Les chiens policiers d’assaut et les chiens d’intervention / défense

Les chiens policiers d’assaut et les chiens d’intervention / défense

Les chiens policiers, tout le monde les connaît, ou du moins croit les connaître. Ce terme générique regroupe en fait deux univers bien distincts.


D’un côté, les chiens renifleurs, que l’on croise par exemple dans la rue, dans les gares ou encore dans les aéroports : ils font en quelque sorte partie du paysage, et servent par exemple à déceler des explosifs, des stupéfiants, des faux billets, ou même par exemple de l’ivoire d’éléphant !


De l’autre, moins visibles au quotidien mais rendus célèbres par quelques-uns de leurs représentants qui se sont illustrés par leur bravoure, parfois au péril de leur vie, on trouve les chiens policiers « mordants ».


Toutefois, au sein même de ce type de chiens policiers, il faut opérer une distinction entre le chien d’intervention et de défense d’une part, et le chien d’assaut d’autre part. S’ils sont issus des mêmes formations, leurs missions et modalités d’intervention sont en revanche tout à fait différentes.

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Les différents types de chien policier « mordant »

Le chien d’intervention et de défense

Le chien d’intervention et de défense accompagne son maître dans ses missions quotidiennes : patrouilles, surveillance de site, etc.

 

Il a un rôle dissuasif en cas de rixes, manifestations ou autres attroupements qui pourraient dégénérer ; il poursuit les suspects, et au besoin protège son maître ou les autres policiers en attaquant le ou les agresseur(s). Il n’a aucune réaction s’il ne reçoit pas d’ordre, mais peut passer à l’attaque directe sur un simple mot ou geste du maître-chien policier.

 

Chargé également de la protection rapprochée des personnalités, il est utilisé en France tant par la Police que par la Gendarmerie, et on le retrouve aussi dans leurs équivalents des autres pays.

Le chien d’assaut

Plus médiatique que le chien d’intervention et de défense, le chien d’assaut est celui des unités d’élite, tels le RAID et le GIGN en France, les Forces Spéciales en Belgique, etc.

 

En intervention, il poursuit les suspects, les repère s’ils sont cachés et aide à leur interpellation en les maîtrisant (mordant) jusqu’à l’arrivée de son maître et des autres policiers. Son intervention type est d’arrêter un forcené qui est seul chez lui ou dans sa voiture.

 

Si les policiers n’ont pas une vue dégagée qui leur permette d’intervenir, le chien d’assaut peut être envoyé en éclaireur, équipé d’une caméra et d’un gilet pare-balles.

 

En Europe (et notamment en France, où ils sont soumis à la même réglementation que les armes de service), la réglementation impose de museler les chiens, alors que dans d’autres pays, comme par exemple aux États-Unis, ils ne portent pas de muselière. Cela dit, même muselés, ils restent opérationnels, car capables de pratiquer sur ordre de leur maître la « frappe muselée ». Le devant de la muselière est en effet renforcé par une plaque de métal, et le chien frappe alors le suspect avec cette plaque à des endroits précis du corps, ce qui est très douloureux et peut même briser une côte.

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Les différents types de chien policier « mordant »
Dernière modification : 08/16/2019.
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