Les chiens de chasse : qualités, alimentation, santé...

Un chasseur et son chien de chasse au crépuscule

Un chien de chasse possède des capacités et aptitudes naturelles dans ce domaine. Une fois éduqué par l'Homme, il peut s'avérer être d'une efficacité redoutable pour traquer des proies, les attraper et les rapporter à son maître.


Quels sont les différents types de chiens de chasse, et les meilleurs chiens pour la chasse ? Comment éduque-t-on un chien de chasse ? Que faut-il savoir pour s'en occuper au mieux ?

Les différents types de chiens de chasse

Un chien de chasse est un chien qui possède des aptitudes et compétences naturelles pour la pratique de la chasse. Il en existe plusieurs types : certains sont faits pour poursuivre des proies, d'autres pour les débusquer, d'autres encore pour les suivre à l'odeur... Il y a donc différents rôles qu'un chien de chasse peut remplir, et les races de prédilection diffèrent de l'un à l'autre.

Le rôle du chien courant

Un Lévrier dans un champ d'herbes sèches

Comme son nom l'indique, un chien courant a pour rôle de poursuivre le gibier dans le but de l'épuiser. Une fois celui-ci acculé, il l'abat ou signale son emplacement aux chasseurs grâce à ses aboiements, pour que ceux-ci le mettent à mort.

 

Certains excellent à poursuivre des proies agiles et rapides, tel le lièvre, tandis que d'autres ont plutôt une prédilection pour des proies plus grandes et plus endurantes, comme le cerf ou le sanglier.

 

Il existe plus précisément deux types de chiens courants :

  • ceux qui chassent à vue, et qui ne doivent donc pas perdre leur cible du regard ;
  • ceux qui chassent à l'odeur, et qui doivent donc être capables de suivre une piste sur une longue distance.

 

La chasse à courre (vénerie) est un type de chasse utilisant toute une meute de chiens courants, suivis par des chasseurs évoluant à pied ou à cheval.

Le rôle du chien d'arrêt

Un chien d'arrêt braque une proie dans un champ

Contrairement au chien courant, le chien d’arrêt n'a pas pour mission de poursuivre le gibier. Il se contente de le chercher et de débusquer, puis de s'arrêter pour signaler sa position et d'attendre son maître. C'est ce dernier qui abat les proies ainsi repérées. Ce type de chasse n'est destiné qu'au petit gibier, comme les bécasses, les perdrix... et ne nécessite pas plus d'un chien.

 

La position que le chien d'arrêt adopte pour signaler la présence de proies est typique : immobile, le corps tendu vers l'avant, le regard fixé vers l'emplacement repéré, la queue dressée, une patte avant repliée sous le corps. On dit alors qu'il pointe ou qu'il braque.

Le rôle du chien rapporteur de gibier

Un Labrador noir tient un canard mort dans sa gueule

Le chien rapporteur de gibier est surtout utilisé pour la chasse aux oiseaux migrateurs. Comme son nom l'indique, il a pour rôle d'aller chercher le gibier que le chasseur a abattu : il le cherche grâce à son odorat, le récupère dans sa gueule, puis le rapporte à son maître. Il doit pouvoir accomplir sa mission tant sur la terre ferme que dans l'eau.

 

Il existe également un type un peu particulier de rapporteur : il s'agit du chien leveur de gibier. En effet, celui-ci ne se contente pas d'attendre que le chasseur abatte le gibier : il court devant lui à travers les champs et effraie les proies grâce à ses aboiements pour les faire sortir de leur cachette. Il s’assoit alors tandis que son maître les abat, puis n'a plus qu'à les lui rapporter. Ce type de chien de chasse agit souvent seul et est surtout utilisé pour chasser la perdrix, la bécasse, le canard ou encore le lièvre.

Le rôle du chien de déterrage

Un Saint-Hubert passe la tête dans un terrier

Comme son nom l'indique, le chien de déterrage est utilisé pour la pratique de la chasse au déterrage, ou chasse sous terre. Cette technique de chasse concerne les animaux vivant dans des terriers, tels que le renard, le blaireau ou le ragondin.

 

Elle consiste à rechercher l'antre d'une proie se réfugiant sous terre, puis à l'empêcher de sortir en envoyant un chien monter la garde à l'entrée du terrier. Les chasseurs creusent alors, guidés par les aboiements, jusqu'à déterrer l'animal.

 

Le chien de déterrage peut aussi se faufiler dans le terrier si son gabarit le permet, pour aller lui-même chercher le gibier ou le forcer à sortir par un autre endroit.

Le rôle du chien de recherche au sang

Un Chien de Saint-Hubert suit une piste dans un champ de fleurs jaunes

Le chien de recherche au sang a pour rôle de retrouver la trace de proies blessées, en suivant leur piste. L'objectif est de pouvoir remonter jusqu'au gibier qui n'a pas pu être abattu par le chasseur et qui est parvenu à s'enfuir, mais qui reste blessé. Il ne s'agit pas d'un type de chasse en tant que tel, mais plutôt d'une pratique visant à retrouver les animaux blessés par les pièges et/ou les coups de fusil, afin de les achever plutôt que de les laisser souffrir inutilement.

