
Connue avant tout pour ses jolies fleurs très parfumées, le chèvrefeuille est une plante grimpante présente essentiellement dans les régions tempérées et subtropicales. Il appartient au genre Lonicera (anciennement Caprifolium, qui signifie littéralement chèvrefeuille en latin) et se décline en plus de 150 espèces différentes
S'il existe des chèvrefeuilles sauvages, on en rencontre aussi dans les parcs et les jardins : il y est utilisé pour constituer d'élégantes haies et pergolas. Ses fleurs sont également appréciées en parfumerie.
Toutefois, il faut savoir que le chèvrefeuille est toxique pour un chien. Pour cette raison, et même s'il n'est pas forcément très dangereux, mieux vaut prendre des précautions pour éviter les accidents.
Le chèvrefeuille est une plante toxique pour un chien, tout comme d'ailleurs pour un chat ou un humain.
Il doit sa toxicité à différentes substances, parmi lesquelles des saponines et des glucosides, qui causent divers troubles en cas d'ingestion. Toute la plante est toxique : les feuilles, les branches, les racines... mais ce sont les fleurs et les baies qui sont les plus dangereuses. Les baies encore vertes semblent plus dangereuses que les mûres. La plupart des espèces sont toxiques, seules quelques-unes semblent peu dangereuses voire inoffensives.
La dose toxique du chèvrefeuille n'est pas connue avec précision, d'autant qu'elle dépend de l'espèce. Chez l'humain, les spécialistes considèrent généralement que 2 ou 3 baies peuvent causer des troubles digestifs, et une trentaine de baies suffisent pour causer une intoxication sérieuse. Chez le chien, les données manquent pour savoir ce qu'il en est, mais il est probable que la dose toxique soit similaire voire encore plus faible. Cela dit, le risque d'intoxication n'est pas forcément très élevé, car nos compagnons canins sont peu intéressés par cette plante.
| Dangerosité |
Modérément toxique |
Un chien a peu de chances de s'intoxiquer avec du chèvrefeuille : il faudrait qu'il mange une certaine quantité de baies, ce qui est peu probable compte tenu du fait que ces fruits n'ont pas un goût spécialement agréable pour lui. Une intoxication reste possible malgré tout, en particulier s'il s'agit d'un chiot, généralement curieux par nature.
Si jamais il s'intoxique malgré tout, les symptômes dépendent de la quantité ingérée. Dans un premier temps, ce sont surtout des troubles digestifs passagers qui apparaissent : diarrhée, vomissements...
Puis, si l'intoxication est sérieuse, d'autres symptômes sont possibles : des tremblements, une tachycardie (accélération du rythme cardiaque), une fatigue importante, voire des convulsions et un décès dans les cas les plus graves. La quantité de chèvrefeuille qu'un chien doit ingérer pour en arriver là est toutefois tellement importante que dans la pratique, des conséquences aussi sérieuses sont peu probables - ce qui ne dispense pas de se montrer vigilant, bien entendu.
Si jamais un chien a mangé du chèvrefeuille, ou si on le soupçonne d'en avoir avalé, le mieux est de contacter un vétérinaire (le sien de préférence), pour éventuellement un centre antipoison pour animaux. Ce sont en effet les mieux placés pour déterminer la gravité de l'intoxication et la réaction la plus appropriée.
Si le chien semble aller bien et ne présente pas de symptômes particuliers, en général l'intoxication n'est pas très grave. Le mieux est alors de le surveiller pendant quelques heures, au cas où son état se détériorerait brutalement.
En revanche, si des signes cliniques sont présents (généralement des troubles digestifs), une prise en charge vétérinaire est recommandée pour soulager l'animal et limiter les chances que d'autres symptômes apparaissent. Selon les cas, une hospitalisation de quelques heures peut être souhaitable, le temps que tout danger soit écarté.
En général, une intoxication au chèvrefeuille n'est pas bien grave : si la prise en charge est rapide et adaptée, le chien se remet rapidement et ne conserve pas de séquelles particulières.