Choisir les reproducteurs pour une saillie

Le choix des partenaires est évidemment déterminant pour réaliser une saillie. S'il est recommandé qu'ils aient un âge à peu près identique, de nombreux autres aspects sont également à prendre en compte.

Choisir la femelle reproductrice pour une saillie

Choisir la femelle reproductrice pour une saillie

Il est très important de prendre en compte l'âge de la chienne. En effet, avant ses 2 ans (ou, plus précisément, avant ses troisièmes chaleurs, l'âge étant variable d'une race de chien à l'autre), une chienne n'a pas encore atteint son plein développement, et une gestation serait donc néfaste pour sa santé. A l'inverse, et même si la ménopause est inexistante chez les chiens, si elle est âgée de plus de 5 à 7 ans (en fonction de sa race et du nombre de ses gestations passées), les risques de difficultés à la mise bas de la chienne augmentent considérablement, car elle n'a plus l'élasticité nécessaire au niveau du bassin pour mettre bas par les voies naturelles. Dans les deux cas, les risques sont énormes, aussi bien pour la chienne que pour les petits.

 

De plus, pour la santé de la chienne, il est important de ne jamais la faire reproduire à chaque période de chaleurs, mais plutôt de garder un an d'écart entre chaque saillie.

 

Si, du point de vue génétique, la femelle et le mâle sont égaux, le choix de la femelle en tant que mère est bien plus important que celui du père. En effet, c'est la mère qui va élever ses chiots, et non le père. Ainsi, il est important de ne pas faire reproduire une chienne qui a des problèmes de comportement : cannibalisme, immaturité, absence d'instinct maternel, comportement trop permissif avec les chiots, mauvaise socialisation...

 

Si la femelle présente des qualités exceptionnelles par rapport au standard de la race, et si ses problèmes du comportement sont dus à un accident de vie ou à des erreurs de l'éleveur ou du maître, ce sont des problèmes non héréditaires, mais acquis. Dans ces cas-là, il est possible d'avoir recours à une chienne bien équilibrée, qui n'a eu qu'un seul chiot dans sa portée par exemple, qui servira de nourrice. Il faudra néanmoins que la chienne-porteuse soit gardée au calme durant la gestation pour ne pas la stresser et, si c'est possible, tenter de faire téter sous surveillance les nouveau-nés durant leurs premières 48 heures, pour le colostrum.

 

Pour finir, avant une saillie, la femelle doit être en bonne condition physique et ne pas présenter un excès de poids. Elle doit également être vaccinée et vermifugée. Au moindre doute quant à sa santé, il est primordial de la faire examiner par un vétérinaire.

Choisir le mâle reproducteur pour une saillie

Choisir le mâle reproducteur pour une saillie

Un bon mâle reproducteur doit présenter diverses qualités, en plus d'une bonne santé. Il doit être jeune (minimum 2 ans, sinon le sperme est pauvre en spermatozoïdes du fait d'une maturité incomplète, et donc peu fécondant), avoir un bon caractère, être un prototype du standard de sa race et ne présenter aucun défaut susceptible d'être transmis génétiquement. Il est également idéal de s'assurer de sa bonne sociabilisation et de son équilibre, qualités que la chienne doit également avoir.

 

Les éleveurs canins recherchent les meilleurs pedigrees pour la reproduction de leurs chiens, et certains animaux d'exposition sont obtenus par croisement en consanguinité : père/fille, mère/fils, demi-frère/demi-sœur... Cette opération peut donner de bons résultats lorsqu'elle est réalisée par une personne connaissant bien les animaux et leurs antécédents, et qui reste consciente du risque d'obtenir des chiots présentant des défauts héréditaires. Il est néanmoins préférable d'éviter les croisements entre lignées proches. Il faut en effet se souvenir que tous les chiens ont des défauts, y compris les plus beaux. En faisant s'accoupler des animaux d'une même lignée, on peut conserver les qualités, mais également amplifier les défauts.

