abord par ralentir : son coeur bat moins vite, sa respiration se fait plus lente, sa pression artérielle diminue et ses défenses immunitaires perdent en efficacité et en réactivité. En parallèle, les vaisseaux sanguins situés près de la peau et dans les extrémités se contractent afin de limiter les échanges entre intérieur et extérieur, et donc réduire les déperditions de chaleur. Cela permet également d'irriguer en priorité les organes vitaux, mais il en résulte un engourdissement des membres et un risque accru de gelure.

 

À terme, si la température corporelle ne remonte pas, le ralentissement du métabolisme peut aboutir à un coma et même à un arrêt cardio-respiratoire.

Le risque de gelures du chien

Le risque de gelures du chien

La gelure est une brûlure causée par le froid, qui se traduit par des lésions plus ou moins profondes au niveau des tissus, des muscles et même des os dans les cas les plus graves. Techniquement, elle peut toucher n'importe quelle partie du corps, mais dans la pratique, elle survient principalement au niveau des extrémités (oreilles, museau, pattes, queue...) car il s'agit des zones à la fois les moins protégées et les plus exposées au froid.

 

Lorsqu'elle est légère et superficielle, elle est plutôt qualifiée d'engelure et reste généralement sans grande gravité. Elle se manifeste alors par l'apparition sur la peau de plaques rouges et douloureuses, ainsi éventuellement qu'une perte de sensibilité passagère.

 

En revanche, lorsqu'elle est sévère, elle devient beaucoup plus problématique, car elle est susceptible de laisser des séquelles à vie voire de mettre en danger l'animal. En effet, une gelure peut causer une perte de sensibilité irréversible et/ou une gangrène, c'est-à-dire la mort des tissus touchés. Dans ce dernier cas, une amputation du membre atteint est quasiment inéluctable, pour éviter que la gangrène ne se propage à l'ensemble du corps et tue le chien en quelques jours à peine.

Les autres risques liés au froid

Les autres risques liés au froid

L'hypothermie et la gelure constituent les risques les plus graves pour le chien, mais ce ne sont pas les seuls.

 

Tout d'abord, comme pour l'être humain, l'arrivée de l'hiver correspond généralement à un risque accru de toutes sortes d'infections virales et bactériennes, comme la gastro-entérite ou la bronchite. Ceci s'explique notamment par le fait que le système immunitaire est moins efficace quand il fait froid, et que certains microbes (notamment les virus) ont tendance à mieux se propager quand les températures sont basses.

 

Par ailleurs, là encore comme chez l'Homme, le froid et l'humidité sont susceptibles de réveiller ou accentuer certaines douleurs articulaires. C'est particulièrement vrai pour un chien souffrant d'arthrite.

 

Enfin, les basses températures nuisent à la performance de certains sens, notamment l'odorat et le sens de l'orientation du chien. Il est alors plus difficile pour lui de se repérer, de suivre une piste, voire de retrouver son chemin jusqu'à son domicile. Ce risque est plus important chez les individus passant beaucoup de temps en intérieur, car ils connaissent moins bien leur environnement que les grands baroudeurs. Ils ont de surcroît moins de chances de trouver rapidement un refuge pour se protéger du froid en cas de besoin.

Comment savoir si un chien a froid ?

Comme chez l'être humain, il existe certains signes et indices qui aident à reconnaître un chien qui a froid.

Repérer une hypothermie chez son chien

Repérer une hypothermie chez son chien

Dans le cas d'une hypothermie légère (c'est-à-dire une faible baisse de sa température corporelle), l'animal se montre agité et tremblote, voire grelotte. Les battements de son coeur s'accélèrent et le bout de ses pattes devient froid et douloureux, car son corps est moins bien oxygéné. Naturellement, il cherche à se réchauffer en s'approchant d'une source de chaleur, comme une cheminée allumée, un radiateur ou un plancher chauffant. Il peut aussi se lover dans un linge ou un vêtement épais.

 

En cas d'hypothermie sévère, la respiration et le rythme cardiaque ont au contraire tendance à ralentir, afin de limiter les déperditions de chaleur. Ce ralentissement est tel qu'à terme, l'animal peut tomber dans le coma, voire en mourir. S'il perd connaissance, c'est le signe que sa température est déjà très basse et qu'il faut réagir immédiatement, car son pronostic vital est alors engagé.

