Qu'est-ce que l'obésité, et comment identifier un chien obèse ?

Qu'est-ce que l'obésité, et comment identifier un chien obèse ?

L'obésité est un des désordres nutritionnels les plus fréquents chez les animaux de compagnie, et les chiens n'échappent pas à la règle : plus de 40 % d'entre eux seraient concernés.


Qu'est-ce que l'obésité ? Pourquoi un chien peut-il devenir obèse, et comment savoir si son chien est en surpoids ? Voici quelques pistes...

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Qu'est-ce que l'obésité ?

Qu'est-ce que l'obésité ?

L'obésité est une maladie grave qui correspond à une accumulation excessive de graisse dans l'organisme. On considère qu'un chien est en surpoids lorsque son poids est de 10 à 20% supérieur à son poids idéal, et qu'il est obèse au-delà de cette limite.

 

Un chien obèse ne le devient jamais du jour au lendemain. Il s'agit d'un processus long, qui passe généralement par deux phases successives :

  • la phase dynamique : elle correspond à une prise de poids progressive qui peut s'étendre sur plusieurs mois, voire plusieurs années ;
  • la phase statique : au-delà d'un certain poids, le chien ne grossit plus. Son appétit peut même diminuer, car en raison de son état, il se déplace beaucoup moins et a donc des besoins moindres. La baisse d'appétit ne conduit toutefois pas à une perte de poids.

 

L'obésité est le plus souvent due à une sédentarisation trop importante couplée à une alimentation déséquilibrée : il s'agit donc d'une maladie très peu présente à l'état sauvage, et qui touche quasi exclusivement les animaux domestiques. Tous les chiens peuvent être concernés, même si certains sont plus à risque que d'autres.

Les causes de l'obésité chez le chien

L'obésité est souvent liée à un problème d'origine alimentaire, mais il ne s'agit pas de la seule cause possible. De plus, il existe des chiens prédisposés, qu'il faut donc surveiller de près.

Une alimentation déséquilibrée

Une alimentation déséquilibrée

La principale cause de l'obésité chez le chien est un déséquilibre entre les apports énergétiques fournis par son alimentation d'une part, et son niveau d'activité d'autre part.

 

En effet, en temps normal, quand le chien mange, les matières grasses sont stockées dans son organisme pour pouvoir être utilisées plus tard comme sources d'énergie lorsqu'il réalise un effort. S'il ne se dépense pas suffisamment par rapport à ce qu'il ingurgite, les graisses non utilisées s'accumulent : cette situation finit par provoquer une prise de poids, voire une obésité si la situation perdure.

 

Il s'agit d'un cercle vicieux, car plus le chien grossit, plus il se fatigue vite lors des promenades et des exercices, et donc moins il en fait.

 

Le plus souvent, ce déséquilibre entre apports et dépenses énergétiques provient :

  • d'un manque d'activité du chien, si par exemple son maître le promène peu et ne lui propose pas beaucoup de jeux ou d'exercices ;

 

  • de mauvaises habitudes alimentaires, par exemple si le maître cède chaque fois que son animal vient réclamer, ou s'il abuse de friandises pour chien, très appréciées des toutous mais dont la densité énergétique est très élevée ;

 

  • d'une alimentation inadaptée : c'est ce qui se passe par exemple lorsqu'on continue à nourrir un chien âgé avec des aliments prévus pour un adulte ou pour un chiot, alors que ses besoins énergétiques sont plus faibles ;

 

  • d'une alimentation de mauvaise qualité : ce peut être le cas de certains aliments industriels pour chien bas de gamme, qui contiennent davantage de glucides et de graisses que les produits de qualité premium.

Les autres causes de l'obésité chez le chien

Le Teckel est une race prédisposée à l'obésité
Le Teckel est une race prédisposée à l'obésité

Si la cause fondamentale de l'obésité est l'ingestion excessive de calories et la sédentarisation, il faut toutefois savoir que ce n'est pas la seule. En effet, certaines maladies hormonales comme l'hypothyroïdie ou le syndrome de Cushing peuvent provoquer une prise de poids excessive.

