Chien en bateau : faire de la plaisance avec un chien

Chien en bateau : faire de la plaisance avec un chien

Les propriétaires de chien comptent dans leurs rangs des inconditionnels de la plaisance et des personnes ayant le pied marin. La question se pose donc pour eux d’emmener leur animal lors de leurs sorties en mer, que ce soit pour partager cette passion avec lui, ou simplement parce qu’ils ne disposent pas d’une solution adéquate pour le faire garder pendant ce temps.


Toutefois, la pratique de la plaisance avec un chien ne s’improvise pas, car un accident est vite arrivé.

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Qu'est-ce que la plaisance ?

Qu'est-ce que la plaisance ?

La navigation de plaisance, aussi appelée plus simplement plaisance, désigne une activité de loisir nautique à bord de certains types de véhicules nautiques, tels qu’un bateau à moteur, un bateau à voile ou encore un scooter des mers. Elle se pratique en eaux salées (mer ou océan) comme en eaux douces (lac, fleuve, rivière, etc.). La personne qui pratique la plaisance est appelée “plaisancier”.


Cette activité consiste généralement en une sortie de quelques heures (par exemple le temps d’une après-midi), mais elle peut aussi s’étendre sur plusieurs jours. En effet, certains bateaux sont dotés de cabines aménageables qui permettent d’y vivre (dormir, manger...), à la fois pendant la sortie et au port.


Pour faire de la plaisance, il est possible soit de louer un bateau, soit d’en acheter un. La plupart des embarcations à moteur ne peuvent être conduites sans permis bateau (permis côtier, semi-hauturier, hauturier ou fluvial, selon le lieu de la sortie). Une personne n'ayant pas de permis et souhaitant naviguer sur un navire ou dans des conditions qui en requièrent un peut toutefois utiliser les services d’un capitaine ou d’un skipper, qui conduit alors l’embarcation à sa place.

La législation relative à la pratique de la plaisance avec un chien

La réglementation pour la location des bateaux

La réglementation pour la location des bateaux

Lorsqu'on souhaite louer un bateau de plaisance, il arrive que certaines règles fixées par le loueur restreignent la présence d'animaux à bord. Ces derniers peuvent par exemple tout simplement être interdits sur l'embarcation, pour des questions de sécurité, d’hygiène ou de risques de dégradation (griffures ou morsures sur du mobilier, cordes rongées, salissures en tout genre…).


Même si elle est autorisée, la présence d’un chien à bord d’un bateau de location n’est pas nécessairement gratuite : le propriétaire de l'animal peut avoir à s’acquitter d’un supplément de quelques dizaines d’euros par journée de location, destiné par exemple à couvrir les frais additionnels de nettoyage de l’embarcation.


Enfin, dans les bateaux équipés d’une cabine comprenant de la vaisselle, des lits et d’autres accessoires fournis, il est parfois stipulé dans le contrat que le chien n’est pas autorisé à utiliser les équipements réservés aux passagers humains. Le maître doit alors emporter lui-même les accessoires nécessaires pour son compagnon.

La législation propre à la navigation

Il n’existe pas de réglementation spécifique au transport d’animaux de compagnie appartenant à des particuliers dans le cadre de la plaisance, que ce soit en France, en Belgique, en Suisse ou au Québec. Cependant, des obligations réglementaires relatives à la sécurité, à la navigation et au bien-être animal doivent être prises en compte.

Le poids maximal des passagers sur le bateau de plaisance

Le poids maximal des passagers sur le bateau de plaisance

Les bateaux utilisés pour la plaisance ne peuvent généralement supporter qu'une certaine charge (qui correspond à un poids maximal), ce qui implique qu'il ne peut y avoir qu'un certain nombre de passagers à leur bord en même temps. Dépasser cette limite représenterait un risque de perte de flottabilité de l’embarcation et pourrait donc entraîner un accident.

 

Les propriétaires de chiens au gabarit imposant (les plus grosses races de chien peuvent peser autant - voire plus - qu’un humain adulte) doivent donc s’assurer que la présence de leur compagnon à bord ne fait pas dépasser la limite de charge que peut supporter l’embarcation. Le pois maximal à respecter est généralement indiqué sur une plaque située à la poupe et/ou dans le manuel d’utilisation ; il est également fourni par le fabricant du bateau.

