Canada - SPA de Beauce-Etchemin

05/16/2007
Partager
 

Du mouvement à la SPA : nouveaux locaux et… perte de contrat

La Société protectrice des animaux (SPA) de Beauce-Etchemin a investi ses nouveaux locaux sur la rue Principale de Saint-René au début du mois d’avril dernier et a procédé à l’inauguration officielle mercredi après-midi. Pour la sécurité et le mieux-être des employés et des animaux, la relocalisation était nécessaire, selon les administrateurs de la SPA. Désormais 19 chiens et 30 chats peuvent être accueillis dans les 2000 pieds carrés de superficie que loue, dans un édifice plus grand, l’organisme.

L’ancien local, situé à Saint-Jean-de-la-Lande, n’était plus adapté aux besoins. Selon le président de la SPA, Normand Mathieu, le système de ventilation était déficient et l’espace manquait. La recherche de nouveaux espaces a été ardue, selon la secrétaire de l’organisme, Diane Pouliot. Les différents règlements municipaux et l’obligation d’être situé dans une zone agricole ont compliqué la tâche des administrateurs. Ils ont dû quitter le territoire de Ville Saint-Georges. Les administrateurs ont salué l’appui du conseiller Marcel Bérubé dans leur démarche.

Saint-Georges résilie son contrat
La SPA était sous contrat avec Ville Saint-Georges jusqu’en décembre 2007. Le maire Roger Carette a annoncé lors de la séance du conseil du 14 mai dernier que le contrat était résilié et confié à Escouade canine MRC. La SPA Beauce-Etchemin se fait reprocher de ne pas avoir respecter les clauses de ce contrat. Représentant de 50 à 55 % des revenus de l’organisme, M. Mathieu a précisé que cela représentait pour eux plus de 60 % de leur tâche.

Les revenus perçus par la SPA de la ville de Saint-Georges provenaient de la vente de licences pour les chiens, estimés à 2200 sur le territoire de la municipalité. Du porte-à-porte était nécessaire à l’organisme pour assurer la vente de ces licences et faire du coup une certaine surveillance du bon traitement des animaux. La recherche du local, le déménagement et le manque de revenus n’ont pas permis à l’organisme de remplir à bien ses engagements avec la ville, qui demandait entre autres que l’immatriculation soit fait dans les premiers mois de l’année, selon Mme Pouliot.

Quatre personnes sont présentement à l’emploi de la SPA et pour répondre à la demande du territoire de Saint-Georges, il aurait fallu, selon Mme Pouliot, avoir au moins trois ou quatre employés de plus, notamment pour assurer le service 24h et pouvoir tout faire. La trésorière Chantal Roy a expliqué que dans les derniers mois, la SPA, faute de ressources, s’est davantage concentrée sur le contrôle des animaux.

Possibles contrats à venir
La SPA est donc maintenant sous contrat avec 16 municipalités de Beauce-Sartigan, des Etchemins, une du Granit et une de Robert-Cliche. Le maire de Saint-René, Jean-Guy Deblois, présent à l’inauguration officielle des locaux dans sa municipalité, a évoqué une possible entente avec la SPA.

Les administrateurs ont souligné qu’ils termineront les aménagements des locaux et verront à développer de nouvelles ententes. Il semblerait que trois municipalités de la région se soient montrées intéressées à faire affaires avec l’organisme. La perte du contrat de Saint-Georges n’est pas perçue de façon dramatique par les administrateurs.

Besoins financiers grandissants
Ne recevant aucune aide gouvernementale, l’organisme sans but lucratif a besoin de la générosité de la population pour offrir ses services. Rappelant que les coûts pour la nourriture, les soins et l’hébergement des animaux ainsi que ceux de l’essence sont en hausse constante, M. Mathieu a indiqué que leurs besoins financiers sont grandissants. En 2006, l’organisme avait un budget d’opération de 131 000 $. Le déménagement a occasionné récemment des frais de 25 000 $ à la SPA.

Distinction entre la SPA et la SPCA
Le président de la SPA a tenu à dire haut et fort que les dons envoyés à la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA) ne sont pas redistribués en région. Il s'agit de deux organisations distinctes. Plusieurs personnes croient soutenir le service de protection des animaux de la région en répondant positivement aux envois massifs de demandes d’aide de la SPCA. Selon M. Mathieu, cette fâcheuse association entre les deux organisations nuit considérablement à leur revenu.

La SPA est un refuge pour les animaux, s’occupe de l’immatriculation de chiens, offre un service de pension pour chiens, fait la capture d’animaux errants et traite les plaintes. Les objectifs de l’organisme sont de veiller à la protection des animaux et d’améliorer leur qualité de vie. Les gens adopter un chat ou un chien à la SPA, ce qui est une autre source de financement pour l’organisme. Les animaux en adoption sont photographiés sur leur site Internet au www.spabeauceetchemin.com.

Photo: Julie Beaudoin
Le maire de Saint-René, Jean-Guy Deblois, le président de la SPA, Normand Mathieu, la secrétaire du CA, Diane Pouliot, la trésorière du CA, Chantal Roy et le vice-président, Luc Lalonde lors de l'inauguration des nouveaux locaux de l'organisme.

Commentaires sur cette actualité

Petite sujestion .....Pourquoi ne pas faire passé une loi obligatoire pour le droit au animaux . En plus je proposerais a chaques municipalité une hausse ex;de 20.00$ par foyer sur les taxes municipale pour chaque municipalité du Québec.Comme ca ses pauvres animaux sens défense pourais avoir un certain confort...je serais disponible de mon temps GRATUITEMENT pour que nous puision se faire entendre aux nom de ces animaux qui n'attendre que nous .Nous sommes bientot en 2009 il faut agir maintenant .Merci

   
Par Angele

Vidéos sur ce sujet

Discussions sur ce sujet