 

Dans la mesure où les grandes proies comme les cerfs et les sangliers peuvent s'enfuir sur des kilomètres même si elles sont blessées, le chien de recherche au sang doit être capable de suivre leur piste sur une longue distance, et ce plusieurs heures après la rencontre initiale.

Le rôle du chien de chasse aux grands prédateurs

Tête d'un chien de chasse en train d'aboyer

Le meilleur ami de l'Homme peut aussi être utilisé pour chasser des gros prédateurs comme l'ours, le lion, le grizzly ou encore le jaguar. Il peut agir seul ou avec d'autres congénères en fonction de la taille de l'animal chassé.

 

Le principe de ce type de chasse n'est évidemment pas d'envoyer directement les chiens au combat face à ces grands animaux : ils doivent simplement suivre leur piste grâce à leur flair, puis les empêcher de fuir en les encerclant et en aboyant, tout en restant à distance pour ne pas être blessés. Le chasseur se charge ensuite lui-même d'abattre la bête.

Les qualités des chiens de chasse

Un Epagneul Breton suit une piste

La chasse est l'un des plus anciens usages que l'Homme fait du chien : depuis les tout débuts de sa domestication, celui-ci l'a aidé à affronter des proies de grande taille, à débusquer celles qui se cachent dans leur terrier ou les buissons, à retrouver la piste d'un animal blessé, à rapporter le gibier abattu...

 

D'ailleurs, aujourd'hui encore, la classification des races de chien en 10 groupes instituée par la Fédération Cynologique Internationale (FCI) fait la part belle à cet usage, puisque pas moins de 5 d'entre eux font référence à l'usage pour la chasse.

 

Il faut dire en effet que pour effectuer au mieux ces différentes missions qui nécessitent des qualités bien précises (par exemple un très bon flair ou une endurance à toute épreuve), l'être humain a façonné nombre de races de chiens de chasse, par la sélection et l'élevage. La plupart sont désormais spécialisées dans un ou plusieurs domaines, même si certaines se distinguent par une certaine polyvalence qui leur vaut d'exceller dans plusieurs types de chasse différents.

Les qualités des chiens courants

Une meute de chiens Beagles
Les meutes de Beagles sont courantes dans la chasse à courre

Les chiens courants doivent évidemment être de bons coureurs, puisqu'ils se lancent à la poursuite de gibier rapide et/ou endurant. Ils doivent également être indépendants et capables d'initiative, puisqu'ils agissent de manière autonome, le chasseur n'intervenant qu'à la fin pour abattre la proie acculée. Ils peuvent évoluer seuls ou en meute (en fonction de la race et du gibier traqué) et ont souvent un aboiement puissant qui permet de les localiser de loin.

 

Ceux qui chassent à vue font souvent partie des races de chiens les plus rapides, puisqu'ils ne doivent pas perdre leur cible du regard. De nombreux lévriers comme le Lévrier Afghan ou le Barzoï appartiennent à cette catégorie.

 

Ceux qui chassent à l'odeur ne sont pas nécessairement les meilleurs sprinters, mais ont en revanche un nez très fin, ce qui les rend capables de suivre une piste sur une longue distance. Le gabarit et donc la race dépendent ensuite du type de gibier traqué. Par exemple :

Les qualités des chiens d'arrêt

Un Pointer Anglais dans un champ
Le Pointer Anglais est un très bon chien d'arrêt

Les chiens d'arrêt doivent être capables de ne pas poursuivre le gibier qu'ils repèrent, mais se contenter de simplement indiquer son emplacement en se figeant et en orientant leur museau dans la direction adéquate. Leur instinct de prédation est donc limité, et ils doivent de toute façon être capables de le surmonter : n'attend pas d'eux qu'ils aboient ou se lancent à la poursuite de la proie.

 

De nombreux braques et pointers possèdent d'excellentes qualités de chiens d'arrêt : ils ont d'ailleurs été nommés ainsi en raison de leur aptitude à pointer (ou braquer) leur museau en direction des proies. On peut citer par exemple le Braque Français de Gascogne, le Braque de Weimar ou encore le Pointer Anglais. Les épagneuls, les setters ainsi que quelques autres races s'illustrent également dans ce type de chasse.

Les qualités des chiens rapporteurs

Un Chesapeake Bay Retriever brun dans une forêt
Le Chesapeake Bay Retriever est un excellent chien rapporteur

Les chiens rapporteurs doivent posséder diverses qualités, la principale étant la capacité à se faufiler dans des endroits difficiles d'accès pour y récupérer le gibier abattu : broussailles, marais, terrain très accidenté... Ils doivent donc être suffisamment fins et agiles pour se faufiler partout.

 

Parmi les exemples de races les plus connues, on trouve notamment celles de type retriever (ce mot signifie « rapporteur » en anglais), comme le Golden Retriever, le Labrador Retriever ou encore le Chesapeake Bay Retriever. Elles se distinguent par leur grande obéissance, leur persévérance et leur enthousiasme à l'idée de faire plaisir à leur maître.