 

De plus, il existe des médicaments qui peuvent avoir pour effet d'augmenter l'appétit du chien ou de favoriser le stockage des graisses dans l'organisme. C'est le cas par exemple des corticoïdes ou des antiépileptiques : les chiens qui en prennent ont tendance à grossir.

 

Par ailleurs, si tous peuvent être touchés, certains individus sont tout de même prédisposés à l'obésité :

  • les vieux chiens, car leur organisme a tendance à stocker davantage les graisses, alors que dans le même temps, ils sont moins actifs ;
  • le sexe : les femelles sont généralement davantage sujettes à la prise de poids que les mâles ;
  • certaines races : ainsi, le Cocker Anglais, le Labrador et le Teckel sont quelques-unes des races de chiens prédisposées à l'obésité ;
  • les chiens castrés et les femelles stérilisées, en raison du déséquilibre hormonal qui survient après l'opération.

Quels sont les dangers de l'obésité chez le chien ?

Quels sont les dangers de l'obésité chez le chien ?

Si l'embonpoint est souvent pris (à tort) à la légère, l'obésité est quant à elle une véritable maladie, aux conséquences potentiellement graves à long terme, au point d'ailleurs de causer une diminution de l'espérance de vie du chien. On estime ainsi qu'un toutou dont le poids est de 20% supérieur à la normale voit son espérance de vie chuter en moyenne de 20%, ce qui correspond globalement à 2 années de vie en moins.

 

Ceci est dû au fait qu'en plus de provoquer une fatigue générale et un essoufflement plus important, l'obésité favorise le développement de :

 

De plus, elle provoque une diminution de l'immunité, ce qui a tendance à favoriser l'apparition de nouvelles infections et maladies, et à aggraver celles dont le chien souffrait déjà.

 

Enfin, il faut savoir que le risque de complications en cas d'opérations chirurgicales et/ou anesthésie est accru avec un chien obèse.

Comment savoir si mon chien est en surpoids ou obèse ?

Savoir si son chien est en surpoids ou obèse n'est pas forcément aussi simple que ce que l'on pourrait penser. En effet, même s'il existe des poids de référence par race et par sexe qui donnent une idée de ce que doivent être ses mensurations "normales", un poids n'a de sens que s'il est ramené à la taille et la morphologie globale du chien. Il faut donc évaluer à la fois son poids et sa corpulence pour avoir une idée précise de son état.

Peser son chien

Peser son chien

La méthode la plus facile à mettre en place consiste à peser son chien et à comparer le résultat à son poids idéal : s'il y a un écart de plus de 10%, on parle de surpoids ; si l'écart est supérieur à 20%, on parle d'obésité. Le poids idéal est généralement indiqué dans le standard de la fiche descriptive de la race ; à défaut, il est possible de contacter le club de race correspondant, ou un vétérinaire.

 

Pour peser un chien de petite taille, le plus simple consiste à le prendre dans ses bras et à se peser ensemble sur le pèse-personne de la famille. Il suffit ensuite de déduire son propre poids du résultat pour obtenir celui du chien.

 

Dans le cas où il s'agit d'un animal plus gros, l'opération peut être plus ardue. Si le maître ne peut pas le prendre dans ses bras, il est préférable de le faire peser lors d'une visite de routine chez le vétérinaire. Certains cabinets laissent également des balances en libre-service dans les salles d'attente, ce qui peut être pratique si l'on souhaite suivre le poids de son chien semaine après semaine, par exemple lorsqu'on possède un individu à risque (race prédisposée, animal âgé ou peu actif, etc.).

