Le chien dans les principales religions : bouddhisme, christianisme, islam, judaïsme...

Le chien dans les principales religions : bouddhisme, christianisme, islam, judaïsme...

La domestication du chien par l’Homme remontant à des milliers d’années, il a eu largement le temps de se tailler une place non seulement dans son quotidien, mais aussi dans sa cosmogonie et ses rites spirituels. Il n’est donc guère surprenant de rencontrer le fidèle ami des humains dans les textes religieux majeurs des religions monothéistes (christianisme, islam, et judaïsme), ainsi que dans les religions et spiritualités asiatiques polythéistes comme l’hindouisme, le bouddhisme et le zoroastrisme, entre autres.


Quelle place le chien occupe-t-il dans les différentes croyances ? Que disent les principales religions sur le chien ?


Avant de tâcher de répondre à ces questions, il convient de garder en tête qu’une bonne partie des écrits religieux sont des métaphores, des allégories et des paraboles. Autrement dit, à travers la figure du chien, une partie d’entre eux parlent en fait de l’humain lui-même. C’est d’autant plus vrai que le chien est à la fois différent et proche de ce dernier, et donc potentiellement un miroir qui peut être utilisé pour faire passer certains messages.

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Le chien dans l’islam

Le chien dans l’islam

Un des mythes les plus tenaces à propos de l’islam est que le Coran parle des chiens comme étant impurs (« haram », en arabe). Ils sont d’ailleurs abhorrés par certains musulmans qui citent, pour se justifier, un hadith (les hadiths sont des paroles et des gestes du Prophète rapportés par ceux qui l’accompagnaient) qui impose de nettoyer un vase sept fois si un chien y a bu.

 

L’Union des Mosquées de France a répondu à cette croyance en 2018, affirmant que l’obligation de nettoyer un contenant qui serait entré en contact avec la bave d’un chien n’est pas un motif suffisant pour déclarer cet animal comme impur. Il s’agit plutôt d’un rituel et d’une mesure d’hygiène, similaire à celle de l’ablution avant la prière.

 

Au demeurant, il est peu plausible que les premiers musulmans, dont le prophète Mohammed (571-632), aient détesté les chiens au point de les interdire dans leur religion : la péninsule arabique était alors habitée par des tribus pastorales, qui utilisaient des chiens de berger tant pour la conduite que pour la protection de leur bétail.

 

Un passage du Coran évoque d’ailleurs la grande proximité entre les chiens et les humains à l’époque de Mohammed : « Et à les voir, tu aurais cru qu’ils étaient éveillés alors qu’en réalité ils dormaient. Nous les retournions tantôt à droite, tantôt à gauche, pendant que leur chien était couché à l’entrée, les pattes allongées » (Coran, sourate 18, verset 18).

 

Un hadith raconte même l’histoire d’un homme admis au paradis pour être venu au secours d’un chien : « On tient du Prophète qu’un homme vit un chien tellement altéré qu’il mangeait de la terre humide. Prenant alors sa bottine, cet homme s’en servit pour puiser de l’eau qu’il offrit au chien et répéta ce manège jusqu’à ce que l’animal se fût désaltéré. Dieu sut gré à cet homme et le fit entrer au Paradis » (Hadith n°2363).

 

Ainsi, quand on prend la peine de tout mettre dans la balance, on comprend mal la perception négative du chien qu’ont certains musulmans un peu partout dans le monde. Alan Mikhail, professeur d’histoire à l’université de Yale (États-Unis), a émis en 2017 l’hypothèse que la haine du chien est apparue après la découverte scientifique du phénomène de contagion microbienne. En effet, il n’a pas échappé aux savants musulmans que les grandes épidémies du Moyen-Âge firent leur apparition dans des zones densément peuplées où les déchets humains s’accumulaient. Les autorités de l’époque commencèrent donc à faire nettoyer les rues, sortir les déchets en dehors des zones urbaines et rejeter les animaux qui se trouvaient normalement près des déchets, notamment les rongeurs et les chiens.

 

Alan Mikhail affirme qu’à partir du 19ème siècle, les campagnes d’éradication des chiens errants dans les grandes villes du monde musulman (Le Caire, Istanbul et Bagdad, notamment) furent très efficaces, au point qu’en l’espace de quelques décennies, le nombre de chiens y chuta rapidement, rendant ainsi leur présence moins « normale » pour les citadins. Cela impliqua également qu’ils furent de plus en plus associés à la maladie et à la mort, puisqu’ils se rabattirent alors sur les cimetières et les décharges, à l’extérieur des cités.

 

Aujourd’hui, beaucoup de musulmans ont des chiens ou s’occupent de chiens errants. C’est le cas par exemple à Istanbul où, à l’instar des chats, ils sont choyés par les habitants de la ville. Autrement dit, la tradition s’incline devant l’empathie et l’amour tout naturel de l’Homme pour le chien.

 

Il existe toutefois encore quelques exceptions, comme celui du régime des mollahs en Iran. Face à la prolifération du nombre de chiens dans la capitale du pays, Téhéran, des députés ont souhaité limiter leur présence, considérant le fait d’avoir un chien chez soi comme « un problème culturel [qui] constitue une imitation aveugle de la culture occidentale vulgaire », rapportait en 2011 l’agence de presse iranienne Irna. Ils trouvèrent un soutien de poids en 2019 en la personne de Hossein Rahimi, chef de la police de la ville, qui déclara qu’il était désormais interdit de promener un chien en public ou de le prendre en voiture, et que les contrevenants s’exposaient à des sanctions. Toutefois, contrairement par exemple à d’autres interdictions de nature religieuse comme celles de consommer de l’alcool, de danser ou de jouer d’un instrument de musique en public, elle est globalement ignorée par la population et par la police elle-même. Même si des amendes sont prévues, il y a donc peu de chances que de nombreux propriétaires se séparent effectivement de leur fidèle compagnon.