Les gilets de sauvetage pour humains et pour chiens

Les gilets de sauvetage pour humains et pour chiens

Que ce soit en France, en Belgique, en Suisse ou au Canada, la législation impose qu'il y ait à bord au moins autant de gilets de sauvetage que de passagers humains. Une sortie avec quatre personnes et un chien nécessite donc de disposer obligatoirement d’au moins quatre gilets de sauvetage : un pour chaque personne. En prévoir un également pour son animal est évidemment aussi une bonne chose, même si ce n'est pas obligatoire. En effet, même s’il existe des races de chiens qui nagent très bien, c’est loin d’être le cas de toutes.

 

En France et en Suisse, le port du gilet de sauvetage à bord du bateau de plaisance n'est pas obligatoire, ni pour les humains, ni évidemment pour les animaux. Au Canada, il est imposé seulement lorsqu’il y a un risque de noyade, par exemple pendant une tempête. En Belgique, il est obligatoire seulement durant la période du 16 octobre au 15 mai, entre le coucher et le lever du soleil et lorsque les vagues atteignent plus d'un mètre de haut.

Le bien-être du chien pendant le transport

Le bien-être du chien pendant le transport

Il existe dans certains territoires des lois encadrant le transport d'animaux, qui s'appliquent donc potentiellement aussi à la pratique de la plaisance avec un chien.

 

En Suisse par exemple, il existe une loi fédérale relative à la protection des animaux (LPA), qui stipule notamment que le moyen de transport utilisé doit être suffisamment spacieux pour leur permettre de se placer dans une position physiologique normale. Elle précise également que le propriétaire d'un animal doit aussi être vigilant aux conditions climatiques pendant le trajet, afin que son compagnon ne souffre ni du froid, ni de la chaleur.

 

La loi québécoise sur le bien-être et la sécurité de l’animal évoque également le transport d’un animal de compagnie, en précisant que le propriétaire ou la personne ayant la garde d’un animal doit s’assurer que le bien-être ou la sécurité de celui-ci n’est pas compromis. Ceci implique notamment qu'il soit transporté convenablement dans un véhicule approprié.

 

Elle stipule également qu'il est interdit d’embarquer ou de transporter dans un véhicule - ou de permettre l’embarquement ou le transport - d’un animal qui, notamment en raison d’une infirmité, d’une maladie, d’une blessure ou de la fatigue, souffrirait durant le transport. Le propriétaire doit donc s’assurer que la navigation de plaisance ne va pas à l'encontre du bien-être du chien pendant toute la durée de la sortie. On peut aussi en déduire qu’un chien malade, ou par exemple qui souffre du mal de mer, ne devrait pas être transporté par bateau.

La législation relative au lieu de débarquement

La législation relative au lieu de débarquement

Les plaisanciers qui naviguent avec un chien doivent veiller à respecter la réglementation en vigueur au niveau du lieu de débarquement. Qu'il s'agisse d'une plage, d'un port ou de tout autre lieu, il convient de rester vigilant à la signalétique, qui peut signaler des règles spécifiques aux chiens.

 

L'idéal est toutefois de se renseigner en amont. En effet, certains ports de plaisance et plages obligent les propriétaires d'animaux de compagnie à les tenir en laisse, voire interdisent tout bonnement leur présence, que ce soit pour des questions de sécurité, d'hygiène ou de protection de la faune et la flore locales (par exemple si l'endroit fait partie d'une zone naturelle protégée). Ces règles étant potentiellement propres à chaque endroit où un arrêt est envisagé, vérifier au préalable ce qu'il en est permet d'éviter toute mauvaise surprise au moment de débarquer.

La réglementation en France

La réglementation en France

En France, certains ports et plages imposent que le meilleur ami de l'Homme soit tenu en laisse, voire doté d'une muselière s'il fait appartient à une race de chien considérée comme dangereuse. Ces informations sont souvent mentionnées sur des pancartes et/ou des panneaux d’affichage dans les lieux en question.

 

De toute façon, dans la mesure où l'article L211-23 du Code Rural et de la Pêche Maritime indique que tout chien se déplaçant à plus de 100 mètres de son propriétaire - sauf lors de pratiques de chasse terrestre - est considéré comme “en divagation”, il est préférable de tenir son chien en laisse même si cela n'est pas obligatoire, afin de montrer qu'il est bien à tout moment sous la supervision et le contrôle d'un humain.


