Devenir dog-sitter : conditions, qualités requises, formalités...

Une dog-sitter garde un Berger Australien à son domicile

Le métier de dog-sitter est en plein essor et a de quoi faire rêver. Il faut dire que sur le papier, être payé pour passer sa journée avec des animaux a de quoi faire fantasmer.


Pourtant, tout pet-sitter en devenir se heurte assez vite à une réalité potentiellement moins idyllique, notamment parce qu’on ne s'improvise plus nounou pour animaux si facilement. D'ailleurs, dans certains pays, la loi encadre désormais ce métier aux lourdes responsabilités, afin de renforcer la confiance des propriétaires.


La profession de dog-sitter reste malgré tout un métier passion riche en surprises et promis à un bel avenir. Voici ce que doit savoir toute personne qui envisage de se lancer...

Qu'est-ce qu'un dog-sitter ?

Une femme dog-sitter garde un chien

Le mot « dog-sitter » (ou « dogsitter ») est le terme consacré pour désigner une nounou pour chiens. Au même titre qu’on peut confier occasionnellement ou quotidiennement son enfant à une baby-sitter, on peut faire appel ponctuellement ou de façon plus régulière à un professionnel pour s'occuper de son animal.

 

Contrairement aux idées reçues, les chiens ne sont d'ailleurs pas les seuls animaux domestiques susceptibles de bénéficier des services d’une nounou. Les chats et les NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie : lapins, cochons d'Inde, rats...) peuvent eux aussi avoir leur nounou : on parle ainsi plus largement de « pet-sitter ».

Les missions du dog-sitter

Une dog-sitter promène le chien dont elle a la garde

Le type d'animal gardé a son importance, car on ne s'occupe évidemment pas de la même façon d'un chien, d'un chat ou d'un NAC.

 

Dans le cas d'un chien, une attention importante est souvent nécessaire, car c'est surtout de promenades et/ou de compagnie qu'il a besoin. Les représentants de certaines races ont d'ailleurs un besoin très grand d’être stimulées, de se défouler et d'être avec des humains : il est d'autant plus indispensable de leur offrir suffisamment de sorties, jeux et autres activités physiques ou intellectuelles pour qu'ils ne s'ennuient pas et ne se sentent pas seuls.

 

Selon les cas, les dog-sitters proposent différentes façons de travailler. Ils peuvent au choix :

 

  • rendre des visites ponctuelles à l'animal, afin de le nourrir et de s'assurer que tout se passe pour le mieux. Il s'agit du cas le plus fréquent. Ces prestations de visite de chien à domicile peuvent aussi être par exemple l’occasion de le sortir et l’emmener faire une promenade, ou encore de jouer avec lui afin de le stimuler physiquement et intellectuellement ;

 

  • garder le chien directement au domicile de son maître, c'est-à-dire s'installer chez ce dernier pendant son absence (par exemple une partie de la journée, ou bien chaque nuit) ;

  • garder le chien sur leur propre lieu de vie, seul ou avec des congénères.

 

Dans l'ensemble, les missions du dog-sitter sont essentiellement des visites ponctuelles à domicile. Les deux autres types de gardes sont beaucoup moins fréquents, ne serait-ce que pour des questions de coût.

Les avantages du métier de dog-sitter

La reconnaissance des clients

High-five entre un chien et un dog-sitter

Quelle que soient les modalités exactes, garder un chien revient à prendre la responsabilité de s'occuper d'un animal que ses maîtres considèrent souvent comme un membre à part entière de la famille, et ont parfois du mal à quitter.

 

Il n’y a rien de plus gratifiant que de les voir s'en remettre au dog-sitter et lui accorder pleinement leur confiance pour s'occuper de leur compagnon.

Une relation forte avec les chiens qu'on garde

Une femme dog-sitter fait un câlin au chien qu'elle garde

Exercer cette activité, c'est aussi travailler chaque jour au contact d'animaux que généralement on aime, et avoir la chance de nouer des relations parfois fortes.