Evaluer la corpulence de son chien

Evaluer la corpulence de son chien

Pour savoir si un chien est en surpoids, savoir combien il pèse ne suffit pas nécessairement, car un poids n'a pas forcément de sens s'il est considéré dans l'absolu. Il est donc important d'évaluer également sa corpulence générale :

 

  • En situation normale, on doit pouvoir sentir facilement ses côtes, sa colonne vertébrale, ses hanches, les os des épaules et la base de sa queue à travers une fine couche de gras. S'il faut insister pour les percevoir, il est probable que le chien soit en surpoids ; si, même en insistant, ses os ne sont pas palpables, il y a de grandes chances qu'il soit obèse.

 

  • Si le chien est debout, son ventre doit être tendu, le pli abdominal doit être bien visible, et aucune couche de graisse ne doit pendre. De plus, lorsqu'on le regarde d'au-dessus, il faut pouvoir distinguer facilement sa taille de sa poitrine grâce à un creux situé au niveau des flancs : si ce creux n'est pas visible et que l'animal possède des poignets d'amour, c'est qu'il est en surpoids, voire obèse.

 

D'autres signes peuvent aider au diagnostic : par exemple, un chien obèse a des difficultés à se déplacer, il halète fréquemment et s'essouffle au moindre effort.

Comment faire maigrir un chien en surpoids ou obèse ?

Avant de décider d'entreprendre un régime, il est important de consulter un vétérinaire, dans le but non seulement de confirmer le diagnostic, mais aussi de déterminer la cause de l'embonpoint. Selon la cause, le traitement peut différer, mais sauf cas très particuliers, il implique généralement une modification du régime alimentaire et une reprise de l'activité physique.

Changer l'alimentation du chien obèse

Les régimes hypoénergétiques ou hypocaloriques pour chien

Les régimes hypoénergétiques ou hypocaloriques pour chien

Le meilleur moyen de faire perdre du poids à un chien en surpoids ou obèse consiste à opter pour une alimentation moins énergétique : c'est là qu'interviennent les régimes hypoénergétiques ou hypocaloriques. Ils s'étalent souvent sur plusieurs mois, mais les pertes de poids lentes donnent globalement de meilleurs résultats à long terme.

 

Un régime hypoénergétique a pour objectif de favoriser l'élimination des graisses en excès dans l'organisme en limitant les apports en calorie. Pour cela, il couvre en moyenne seulement 60 à 80% des besoins énergétiques du chien lorsque celui-ci est à son poids optimal. De plus, la proportion de matières grasses est diminuée (moins de 15% en général) tandis que celle en fibres non digestes est augmentée (autour de 10%, contre 5 en général). De tels aliments industriels sont disponibles en grandes surfaces, dans des magasins spécialisés, et sur internet. À titre d'exemple, le prix des croquettes light ou allégées pour chien est généralement compris entre 5 et 8 €/kg.

 

Il faut toutefois savoir que la limitation en calories implique généralement une diminution des apports en protéines, vitamines et minéraux. Il faut donc veiller à ce que la mise en place d'un régime drastique ne se traduise pas par l'apparition de carences chez le chien en vitamines ou en nutriments. Selon les cas, une complémentation alimentaire peut être nécessaire afin d'éviter tout déséquilibre nutritionnel.

 

Quoi qu'il en soit, pour introduire une alimentation permettant de faire maigrir le chien, une transition alimentaire, c'est-à-dire une modification progressive du régime du chien, est nécessaire afin d'éviter l'apparition de problèmes gastriques (diarrhées et vomissements principalement).

Augmenter le sentiment de satiété

Augmenter le sentiment de satiété

Lorsqu'on souhaite faire perdre du poids à son chien pour l'aider à retrouver son poids idéal, on peut être tenté de simplement diminuer ses rations habituelles.

