Comment vendre un chien ?

Mettre sa portée en vente

Il existe plusieurs possibilités pour trouver une nouvelle famille à ses chiots et réaliser la vente d'un chiot ou d'un chien.

Les relations personnelles

Cette solution est la plus simple, mais elle offre un réseau d'acheteurs potentiels assez faible.

L'éleveur intermédiaire

Il est possible d'entrer en contact avec des éleveurs canins proches de chez soi. Certains accepteront peut-être, moyennant une commission, de servir d'intermédiaire.

Le club de race

Il est possible d'informer le club de race concerné qu'une portée est disponible, en précisant le nombre de mâles et de femelles. Il est cependant bon de savoir qu'il y a souvent une surabondance de chiots à certains moments de l'année (à Noël par exemple, période cruelle car beaucoup d'animaux sont donnés en cadeau aux enfants sans réflexion poussée).

La cession de portée

Si les chiots sont issus de parents ayant un pedigree, il est possible de céder la portée à un ou des éleveurs canins prêt(s) à les accueillir et à les placer sous le nom de son élevage de chiens.

L'annonce

Passer des annonces dans les journaux, sur les sites Internet d'annonces, chez les commerçants ou dans les cabinets vétérinaires est l'option la plus répandue. Les annonces dans les journaux étant payantes, il est nécessaire d'être concis. Il faut donc la rédiger avec soin. Préciser le prix de la vente, même s'il est symbolique, permet d'éviter les nombreux coups de téléphone à ce sujet, et de dissuader les indécis.

 

Si vous êtes éleveur canin, vous pouvez passer une petite annonce pour vendre un chien sur notre site.

L'animalerie

Il est également possible de déposer vos chiots dans une animalerie afin de les y exposer, puis de les vendre. Cependant, cette solution est peu recommandée, car le bien-être des animaux dans ce genre de magasins n'est pas toujours une priorité.

Formalités pour vendre un chiot

Lorsque l'on vend un chiot, il faut s'attendre à ce que des rendez-vous ne soient pas honorés. Et, si les acquéreurs potentiels se présentent, il faut essayer, dans la mesure du possible, de s'en faire une idée rapidement. L'éleveur de chiens n'est en aucun cas obligé de vendre un animal à une personne dont il estime qu'elle ne fera pas un bon maître.

 

Par ailleurs, il est conseillé d'établir un questionnaire afin de mieux connaître et sélectionner les futurs acquéreurs potentiels du chiot, leurs attentes et leurs contraintes. Cela permettra de savoir s'ils peuvent effectivement accueillir un chien chez eux, et si la portée contient un chiot dont le caractère pourra leur correspondre.

 

De même, créer une fiche de réservation d'un chien avec les photos des chiots, leur nom provisoire, leur couleur de robe, leur(s) signe(s) particulier(s) éventuel(s) et leur numéro d'identification permet aux futurs maîtres comme à l'éleveur canin se s'engager dans la vente.

 

Enfin, il est important de savoir qu'il n'est pas possible de vendre des chiots n'importe où. Ainsi, selon l'article L214-7 du code rural :

« La cession, à titre gratuit ou onéreux, des chiens et des chats et autres animaux de compagnie dont la liste est fixée par un arrêté du ministre chargé de l'agriculture et du ministre chargé de l'environnement, est interdite dans :

  • Les foires ;
  • Les marchés ;
  • Les brocantes ;
  • Les salons, les expositions ou toute autre manifestation non spécifiquement consacrée aux animaux. »

Demander à l'avance une partie du prix de vente

Il est possible de « sécuriser » la transaction en demandant à l'acheteur de verser une partie du montant avant la livraison du chiot. Cette pratique est assez courante quand on propose un chiot qui n'a pas encore atteint l'âge de rejoindre sa nouvelle famille.

 

Néanmoins, cet aspect de la vente d'un chien ne peut pas être réalisé dans n'importe quelle condition. En France, conformément à l'article L 114-1 du Code de la consommation, les sommes versées d'avance lors d'une transaction sont soit des arrhes, soit un acompte.

Les arrhes

Les arrhes correspondent à un moyen de dédit, c'est-à-dire à une possibilité pour l'acheteur de renoncer à l'achat et pour le vendeur de renoncer à la vente du chien. En versant ou acceptant des arrhes lors d'une commande, aucune des deux parties ne s'engage à bonne fin, c'est-à-dire à aller jusqu'au bout de la transaction.

 

L'article 1590 du Code civil prévoit en outre que "si c'est l'acquéreur qui se dédit, il perdra les arrhes versées ; si c'est le vendeur qui se dédit, il devra restituer le double des arrhes reçues à la commande." Il s'agit d'une disposition d'ordre public, c'est-à-dire qu'elle s'applique même en cas de mention contraire du contrat.

 

L'article 1590 du Code civil ajoute également une précision de taille : "sauf stipulation contraire du contrat, les sommes versées d'avance sont des arrhes".

Les acomptes

Un acompte est un premier versement à valoir sur un achat, qui implique un engagement ferme des deux parties. Un acheteur ayant versé un acompte a donc l'obligation de finaliser l'achat, c'est-à-dire de verser le reste du montant et réceptionner le chien selon les modalités convenues. À l'inverse, un vendeur ayant perçu un acompte a l'obligation lui aussi de finaliser la vente, et donc de céder le chien à l'acheteur au moment prévu.

 

Autrement dit, il n'y a aucune possibilité de dédit, sauf mention contraire du contrat (il peut prévoir par exemple que le montant de l'acompte reste acquis au vendeur si l'acheteur renonce à la vente). Si l'une des parties ne respecte pas son engagement et décide de se rétracter sans que ce cas ne soit explicitement prévu dans le contrat, elle peut être condamnée à payer des dommages et intérêts.

 

Si on souhaite se faire verser un acompte, il est important de bien le spécifier sur le bon de commande, sous peine de perdre tous ses droits en cas de rétractation de l'acheteur, dans la mesure où les sommes versées d'avance sont considérées par défaut comme des arrhes, sauf mention contraire.

Dernière modification : 10/10/2019.
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