Enfin, dans les ports et sur les plages comme ailleurs, le non-ramassage des crottes de chiens est passible d’une amende. Le montant est fixé librement par chaque municipalité, et est généralement de 35 euros. Toutefois, certaines optent pour une somme nettement plus dissuasive, à l'instar par exemple de Cannes et de ses 400 euros.

La réglementation en Belgique

La réglementation en Belgique

En Belgique, les chiens doivent être tenus en laisse dans les lieux publics d’un grand nombre de municipalités, y compris donc sur les plages et dans les ports qui en font partie. Le propriétaire doit également faire en sorte que son animal ne perturbe pas les autres usagers, ne porte pas atteinte à la sécurité sur la voie publique, et que ses aboiements ne nuisent pas à la tranquillité publique.


En outre, comme en France, des amendes sont prévues par les communes à l'encontre des propriétaires de chiens qui ne ramassent pas les déjections de leur animal - que ce soit à la plage, au port ou ailleurs. Leur montant est laissé à la libre appréciation de chaque municipalité, et peut aller jusqu'à plusieurs centaines d'euros.

La réglementation en Suisse

La réglementation en Suisse

En Suisse, les chiens ne sont pas toujours les bienvenus sur les plages en bord de lacs : s'ils sont acceptés sur certaines (parfois avec laisse obligatoire), ils sont en revanche interdits sur d'autres. Il existe toutefois aussi des plages réservées aux chiens, sur lesquelles ils peuvent se promener sans être attachés.

 

Dans tous les cas, il est interdit de laisser un chien sans surveillance dans l’espace public, et la plupart des cantons imposent aux propriétaires de disposer d’une assurance responsabilité civile couvrant les éventuels dommages causés par leur animal sur du matériel ou sur des tiers. Il existe également des lois cantonales imposant aux propriétaires de faire en sorte que leur animal respecte les autres plaisanciers et usagers. Par exemple, la loi sur les chiens du canton de Genève stipule que « tout détenteur de chien doit prendre les précautions nécessaires pour que celui-ci ne trouble pas la tranquillité publique par ses aboiements ou ses hurlements ».

 

Enfin, certaines communes prévoient une amende pour non-ramassage de déjections canines, qui se situe souvent autour de 100 francs suisses - voire bien davantage en cas de récidive.

La réglementation au Québec

La réglementation au Québec

Au Québec, les chiens de plus de 20 kg doivent être équipés d'un harnais et tenus en laisse dans l’espace public, ce qui inclut donc aussi les plages et les ports. Ceux considérés comme dangereux (c'est-à-dire qui ont déjà mordu ou blessé une personne ou un autre animal) doivent quant à eux porter en plus une muselière.


Concernant les déjections canines, certaines villes appliquent des amendes en cas de non-ramassage. Leur montant est généralement de l'ordre de 150 dollars.

La pratique de la plaisance à l’étranger

La pratique de la plaisance à l’étranger

La pratique de la plaisance peut impliquer de changer de pays, soit en amont avant l'embarquement (le maître peut par exemple se rendre dans un pays voisin pour pratiquer), soit directement pendant la navigation.

 

Dans la mesure où les ports de plaisance dépendent rarement de lois internationales mais plutôt de législations nationales voire locales, il est important de se renseigner sur la réglementation en vigueur dans les lieux où l'on se rend ou que l'on souhaite traverser, car les chiens peuvent par exemple y être interdits.


La pratique d’une activité de plaisance à l’étranger implique également de se renseigner sur les formalités à effectuer pour aller à l'étranger avec un chien, notamment en ce qui concerne :

Quels chiens peuvent pratiquer la plaisance ?

Quels chiens peuvent pratiquer la plaisance ?

Techniquement, tous les chiens sans exception peuvent pratiquer la plaisance. Il n’existe en effet aucune loi interdisant certains gabarits, races ou types de chiens à bord des bateaux de plaisance.


Cela étant, certains sont évidemment plus adaptés à des activités nautiques que d’autres. C’est le cas par exemple des chiens d’eau comme le Terre-Neuve, le Barbet ou le Caniche, qui ont été développés pour la chasse en milieu aquatique. Cela ne signifie évidemment pas que tous leurs représentants sont de formidables nageurs, mais ils ont tout de même de fortes chances d’être naturellement plus à l’aise dans l’eau que leurs congénères.