 

Si l'on recherche un étalon de qualité, il faut envisager d'avoir à se déplacer. Si l'éleveur de chiens honnête conseille avec plaisir sur le choix d'un bon reproducteur, il faut se méfier de ceux qui valorisent à tout prix leur étalon. En effet, il arrive souvent que les chiots ne ressemblent à aucun des deux parents, ou héritent malheureusement du défaut que l'on souhaitait justement éliminer. Toutefois, en règle générale, l'accouplement de deux bons individus donne une portée comptant au moins un ou deux chiots dignes de participer à des expositions canines.

 

Choisir les reproducteurs pour une saillie

Prendre en compte les caractéristiques des deux chiens est important si l'on souhaite avoir des chiots qui seront aux maximum dans le standard de la race. Ainsi, par exemple, si la chienne est petite, il vaut mieux choisir un chien un peu plus grand, et si elle a une forte ossature, un chien plus léger.

 

Certains propriétaires d'étalons peuvent accepter un chiot plutôt que de l'argent. Il est donc essentiel de se mettre d'accord, par écrit, avant la saillie, afin d'éviter les discussions par la suite. Faut-il payer quel que soit le résultat, ou bien le propriétaire autorise-t-il une seconde saillie au cas où la première n'aurait rien donné ? De même, si l'on ne souhaite pas échanger la saillie contre un chiot de la portée, il faut se mettre d'accord là-dessus.

 

Enfin, il est possible de payer moins cher une saillie si l'on trouve le frère, moins célèbre, d'un grand champion, qui peut donner d'aussi bons résultats.

 

Quelle que soit la décision adoptée, il est primordial de prendre ses dispositions largement à l'avance. D'autant que c'est une erreur de croire que sa chienne sera automatiquement acceptée à la saillie. En effet, les propriétaires d'étalons se montrent parfois très exigeants quant aux femelles devant être saillies par leur chien. Ainsi, ils peuvent demander à voir le pedigree du chien, une radiographie des hanches ou tout autre document ayant de l'importance pour l'accouplement. Une mauvaise lignée à cause de la mère pourrait en effet donner une mauvaise réputation à son étalon.

 

Enfin, quelle que soit la race des chiens, il est primordial de se renseigner au maximum avant la saillie, que ce soit auprès d'éleveurs canins, du club de race, voire sur Internet. Cela permet notamment de connaître les problèmes inhérents à la race du chien concerné. Connaître également le nombre de saillie que le mâle a fait est important. En effet, pour garder une bonne qualité de semence, un étalon ne devrait jamais faire plus de deux saillies par semaine.

Prendre en compte le LOF dans la saillie de la chienne

Prendre en compte le LOF dans la saillie de la chienne

Avant la saillie, il peut être judicieux d'inscrire sa chienne au LOF, ou de faire confirmer le LOF de la chienne. Cela coûte 21 euros. Si elle n'est pas LOF mais issue de parents LOF, il est éventuellement possible de la faire confirmer à titre initial. Il faut pour cela se renseigner auprès du club de race, afin de savoir si le livre des origines est ouvert ou non. En effet, la confirmation à titre initial n'est possible que dans le premier cas, et coûte 55 euros.

 

La saillie pourra ainsi être déclarée, et la portée inscrite au LOF. Il faudra pour cela télécharger les documents adéquats sur le site de la Société Centrale Canine, et s'acquitter des frais de déclaration de saillie de 10 euros, puis, après la mise bas de la chienne, des frais de déclaration de naissance de 21 euros. Attention, il y a un délai à respecter pour chaque déclaration.

Dernière modification : 07/05/2020.
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Commentaires sur cet article

Bonjour,j'ai une petite chienne pinscher nain de 2 kg,elle a 5 ans et 5 mois ma question est:est ce que je peut la laisser faire une nouvelle portée?Merci

   

Bonjour,
Je ne suis pas en accord avec votre mise en contexte. Nous avons deux femelles et un mâle tous pures race enregistrés. Chaque femelle a une portée par année et ce n'est pas du tout difficile et couteux. Au contraire...

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Par Cam

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