 

C'est d'autant plus vrai quand une bonne partie de l'activité correspond à des clients récurrents : au fur et à mesure des visites, des mois et des années, on finit par mieux connaître l'animal et par s'attacher à lui - et réciproquement.

 

Ceci représente une récompense pour le travail et l'implication fournis, ainsi qu'une source évidente de motivation : avoir de nouveau l'occasion de garder tel ou tel chien peut facilement devenir un plaisir, quelque chose que l'on attend avec impatience.

Des chiens très différents à garder

Une dog-sitter promène trois chiens

Au demeurant, le fait pour un dog-sitter de travailler pour des clients différents est là aussi très stimulant pour quelqu'un qui aime la gent canine.

 

En effet, on est amené à interagir avec des chiens de races, âges, tempérament, mode de vie... très variés. Chaque nouveau client signifie une voire des nouvelle(s) rencontre(s), et potentiellement la découverte de choses nouvelles.

Une certaine liberté d'organisation

Un homme et un chien regardent un ordinateur

Un des avantages du métier de dog-sitter est la certaine liberté d'organisation dont on dispose.

 

En effet, les clients qui font appel à des personnes pour effectuer des visites à domicile en leur absence n'imposent généralement pas d'horaires précis : le dog-sitter est libre en général de choisir le moment qu'il préfère pour remplir sa mission, notamment en fonction des autres visites qu'il a au programme.

 

Il en va de même lors des services de garde, que ce soit chez le client ou directement chez lui : s'il doit rester un minimum disponible, le dog-sitter n'a pas non plus besoin d'être en permanence aux côtés du chien dont il s'occupe. Cela lui laisse donc la possibilité de faire autre chose pendant une partie du temps.

Les inconvénients du métier de dog-sitter

Comme chaque profession, le métier de dog-sitter a aussi des mauvais côtés dont il faut bien avoir conscience avant de se lancer, afin d'éviter les mauvaises surprises et les désillusions.

La difficulté de pouvoir en vivre

Une femme en manque d'argent regarde son porte-monnaie vide

Pour pouvoir vivre du métier de dog-sitter, il faut être en mesure d'avoir des clients réguliers, ou à défaut un certain nombre de clients ponctuels, car chaque prestation ne rapporte pas beaucoup d'argent. Dans certaines régions moins densément peuplées, ou dans les endroits où ce genre de service n'est pas encore entré dans les mœurs, c'est une problématique à ne pas négliger pour qui voudrait se lancer.

 

Certes, Internet a permis l'apparition de différentes plateformes de mises en relation entre propriétaires d'animaux et pet-sitters, si bien qu'il est devenu beaucoup plus facile qu'autrefois de bénéficier d'une certaine visibilité et d'être contacté par ses premiers clients. Mais la fidélisation de ces derniers reste plus difficile que pour ceux trouvés de manière plus « traditionnelle ».

 

Beaucoup de dog-sitters compensent donc le fait qu'il est difficile de vivre uniquement de cette activité en gardant également des représentants d'autres espèces (à commencer par des chats) et/ou en proposant d'autres services aux propriétaires : transport animalier, dog-walking (promenade de chiens)... Certains proposent également de profiter des visites à domicile pour effectuer diverses autres prestations sans rapport, comme par exemple l'entretien des plantes et du jardin.

Le rythme de travail décalé

Une femme est en retard à un rendez-vous

Les horaires de travail du dog-sitter peuvent poser problème, en particulier parce qu’il est difficile de dire non à un maître en attente quand on se lance et/ou s'il s'agit d'un client régulier. Ainsi, qu'il s'agisse du départ ou du retour du propriétaire, il peut être amené à intervenir tôt ou tard dans la journée, parfois d'ailleurs quasiment au pied levé.

