Le chien anti-char

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Le chien de combat

Les chiens antichar (appelés aussi chiens-bombe ou chiens-mine) étaient des chiens dressés pour transporter des explosifs sous les chars et les véhicules blindés où ils explosaient, détruisant le char et tuant le chien.


Cette technique fut utilisée par l'Union soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale pour être utilisée contre les chars allemands. Les chiens étaient d'abord entraînés à aller chercher leur nourriture placée sous des blindés. On les privait de nourriture pendant plusieurs jours, ils apprenaient ainsi vite à courir sous un char placé non loin pour y trouver de quoi manger lorsqu'on les lachait.

 

Une fois entraînés, ils étaient amenés sur le front. Sanglés avec des poches remplies d'explosifs, ils étaient lâchés devant des chars ou autres véhicules blindés ennemis. Quand les chiens passaient sous le char - la partie la moins blindée du véhicule - la charge explosait, souvent à l'aide d'un détonateur rudimentaire, quelquefois un simple bâton de bois vertical fixé sur le dos du chien et qui s'abaissait quand le chien se glissait sous le char.


La propagande nazie et, après-guerre, les experts militaires occidentaux prétendirent généralement que ce programme n'eut pas eu beaucoup de succès. Les Hundeminen, comme les appelaient les Allemands, avaient été entraînés avec des véhicules soviétiques, et pendant les batailles ils pouvaient être désorientés et aller sous les chars soviétiques. D'autres étaient effrayés par le bruit du combat ou que faisaient les chars et s'enfuyaient.


Selon des sources soviétiques, les chiens antichar détruisirent trois cents chars allemands. Ils étaient assez efficaces pour que les Allemands prennent des mesures pour les contrer. Les mitrailleuses en haut des chars n'étaient pas assez précises pour des cibles de taille relativement réduites. Ils étaient aussi assez bas, rapides et difficiles à voir. Les soldats allemands reçurent donc l'ordre de tuer tout chien qu'ils apercevaient.

 

Finalement, les Allemands recoururent à des lance-flammes pour éloigner les chiens, ce qui fut plus efficace - mais pas toujours, certains chiens comme les dobermanns ne s'arrêtant pas.

 

En 1942, un grand contingent de chiens antichar fut désorienté et alla en tous sens, mettant en danger tous ceux présents dans la bataille et forçant le retrait de toute une division soviétique. Peu de temps après, les chiens antichar furent retirés du service.
L'entraînement de chiens de guerre pour ce genre de mission continua au moins jusqu'en juin 1996.

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Dernière modification : 06/06/2019.
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Commentaires sur cet article

Si vous aimez les mascottes embarquées à bord des navires de guerre, j'ai ouvert un poste forum sur le site anciens cols bleus et pompons rouges. Bienvenue aux invités.

   
Par mercier romain

Bonjour à toutes et à tous,
Je me présente, je suis un spécialiste de la bête du Gévaudan. Je résume : Si aujourd'hui presque tout le monde est d'accord sur l'identité de la bête; un hybride de chienne et de loup, il y a encore beaucoup de flou. Certains historiens pensent que la bête ( les bêtes ) ? portait une sorte de cataphractaire en cuir avec des écailles de métal insérées pour pouvoir survivre à tous ces coups de feu reçus à courte distance et tous ces coups de baïonnette. Possible ou pas ? Pourtant, tous les témoins signalent la grande facilité de l'animal à se retourner sur elle-même, sa souplesse. "bondissante" "plus souple qu'un loup" "ne ressemble pas tout à fait un loup". Et tous ceux qui se sont battus corps à corps avec elle se seraient bien aperçus de la présence de métal ? Elle est toujours blessée, jamais morte ! Est-ce qu'un cuir avec un renforcement particulier, spécifique aurait pu suffire pour atténuer l'effet des balles, lingots et postes reçus ? J'aimerais avoir votre avis. Merci.

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Par sebastien

On leur a vraiment tout fait faire à nos chiens ....

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Par Maxime

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