 

À l’inverse, d'autres comme le Bouledogue Français, le Carlin, le Teckel ou le Chihuahua sont réputés pour ne pas nager très bien, et peuvent rapidement être en difficulté. Par ailleurs, quelle que soit leur race, les chiots sont souvent plus sensibles au mal de mer que les adultes. Par conséquent, même si rien n'interdit à ces animaux la pratique de la plaisance, mieux vaut probablement s’abstenir, car ils pourraient ne pas garder un souvenir impérissable de leurs sorties sur l’eau, voire être victimes d'un accident. Il en va de même pour les individus à la santé fragile et ceux souffrant de problèmes de santé susceptibles d'être amplifiés par le transport (un problème articulaire par exemple).


Quoi qu'il en soit, le comportement du chien à bord du bateau et sa propension à apprécier l'expérience dépend de différents facteurs, dont sa personnalité, son éducation et son vécu. Par exemple, certains ont peur de l’eau parce qu’ils n’y ont pas été habitués étant petits ou qu’ils ont subi une expérience traumatisante dans le passé (par exemple s’ils sont passés près de la noyade). Naviguer avec un chien ayant une phobie de l’eau n'est pas idéal, car cela implique de redoubler de vigilance pour que sa peur n’impacte pas la sécurité pendant la navigation. En effet, il pourrait notamment se mettre à paniquer et bousculer un autre passager, ou se mettre lui-même en danger.

Habituer son chien à naviguer sur un bateau de plaisance

Habituer son chien à naviguer sur un bateau de plaisance

Si le chien n’est pas habitué aux sorties en bateau ou qu’il évolue sur une embarcation nouvelle pour lui, il faut y aller étape par étape pour ne pas le brusquer, en commençant par des sorties courtes et en augmentant les durées au fur et à mesure. Comme souvent, plus il découvre la navigation jeune, plus il a de chances de s'habituer rapidement et facilement.


La première étape consiste à lui apprendre à monter sur le bateau. La ou les première(s) fois, il faut l’accompagner en le tenant par son harnais ou son gilet de sauvetage plutôt que par son collier, pour ne pas lui comprimer le cou s’il tombe. Une fois qu’il est habitué, il est possible de le laisser monter seul, sous réserve bien sûr que la configuration du navire le permette. En effet, selon l'embarcation, les zones d’entrée - soit à l’avant, soit à l’arrière -, sont plus ou moins larges et faciles d’accès. S’il a des difficultés à monter et qu’il est difficile de le porter, il est possible de se procurer une rampe d’accès dans des magasins spécialisés comme des shipchandlers.


L'idéal est ensuite de le laisser se déplacer sur l’embarcation à quai au port, afin qu’il se familiarise avec les surfaces et les textures, qui diffèrent de ce que l’on trouve dans d’autres moyens de transport. Il faut toutefois veiller en amont à ce qu'aucun produit toxique ne se trouve à sa portée. En effet, diverses substances présentes sur un bateau sont très dangereuses si elles sont inhalées ou ingérées, comme les vernis appliqués sur les surfaces en bois, les carburants, les huiles de moteur, les produits d’entretien et les peintures.

 

Enfin, tout au long de la première sortie en bateau, il faut rester particulièrement à l’écoute de son chien et observer son comportement. En effet, bien que la gent canine soit globalement réputée pour apprécier l'eau, chaque individu est unique : il est difficile de prévoir de manière totalement fiable s'il appréciera cette nouvelle expérience, ou au contraire s’il prendra peur ou souffrira du mal de mer.


Si les premières sorties s'avèrent compliquées, que l’animal est malade sur l'eau ou a peur au point de ne pas profiter de l'expérience, peut-être est-il préférable pour tout le monde de ne pas insister et de le laisser sur la terre ferme les fois suivantes. Diverses offres de garde d’animaux, par des professionnels ou des particuliers, permettent aux plaisanciers de laisser leur chien en sécurité pendant leurs virées en bateau. Il est possible par exemple d'utiliser une appli de garde de chien pour trouver un dog-sitter disponible près de chez soi.