 

C'est aussi un métier où on a tôt fait de devoir travailler tous les jours de la semaine et où l'activité est assez fluctuante. Ainsi, certaines périodes sont relativement creuses, tandis qu'à d'autres on peut vite crouler sous les demandes, au point parfois de ne pas pouvoir toutes les accepter. De façon générale, les weekends, les vacances scolaires (en particulier en été et à Noël) ainsi que les jours fériés sont les moments les plus chargés.

 

Autant dire qu'être dog-sitter implique un rythme de travail qui peut s’avérer difficile à concilier avec une vie de famille ou une vie sociale « classique », puisqu'on est généralement le moins disponible dans les moments où la majorité des autres personnes le sont le plus.

Le niveau d'exigence des maîtres

Une dog-sitter se dispute avec des maîtres exigents

La première relation qu'on évoque quand on pense au métier de dog-sitter est bien sûr celle avec le chien. Or, celle-ci se déroule généralement plutôt bien, même si un temps d’adaptation réciproque peut être nécessaire au début.

 

En revanche, celle avec le maître est souvent occultée, alors qu'elle fait pourtant partie intégrante de l'expérience du gardien d'animaux, et n’est pas toujours un long fleuve tranquille. En effet, le dog-sitter doit parfois conjuguer avec des maîtres anxieux, exigeants voire difficiles. Entre ceux qui ont des exigences très précises, ceux qui s'y prennent à la dernière minute, ceux qui s'inquiètent à l'excès (en particulier la première fois) et ceux qui se montrent particulièrement envahissants (par exemple en ne cessant de réclamer des nouvelles, voire des photos et/ou des vidéos de leur compagnon adoré), il est parfois nécessaire d'avoir les nerfs solides...

Une activité à responsabilités

Une femme accusée par des clients

Même si ce métier peut sembler un très bon moyen de gagner un peu d'argent, être dog-sitter est avant tout une activité à responsabilité : après tout, il en va du bonheur, du bien-être et même de la vie des chiens que l'on garde !

 

C'est d'autant plus compliqué qu'on ne connaît pas toujours bien l'animal qu'on doit garder, et donc qu'on ne sait pas forcément comment il peut réagir dans telle ou telle situation. En particulier, les premières promenades en extérieur peuvent être source de stress : faute de savoir exactement comment l'animal se comporte en dehors du domicile, il faut toujours rester sur ses gardes et anticiper toutes sortes de scénarios.

 

Cette activité s'accompagne donc d'une certaine pression qu'il faut être capable de bien gérer au quotidien, car un accident est toujours vite arrivé - et lorsque cela se produit, il faut être capable de rendre des comptes à ses clients...

 

En outre, il est tout à fait possible que le chien tombe malade ou se blesse, voire pire - y compris à un moment où on n'est pas avec lui. Non seulement avoir à gérer cette situation peut s'avérer difficile et éprouvant, mais en plus le risque existe que le maître considère qu'on est à l'origine du problème.

Les qualités requises pour devenir dog-sitter

Une dog-sitter prend soin du chien d'un de ses clients

Il va de soi qu'un dog-sitter doit être un grand amoureux des toutous, aimer en rencontrer des nouveaux et passer du temps à leurs côtés. Les personnes ayant tendance par exemple à souffrir d'allergie aux chiens ont donc naturellement tout intérêt à s'abstenir.

 

Cela dit, contrairement à ce qu'on pourrait croire, il ne suffit pas d'être passionné(e) et d'avoir eu un chien par le passé - voire d'en posséder actuellement  -pour être un bon dog-sitter. Ce métier demande en effet des compétences et des qualités qui pour beaucoup n'ont rien à voir avec l'expérience qu'on peut avoir soi-même comme maître.