 

Un Caniche Royal saute dans un lac
Le Caniche Royal est un bon chien de gibier d'eau

Pour ce qui est de la chasse au gibier d'eau, les plus aptes à remplir cette mission sont évidemment les chiens d'eau : on peut citer comme exemple le Barbet, le Chien d'Eau Portugais ou encore le Caniche, même si celui-ci est aujourd'hui davantage connu comme animal de compagnie que comme chasseur. Ces chiens n'hésitent pas à se jeter à l'eau (littéralement) pour aller chercher et rapporter les oiseaux aquatiques abattus par le chasseur.

 

La Fédération Cynologique Internationale (FCI) a regroupé l'ensemble des races rapporteuses de gibier qu'elle reconnaît dans le groupe de races n° 8 : les chiens rapporteurs et leveurs de gibiers. Il est divisé en trois sections : les chiens rapporteurs de gibier (section 1), les chiens leveurs de gibier et broussailleurs (section 2) et les chiens d'eau (section 3).

Les qualités des chiens leveurs

Un Cocker Anglais assis sur un tronc d'arbre
Le Cocker Anglais est un bon leveur de gibier

Les chiens leveurs ne se contentent pas de rapporter le gibier : ils commencent d'abord par le débusquer en fouillant dans les bosquets et les broussailles, puis le poursuivent en aboyant jusqu'à ce que le maître parvienne à l'abattre. Les races utilisées à cette fin ont donc en commun d'être intelligentes, capables d'initiative, et de posséder un très bon flair.

 

Nombre d'épagneuls, comme le Cocker, l'Epagneul Bleu de Picardie ou le Springer Anglais, possèdent ces qualités et sont donc parfaitement à même de remplir de telles missions. Le Chien d'Oysel est également connu pour être un très bon leveur de gibier, mais il faut dire qu'il excelle dans quasiment tous les types de chasse.

Les races de chiens de déterrage

Un Teckel en extérieur
Le Teckel est un bon chien de chasse au déterrage

La qualité principale des chiens de déterrage est évidemment d'être de bons creuseurs. Ils doivent aussi être suffisamment agiles pour pouvoir se faufiler dans les terriers des proies, afin de les obliger à sortir.

 

Au premier rang des chiens doués pour le déterrage, on trouve bien évidemment les terriers (qui ont d'ailleurs été ainsi nommés pour cette raison), comme le Fox Terrier ou le Border Terrier. Le Teckel à poil dur est également très doué pour la chasse sous terre en raison de ses très courtes pattes et de son corps tout en longueur, qui lui permettent de se faufiler partout.

Les qualités de chiens de chasse aux grands prédateurs

Un Chien d'Ours de Carélie en laisse dans la neige
Le Chien d'Ours de Carélie est un spécialiste de la chasse à l'ours

Contrairement à ce qu'on pourrait penser, les chiens utilisés pour la chasse aux grands prédateurs n'ont pas nécessairement besoin d'être très imposants et très musclés, car ils ne vont pas à l'affrontement et n'ont pas pour mission de tuer ni même d'attaquer.

 

En revanche, ils doivent être dotés d'un bon flair, pour être capables de remonter leur piste. Il faut aussi qu'ils possèdent un très bon sens de l'orientation et un fort esprit d'initiative, de manière à contrer les ruses des animaux qui cherchent à leur échapper. Il leur faut également être en mesure d'aboyer tout du long pour les perturber et détourner leur attention pendant que le chasseur les abat. Ils possèdent d'ailleurs généralement un aboiement puissant, qui aide le chasseur à les localiser et les rejoindre lorsqu'ils se lancent à la poursuite du gibier. Enfin, ils doivent évidemment faire preuve d'un très grand courage et de beaucoup de sang froid, car la moindre erreur de leur part peut leur valoir un coup de griffes ou de dents aux conséquences potentiellement très graves.

 

Parmi les races possédant les qualités nécessaires à la traque aux grands prédateurs, on peut citer :

Choisir un chien de chasse

L'âge du chien de chasse

Lorsqu'on souhaite adopter un chien de chasse, la question se pose de savoir s'il faut de préférence opter pour un chiot ou pour un adulte. L'un comme l'autre ont des avantages et des inconvénients, de sorte qu'il n'existe pas de réponse absolue.

Choisir un chien de chasse adulte

Un Beagle court dans un jardin

L'avantage d'opter pour un chien de chasse adulte est qu'il est relativement facile de tester ses aptitudes à la chasse et de savoir si son caractère est compatible avec cette pratique, puisqu'il est déjà mature et socialisé.

 

De plus, si son ancien propriétaire était lui-même un chasseur, son dressage a probablement déjà été effectué en grande partie ; il est donc potentiellement opérationnel immédiatement.

 

Par ailleurs, certains problèmes de santé incompatibles avec la pratique de la chasse, comme la dysplasie du coude ou la dysplasie de la hanche, sont déjà visibles sur des individus adultes, alors que ce n'est pas toujours le cas chez le chiot.