Le matériel à prévoir pour faire du bateau avec son chien

Que la sortie en bateau avec un chien dure quelques heures ou plusieurs jours, il est essentiel d'être vigilant sur les préparatifs. En effet, une fois sur l'eau, il n'est pas toujours possible de rejoindre rapidement un port en cas de problème ou d'imprévu. Il faut donc bien anticiper et emporter avec soi tout ce qui est susceptible d'être utile à la sécurité ou au bien-être de l'animal.

Le gilet de sauvetage du chien

Le gilet de sauvetage du chien

Même s'il sait généralement nager instinctivement, le risque de noyade du chien est évidemment élevé lors d'une sortie sur l'eau, en particulier s'il se baigne. Même un animal réputé bon nageur peut avoir des difficultés à se déplacer en milieu aquatique, en particulier s’il est fatigué ou malade, si l’eau est froide, si les vagues sont hautes, s’il y a des courants…

 

Par conséquent, même si aucune loi ne l'impose, il est recommandé de l'équiper d'un gilet de sauvetage pour chien adapté à son gabarit et de ne le lui retirer qu'une fois de retour sur la terre ferme, afin d'assurer à la fois sa sécurité et celle des autres passagers. En effet, ces derniers pourraient se mettre eux aussi en danger en essayant de le secourir dans l’eau.

 

S’il n’y est pas habitué, il est recommandé de lui mettre le gilet une demi-heure avant de commencer la navigation, afin de s’assurer qu’il accepte bel et bien cet équipement sans chercher à le retirer ou à le mordiller – ce qui pourrait l’endommager et donc diminuer son efficacité.

 

Il existe plusieurs tailles de gilets de sauvetage pour chien, la plupart étant munis de sangles réglables qui s’adaptent à la morphologie de l'animal. Au-delà de choisir une taille adaptée, il faut également s’assurer que la flottabilité (mentionnée dans les caractéristiques techniques du produit) est bien adaptée à son poids : si ce dernier se situe entre 2 niveaux de flottabilité, mieux vaut choisir le modèle ayant la flottabilité la plus élevée.

 

A l'instar de ceux destinés aux humains, les gilets de sauvetage pour chien sont généralement de couleur bien distincte de celle de l’eau, par exemple orange, rouge ou jaune : cela permet de rendre l'animal le plus visible possible. Ils sont également équipés en général d'une poignée, qui permet de l'attraper et de le remonter plus facilement.

 

En fonction de ses caractéristiques, le prix d'un gilet de sauvetage pour chien se situe généralement entre 20 et 60 euros. Il est possible de s'en procurer dans les magasins de nautisme ou sur internet.

De l'eau propre et fraîche en quantité suffisante

De l'eau propre et fraîche en quantité suffisante

La pratique de la plaisance va souvent de pair avec un risque accru de déshydratation du chien, car certains bateaux ont peu ou pas de zones d’ombre et peuvent rapidement devenir de véritables fournaises, particulièrement en été. Le mal de mer est également un facteur de risque, en raison des vomissements qu'il peut provoquer.

 

Il est donc impératif de veiller à ce que l'animal ait toujours à sa disposition de l'eau propre et fraîche, et qu'il boive régulièrement pendant toute la durée de la sortie. Mieux vaut prévoir de l’eau en quantité supérieure à la normale, pour éviter de se retrouver à court.


Il peut arriver que le chien joue avec l’eau autour de lui et essaie d’en boire, en lieu et place de celle qui a été emportée à cet effet. Si ce comportement peut paraître anecdotique voire amusant, il est en fait vivement conseillé de l'empêcher, qu'il s'agisse d'eau douce ou d'eau salée. En effet, la première peut contenir des bactéries ou parasites dangereux pour sa santé, tandis que la seconde accélère la déshydratation, en raison des nombreux sels minéraux qu'elle contient. Mieux vaut donc qu'il se cantonne à boire l'eau contenue dans les bouteilles qui ont été emportées spécifiquement pour lui.

Des protections contre la chaleur et le soleil

Des protections contre la chaleur et le soleil

Si la sortie est effectuée un jour de grande chaleur, il faut faire attention à ce que la température du bateau ne brûle pas les pattes du chien, car certains matériaux chauffent rapidement lorsqu'ils sont exposés au soleil.

 

S'il n'y a pas de zone à l'ombre (par exemple un habitacle), mieux vaut prévoir un parasol ou une toile à placer dans un endroit calme, pour que l'animal puisse s'y abriter et s'y reposer quand il le souhaite. On peut y ajouter un tapis, des coussins ou des serviettes humidifiées.

