Le distichiasis chez le chien

Le distichiasis chez le chien - Les maladies de l'oeil chez le chien

Fréquence : Peu courante
Maladie héréditaire :  Pas forcément
Vice rédhibitoire : Non

 

Le distichiasis, un mot de grec ancien signifiant littéralement « deux rangées », est une anomalie oculaire caractérisée par la présence d'une rangée supplémentaire de cils, située le long du bord de la paupière. Il engendre le plus souvent une gêne et/ou une irritation, car l'implantation anormale de ces cils en surnombre provoque un frottement constant contre la cornée. Il existe toutefois des individus asymptomatiques ; le problème est alors détecté de manière fortuite lors d'un examen ophtalmologique.

 

De nombreuses espèces animales sont concernées, parmi lesquelles l'être humain, le chat et le chien.

Les races prédisposées au distichiasis

Techniquement, toutes les races de chiens peuvent être touchées par le distichiasis.

 

Une prédisposition a toutefois été mise en évidence chez un certain nombre d'entre elles, notamment le Berger Picard, le Bichon Bolonais, le Grand Bouvier Suisse, le Vizsla à Poil Dur, le Braque Allemand ou encore le Petit Epagneul de Munster. Chez ce dernier, l'anomalie est dans la majorité des cas congénitale, c'est-à-dire présente dès la naissance.

Les symptômes du distichiasis chez le chien

Les principaux symptômes du distichiasis chez le chien sont des rougeurs oculaires, des démangeaisons et un larmoiement excessif. Ils peuvent apparaître à tout âge, mais se déclenchent généralement tôt dans la vie de l'animal. Certains individus n'en ont toutefois aucun, malgré la présence manifeste de cils en excès.

 

Dans certains cas, les symptômes du distichiasis peuvent se compliquer d'un ulcère au niveau de la cornée, qui engendre des douleurs locales, une fermeture anormale des paupières, un larmoiement important et des micro-lésions au niveau du globe oculaire.

Le diagnostic du distichiasis chez le chien

Le diagnostic du distichiasis chez le chien

Le diagnostic du distichiasis est relativement simple à effectuer : le vétérinaire procède à un examen ophtalmologique du chien, à la recherche des cils en excès.

 

Dans le cas où il en trouve, il les enlève à la main et attend quelques jours dans le but de voir si les symptômes s'améliorent. Si c'est le cas, le diagnostic du distichiasis est confirmé. Dans le cas contraire, une autre maladie oculaire est probablement en cause ; ce peut être par exemple un entropion, une conjonctivite ou un glaucome, qui provoquent des symptômes similaires.

Traiter le distichiasis du chien

Il n'existe pas mille manières de traiter le distichiasis chez le chien : la gêne étant occasionnée par des cils en surnombre, il faut les retirer. Deux méthodes existent pour cela : l'épilation, qui doit être effectuée à intervalle régulier, ou une intervention chirurgicale permettant de solutionner le problème à la base.

L'épilation des cils

La méthode la plus simple pour traiter un chien souffrant de distichiasis consiste à retirer les cils en trop en les faisant épiler par un vétérinaire.

 

Cette méthode est la plus facile et la plus rapide à mettre en oeuvre. Malheureusement, les résultats ne sont que temporaires : comme tous les poils, les cils arrachés repoussent en quelques semaines. De plus, elle peut être un peu douloureuse pour le chien, qui déjà souffre d'une irritation locale causée par ces derniers.

L'opération de l'oeil

Une solution plus radicale pour traiter le distichiasis chez un chien consiste lui faire subir une opération chirurgicale visant à détruire les follicules pileux en surnombre, de sorte que les cils ne puissent définitivement plus pousser.

 

Trois techniques existent :

  • l'électrolyse, qui les détruit à l'aide d'un faible courant électrique ;
  • la cryochirurgie, qui les brûle par le froid ;
  • l'ablation de la surface de la paupière où sont implantés les cils.

 

Ces trois opérations sont pratiquées sous anesthésie générale. Des soins post-opératoires tels que des compresses et des anti-inflammatoires peuvent ensuite être nécessaires pour limiter les risques d'infection.

Dernière modification : 12/31/2021.