 

Or, cette méthode est à proscrire, car pour que le régime soit efficace, le chien doit avoir un sentiment de satiété. S'il a faim en permanence, il peut passer ses journées à renifler le sol à la recherche de la moindre miette qui traîne, se mettre à voler de la nourriture, manger tout ce qui lui passe sous la dent (y compris des aliments ou plantes toxiques...), se jeter sur sa gamelle et avaler sa pitance en un temps record... Il peut même finir par fuguer ou par adopter une attitude agressive, y compris envers sa famille.

 

Heureusement, il existe des méthodes pour augmenter le sentiment de satiété tout en diminuant les apport énergétiques de son alimentation. Par exemple, un chien nourri avec des pâtées ou des sachets fraîcheur se sent plus facilement repu, car à calories égales, ces aliments contiennent de grandes quantités d'eau et sont plus volumineux que les croquettes.

 

Les produits riches en fibres sont également les alliés minceur des chiens trop gros, car en plus de limiter l'absorption des graisses, ils entraînent un sentiment de satiété précoce. Ils jouent donc sur les deux tableaux : ils réduisent les apports caloriques tout en donnant l'impression au chien d'avoir moins faim. Il faut toutefois faire attention à ce que la quantité de fibres ne soit pas trop importante : l'appareil digestif du chien étant conçu avant tout pour digérer de la viande, une consommation excessive de végétaux peut entraîner des problèmes gastriques, tels que des diarrhées.

 

Enfin, si le chien est généralement nourri une à deux fois par jour, il est possible de fractionner sa ration quotidienne en trois repas journaliers, pour que le sentiment de faim dure moins longtemps.

Supprimer les mauvaises habitudes alimentaires

Supprimer les mauvaises habitudes alimentaires

Comme chez l'être humain, certaines mauvaises habitudes alimentaires du chien et/ou du maître contribuent à la prise de poids et diminuent drastiquement l'efficacité d'un éventuel régime. Il importe donc de les bannir au plus tôt.

 

En premier lieu, les friandises pour chien doivent rester exceptionnelles : pas question donc de lui en donner tous les jours, à chaque fois qu'il se conduit bien. Il existe d'autres moyens de récompenser son chien sans lui faire prendre de risques inutiles pour sa santé : des caresses, des encouragements ("c'est bien !", "bravo !"...), un jouet pour chien qu'il affectionne, etc. Les friandises peuvent tout de même continuer à être données occasionnellement, à condition qu'il s'agisse de biscuits allégés et que les apports caloriques correspondants soient déduits de la ration journalière. Dans le cas contraire, mieux vaut les bannir totalement, car elles causeraient au chien plus de mal que de bien.

 

De plus, il est essentiel de ne jamais lui donner de restes de table, car la nourriture humaine est mauvaise pour le chien. En effet, en plus des risques d'intoxication alimentaire, il faut savoir que les produits que nous consommons sont généralement beaucoup trop gras ou trop sucrés pour lui. Il est donc préférable de s'abstenir de lui en donner, et de lui apprendre à ne pas quémander à table.

 

Enfin, comme chez les humains, le grignotage est souvent synonyme de prise de poids. Il faut donc éviter que le chien se nourrisse en dehors des repas : il ne doit pas pouvoir ouvrir les poubelles ni le réfrigérateur, et les assiettes sales doivent être placées dans le lave-vaisselle fermé pour qu'il ne puisse pas aller les lécher en votre absence.

Faire faire de l'exercice à un chien en surpoids

Faire faire de l'exercice à un chien en surpoids

En parallèle de la diète, il est possible de faire faire de l'exercice à son chien pour favoriser sa perte de poids, maintenir son tonus musculaire, et contribuer à son bien-être et son équilibre émotionnel.

 

Il convient toutefois d'être prudent, car plus un chien est en surpoids, plus il a du mal à se déplacer et plus il se fatigue rapidement. Il n'est donc pas question de lui faire faire des exercices intenses ou des longues sorties d'emblée, car cela risque d'endommager ses os et ses articulations, et de fatiguer son coeur et ses poumons. Une attention particulière doit être portée aux races de chiens brachycéphales (c'est-à-dire au nez écrasé), car du fait de leur système respiratoire atrophié, elles peuvent facilement se retrouver en situation de détresse respiratoire, a fortiori lorsqu'elles souffrent en prime d'obésité.