 

Il est également important de faire attention au risque d'hyperthermie du chien, qui peut être fatal en quelques dizaines de minutes à peine, ce qui laisse peu de temps pour réagir une fois l'apparition des premiers signes. Cela implique donc d'être attentif à son comportement et de le rafraîchir régulièrement avec de l’eau douce pendant toute la durée, en particulier s'il ne se baigne pas. Si la température est élevée, l'idéal est de le faire toutes les 30 minutes environ. Un manteau rafraîchissant pour chien peut également être une bonne option pour s'assurer que sa température corporelle n'augmente pas trop rapidement.

 

Enfin, dès lors que le temps est au beau fixe et/ou que l'animal possède une peau fragile, il peut être intéressant de prévoir une crème solaire spécialement conçue pour la gent canine, qui fonctionne sur le même principe que pour les humains et permet de réduire efficacement le risque de coup de soleil du chien.

La trousse à pharmacie

La trousse à pharmacie

Enfin, il faut prévoir du matériel de premier secours pour son chien, qui peut compléter la trousse des passagers humains du bateau.

 

En effet, lui non plus n'est pas à l'abri d'un accident qui nécessite d'intervenir rapidement en attendant de pouvoir consulter un vétérinaire. Il peut par exemple se faire piquer par des méduses en nageant, se blesser au niveau des coussinets en marchant sur des rochers ou des oursins, ou encore attraper des tiques ou des épillets en déambulant sur les plages.

 

Parmi les produits utiles à placer dans la trousse de secours figurent donc notamment des bandages, du désinfectant, un thermomètre, des ciseaux, une couverture de survie... Il peut aussi y être ajoutés des traitements prescrits par le vétérinaire pour lutter contre le mal de mer (par exemple des antinauséeux et antivomitifs).

 

Par ailleurs, il est important de se renseigner avant la sortie sur les vétérinaires à proximité du lieu de plaisance et noter leur numéro de téléphone : cela peut être utile en cas de besoin, a fortiori si une connexion internet n'est pas disponible.

Les autres accessoires utiles

Les autres accessoires utiles

En plus des éléments mentionnés précédemment, diverses autres choses sont également à prévoir pour faire du bateau avec son chien :

 

  • un emplacement pour qu'il puisse faire ses besoins à bord (bac à litière, carré de gazon synthétique...), ainsi que de quoi nettoyer s'il se soulage plutôt sur la terre ferme ;

  • une laisse et une muselière, au cas où certains lieux de débarquement imposent leur utilisation ;

 

  • une planche de flottaison pour qu'il puisse rejoindre la plage sans avoir besoin de nager, s'il est fatigué ou n'est pas à l'aise dans l'eau ;

  • si la durée le justifie, ses repas ou au moins un encas, embarqués dans une boîte étanche.

Conseils utiles pour réussir une sortie en bateau avec un chien

Prévenir les blessures et accidents

Prévenir les blessures et accidents

Pendant que le bateau est en mouvement, mieux vaut veiller à ce que le chien ne se déplace pas trop, car une vague ou un virage peut facilement le faire passer par-dessus bord, ce qui est particulièrement dangereux s’il s’agit d’un bateau à moteur du fait de l'hélice qui pourrait le blesser.

 

Dès lors qu’il bouge trop, se met à aboyer, essaye d'attraper les éclaboussures d'eau ou tente de sauter par-dessus bord (par exemple pour rejoindre un congénère aperçu sur un autre navire), mieux vaut le tenir - ou le faire tenir par un passager. Si le propriétaire est seul avec son animal, le mieux est de s’asseoir avec lui dans un endroit sûr et le maintenir en le tenant entre ses bras ou par le harnais.

 

Dans tous les cas, il est préférable de lui enlever la laisse, car elle pourrait le blesser en se coinçant quelque part, en particulier s’il saute ou tombe à l'eau. À la place, mieux vaut laisser son collier et l’équiper d’un gilet de sauvetage, que l'on attache avec une corde courte à un élément fixe situé à une distance facilement atteignable du poste de pilotage.

