Comment se comporter face à la maladie de son animal ?

L'attitude du maître chez le vétérinaire

L'attitude du maître chez le vétérinaire

Lors des visites chez le vétérinaire, l'animal perçoit très bien l'attention renforcée dont il fait l'objet, mais aussi l'inquiétude et les émotions négatives de son maître. Il est évident que cette anxiété ne l'aide pas, bien au contraire.

 

Le bien-être du chien ou du chat durant ces visites commande davantage une certaine neutralité de la part du maître. Ainsi, inutile de vouloir le rassurer lorsqu'il tremble, car cela le conforte dans l'idée qu'il a raison d'être effrayé, et l'on obtient donc l'effet inverse de ce qu'on voulait lui procurer. Dans cette situation, ou dans des circonstances similaires, le meilleur moyen d'aider l'animal qui a peur est de banaliser le moment. Il se rassurera lorsqu'il ne rencontrera rien d'autre qu'une calme neutralité.

Le comportement du maître durant les soins

Le comportement du maître durant les soins

Une fois le diagnostic établi, il est important de suivre scrupuleusement les prescriptions du vétérinaire et d'effectuer les soins avec douceur, sans forcer l'attention que l'on porte à l'animal malade.

 

Plutôt qu'employer la manière forte pour administrer un médicament ou réaliser un soin, abordez l'animal d'une voix incitatrice et gaie. Pas question non plus de l'attirer avec une friandise pour le capturer ensuite traîtreusement et lui faire subir des manipulations. Prenez le temps et faites-en une activité ludique, surtout au premier soin, qui servira de modèle futur. En instaurant la confiance, et par la promesse d'attention, de caresses et de gaieté, vous aurez plus de chances d'obtenir la coopération de l'animal.

 

Les interactions basées sur la confiance ont toujours une fonction tranquillisante, à l'inverse de celles reposant sur la tromperie, toxiques et angoissantes, qui risquent de retarder la guérison de l'animal.

 

Si l'animal souffre, certains soins sont parfois douloureux. Comprenez alors qu'il peut se retourner sur la main qui l'agresse. Essayez d'anticiper cette réaction et prévoyez de vous protéger.

 

Ne négligez jamais de caresser et de féliciter l'animal qui a été patient et docile lorsque vous avez vérifié, par exemple, les points de suture, les écoulements ou les infections possibles après une opération. Il a surmonté sa peur en vous faisant confiance, ce qui facilitera les soins suivants.

 

Après avoir récupéré d'un acte chirurgical, certains chiens sont heureux de pouvoir jouer et sauter de nouveau. C'est alors aux maîtres de les juguler pour éviter les complications. Même chose pour un chien cardiaque.

 

S'il est capital que l'animal ait une place à lui pour se reposer lorsqu'il est malade, il a encore davantage le droit à la quiétude et doit pouvoir profiter d'un isolement réparateur. Sans forcément le changer de place, veillez plutôt à réduire bruit et agitation autour de lui, et faites respecter son repos, aux enfants en particulier.

 

Malgré tous ces soins, il arrive parfois qu'une boiterie récidive. Toutefois, il faut savoir que certains chiens sont atteints de « claudication diplomatique » : bien que guéris, ils utilisent ce stratagème pour attirer l'attention et retrouver la sollicitude affectueuse obtenue lors des soins post-opératoires, ou même pour se rendre pitoyables lorsqu'ils sont grondés !

 

D'autres fois, les mêmes gastrites, diarrhées ou dermatoses reviennent. Il y a alors lieu de se demander ce qui, dans l'environnement perceptif de l'animal, pourrait bien induire ces récurrences.

Dernière modification : 02/09/2019.
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