 

Les principales qualités qu'un dog-sitter doit avoir sont :

 

  • des connaissances solides sur les chiens, notamment pour tout ce qui concerne leurs habitudes, leurs besoins, la façon dont ils se comportent, et même les maladies canines les plus fréquentes ;

 

  • de la patience, car garder des chiens qu'on ne connaît pas et s'en faire obéir est loin d'être aussi facile qu'il n'y paraît - surtout au début ;

 

 

  • une bonne capacité d'adaptation, car chaque client et chaque chien sont différents ;

 

  • de la flexibilité et de la réactivité, pour pouvoir répondre aux besoins des propriétaires et être en mesure d'intervenir quand ils en ont besoin - y compris parfois en dernière minute ;

 

  • de la fiabilité, car le client veut avoir confiance en la personne qui garde son animal en son absence. À défaut, il se tournera la fois suivante vers un autre prestataire.

Combien peut gagner un dog-sitter ?

Une tarification sous contraintes

Un homme fait ses comptes pendant que sa femme et le chien sont sur le canapé

Il est difficile à un pet-sitter de demander un montant élevé pour chaque visite ou garde.

 

En effet, les clients potentiels sont enclins à comparer le montant demandé aux autres options qui s'offrent à eux, à commencer par celle de la pension. C'est d'autant plus vrai que confier son chien à une pension implique qu'il y aura en permanence quelqu'un capable de s'occuper de lui en cas de problème, ce qui est rassurant. Or, une pension facture rarement plus d'une vingtaine d'euros par jour...

 

En outre, beaucoup de propriétaires ont la possibilité de faire garder leur animal gratuitement (ou à moindre coût) par un ami, un voisin ou un proche.

 

En tout état de cause, les clients potentiels n'ont pas forcément les moyens de dépenser beaucoup d'argent pour ce type de prestations. C'est d'autant plus vrai que le recours à un tel professionnel se fait souvent à un moment où justement surviennent des dépenses importantes et parfois imprévues : départ en vacances, hospitalisation...

Le tarif d'un dog-sitter

Une femme garde de l'argent

Dans le cas d'une visite de chien à domicile pour une durée d'environ une demi-heure, le dog-sitter peut espérer gagner à chaque fois une dizaine d'euros, voire un peu plus s'il facture le déplacement ou que la visite inclut une promenade et dure donc plutôt autour d'une heure.

 

Bien évidemment, quand il y a plusieurs animaux, le temps qu'il est nécessaire de passer à chaque fois est plus long, et donc il est possible de facturer davantage.

 

Dans le cas d'une nuit passée au domicile du client, le prix se situe généralement entre 30 et 40 euros.

Un métier dont il est difficile de vivre

Un homme met des sous dans un bocal pour faire des économies

Même si on arrive à se constituer un vivier de clients fidèles, les demandes demeurent souvent limitées et assez irrégulières d'un mois à l'autre : un maître n'a généralement pas besoin de plus d'une visite par jour pour son animal, et ne s'absente généralement pas pour plusieurs semaines.

 

Par conséquent, un dog-sitter ne peut espérer vivre de son activité qu'à condition d'avoir quasi-systématiquement plusieurs clients en parallèle (et donc plusieurs visites chaque jour), ou d'effectuer des prestations plus onéreuses comme des gardes de nuit ou de longues promenades.

 

Le métier de pet-sitter est donc gratifiant, mais pas très rémunérateur. Même s'il existe des exceptions, la majorité des dog-sitters gagnent à peine quelques centaines d'euros par mois, faute d'un nombre suffisant de clients.

Conditions d'exercice, risques et assurance

Un pet-sitter avec un chien et un chat dans les bras

Le métier de pet-sitter a longtemps été perçu comme un petit boulot permettant d'arrondir ses fins de mois, idéal pour les étudiants. De fait, c'est une activité qui peut être effectuée en dilettante, ou en tout cas en parallèle d'une occupation principale. Toutefois, certains choisissent d'en faire leur profession à part entière, quitte à proposer également d'autres services destinés aux propriétaires de chiens afin de générer suffisamment de revenus.

 

Dans tous les cas, toute personne souhaitant se lancer doit toutefois s'assurer d'être parfaitement formée et qualifiée pour exercer cette activité.

 

Elle doit aussi s'interroger sur le statut juridique qu'il convient de choisir, et souscrire une assurance couvrant son activité.

