La-Bastide-de-Sérou (09) Les lettres de noblesse du chien ariégeois

09.02.2011
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Centenaire dignement fêté le week-end prochain pour le club Gaston-Phébus qui défend l'image du chien ariégeois. Une redécouverte

Le concours de meutes à chiens courants organisé le week-end prochain à La-Bastide-de-Sérou pourrait être inscrit sur le calendrier comme n'importe quelle autre manifestation de chasseurs. Mais voilà, l'événement revêt un caractère exceptionnel à plus d'un titre. D'abord, il permet de célébrer les 100 ans du club Gaston-Phébus. Ensuite, il commémore la première chasse au lièvre organisée en Europe, ici même, il y a 100 ans également.

Jean Caujolle, à Eycheil, est intarissable sur la race de chiens ariégeois, dont un millier d'individus existent aujourd'hui, répartis entre quelque 150 propriétaires, entre sud de la France et Italie. Issu du braque d'Ariège, le chien ariégeois reste à découvrir. Là est la vocation du club Gaston-Phébus qui, inlassablement, fait tout pour promouvoir la race. « Ce chien, explique Jean Caujolle, entouré de sa meute de six toutous, est issu de croisements. Aujourd'hui, le club sert à le valoriser et l'action que nous menons samedi et dimanche va dans ce sens. 38 meutes seront présentes, venues du Massif Central, du Var, du Puy-de-Dôme ou du Lot-et-Garonne. Le but ce week-end n'est pas tant de faire la chasse au lièvre que de faire connaître le chien en privilégiant l'aspect festif ».

L' Ariégeois, donc, est un chien courant, blanc, souvent tacheté, et d'une race toujours en développement. La constitution d'une meute s'effectue en équilibrant les âges, les qualités de chaque animal et en gardant une cohérence dans l'équipe.

Aujourd'hui, l'association de chasse de La-Bastide-de-Sérou, grâce à son président Éric Vergé, s'associe à cette promotion. Comme il y a 100 ans. À l'époque, en effet, pour le premier concours de meutes à chiens courants sur lièvres, un journaliste était venu de Paris à La Bastide avec un photographe (chose rare pour l'époque) et avait effectué un immense reportage (plus de 20 pages) sur cette pratique nouvelle, avec des phrases dithyrambiques sur l'accueil ariégeois. Nul doute que ce week-end, cet accueil, mis au service d'un animal propre au département, sera de nouveau à l'ordre du jour. Quant à Jean Caujolle et à sa faconde, sa façon de raconter l'animal, ses passions et son enthousiasme, il trouvera un public avide d'anecdotes et d'émotions. Et à cela, il répond mieux que personne.

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