 

Dans le cas d’un voilier, il faut s’assurer que le chien est maintenu dans un endroit calme à chaque fois que le skipper manipule les voiles. En effet, ces actions peuvent faire du bruit et l'effrayer. Il pourrait aussi bousculer un membre de l’équipage qui doit se déplacer pour assurer la navigation, ou encore tomber accidentellement à l’eau.

 

Dans le cas d'un bateau disposant d'un moteur, il faut veiller à bien l'éloigner de l’accès au réservoir lorsqu'on fait le plein, afin qu’il ne respire pas de vapeurs toxiques ou qu’il ne mette pas son museau dans les gouttes de carburant qui peuvent tomber pendant la manœuvre.

Les besoins du chien

Les besoins du chien

Dans le cas d'une sortie de courte durée, l'idéal pour le confort des passagers est de faire faire ses besoins au chien avant de monter sur le bateau, par exemple en l'emmenant en promenade préalablement au départ. Mieux vaut en outre éviter de lui donner à manger une fois en route, pour éviter qu’il n'ait envie de faire ses besoins.

 

Pour les navigations plus longues, il est préférable de prévoir un emplacement sur le pont où il peut se soulager à son aide. Certains chiens se montrent toutefois particulièrement récalcitrants à faire leurs besoins à bord, préférant largement attendre d'être sur la terre ferme.

 

Le cas échéant, il convient bien sûr de ramasser les crottes de son chien, en prenant soin d'emporter des sacs prévus à cet effet. Selon le lieu, le non-ramassage de déjections canines peut d'ailleurs être passible d'une amende salée.

Respecter les autres usagers

Respecter les autres usagers

Pour ne pas gêner les autres personnes présentes dans les différents lieux de débarquement (ports, plages...), il convient de respecter certaines règles de savoir-vivre.

 

En premier lieu, il est indispensable que le chien sache répondre à son nom et marcher au pas, surtout dans les lieux où il peut évoluer sans laisse.

 

Il faut aussi s'assurer qu’il ne se montre pas bruyant, venant par exemple troubler la quiétude d'un mouillage isolé. Il ne doit pas non plus perturber les autres animaux, sauvages ou non, voire représenter pour eux une menace.

 

Dans le doute, mieux vaut toujours avoir sur soi une laisse et éventuellement une muselière, au cas où il se montrerait un peu trop agité une fois à terre.


Il convient d'ailleurs de garder en tête que le propriétaire d'un chien est responsable en toute circonstance des gênes, blessures et dégradations causées par son animal. Il est donc recommandé de vérifier que son assurance responsabilité civile couvre bien les éventuels troubles et problèmes dont il serait à l'origine.

La conduite à tenir après la navigation

La conduite à tenir après la navigation

Une fois la navigation achevée, il est fortement recommandé de rincer son chien à l’eau douce pour nettoyer sa peau et son pelage. Si la sortie a lieu en mer, il faut aussi penser à rincer à l’eau douce les équipements utilisés (gilet de sauvetage, laisse, gamelle...), qui sans cela pourraient être rongés par les sels marins.

 

Il se peut que le chien se montre très éprouvé une fois rentré à bon port, car la chaleur, la découverte d’un nouveau milieu et les sollicitations extérieures sont autant de facteurs susceptibles de le fatiguer. Il faut donc le laisser se reposer autant que nécessaire. S'il continue toutefois à sembler particulièrement à court d'énergie plus d'un jour ou deux, ou s'il présente des symptômes de blessure ou de maladie (tremblements, apathie, vomissements, irritations...), un tour chez le vétérinaire s'impose.

Le mot de la fin

Que ce soit par nécessité ou par choix, emmener son chien faire du bateau est tout à fait possible, à condition de bien respecter certaines règles et bonnes pratiques utiles au confort et à la sécurité de tous.

 

Certains chiens apprécient rapidement les sensations procurées par la navigation et de partager ces moments avec leur propriétaire, tandis que d’autres sont plus craintifs et mettent plus de temps avant d'en profiter - voire ne s'y font jamais. Il faut donc rester vigilant et à l’écoute des besoins et envies de son animal, afin que l’expérience soit positive pour tout le monde.

 

En tout état de cause, il ne saurait être question de se lancer d'emblée dans une croisière au long cours sans s'être assuré au préalable durant plusieurs sessions plus brèves que le chien apprécie effectivement la plaisance.

Dernière modification : 09/13/2020.
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