L’Association Arche de Noé, une Croix Rouge pour les animaux

12/11/2007


Ce foyer pourrait paraître comme les autres : un bon feu de cheminée dans un salon confortable, un couple sympathique accompagné de... dix-sept chats ! Là, se situe toute la différence.
Ce couple fait partie de l’association de l’Arche de Noé, créée à Franconville (95) en 1989. Cette association compte parmi celles qui redonnent de l’espoir face à des chiffres effrayants.

Chaque année, la SPA accueille 45 000 chats et autant de chiens abandonnés, mais ce sont en réalité des milliers d’animaux qui sont lâchement laissés à la rue chaque année.

C’est par amour pour ces animaux qu’Annie Peysson a fondé cette association grâce à l’aide du maire de Franconville en 1989. Celui-ci a gracieusement mis à la disposition de l’Arche de Noé locaux et ligne téléphonique. Après un an de mise en route, l’association était lancée. Mais, dès le départ, elle s’est heurtée à l’incompréhension de certains. « J’ai reçu des appels téléphoniques de personnes qui trouvaient honteux que la mairie nous ait permis de créer cette association au lieu d’une crèche pour leurs enfants », confie Annie Peysson, présidente de l’association. Tout n’est pas toujours simple. N’étant pas subventionnée « afin de garder notre liberté », avoue la présidente, l’association ne reçoit que 2 000 à 3 000 euros par an, grâce à divers dons. Pourtant, il y a des frais. En effet, la quinzaine de familles d’accueil que compte l’Arche de Noé s’engage à vacciner et stériliser les animaux dès qu’ils atteignent l’âge de 6 mois et, évidemment, que ceux-ci demeurent en bonne santé. Heureusement, Annie Peysson explique que la majorité des associations sont solidaires entre elles, les plus aisées aidant les plus petites. « Nous recevons des aides de la Fondation Bardot pour les plus gros soins et elle nous met aussi un avocat à disposition. Mais c’est aussi parce que nous avons déjà une bonne assise », explique la présidente. La nourriture est également acquise à prix réduits auprès de fabricants ayant des lots défectueux, comme une erreur d’étiquetage, par exemple.

En plus d’offrir un accueil privilégié aux animaux abandonnés, l’Arche de Noé s’engage pleinement dans la protection animale, notamment en dénonçant toute situation inacceptable qu’on lui signale. Et certaines vont bien au-delà l’entendement. « Ces situations ont été nombreuses. Une fois, on m’a signalé qu’un homme avait laissé ses chiens mourir dans sa voiture alors qu’il faisait une chaleur étouffante dehors. Pour ne pas salir chez lui, les chiens vivaient dans sa voiture », raconte avec horreur Annie Peysson qui a également été entendue de nombreuses fois à la radio dans la dénonciation de diverses maltraitances animales.

Cela pousse la présidente à agir avec extrême prudence, même au sein de son association. Elle veille à s’assurer que les futurs adoptants sont vraiment pleinement aptes à rendre un animal heureux. Là encore, il y a des cas que l’on ne pourrait même pas imaginer : « Il faut être très vigilant, notamment avec les chats noirs. Une fois, j’avais reçu le signalement d’un homme qui cherchait un chat noir pour opérer un rituel qui consistait entre autres à lui clouer les pattes écartelées. Et voilà qu’il arrive un soir ici, me demandant à tout prix un chaton noir qu’il avait vu sur le site. Je lui ai dit qu’il n’était plus à disposition et il m’a fait tout un drame car il lui fallait un chat noir pour le soir même », se souvient la présidente de l’association. Comme quoi l’on n’est jamais trop prudent. Mais, de nouveau, l’engagement ferme d’Annie Peysson n’est pas toujours bien perçu, ayant déjà été traitée d’Ayatollah de la protection animale.

Mais ce genre d’insultes lui passent au-dessus de la tête et ne lui empêchent pas d’agir pour rendre la vie plus agréable pour de nombreux animaux. L’Arche de Noé constitue un espoir supplémentaire pour ces êtres qui n’ont pas demandé à être mis à la rue. Une Croix Rouge pour les animaux et un message d’espoir pour ceux qui les aiment.

par Deniau Caroline

L'Arche de Noé
Association de protection animale créée en 1989

1 rue André (à l'angle de la rue André
et de la rue de la Station - près de la gare)
95130 Franconville
Tél. : 01.30.72.42.31 (répondeur)
E-Mail : [email protected]

Commentaires sur cette actualité

effectivement scandalisée je le suis par les actes barbarres de l'homme, aucune loi est crée pour punir, seule une amende et un avertissement par les autorités compétentes font foi à notre époque, pour preuve l'été dernier en vancance à san martigno au portugal une voisine de ma belle mére me fit la réflexion suivante, car agacée par mon attachement envers mon boxer, il vaut mieux être un chien de français plutôt qu'un fils de portuguais, je me m'y à éclater de rire de sa bêtise et n'ai rien répondu, là bas ils tapent et affament les chiens pour qu'ils servent mieux les hommes vu de mes yeux vu, et quand vous réagissait à cette violence, qui pour eux parraît normal, ils vous agressent verbalement: il faut laisser vivre l'homme se ne sont que des chiens, ben vous heureux malgré tou de rentrer chez vous accompagné de votre animal tout en sachant qu'ici encore en france , en europe les hommes n'ont malheureusement pas évolués. j'urle souvent en moi même de cette brutalité gratuite, mais j'ose le dire dans certaines SPA les animaux sont parfois aussi mal traiter faite un tour en cachette en gironde et vous le vérez....
souhaitant qu'enfin l'homme se conduise mieux, je vous prie de croire à mes salutations.
SK

   
Par kuczmowski