Choisir un chiot de chasse

Trois chiots Beagle mangent dans une gamelle

Choisir un chiot pour la chasse présente deux avantages principaux :

  • son éducation et son apprentissage sont directement effectués par le chasseur, conformément à ses attentes et au type de pratique auquel l'animal est destiné ;
  • puisque chiot et maître se connaissent depuis toujours ou presque, il existe une plus forte complicité entre eux, ce qui permet généralement d'obtenir de meilleurs résultats.

 

L'inconvénient principal qu'il y a à choisir un chien de chasse alors qu'il est encore petit est que son éducation et son dressage demandent beaucoup de temps.

 

Un chiot Labrador brun tient un oiseau mort dans sa gueule

Par ailleurs, certaines races sont prédisposées à des problèmes articulaires incompatibles avec la pratique de la chasse, mais qui ne sont pas forcément détectables dès les premiers mois. Le risque existe donc d'adopter un chiot destiné à la chasse, de le former, puis de se rendre compte par la suite qu'il n'est pas en mesure de faire ce qu'on attend de lui parce qu'il souffre par exemple de problèmes de hanche ou de coude.

 

Au demeurant, pour éviter les blessures, malformations et problèmes articulaires, il faut s'abstenir de faire faire à son compagnon des efforts intenses tant qu'il n'a pas fini sa croissance. Or, ceci ne survient pas avant presque deux ans chez les plus grandes races de chiens. En attendant, le chiot ne doit pas prendre part à des séances de chasse trop longues et/ou trop éprouvantes. Il peut aussi être pertinent de ne le faire chasser par exemple qu'un jour sur deux ou sur trois, afin qu'il soit suffisamment en mesure de récupérer entre chaque journée.

Quelle race pour un chien de chasse ?

Un beau Cocker dans un champ

Lorsque la décision est prise d'acquérir un chien de chasse, se pose immanquablement la question de déterminer quelle race choisir.

 

Il faut savoir que même si quelques-uns comme l'Epagneul Breton sont assez polyvalents, la plupart des chiens destinés à cet usage sont spécialisés dans un ou deux types de chasse, et non dans toutes. Par exemple, untel est endurant et convient donc mieux à la poursuite du gibier, un autre possède un très bon flair et est donc parfait pour le pister, etc.

 

La race à choisir dépend donc en grande partie du type de chasse que le maître prévoit de pratiquer et du type de gibier qu'il veut traquer. Il va de soi que la chasse au sanglier ne demande pas les mêmes aptitudes que celle au lièvre ou au canard... Pour choisir la bonne race, le mieux à faire consiste à se tourner vers des chasseurs, par exemple en se rapprochant d'une association ou fédération de chasse. Les éleveurs eux-mêmes peuvent aussi être de bons conseils, même si le risque existe toujours qu'ils trouvent toutes les qualités du monde à la race qu'ils élèvent.

 

Un Epagneul dans un champ

Il faut tout de même garder à l'esprit que tous les représentants d'une même race n'ont pas nécessairement les mêmes aptitudes ni les mêmes caractères : ce n'est pas parce que le Barzoï est une race plutôt agile et rapide que tous ses représentants font de parfaits chiens courants. D'ailleurs, au passage, ce n'est pas parce qu'un chien est croisé plutôt que de pure race qu'il est forcément mauvais pour la chasse.

 

Il faut aussi savoir qu'il existe chez certaines races une distinction nette entre d'un côté les lignées destinées à la chasse, et de l'autre celles prévues pour un autre usage : compagnie, expositions... Dans tous les cas, mieux vaut évidemment se tourner vers un éleveur proposant des chiots descendant de chiens de chasse, car ils ont toutes les chances d'être plus aptes à cette pratique.

 

Quoi qu'il en soit, au-delà de sa race, le caractère propre de l'animal ainsi que la façon dont il est éduqué jouent également un grand rôle dans le développement de ses capacités.

Chien de chasse mâle ou femelle ?

Un Basenji noir lèche le visage d'un Basenji marron

Le sexe n'est pas le critère le plus important pour choisir un chien de chasse, mais il existe tout de même quelques petites différences entre les mâles et les femelles.

 

En premier lieu, comme chez beaucoup d'autres espèces, les premiers sont souvent un peu plus grands et corpulents que les secondes : ils sont donc privilégiés quand une bonne capacité d'endurance est requise, comme c'est le cas par exemple pour la chasse à courre.

 

De plus, les périodes de chaleurs des chiennes (qui surviennent en général deux fois par an) peuvent constituer un frein à la pratique de la chasse, en particulier si celle-ci est pratiquée avec une meute. En effet, s'ils ne sont pas stérilisés, les mâles risquent d'être alors plus intéressés par leur congénère que par la recherche du gibier... Il peut donc être nécessaire de laisser les chiennes à la maison dans ces moments-là, pour éviter de perturber le bon déroulement de la séance.

 

En dehors de ces deux aspects, il n'existe pas de différence notable entre mâle et femelle pour cette activité : l'adoptant est donc assez libre de choisir s'il tient compte ou non de ce critère, en fonction de ses attentes.

Les risques de la chasse pour le chien

La pratique de la chasse n'est pas une activité comme une autre, loin s'en faut. Il existe en effet de nombreux risques pour le chien de chasse - bien plus par exemple que pour ses congénères dont les sorties dans la nature se limitent à de simples balades ou randonnées.