 

Malheureusement, un chien qui a froid n'est pas toujours très démonstratif, et les premiers symptômes ne sont pas forcément très visibles. Charge donc au maître de s'interroger régulièrement sur ce que ressent son animal, en particulier lors des situations à risque comme les sorties dans la neige. En cas de doute, mieux vaut prendre sa température avec un thermomètre conçu pour la gent canine : c'est le meilleur moyen d'être fixé.

Repérer une gelure sur son chien

Repérer une gelure sur son chien

Lors des périodes froides, il est recommandé de vérifier après chaque sortie que le chien ne souffre pas de gelure.

 

Pour cela, il faut commencer par le sécher avec une serviette si son poil est mouillé, puis vérifier l'état de ses pattes, sa queue, son museau et ses oreilles, et enfin s'assurer que de la neige ne reste pas coincée dans son pelage, sur son ventre ou entre ses doigts. Cela permet dans le même temps de s'assurer qu'il ne s'est pas blessé pendant la sortie ou qu'il n'a pas été infesté par des parasites - risques qui pour leur part sont valables en toute saison, et non uniquement en hiver.

 

Si le maître soupçonne une gelure, il est préférable de contacter un vétérinaire pour lui demander son avis. En effet, selon l'étendue de la brûlure, une intervention d'urgence peut être requise pour éviter une gangrène.

Que faire si mon chien a froid ?

Dans la majorité des cas, un chien est capable de se débrouiller seul pour trouver de quoi se réchauffer. Pour autant, mieux vaut prendre les devants si des symptômes apparaissent, car sa température corporelle peut chuter rapidement. Or, plus elle est basse, plus les dégâts sont conséquents et le risque de séquelles important, et plus il est difficile de rectifier le tir.

En cas de symptômes légers

En cas de symptômes légers

Si l'hypothermie du chien n'est pas très avancée et qu'il ne manifeste que des symptômes légers tels que des tremblements ou des engelures, il est possible de l'aider assez facilement en mettant à sa disposition de quoi se réchauffer : une couverture, un plaid, un petit radiateur électrique... Si le maître possède une couverture chauffante, c'est l'occasion de l'utiliser pour son animal, en la branchant afin qu'elle diffuse une douce chaleur qu'il ne manquera pas d'apprécier.

 

Une autre astuce pour l'aider à se réchauffer consiste à brosser le pelage de son chien à intervalle régulier, en particulier au retour de la promenade. En effet, un poil bien démêlé et bien remis en ordre conserve mieux la chaleur du corps et participe donc à la lutte contre le froid. Si l'animal est mouillé par de l'eau ou de la neige, il faut commencer par le sécher avec une serviette avant de procéder au brossage.

 

Dans le cas où une engelure est apparue, il suffit d'appliquer dessus des compresses tièdes ou de la tremper directement dans de l'eau tiède, si cela est possible : c'est le meilleur moyen d'élargir les vaisseaux sanguins et faire repartir la circulation. Le contact direct avec des surfaces ou des liquides très chauds doit en revanche être évité, car cela ne ferait qu'aggraver la brûlure. Mieux vaut également s'abstenir de frotter la zone endolorie, car cela fragiliserait davantage la peau et pourrait même être douloureux pour l'animal. Une fois que l'épiderme a retrouvé sa couleur normale, il ne reste plus qu'à la sécher et à la recouvrir d'un bandage non collant, là encore pour éviter les irritations.

En cas de symptômes prononcés

En cas de symptômes prononcés

Si l'hypothermie du chien est déjà avancée, c'est-à-dire s'il souffre de symptômes prononcés tels que des gelures ou une respiration ralentie, il s'agit d'une situation d'urgence, qui nécessite de contacter immédiatement un vétérinaire et de lui décrire la situation.

 

Dans la majorité des cas, ce dernier demande au maître de lui amener l'animal afin de pouvoir l'examiner, le réchauffer convenablement et le garder en observation le temps que son état redevienne stable. S'il soupçonne que l'hypothermie a été causée par autre chose que le froid, il peut procéder à des examens supplémentaires afin d'en déterminer l'origine et entamer un traitement.

 

Pour faire remonter la température corporelle du chien, le vétérinaire l'enroule dans des couvertures épaisses et le place dans une pièce chaude. Il prend ensuite sa température toutes les 10 minutes afin de vérifier l'évolution de son état. Si cela ne semble pas suffire ou si l'hypothermie est déjà bien avancée, il peut procéder à des perfusions de liquide chaud, dans le but de le réchauffer également de l'intérieur.