La formation pour devenir dog-sitter

La formation de dog-sitter en France

Un groupe de jeunes gens en formation

En France, depuis le 1er janvier 2016, l'article L214-6-1 du Code rural et de la pêche maritime oblige les personnes exerçant à titre commercial une activité de garde d'animaux domestiques à posséder une attestation de connaissances délivrée par une Direction Régionale de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Forêt (DRAAF). Ceci trouve à s'appliquer que la garde soit effectuée au domicile de la personne, ou à celui du client.

 

Connu sous le nom d'ACACED (Attestation de Connaissances pour les Animaux de Compagnie d'Espèces Domestiques), ce document permet de prouver que la personne dispose de connaissances relatives aux besoins physiologiques et biologiques des animaux de compagnie, ainsi qu’à leur comportement et leur entretien. Il ne sert pas d'ailleurs que pour démarrer une activité de pet-sitting, mais est nécessaire également pour plusieurs autres métiers, tels celui d'éleveur, de taxi animalier, d'éducateur...

 

La première manière de l’obtenir est de posséder un diplôme, certificat ou titre professionnel enregistré au Répertoire National des Certifications Professionnelles (RNCP) répondant à la condition d’exercice d’une activité inscrite aux articles L.214-6-1, L.214-6-2 et L.214.6.3 du Code rural et de la pêche maritime. Parmi ces formations reconnues et permettant d'obtenir l'ACACED sur simple demande, on trouve le diplôme d’Etat de docteur vétérinaire, ou encore le Brevet Professionnel Agricole (BPA) option « Travaux de l’élevage canin et félin ».

 

Un groupe de personnes en formation

Il est possible également d'obtenir l'ACACED en suivant une formation dispensée par un organisme habilité par le Ministère en charge de l’agriculture et en réussissant l’évaluation finale de type QCM qui s'ensuit. La durée minimale de la formation est de 14 heures pour une catégorie d’animaux, 18 heures pour deux catégories et de 22 heures pour les trois.

 

Les animaux sont en effet répartis en 3 catégories : les chiens, les chats, et les « animaux de compagnie d’espèces domestiques autres que les chiens et les chats » (petits mammifères, oiseaux…). La DRAAF ou l'antenne Pôle Emploi locale peuvent fournir une liste des organismes au sein desquels la formation peut être suivie.

La formation de dog-sitter en Belgique

En Belgique, la profession de dog-sitter n'est pas (encore ?) réglementée.

La formation de dog-sitter en Suisse

En Suisse non plus, il n'existe pas de réglementation particulière encadrant la profession de pet-sitter.

La formation de dog-sitter au Québec

Au Québec, la profession de cat-sitter n’est pour l'heure pas encore réglementée.

Le statut du dog-sitter

Deux dog-sitters promènent plusieurs chiens dans un parc

Un dog-sitter peut exercer son activité sous différents statuts juridiques. En effet, il peut être soit à son compte, soit salarié au service d'un employeur, soit associé avec d’autres entrepreneurs, par exemple au sein d'une société proposant aux propriétaires d'animaux tout un panel de services.


La première option est la plus courante, et conduit généralement à exercer avec un statut de travailleur indépendant (ou autonome, au Québec). Il convient alors de bien se renseigner sur les conditions et modalités, qui ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre. 

 

Dans le cas de la France, il faut souligner l'existence du régime de micro-entrepreneur, qui permet d'exercer toutes sorties d'activités - dont celle de dog-sitter - sans avoir besoin de créer une société (EURL, SARL, SAS...). De fait, tant que le chiffre d’affaires annuel brut généré ne dépasse pas le seuil fixé par la loi pour les activités de services (70.000 euros), c'est la solution la plus simple et pratique. Au demeurant, le fait d'être auto-entrepreneur pour garder des animaux n'empêche nullement d'utiliser également ce statut pour d'autres prestations de services, y compris potentiellement sans rapport : il est parfaitement possible de déclarer et exercer plusieurs activités sur une même auto-entreprise.