 

Il est donc primordial de commencer par des séances courtes et peu intenses au début, comme des promenades ou des jeux dans une bassine d'eau peu profonde, et de mettre rapidement fin à l'exercice si le chien semble à la peine. La durée et l'intensité des exercices pourront être augmentées très progressivement au fur et à mesure des séances, lorsque la perte de poids commence à être notable.

Faire suivre un traitement médical à un chien obèse

Faire suivre un traitement médical à un chien obèse

Il existe des traitements médicamenteux qui favorisent la perte de poids chez le chien. En effet, leur principe actif entraîne une nette diminution de l'absorption des lipides alimentaires ainsi qu'une baisse de l'appétit de l'animal.

 

Ces traitements peuvent être mis en place si les autres solutions (changement d'alimentation et reprise de l'exercice physique) ne donnent pas de résultats probants.  Le mieux est de demander conseil à un vétérinaire.

Prévenir le surpoids et l'obésité chez le chien

Le surpoids ne tombe pas du ciel : il s'agit d'un processus qui s'étale dans le temps, et qui, à quelques exceptions près, est le fait de mauvaises habitudes alimentaires. Il est donc tout à fait possible de prévenir  l'obésité chez le chien en mettant en place les bonnes habitudes.

Adapter l'alimentation aux besoins énergétiques du chien

Adapter l'alimentation aux besoins énergétiques du chien

L'un des points névralgiques pour bien nourrir son chien consiste à opter pour une alimentation de qualité correspondant à son niveau d'activité. Inutile par exemple de fournir à un chien peu actif une alimentation très riche : il ne ferait que stocker sous forme de graisse ce qu'il n'aurait pas réussi à dépenser. Si l'on possède un animal qui ne se dépense pas beaucoup, il est préférable de lui fournir des aliments de type « light », spécialement conçus pour ceux qui ne font pas beaucoup d’exercice. Il faut simplement faire attention à ce que ces aliments couvrent bien tous ses besoins en vitamines et en nutriments, pour éviter l'apparition de carences nutritionnelles.

 

En parallèle, les friandises pour chien ne doivent pas être distribuées en trop grosses quantités, plus particulièrement celles qui contiennent du sucre et des graisses. Si le maître ne souhaite pas y renoncer complètement, par exemple dans le cas où il s'en sert pour éduquer son chien, mieux vaut qu'il utilise des biscuits allégés comme récompenses et qu'il n'oublie pas de déduire de la ration quotidienne les apports correspondants.

 

L'alimentation ad libitum n'est clairement pas recommandée pour un chien, car ce dernier n'est pas capable de s'autoréguler aussi bien qu'un chat par exemple. Au contraire, il est recommandé de peser rigoureusement la quantité d’aliments qui lui est donnée chaque jour et de ne pas faire d'écart, quitte à diviser la ration en deux ou trois repas journaliers pour augmenter le sentiment de satiété.

Maintenir un niveau d'activité suffisant

Maintenir un niveau d'activité suffisant

Comme chez l'Homme, il ne faut pas négliger l’exercice comme moyen de prévenir activement l'obésité chez le chien. De fait, même une alimentation riche n'est pas problématique si l'animal se dépense en conséquence.

 

Le minimum journalier est de 2 fois 20 minutes de marche rapide, ce qui correspond à près de 5 heures par semaine. Il est ensuite possible d'adapter la durée des séances en fonction du type de chien que l'on possède : s'il s'agit d'un animal très actif, il est possible de faire une séance supplémentaire de 20 minutes par jour, ce qui correspond à 7 heures par semaine.

