Le chien détecteur de mines

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Chiens de guerre : Le chien détecteur de mines

L'odorat du chien étant particulièrement développé, il est depuis longtemps largement utilisé comme chien détecteur de mines.

 

Pour pouvoir les former rapidement, l'armée américaine eut d'abord recours à des fils électriques dénudés enterrés à faible profondeur. En marchant dessus, les chiens démineurs recevaient une décharge : ils comprenaient alors que le danger venait du sol, et apprenaient très vite à signaler la présence des mines à leur maître. Néanmoins, le stress des chiens ainsi formés était trop important pour qu'ils restent performants. En effet, même s'ils se révélèrent efficaces pour ce type de détection, leur appréhension des chocs électriques était si grande qu'ils ne pouvaient remplir ce rôle que par tranches de 20 à 30 minutes.

 

Dorénavant, la formation des chiens détecteurs de mines est beaucoup plus efficace tout en étant bien moins cruelle. Les chiots sont sélectionnés très tôt parmi des races et des lignées prédisposées à ce type de missions. On les habitue progressivement aux bruits des explosions et aux détonations, on leur apprend à marcher en laisse et on les entraîne à gérer sereinement toutes sortes de situations anxiogènes. La sélection des futurs démineurs se fait ensuite à l'âge d'un an sur la base de leur intelligence et de leur capacité à obéir aux ordres. Les chiens retenus sont alors formés à la détection des explosifs pendant au moins six mois, avant d'être enfin opérationnels.

 

Un tel chien peut travailler de deux façons :

  • soit directement in situ, en équipe avec un maître-chien. Ce dernier a pour rôle de guider son animal sur le terrain et de marquer les endroits où le chien indique une présence de mines ; 
  • soit à distance : dans ce cas, il renifle des échantillons d'air ou de poussière collectés sur le terrain à la recherche de l'odeur caractéristique des explosifs.
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Dernière modification : 01/10/2020.
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Commentaires sur cet article

Si vous aimez les mascottes embarquées à bord des navires de guerre, j'ai ouvert un poste forum sur le site anciens cols bleus et pompons rouges. Bienvenue aux invités.

   
Par mercier romain

Bonjour à toutes et à tous,
Je me présente, je suis un spécialiste de la bête du Gévaudan. Je résume : Si aujourd'hui presque tout le monde est d'accord sur l'identité de la bête; un hybride de chienne et de loup, il y a encore beaucoup de flou. Certains historiens pensent que la bête ( les bêtes ) ? portait une sorte de cataphractaire en cuir avec des écailles de métal insérées pour pouvoir survivre à tous ces coups de feu reçus à courte distance et tous ces coups de baïonnette. Possible ou pas ? Pourtant, tous les témoins signalent la grande facilité de l'animal à se retourner sur elle-même, sa souplesse. "bondissante" "plus souple qu'un loup" "ne ressemble pas tout à fait un loup". Et tous ceux qui se sont battus corps à corps avec elle se seraient bien aperçus de la présence de métal ? Elle est toujours blessée, jamais morte ! Est-ce qu'un cuir avec un renforcement particulier, spécifique aurait pu suffire pour atténuer l'effet des balles, lingots et postes reçus ? J'aimerais avoir votre avis. Merci.

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Par sebastien

On leur a vraiment tout fait faire à nos chiens ....

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Par Maxime

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