Le risque d'accident de chasse

Un chien d'arrêt repère une proie dans un champ d'herbes

Le risque le plus évident pour un chien de chasse est bien entendu celui d'un accident.

 

En premier lieu, il n'est pas à l'abri de recevoir une balle perdue ou un coup de fusil de la part d'un chasseur l'ayant confondu avec du gibier.

 

De plus, lorsqu'il passe ainsi des heures dans la forêt, à poursuivre des proies ou à se lancer à leur recherche pour les rapporter, il est susceptible de se blesser de mille et une façons : en marchant sur un sol rocailleux, des pierres ou des morceaux de bois, en s'écorchant sur des branches ou des buissons, en s'accrochant à une clôture, en tombant dans le feu de l'action...

 

Par ailleurs, un chien de chasse destiné à la poursuite de proies de grande taille, comme des sangliers ou des cerfs, peut parfaitement recevoir un coup de sabot, de bois ou de défense de la part de l'animal poursuivi. Le risque est alors qu'il se fasse blesser gravement, voire même tuer ; par exemple, des défenses de sanglier sont suffisamment puissantes pour éventrer un chien...

 

Quant à un chien spécialisé dans la traque de plus petits animaux jusqu'au fin fond de leur terrier, il peut se retrouver coincé sous terre, voire mourir enseveli. 

 

Enfin, il existe un risque de noyade du chien lorsque la chasse est pratiquée à proximité d'un point d'eau. Le problème se pose tout particulièrement pour un animal qui rapporte du gibier d'eau.

Le risque de maladie

Un chien de chasse aboie pendant un affrontement avec un sanglier

La chasse expose le chien qui la pratique à toutes sortes de maladies, dont certaines peuvent être très graves.

 

Il existe tout d'abord un risque de contamination directe par le biais des proies qu'il chasse. L'exemple le plus évident est celui de la rage : en effet, certaines proies comme le renard ou le raton-laveur sont des vecteurs potentiels de cette maladie mortelle. Même si elle a quasiment disparu d'Europe, des nouveaux cas y sont régulièrement signalés, et elle est toujours présente dans d'autres régions du monde - notamment au Canada. Une simple morsure d'un animal infecté peut suffire pour la transmettre. Il s'agit d'un véritable enjeu de santé publique, car la rage est une zoonose canine, c'est-à-dire une maladie que le chien peut transmettre à l'Homme.

 

Un chien de chasse court dans un lac

D'autres pathologies moins connues mais tout aussi redoutables concernent au premier chef les chiens de chasse. On peut citer parmi elles la maladie d'Aujeszky, ou maladie du sanglier, qui tue des toutous quasiment chaque année. Elle se transmet par ingestion de la viande d'un sanglier ou d'un porc contaminé, ou même par simple contact avec un animal malade. Le chien infecté développe des symptômes proches de ceux de la rage, et meurt en quelques jours à peine. Il n'existe à ce jour aucun traitement.

 

La maladie de Carré fait également partie des maladies auxquelles les chiens de chasse sont particulièrement exposés, car certains gibiers peuvent être infectés et la leur transmettre : le raton-laveur, la belette, le putois, le renard...

 

Enfin, le chien de chasse peut contracter par exemple la leptospirose en buvant de l'eau souillée, par exemple des flaques ou des mares.

Le risque de parasites

Un chien se lèche la patte arrière après une blessure

Compte tenu du temps qu'il passe en extérieur, un chien employé pour la chasse est particulièrement exposé aux parasites en tout genre.

 

Parmi eux, les tiques constituent le principal danger : elles sont en effet les plus à même de transmettre des maladies graves, comme la maladie de Lyme ou la piroplasmose. Les puces, les poux et les aoûtats ne sont pas non plus en reste, même si le danger qu'ils représentent pour la santé est bien moindre.

 

Les phlébotomes, sortes de petits moucherons, sont également dangereux : en effet, lorsqu'ils piquent pour se nourrir, ils peuvent transmettre des parasites, notamment celui de la leishmaniose. Cette maladie commune au chien et à l'Homme évolue lentement, mais elle peut provoquer à terme des symptômes graves tels qu'une anémie ou une insuffisance rénale.

 

Enfin, un chien de chasse est davantage susceptible de contracter des vers parasitaires, tels que le ténia. La contamination se fait principalement par ingestion de proies contaminées (oiseaux, rongeurs...), par contact avec des excréments d'autres animaux, ou en buvant de l'eau croupie.

Le risque d'empoisonnement

Un Fox Terrier en train de boire dans de l'eau stagnante

Évoluant à l'air libre, dans un environnement non sécurisé, le chien de chasse n'est pas à l'abri d'un empoisonnement ou d'une intoxication. Il lui suffit par exemple de croquer imprudemment un champignon, une plante ou un fruit toxique pour les chiens.

