Les chiens de la police technique et scientifique

Le travail d'un chien d'investigations criminelles

Le travail d'un chien d'investigations criminelles

Les chiens d’investigations criminelles, qui appartiennent aux polices Techniques et Scientifiques et sont d’ailleurs parfois désignés par le terme de « chiens de police scientifique », sont formés à retrouver des cadavres, des restes humains et des traces de sang humain (qu’ils peuvent détecter même après nettoyage).

 

On les utilise sur des scènes de crime, ou lors de disparitions (par exemple en forêt ou en montagne), dès lors qu’on estime qu’il est trop tard pour retrouver la personne vivante. Ils servent aussi après des accidents de voiture (quand des passagers sont éjectés), de car, de train ou d’avion. Enfin, certains sont formés à la recherche de noyés dans les lacs et les rivières.

La sélection des chiens d’investigations criminelles

La sélection des chiens d’investigations criminelles

A l’instar des autres chiens renifleurs, comme par exemple les chiens de recherche d’explosifs et les chiens de recherche de stupéfiants, les chiens de la police technique et scientifique doivent avoir un odorat très fin.

Parmi les races canines les plus représentées figure le Chien de Saint-Hubert, doué d’un odorat et d’une ténacité exceptionnels, puisqu’il est capable de suivre une piste jusqu’à 15 jours après. Le Berger Hollandais à poil court et le Chien d’Eau Espagnol, qui excelle en extérieur, complètent le podium des races de chiens les plus utilisées.

Cela dit, comme pour les autres chiens renifleurs, la race du chien importe moins que certaines de ses qualités individuelles. Par conséquent, si un individu présente les bonnes qualités, c’est-à-dire un flair exceptionnel et un instinct de quête prononcé, il sera sélectionné quelle que soit sa race.


Ces chiens peuvent provenir au départ d’élevages canins sous contrat, d’associations de protection des animaux, ou encore être cédés par un particulier qui cherche à offrir une deuxième chance à son chien en s'en séparant. Les chiots venant d’élevages canins sont observés très tôt (2-3 mois) pour voir s’ils ont les qualités requises. Ce sont les conseillers techniques des unités cynophiles qui se chargent de les sélectionner. Les chiots qui ont du potentiel seront alors formés à leur futur métier, tandis que les autres seront vendus à d’autres services ou adoptés par des particuliers.


Les chiens venant d’associations de protection des animaux ou ayant appartenu à des particuliers sont sélectionnés entre un et deux ans, une fois qu'ils ont acquis leur caractère définitif et que l'évolution morphologique des chiots est achevée. Ils doivent être en bonne condition physique et être des chiens très joueurs, car leur formation sera basée sur le jeu.


Quelle que soit la provenance des chiens, les individus sélectionnés peuvent être aussi bien des mâles que des femelles.

 

La procédure décrite précédemment est la plus courante, mais certains pays font différemment. En voici deux exemples.

 

Au Canada, la pré-sélection se fait alors que les chiots ont 8 à 10 semaines. S’ils sont retenus, ils sont confiés à des familles d’accueil chargées de socialiser le chiot, développer son potentiel par le jeu, l'habituer à divers environnements (bruit, escaliers, sol glissant, endroits sombres…). Une fois atteint 8 mois, il passe des tests d’aptitude, servant à évaluer son instinct de prédation, son intérêt pour le jeu, sa combativité, son courage, sa ténacité et son degré de socialisation. S'il est retenu, le chiot pourra tout aussi bien devenir chien de défense/intervention que chien de recherche : la spécialisation ne se fera plus tard. Les individus retenus repartent dans leur famille d’accueil pour prendre de la maturité, jusqu’à l’âge d’un an à un an et demi. Puis ils commencent leur formation.

En Belgique, les chiens proviennent souvent de sociétés d’éducation et de sport canins. Leur sélection se fait entre 9 mois et 2 ans, en évaluant la socialisation des chiots ainsi que leur courage. Les individus retenus passent un examen médical dans les services vétérinaires de la Police Fédérale et commencent leur formation généraliste. Ils se spécialiseront plus tard selon leurs aptitudes. Ceux qui ne sont pas retenus sont adoptés ou cédés à d’autres corps de police.

La formation des chiens d’investigations criminelles

La formation des chiens d’investigations criminelles

La formation de base d’un chien d’investigation couvre la recherche de cadavres, de restes humains et de traces de sang. Elle dure environ deux ans.

S’il a les aptitudes nécessaires, il peut ensuite être formé à la recherche de cadavres immergés en lacs et rivières. Ces spécialistes-là doivent être des chiens très calmes et posés, capables d’être très concentrés et attentifs aux odeurs même s’ils en restent éloignés.

 

Pour pouvoir obtenir des résultats, l’harmonie entre le chien et le maître doit également être totale, car l'animal, qui reste sur le bateau, ne peut que désigner passivement, et le maître doit bien comprendre son chien à des signes qui peuvent être aussi discrets qu’une certaine position de la tête ou des oreilles, un regard fixe, etc.

Dernière modification : 11/02/2019.
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