 

Enfin, si le chien souffre de gelures, le vétérinaire inspecte les lésions et détermine si une amputation du membre atteint est nécessaire ou non. Le risque d'en arriver à une telle extrémité est d'autant plus élevé que le maître met du temps à réagir après l'apparition des premiers signes.

Comment éviter qu'un chien ait froid ?

Même si le chien possède un instinct de survie très développé, il peut se retrouver en danger lorsque les températures chutent. Quelques précautions s'imposent donc pour éviter qu'il n'ait trop froid en hiver.

Maintenir son pelage en bon état

Maintenir son pelage en bon état

Dans la mesure où le pelage du chien constitue le premier rempart contre le froid, il est important de bien l'entretenir quand les températures sont basses : de fait, meilleur est son état, plus il conserve la chaleur, et donc moins l'animal a de chances de souffrir du froid.

 

La première chose à faire est donc de continuer à le démêler et le brosser à la fréquence habituelle, afin qu'il reste en ordre et joue correctement son rôle d'isolant thermique. Lorsque l'animal est mouillé (par exemple au retour d'une sortie sous la pluie ou dans la neige), il faut le sécher avec une serviette, en prenant garde de ne pas oublier les zones sensibles telles que le ventre, les oreilles et l'espace entre les doigts, car de l'eau ou de la neige peuvent facilement y rester coincées.

 

Par ailleurs, s'il est habitué à en recevoir régulièrement, il convient de donner un bain à son chien moins souvent pendant toute la période hivernale. En effet, le sébum produit par sa peau est une protection naturelle supplémentaire contre le froid et la déshydratation, mais il a tendance à être éliminé lors du bain.

 

Enfin, s'il n'est évidemment pas recommandé de couper ou de tondre le pelage de son chien avant l'arrivée du froid, il peut être utile en revanche de raser les poils situés en bas de ses pattes et entre ses coussinets : cela permet d'éviter que la neige ne s’y agglutine et ne cause gerçures et engelures.

Adapter la durée des sorties

Adapter la durée des sorties

En période hivernale, et plus particulièrement les jours de grand froid, le maître est naturellement tenté de limiter les activités en extérieur et de rester blotti à la maison. Pour autant, le chien lui a besoin de se défouler et de faire de l’exercice, comme tout le reste du temps : il en va de son bien-être physique et moral. Par ailleurs, une exposition régulière et raisonnable l'habitue progressivement au froid et le rend donc à terme moins vulnérable.

 

Néanmoins, il faut bien évidemment adapter la fréquence et la durée des sorties à la température extérieure, pour ne pas les transformer en calvaire. Par exemple, une promenade d'une heure peut être remplacée par 5 ou 6 sorties d'une dizaine de minutes, ou par 4 sorties d'un quart d'heure chacune. Pour éviter les entorses et les claquages, il est préférable de commencer chaque séance par de la marche à une allure lente puis modérée : mieux vaut n'attaquer les exercices plus intenses que dans un second temps, une fois que le chien s'est échauffé.

S’il faut malgré tout réduire la durée cumulée des sorties quotidiennes, par exemple en période de grand froid, il est souhaitable de les remplacer par des activités intérieures : le chien continue ainsi d'être en mesure de se défouler.

Utiliser des vêtements pour chien

Utiliser des vêtements pour chien

Pour ceux qui craignent beaucoup le froid ou qui sont amenés à passer du temps en extérieur même quand le temps est mauvais, les précautions de base sont rarement suffisantes. C'est dans cette situation que sont par exemple les chiens de chasse, et le problème se pose d'autant plus s'ils ont le poil court voire ras.

 

Dans ces cas-là, il peut être pertinent de recourir à un manteau pour chien. Cet accessoire permet généralement a minima de limiter les déperditions de chaleur et d'éviter que la peau de l'animal soit mouillée. Les modèles les moins chers coûtent entre 10 et 30 euros, selon la taille choisie.

 

Pour une efficacité optimale, l'idéal est d'opter pour un modèle coupe-vent et respirant. Certains produits comme le gilet Canihunt de protection sont ainsi dotés de plusieurs couches superposées afin d'assurer une protection optimale. D'autres ont des fonctionnalités supplémentaires : par exemple, un gilet de protection pour chien de chasse est conçu pour protéger l'animal des blessures, en plus de le garder au chaud. Ces types de manteaux plus sophistiqués sont naturellement plus coûteux, puisqu'il faut compter une centaine d'euros l'unité.