 

S'il est compliqué pour le maître de promener son chien aussi souvent, il peut remplacer la marche rapide par d'autres types d'exercices, tels que des séances de baignade ou des jeux sportifs (frisbee, lancer de balle...). Dans la mesure où ces activités brûlent davantage de calories que la marche rapide, les séances peuvent être plus courtes pour une dépense énergétique équivalente.

 

Dans tous les cas, pour éviter la prise de poids, il est important de maintenir un minimum d'activité par jour, quelles que soient les circonstances. La période hivernale ou les jours de mauvais temps en général ne peuvent donc pas justifier des journées entières passées étalé sur le canapé.

 

S'il fait froid, mais que les températures ne sont pas non plus glaciales, il existe des méthodes efficaces pour protéger son chien contre le froid en hiver et donc pouvoir continuer à le sortir malgré tout.

 

Si vraiment la météo est trop mauvaise, ou si l'état du chien ne permet pas de faire des exercices intenses (par exemple s'il est âgé ou s'il souffre d'arthrose), les jeux de recherche, d'obéissance et de réflexion peuvent représenter une alternative intéressante : en plus de stimuler intellectuellement le chien et d'être facilement réalisables en intérieur, ils lui permettent d'éliminer des calories sans le fatiguer physiquement.

Surveiller le poids des chiens à risque

Surveiller le poids des chiens à risque

Certains chiens sont davantage exposés au risque de surpoids que les autres : c'est le cas par exemple de certaines races, et des individus stérilisés, peu actifs ou âgés. Les femelles sont aussi davantage concernées que les mâles, même si c'est loin d'être le facteur de risque le plus important.

 

Les chiots ne doivent pas non plus être laissés de côté. En effet, même si l'obésité touche bien plus les adultes que les jeunes, un déséquilibre alimentaire pendant la phase de croissance du chiot induit généralement une tendance naturelle à l'embonpoint à l'âge adulte. Il accentue également le risque d'apparition de troubles articulaires, tels que la dysplasie de la hanche.

 

Pour déceler rapidement tout écart par rapport à leur poids idéal, un chien sensible doit être pesé régulièrement (dans l'idéal une fois par semaine, et au minimum une fois par mois) et de consigner les résultats dans son carnet de santé. Un poids un peu plus élevé que la normale n'est pas problématique si c'est juste passager. Par contre, si le poids du chien s'éloigne un peu plus du standard mois après mois, c'est probablement qu'il y a un déséquilibre entre son alimentation et son niveau d'exercice. Il est alors essentiel de rectifier immédiatement le tir, car plus le surpoids est prononcé, plus il est difficile de revenir en arrière.

 

La castration du chien / stérilisation de la chienne est une autre période critique, car le déséquilibre hormonal qui s'ensuit provoque une augmentation de l'appétit, alors qu'en parallèle l'animal est moins actif. Dans le cas d'une race prédisposée, il est généralement conseillé de diminuer d'emblée de 20 à 30% les apports énergétiques juste après l'opération, car à défaut le poids augmente dès la première semaine qui suit la stérilisation. Dans les autres cas, le poids corporel doit être surveillé semaine après semaine afin de déterminer si une réduction de la ration quotidienne est nécessaire.

Le mot de la fin

Même si l'obésité est une réelle maladie, elle n'est pas une fatalité. La recette pour éviter à son chien de devenir obèse est finalement assez simple : une bonne alimentation, de l'exercice régulier, et un suivi rigoureux du poids par son maître.

 

Si malgré ces précautions, le chien se retrouve en surpoids ou obèse, c'est au propriétaire d'agir, car dans de très nombreux cas, le problème vient d'un déséquilibre dans son alimentation. Des solutions existent, et elles ne se limitent pas forcément à mettre son chien au régime. Quels que soient les moyens employés pour faire maigrir son chien, l'essentiel est d'être attentif à son bien-être et d'avoir un suivi vétérinaire.

Dernière modification : 03/29/2020.
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Auteur

santeanimale.ca

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