Dans le cas où on se lance avec des associés, la création d'une société est assez incontournable. Comme pour n'importe quel autre secteur, le choix de la forme juridique peut alors avoir son importance, et il convient d'être au clair sur l'apport et le rôle de chacun, la répartition du capital ainsi que les processus de décision.

L'assurance du dog-sitter

Une personne prend une assurance

Il est fortement conseillé à toute personne souhaitent proposer des services de dog-sitting de souscrire une assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RC Pro). Cette activité comporte en effet des risques, car l'animal peut à tout moment causer des dommages à d'autres animaux ou à des tiers, en particulier s'il parvient à s'enfuir (par exemple au cours d'une promenade).

 

S'il est évidemment de la responsabilité du professionnel d'éviter au maximum ces risques en faisant montre d’une grande vigilance, le risque zéro n’existe évidemment pas, et la RC Pro est donc indispensable pour exercer son activité sereinement. En effet, s'il n'a pas souscrit d'assurance, c'est directement le pet-sitter en personne qui est responsable - notamment financièrement - de l'ensemble des préjudices causés.

 

Certaines plateformes de mise en relation entre propriétaires de chiens et prestataires de services incluent toutefois une telle assurance. Un pet-sitter qui passe donc exclusivement par cet intermédiaire et n'a pas de clients « en direct » peut donc se dispenser de souscrire par lui-même une RC professionnelle.

 

D'autres plateformes proposent une telle assurance sous forme d'option payante. Il est judicieux d'y recourir si on n'a pas souscrit soi-même une RC Pro, mais dans le cas contraire, il y a des chances qu'elle fasse doublon.

Constituer et développer sa clientèle en tant que pet-sitter

Une fois la décision de se lancer en tant que dog-sitter prise et les différents pré-requis validés, il reste ce qui est peut-être le plus difficile pour tout entrepreneur : trouver ses premiers clients, puis fidéliser et développer sa clientèle. C'est en effet indispensable pour pouvoir tirer des revenus satisfaisants de son activité, voire parvenir à en vivre.

Trouver ses premiers clients

Une dog-sitter recherche des clients sur internet

Pour démarrer une activité de gardiennage d'animaux, il faut bien entendu trouver ses premiers clients.

 

Comme dans beaucoup de domaines, Internet a grandement facilité les choses. En effet, il existe désormais de nombreuses plateformes comme Allovoisins, Jemepropose ou Yoojo permettant aux particuliers de trouver toutes sortes de particuliers ou professionnels prestataires de services à proximité - dont des dog-sitters. On en trouve aussi qui sont spécialisées dans la mise en relation de propriétaires de chiens avec des nounous. Certains comme DogBuddy, Holidog, Pawshake ou Rover ont une échelle internationale, tandis que d'autres sont plus petits et se cantonnent à quelques territoires seulement - c'est le cas par exemple d'Animaute en France ou de Sowapi en Suisse.  Tous ces services sont pratiques et efficaces pour se lancer, même s'ils présentent aussi des limites - notamment en termes de fidélisation.

 

Cela dit, rien n'interdit à partir d'un certain stade de ne plus les utiliser que comme compléments pour les périodes les plus calmes, et de fonctionner le reste du temps avec essentiellement une clientèle opérée « en direct ». En effet, on peut sur chacune d'elles modifier à tout moment les jours et périodes où on choisit de se rendre disponible, et ceux où on ne l'est pas.

 

En effet, comme pour de nombreux services de proximité, les bonnes vieilles méthodes comme le bouche-à-oreille n'ont pas dit leur dernier mot. De fait, le gardiennage de chiens est fondamentalement une activité de proximité, avec une dimension locale très forte : il est donc incontournable d'en parler et d'en faire parler autour de soi, par exemple en éditant et déposant des cartes de visite ou des prospectus chez les commerçants et/ou les vétérinaires des environs. En parallèle, créer une page Facebook dédiée et/ou un site permet également de renforcer sa crédibilité.