 

Il est également possible d'équiper son chien de chaussures, afin de protéger ses pattes et plus particulièrement ses coussinets. Un temps d'adaptation est nécessaire au début pour qu'il s'y habitue, mais l'intérêt de cet accessoire est ensuite bien réel, à condition bien sûr qu'il soit bien choisi. On en trouve de toutes les couleurs et de toutes les tailles. Les premiers prix sont de l'ordre de 5 à 10 euros pour une paire, mais les modèles les plus chers peuvent valoir près d'une cinquantaine d'euros la paire.

Opter pour une alimentation d'hiver

Opter pour une alimentation d'hiver

L’arrivée de l’hiver nécessite parfois de modifier le régime alimentaire de son chien, en fonction de son mode de vie et de son niveau d'activité.

 

C'est le cas notamment s'il passe une grande partie de son temps dehors ou s’il reste très actif malgré le froid. En effet, à effort équivalent, la dépense énergétique est plus grande lorsque les températures sont basses. Il est alors pertinent de le nourrir davantage, d'opter pour des aliments plus riches en lipides (du poisson, par exemple) ou de recourir à des compléments alimentaires tels que l'huile de saumon pour chien. Toutefois, afin d'éviter tout risque de carence ou d'excès en nutriments, mieux vaut demander conseil à un vétérinaire avant tout changement.


En revanche, si l'animal passe le plus clair de son temps à l’intérieur, sa dépense énergétique n'est pas supérieure à ce qu'elle est le reste de l’année : il n'a donc normalement pas besoin de manger davantage. Il n'est donc a priori nul besoin d'augmenter ses rations journalières, sous peine de le voir prendre du poids.

Prévoir un abri pour son chien

Prévoir un abri pour son chien

Même un chien possédant une fourrure épaisse et habitué à vivre dehors doit pouvoir s'abriter lorsque les température deviennent glaciales.

Il convient donc de mettre à sa disposition une niche pour chien, si possible entièrement isolée pour limiter les pertes de chaleur. Il faut veiller à ce qu’elle ne soit pas trop grande, car la chaleur dégagée par l'animal aurait tendance à se dissiper rapidement. Par ailleurs, y poser un tapis ou une couverture permet d'augmenter l'isolation du sol, en particulier si l'abri est posé directement par terre. Il faut alors simplement penser à les changer régulièrement afin d'éviter l’accumulation de poussière, bactéries, parasites et humidité.

 

Si les températures descendent vraiment bien plus bas que ce à quoi il est habitué, il peut être judicieux de ne pas laisser son chien dormir dehors et de ne le laisser vadrouiller en extérieur que durant la journée, lorsqu'il fait un peu moins froid. Une autre option peut consister à équiper le logement d'une chatière pour chien, qui fonctionne sur le même principe que son équivalent pour chat : elle lui permet de venir de lui-même trouver refuge dans la chaleur du foyer dès qu'il le souhaite.

Le mot de la fin

Compte tenu de son pelage et de son apparente robustesse, le chien semble parfaitement armé pour faire face aux températures les plus basses. Or, dans la pratique, lui aussi peut souffrir fortement du froid : il faut donc en être conscient et le surveiller lorsque la situation présente des risques. À défaut, les conséquences sur sa santé peuvent être graves.

 

Pour limiter les risques, certaines mesures peuvent être mises en place, comme lui fournir un abri, l'équiper de vêtements adéquats et l'inspecter à son retour de promenade. Ce sont des habitudes à prendre d'autant plus pertinentes qu'elles sont utiles en toutes saisons et non uniquement en hiver. Par exemple, les chaussures pour chien aident à prévenir les brûlures dues à la chaleur pendant l'été, et l'inspection du pelage permet de repérer petits bobos, tiques et autres problèmes de santé qui pourraient sinon passer facilement inaperçus. Une raison supplémentaire de prendre ces bonnes résolutions !

Dernière modification : 01/09/2021.

Commentaires sur cet article

Des conseils pour les coussinets par temps froid seraient bien utiles.
De même que des informations pour savoir à qui et à partir de quelle température, âge, etc. il est nécessaire de les habiller ... ou de les déshabiller !
Ma petite chienne, prenant de l'âge avait parfaitement bien accepté son petit imper doublé qui lui tenait chaud et la protégeait de la pluie.

   
Par CocciNim

Mon chien dort à l'extérieur.
J'ai rajouté de la paille dans sa niche. Il adore !

0    0
Par Annabelle

Avant, je trouvai ridicule de mettre des manteaux aux chiens. Mais j'ai essayé avec mon Boston terrier et je vois que c'est bien pratique et quil ne refuse plus les balades.

0    0
Par Marie-Luce