 

Cette activité implique également un risque d'empoisonnement du chien aux métaux lourds. En effet, le plomb dont sont souvent faites les munitions est une substance toxique pour son organisme. En cas d'exposition chronique, le métal finit par s'accumuler dans le foie et les reins, et peut alors provoquer des défaillances rénales et/ou hépatiques sévères, voire mortelles.

 

Enfin, le chien de chasse peut tomber malade en mangeant de la viande avariée (par exemple des proies en état de décomposition) ou en buvant de l'eau croupie, car l'une comme l'autre sont susceptibles de contenir des bactéries pathogènes. En particulier, les cyanobactéries (que l'on trouve essentiellement dans les eaux stagnantes et qui prolifèrent lorsque les températures sont élevées) causent de très graves intoxications pendant les saisons chaudes, si le chien a le malheur d'en avaler en se désaltérant dans une mare ou un étang.

Prendre soin d'un chien de chasse

Au-delà de la phase de dressage, qui peut être assez longue, un chien de chasse a un niveau d'activité particulièrement élevé, et est exposé à toutes sortes de risques du fait des longues heures passées dans la nature.

 

Il a donc besoin de davantage de soins et d'attention que la plupart de ses congénères.

L'alimentation d'un chien de chasse

L'alimentation du chien de chasse est en quelque sorte son carburant : de sa qualité et de sa quantité dépendent ses capacités physiques, et donc ses performances à la chasse. C'est pourquoi cette question est primordiale : s'il n'est pas convenablement nourri, il risque fort de ne pas pouvoir exprimer tout son potentiel, voire de se retrouver dans des situations problématiques.

Les aliments adaptés à un chien de chasse

Un repas riche en protéines du type régime BARF pour chien

L'alimentation du chien de chasse diffère de celle de ses congénères, car ses besoins nutritionnels et énergétiques ne sont pas les mêmes. Ceci est particulièrement vrai pour les chiens courants, qui peuvent parcourir en une seule journée des dizaines de kilomètres à force de poursuivre sans relâche des proies.

 

Le chien de chasse a donc besoin d'aliments particulièrement riches en :

  • protéines, car elles sont indispensables pour entretenir les muscles et les tissus, et les réparer après l'effort ;
  • lipides, car ils constituent les réserves d'énergie dans lesquelles il peut puiser en cas de besoin.

 

Les aliments digestes sont à privilégier autant que possible pour faciliter la digestion du chien et ainsi ne pas fatiguer davantage son organisme, en particulier après la séance de chasse. Par exemple, mieux vaut privilégier les aliments bien cuits plutôt que crus, qu'il s'agisse de viande ou de légumes. En ce qui concerne les protéines, il est préférable d'opter pour de la viande blanche (poulet, dinde, poisson...) plutôt que du boeuf, du porc ou même des protéines végétales, bien plus difficiles à digérer pour lui. Quant aux lipides, mieux vaut opter pour ceux d'origine animale et contenant de bons acides gras (par exemple, l'huile de saumon est une bonne source de lipides pour le chien).

 

Un Beagle en train de manger un os

Cette alimentation particulière est surtout intéressante pendant la saison de la chasse, et même un peu avant, à partir de la phase de préparation. Le reste de l'année, l'animal peut - et même doit - retrouver un régime plus classique, sous peine de prendre rapidement du poids - en particulier s'il n'est alors pas très actif.

 

Bien entendu, les carences du chien en vitamines et en nutriments sont également à éviter, car ils sont indispensables pour rester en bonne santé et être le plus performant possible pendant un exercice. Par exemple, une carence en calcium ou en vitamine D fragilise les os, et un déficit en magnésium peut causer une faiblesse musculaire.

 

À l'inverse, un excès n'est pas non plus bon pour la santé. C'est la raison pour laquelle il ne faut surtout pas donner des compléments alimentaires à son chien sans s'assurer au préalable qu'il en a réellement besoin.

 

Le mieux à faire consiste à demander conseil à un vétérinaire, afin qu'il adapte le régime alimentaire de l'animal à ses besoins réels lors des différentes périodes de l'année.

Le rythme alimentaire du chien de chasse

Un chien attend devant sa gamelle vide

Le type d'aliments donnés n'est pas le seul élément à prendre en compte pour bien nourrir un chien de chasse : le rythme alimentaire a également une grande importance.

 

En effet, compte tenu de son niveau d'activité accru lors de la saison de la chasse, quelques changements d'habitude s'imposent alors :

 

  • si ce n'est pas déjà le cas, il est préférable de diviser la ration en deux prises quotidiennes (une avant la séance et une après) pour faciliter la récupération et éviter les grosses fringales ;

 

  • le chien ne doit pas recevoir de gros repas dans les deux ou trois heures qui précèdent l'effort, car non seulement l'exercice perturbe la digestion, mais en plus il augmente fortement le risque de retournement de l'estomac ;

 

  • mieux vaut lui donner son repas post-effort au minimum une heure et au maximum deux heures après celui-ci : cela lui permet de récupérer rapidement de l'énergie, tout en limitant là aussi le risque de dilatation-torsion ;

 

  • pour éviter la fatigue et les baisses de régime pendant la chasse, il peut être intéressant d'emporter avec soi une petite collation ou des barres énergétiques pour chien actif, et de les lui donner lorsqu'il en a besoin. Toutefois, pour éviter toute prise de poids, mieux vaut déduire de sa ration journalière l'apport calorique de ces encas.