 

Quoi qu'il en soit, pour maximiser ses chances d'obtenir des premiers clients, il peut être intéressant de diversifier les offres que l'on propose et ne pas forcément se restreindre à un seul type de prestations - par exemple uniquement les visites à domicile. Rien n'empêche ensuite de se recentrer sur ce que l'on préfère faire, une fois que l'on commence à être bien établi.

Préparer ses premiers dog-sitting

Un dog-sitter fait des recherches sur internet

Quand approche l'heure du premier dog-sitting, il est important de se préparer en amont, afin de maximiser les chances que l'expérience se déroule sans encombres.

 

Il convient ainsi de recueillir un certain nombre d'informations sur le chien, comme par exemple sa race, son sexe et sa date de naissance, mais aussi de s’enquérir d’éventuelles particularités : handicap, allergie, maladie, problème comportemental... Le cas échéant, il est bien sûr judicieux de se renseigner au besoin sur le sujet : non seulement c'est un gage de sérieux vis-à-vis du propriétaire, mais en plus cela aide à faire face en cas de difficulté.

 

Dans tous les cas, il est nécessaire d’établir une fiche de chaque chien qu'on est amené à garder, reprenant notamment les coordonnées du propriétaire et celles du vétérinaire, la personne à contacter en cas d'urgence, la liste des éventuels traitements à administrer, etc. Cette fiche devra ensuite être complétée et mise à jour au fur et à mesure des gardes, chaque fois que nécessaire.

 

Enfin, dans le cas où on garde les chiens chez soi, il faut bien sûr préparer son domicile en conséquence. Ceci a un double intérêt : faire bonne impression auprès des clients qui viennent apporter puis récupérer leur animal, et sécuriser le logement pour éviter les accidents. Ceci implique par exemple de bien ranger les produits toxiques hors de portée, ou encore de protéger les prises électriques avec des caches.

Fidéliser ses clients

Un couple prend une photo avec leur chien

Trouver des clients n’est pas toujours une mince affaire, mais tous les efforts menés en la matière n'ont qu'un intérêt limité si on n'est pas en mesure ensuite de les fidéliser.

 

En effet, cette activité a une dimension locale évidente : il ne viendrait à personne l'idée de faire garder son chien par un pet-sitter situé à 100 km de là. Par conséquent, le « pool » de clients potentiels est relativement fixé et limité. On ne peut donc pas compter sur une croissance substantielle du nombre de clients potentiels pour développer son activité : la seule manière fiable de la pérenniser est de fidéliser sa clientèle.

 

Ainsi, il est bon que le propriétaire ait facilement à portée de main les coordonnées de la nounou de son animal, pour la prochaine fois où il aura besoin de faire garder ce dernier. Par conséquent, lui donner systématiquement une carte de visite est aussi indispensable qu'efficace. Il est possible également de collecter les adresses postales et e-mail de ses clients, afin de les tenir informés de l'évolution des prestations proposées et de garder le contact, ce qui est là aussi un excellent moyen de ne pas être oublié et de fidéliser sa clientèle.

 

Certains font aussi le choix de proposer une carte de fidélité, à l'image de ce que font par exemple certaines pensions pour chien ou salons de toilettage. D'autres créent leur propre page sur les réseaux sociaux et y partagent des photos des animaux qu'ils ont gardés - après avoir bien sûr obtenu l'autorisation des clients en question.

Le mot de la fin

Bien qu'exigeant, le métier de dog-sitter est très stimulant et gratifiant. Expérience après expérience, on développe naturellement son savoir-faire, ses connaissances, sa confiance en soi... mais aussi son réseau et sa clientèle, a fortiori si les retours sont positifs. Dès lors, cela permet d’envisager l’avenir avec toujours plus de sérénité et de pérenniser cette activité tout aussi passionnante qu’enrichissante.

Dernière modification : 05/12/2021.

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