Quelles qualités doit posséder un chien de recherche et de sauvetage ?

Quelles qualités doit posséder un chien de recherche et de sauvetage ?

N’importe quel chien n’est pas forcément adapté pour devenir un chien de recherche et de sauvetage. En effet, si certaines des qualités de ces sauveteurs sont inhérentes à l’espèce canine (même s’il y a des variations d’une race de chien à une autre), d’autres en revanche sont plus spécifiques, et ne se trouvent pas chez tous les individus.

Une ouïe et un odorat excellents

L'ouïe d'un chien est très fine, au point qu'il peut entendre un son faible (gémissement, grattement…) à une distance de 25 mètres, contre 4 mètres pour l’Homme. Cela lui permet de repérer des personnes enfouies sous des décombres, même si les sons sont très étouffés.

Quant à l’odorat du chien, c’est ni plus ni moins que son sens le plus développé. En effet, la truffe d'un chien contient en moyenne 220 millions de cellules olfactives, contre seulement environ 5 millions pour le nez humain. On peut donc dire que l'odorat du chien est 35 fois supérieur à celui de l’Homme - et encore ne parle t-on là que de valeurs moyennes : les races de chien ayant le meilleur odorat se situent bien au-delà. Il s'agit par exemple du Chien de Saint-Hubert, du Beagle ou du Berger Allemand, dont le flair surpasse de loin celui des autres chiens. Le Chien de Saint-Hubert dispose ainsi de 300 millions de cellules olfactives, contre « seulement » 125 millions pour le Teckel.

 

En outre, le système olfactif du chien et la zone de son cerveau qui traite les odeurs lui permettent d’identifier et de garder en mémoire énormément d’odeurs. Il est ainsi capable de différencier chacune des odeurs présentes dans une rue (les passants, les animaux, les voitures, les arbres, le contenu des poubelles...), de savoir d’où elles proviennent, d’y déceler des émotions ou des informations relatives à la santé, et de nombreuses autres choses.

Ces deux sens, l’ouïe et l’odorat, sont bien sûr essentiels dans le cadre de la recherche et du sauvetage de victimes, et sont la première des raisons à l’utilisation du chien pour des missions d’assistance.

De bonnes qualités physiques et psychiques

Un chien de recherche et de sauvetage doit avoir une taille et un poids moyens pour pouvoir être adapté aux zones difficiles d’accès. Mieux vaut donc éviter les chiens de très grande taille.

 

Il doit en outre disposer de certaines qualités physiques : être un chien endurant, ne souffrir d’aucun handicap physique ni maladie invalidante, être un chien sportif et disposer de bonnes capacités de récupération.

Quant aux qualités psychiques, au-delà de l’éducation canine de base (savoir rester calme, discret, ne pas quémander, etc), un chien de recherche et de sauvetage doit être équilibré, être doté de bonnes capacités de concentration et d’apprentissage, et savoir prendre des initiatives. Il ne doit pas s'agir d'un chien agressif, nerveux ou timide : il doit au contraire être capable de cohabiter avec les autres animaux et les humains. Enfin, les stimulations extérieures telles que le bruit, le transport ou les cris, ne doivent pas engendrer de stress chez le chien.

Le profil du chien de recherche et de sauvetage idéal

Quel que soit le pays, certaines races canines sont privilégiées pour la formation de chiens de recherche et de sauvetage. Il s’agit du Berger Allemand et du Berger Belge Malinois, mais aussi du Berger Blanc Suisse, du Hovawart et du Labrador Retriever.

Pour autant, la BRH (Bundesverband RettungsHunde), l’association fédérale allemande pour les chiens de sauvetage, qui fait autorité en la matière dans le monde entier, estime qu’il n’y a pas à proprement parler de races prédisposées au sauvetage. De nombreuses races de chiens (et même des croisés) sont d’ailleurs représentées au sein de la BRH. L’association, la plus ancienne et la plus importante au monde, certifie en moyenne environ 650 chiens de recherche et de sauvetage par an, et souligne que c’est avant tout le caractère et la personnalité du chien qui comptent.

Cela dit, de façon générale, de nombreuses races de taille moyenne remplissent plusieurs des conditions pour devenir des chiens de recherche et de sauvetage :

  • par leurs attributs physiologiques, à commencer par un odorat du chien très développé ;
  • par leurs caractéristiques physiques : taille et poids adaptés aux milieux difficiles d’accès, chiens endurants ;
  • par leur caractère : chiens calmes, ayant le goût du travail, persévérants, obéissants, mais sachant faire preuve d’initiative, etc.

 

Le Berger Allemand et le Berger Belge Malinois sont deux parfaits exemples de races de taille moyenne qui remplissent ces conditions et sont particulièrement utilisées pour la recherche et le sauvetage.

En ce qui concerne l’âge du chien, étant donné qu’une excellente condition physique est nécessaire pour ce travail épuisant, il reste opérationnel tant que ses qualités demeurent vives. Lorsque le chien montre des signes de vieillesse et que ses capacités déclinent (ce qui survient généralement entre 8 et 10 ans), il est mis à la retraite, mais il n’y a pas d’âge prédéterminé pour cela.

Enfin, le sexe n’entre pas en ligne de compte dans les critères de sélection : mâles comme femelles sont tout autant aptes à remplir ce type de mission. Par contre, quel que soit leur sexe, les chiens de recherche et de sauvetage sont généralement stérilisés. En effet, en intervention comme en entraînement, ils travaillent les uns à côté des autres ; les stériliser permet d’éviter tout risque qu’ils soient distraits de leur travail par des motivations d’ordre sexuel, et c’est aussi une mesure préventive, dans la mesure où la castration des mâles et la stérilisation des femelles permet de prévenir divers problèmes de santé du chien.

Dernière modification : 08/27/2019.
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