 

En respectant un tel rythme, le maître maximise les chances que son compagnon soit au meilleur de sa forme pendant les séances et qu'il ne soit pas tenté de croquer par exemple dans un fruit, un champignon ou une charogne croisés sur son chemin pour faire passer sa faim. On limite ainsi grandement les risques de maladies et d'intoxication.

L'hydratation du chien de chasse

Un chasseur donne à boire à son chien

Bien évidemment, il ne faut pas oublier de bien hydrater un chien de chasse, car il peut perdre beaucoup d'eau pendant l'exercice, en particulier si les températures sont assez élevées.

 

Un chien boit en moyenne entre 0,5 et 4 litres d'eau par jour, en fonction de son poids. Toutefois, ce volume peut facilement doubler dans le cas d'un chien de chasse, qui se dépense beaucoup pendant la journée. Il faut donc veiller à emporter suffisamment d'eau pour lui permettre de se désaltérer chaque fois qu'il en a besoin. En effet contrairement à la nourriture, l'eau peut être donnée à n'importe quel moment de la journée, sans restriction particulière.

 

Le fait d'emporter de quoi boire pour le chien permet également de limiter le risque qu'il ne s'intoxique en allant se désaltérer dans les flaques, les mares ou les eaux croupies, véritables réservoirs à bactéries et parasites en tout genre.

Les vaccins pour un chien de chasse

Un vétérinaire s'apprête à faire un vaccin à un chien de chasse

Parmi les nombreux risques auxquels est exposé un chien de chasse figure celui des maladies. En effet, le temps passé en extérieur et les interactions avec le gibier augmentent les chances qu'il contracte une pathologie potentiellement grave. Faire vacciner son chien est donc particulièrement indispensable.

 

On peut citer notamment :

  • le vaccin contre la rage et celui contre la maladie de Carré, au cas où il se ferait par exemple mordre par un rat ou un renard infecté ;
  • le vaccin contre la maladie de Lyme et celui contre la piroplasmose, car un chien de chasse est surexposé au risque de tiques ;
  • le vaccin contre la leishmaniose, si l'animal vit dans une zone à risques;
  • le vaccin contre la leptospirose, au cas où il serait amené à se baigner dans des eaux insalubres ou à boire dans des flaques.

 

Les autres vaccins peuvent également être recommandés selon les cas, mais ils ne concernent pas davantage les chiens de chasse que les autres.

Les antiparasitaires pour un chien de chasse

Un maître applique une pipette spot-on sur son chien

Pour protéger le chien de chasse des parasites qu'il est susceptible de rencontrer lors de ses sorties en forêt, des précautions s'imposent.

 

En premier lieu, la lutte contre les parasites externes est indispensable s'il n'est pas vacciné contre la maladie de Lyme et la piroplasmose, mais reste tout de même vivement recommandée même s'il l'est, afin d'éviter les infestations massives. Le mieux consiste à utiliser des produits antiparasitaires pour chien, tels que des colliers anti-tiques ou des pipettes spot-on à appliquer à intervalle régulier. Certains traitements repoussent aussi les phlébotomes, et participent donc à la prévention de la leishmaniose.

 

Le chien de chasse doit également être vermifugé : cela évite qu'il ne contracte des vers parasitaires au contact du gibier, ou même en buvant de l'eau souillée. Compte tenu du temps qu'il passe en extérieur, la vermifugation doit si possible être effectuée quatre fois par an, c'est-à-dire globalement à chaque changement de saison.

Préparer son chien pour l'ouverture de la chasse

Un Labrador Retriever allongé dans les feuilles d'automne

Quel que soit le type de chasse qu'il pratique, un chien de chasse est souvent bien plus actif pendant la saison que le reste de l'année.

 

En effet, même s'il pratique beaucoup d'exercice au quotidien, peu d'activités sont aussi éprouvantes que de poursuivre une proie sur des kilomètres ou d'arpenter les forêts et autres environnements parfois difficiles pour retrouver et rapporter le gibier abattu.

 

Un peu comme un athlète s'entraîne à l'approche d'une compétition, il est donc important de préparer son chien avant l'ouverture de la chasse, afin qu'il soit au meilleur de sa forme le jour de la reprise. Cette remise en condition est tout spécialement indispensable pour un chien courant, car ce type de chasse est particulièrement intense. À défaut, il risque non seulement de se fatiguer rapidement, mais aussi et surtout de se blesser au niveau des muscles, des tendons et/ou des ligaments.

 

Un maître fait un footing avec son chien

Il faut donc réhabituer progressivement son compagnon à des exercices importants au cours des quatre à six semaines précédant la date d'ouverture. C'est également un bon moyen de lui faire perdre du poids, s'il s'est un peu encroûté depuis la saison précédente. Courir avec son chien ou faire du cani-VTT sont deux exemples de bons moyens pour le remettre sur les rails. Quoi qu'il en soit, il faut y aller progressivement, en commençant par des sorties courtes puis en augmentant les distances et les durées au fur et à mesure.

