Le vaccin contre la leishmaniose

Le vaccin contre la leishmaniose

Le vaccin contre la leishmaniose canine existe depuis 2011, ce qui en fait un traitement relativement récent contre cette maladie potentiellement mortelle.

 

Cette dernière est provoquée par un parasite, transmis au chien par un phlébotome, un insecte cousin du moustique que l'on trouve principalement dans le pourtour méditerranéen. Lorsqu'un phlébotome infecté pique un chien sain, le plus souvent au niveau des oreilles ou du museau, il dépose le parasite à la surface de sa peau. Une petite lésion appelée chancre apparaît alors au niveau au niveau de la piqûre, signe de l'infection. Le parasite envahit ensuite les cellules du chien, se dissémine dans ses organes internes et commence à altérer son système immunitaire. Cette dissémination peut prendre plusieurs mois, voire plusieurs années.

 

Les symptômes qui apparaissent ensuite sont variables d'un individu à l'autre, ce qui complique le diagnostic. Certains chiens perdent leurs poils, d'autres maigrissent ou présentent des lésions cutanées. Une anémie peut apparaître, ainsi que de troubles au niveau des articulations, des yeux, du foie ou des reins. Le traitement à mettre en place est long, et si des atteintes hépatiques ou rénales sont déjà présentes, le pronostic est généralement mauvais.

 

La leishmaniose canine est difficile à éradiquer, car en raison du réchauffement climatique, le phlébotome se répand de plus en plus en Europe. Dans les zones à risque, telles que le sud de la France, le vaccin contre la leishmaniose est fortement recommandé, d'autant plus qu'il s'agit d'une zoonose, c'est-à-dire d'une maladie transmissible à l'Homme. Il peut se faire dès l'âge de 6 mois : il consiste en 3 injections séparées de 3 semaines d'intervalle, suivies ensuite d'un rappel annuel. Un dépistage préalable est effectué, car seuls les chiens non infectés peuvent être vaccinés.

 

Malheureusement, même si elle a su faire ses preuves, la vaccination contre la leishmaniose n'est pas efficace à 100%, de sorte qu'un chien vacciné peut tout de même contracter la maladie. Elle reste tout de même largement conseillée dans les zones à risque, car elle réduit sensiblement les chances d'être contaminé et de développer des symptômes graves. En parallèle de la vaccination, il est conseillé de continuer d'utiliser des produits répulsifs efficaces (traitements antiparasitaires notamment), de ne pas laisser le chien dehors la nuit durant la période d'activité du phlébotome, et d'éviter les eaux stagnantes.

Dernière modification : 09/13/2020.
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