 

Une ou deux sorties par semaine pour faire le pied (c'est-à-dire effectuer des repérages du gibier présent dans le futur lieu de chasse) sont également utiles, car elles permettent à l'animal de prendre ses repères et de s'habituer aux odeurs sur place, en particulier celles de ses futures proies. Cela évite qu'il ne soit trop « foufou » lors de la reprise.

Éviter de perdre un chien de chasse

Un chasseur en train de coacher son chien de chasse

Même si cela dépend du type de chasse pratiqué et d'animal ciblé, un chien de chasse peut être amené à parcourir de grandes distances et à s'éloigner sensiblement de son maître. Ce dernier peut donc avoir du mal à le suivre et à le retrouver.

 

Pour pallier cela, il est fortement conseillé d'équiper son chien d'un collier de repérage, qui comme son nom l'indique permet de le repérer même s'il s'éloigne beaucoup. La plupart de ces colliers fonctionnent avec un système GPS, qui permet de localiser l'animal grâce à un radar GPS ou directement depuis son smartphone, via une application conçue à cet effet.

 

Il existe également des colliers de repérage qui fonctionnent uniquement au son, sans système GPS. Leur portée est alors plus réduite, même si certains affichent tout de même un rayon d'action de plusieurs dizaines de kilomètres. Ils présentent également l'avantage d'être opérationnels partout, y compris donc dans des zones où les colliers reposant sur la technologie GPS sont moins efficaces (par exemple dans une vallée encaissée ou une forêt dense).

 

Dans les deux cas, les modèles de base coûtent une cinquantaine d'euros, mais les plus sophistiqués peuvent valoir plusieurs centaines d'euros.

Emporter du matériel pour soigner son chien pendant la chasse

Chien blanc ayant une plaie à la patte gauche

Un chien de chasse est particulièrement exposé aux risques d'infestation parasitaire (tiques, aoûtats...) et de blessures en tout genre : coupure, foulure, piqûres, morsures... Il est donc préférable de préparer une trousse de secours pour son chien et de l'emporter pendant la séance, pour pouvoir intervenir rapidement au cas où - d'autant qu'il n'y a pas souvent de clinique vétérinaire à proximité...

 

Parmi les indispensables à y inclure figure notamment le crochet tire-tiques, qui permet de retirer une tique de son chien. Il faut aussi prévoir du désinfectant pour pouvoir nettoyer les plaies, ainsi que des pansements, des bandages et/ou des compresses stériles s'il y a besoin d'arrêter un saignement. Il est également préférable de mettre dedans un lacet ou une muselière, car un chien blessé peut se montrer agressif et mordre par réflexe si les soins qu'il reçoit sont douloureux.

Examiner et nettoyer son chien après la chasse

Un Cocker Anglais se fait brosser par une petite fille

Après chaque session de chasse, il est impératif de bien examiner le corps du chien, pour s'assurer qu'il n'a pas de plaie ou de blessure : il pourrait en effet s'être fait mal en courant, avoir été piqué par un insecte ou mordu par un serpent... Une attention toute particulière doit être portée à ses coussinets, qui sont des zones fragiles et sensibles, pouvant facilement être lésées ou irritées.

 

Il est important également d'inspecter son pelage et ses oreilles, pour vérifier que des tiques, des épillets et/ou d'autres saletés ne se cachent pas dedans. Une fois cet examen effectué, il est conseillé de brosser le poil de son chien, afin notamment de le nettoyer de toutes ses impuretés et de retirer les éventuels poils morts.

 

Enfin, s'il a eu l'occasion de se baigner pendant la chasse, il est préférable de le rincer à l'eau claire, puis de le sécher avec une serviette, en s'attardant bien sur ses oreilles - en particulier si elles sont pendantes - , car une accumulation d'humidité à cet endroit peut facilement conduire à des infections (otites...). Il n'est pas nécessaire en revanche de lui faire un shampoing, à moins qu'il soit vraiment très sale.

Prévoir un examen vétérinaire après la saison de chasse

Un vétérinaire tient un chien dans ses bras

Pour vérifier que tout est en ordre au terme de la saison de chasse, il est conseillé de faire faire à son chien un bilan de santé à ce moment-là.

 

Le vétérinaire se charge alors de vérifier qu'il n'a pas de plaie, de fracture ou de boiterie, que son rythme cardiaque et sa respiration sont normaux, que son poids n'est ni trop élevé ni trop bas, que ses sens sont bien fonctionnels, etc. Cette séance peut être groupée avec les éventuels rappels de vaccination nécessaires.

Le mot de la fin

Le chien est le meilleur ami du chasseur, puisque son aide à la chasse est très précieuse pour débusquer le gibier et le rapporter. Mais pour cela, encore faut-il le choisir correctement, et surtout s'en occuper convenablement. C'est le meilleur moyen qu'il reste en bonne santé et qu'il puisse donc jouer son rôle le plus longtemps possible, pour son plus grand bonheur et celui de son propriétaire.

Par Aurélia A. - Dernière modification : 02/26/2021.

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