Le chien dans le judaïsme

Le chien dans le judaïsme

Les nombreuses mentions du chien dans la Torah sont majoritairement négatives. Le mot « chien » est couramment utilisé péjorativement. C’est le cas par exemple dans le verset 3 du chapitre 15 du livre de Jeremie : « J'enverrai contre eux quatre espèces de fléaux, dit l'Éternel : l'épée pour les tuer, les chiens pour les traîner, les oiseaux du ciel et les bêtes de la terre pour les dévorer et les détruire. ».

 

En outre, on trouve dans la Torah beaucoup de mentions de chiens carnassiers qui dévorent les cadavres des ennemis de Dieu. C’est d’ailleurs un des pires châtiments qui soit, et le sort que connaît notamment Jézabel, après avoir expulsé les croyants d’Israël. En effet, après qu’il ait été défenestré, son corps fut laissé dans la rue et dévoré par les chiens.

 

© Lemondejuif.info
© Lemondejuif.info

Selon l’auteur chrétien Yves I-Bing Cheng, la représentation du chien dans la Bible doit être mise en perspective avec le fait qu’à l’époque les chiens n’étaient ni dressés ni gardés comme animaux domestiques, mais organisés en meutes sauvages qui arpentaient les abords des villes et des villages à la recherche de nourriture. Ils représentaient donc certainement un danger, et portaient une image négative.

 

Cela dit, les chiens n’ont pas systématiquement une mauvaise image dans les textes sacrés du peuple juif. Parmi les rares exemples positifs, on peut citer l’évocation de chiens de garde de troupeaux dans le livre de Job (chapitre 30, verset 1).

 

Le mot vernaculaire « clébard » tire d’ailleurs ses origines d’un terme d’hébreux que l’on trouve utilisé dans les textes religieux juifs. Le mot hébreux « keleb » (devenu « kleb » ou « clébard » en français), qui signifie chien, se traduit littéralement par « comme un coeur ». Cette étymologie démontre un attachement particulier à cet animal et vient nuancer le champ lexical négatif souvent associé aux chiens dans la Torah, mais aussi d’ailleurs la connotation péjorative que peut avoir l’adaptation de ce terme en français.

 

En tout état de cause, il faut garder en tête que dans le judaïsme, le devoir d’amour pour la Création est un aspect central de la foi. Or le chien fait partie de cet ensemble d’êtres vivants, et il convient donc de le traiter avec considération. Au demeurant, rien dans le judaïsme n’interdit explicitement de posséder un chien de compagnie. Il est néanmoins mal vu dans certains cercles orthodoxes de garder un chien dans sa maison.

Le chien dans le christianisme

Le chien dans le christianisme

La représentation du chien dans le Nouveau Testament ne laisse pas vraiment de place au doute quant à la vision qu’on avait du chien à l’époque de Jésus : elle était clairement négative. Entre autres exemples, on peut ainsi lire l’injonction suivante au verset 6 du chapitre 7 du livre de Matthieu: « Ne donnez pas les choses saintes aux chiens, et ne jetez pas vos perles devant les cochons, de peur qu’ils ne les foulent aux pieds, ne se retournent et ne vous déchirent. ».

 

Un autre verset de Pierre, bien connu, parle de ceux qui briseraient sciemment des lois divines même s’ils les connaissent : « Car mieux valait pour eux n'avoir pas connu la voie de la justice, que de se détourner, après l'avoir connue, du saint commandement qui leur avait été donné. Il leur est arrivé ce que dit un proverbe vrai : le chien est retourné à ce qu'il avait vomi, et la truie lavée s'est vautrée dans le bourbier. » (Pierre, chapitre 2, versets 20 à 22).

 

Toutefois, selon le théologien Yves I-Bing Cheng, Jésus aurait utilisé les termes « chiens » et « porcs » comme des métaphores, pour décrire des gens dont la spiritualité et la moralité étaient répugnantes. Il ne serait donc pas littéralement question des chiens à proprement parler, mais bien des humains dont les valeurs ne correspondent pas avec celles de la chrétienté.

 

En tout état de cause, aucun texte de référence du christianisme n’interdit explicitement d’avoir un chien de compagnie.

 

© David Llovac
© David Llovac

L’histoire des saints chrétiens comporte même un personnage intimement lié au chien, avec cette fois une image très positive. Il s’agit de Saint Roch (1295-1327), un noble français originaire de Montpellier qui rejoignit l’ordre des franciscains, se mit en route vers Rome et soigna de nombreux malades de la peste tout au long de son périple vers la ville sainte. Sur le chemin du retour, il finit par être contaminé à son tour. Constatant les signes de la maladie sur son corps, il s’isola dans un bois pour mourir. La légende veut toutefois qu’un chien s’approcha de lui et revint le voir tous les jours, léchant ses plaies et lui apportant de la nourriture, et qu’il finit par survivre à la peste. Saint Roch devint le saint patron de tous les métiers reliés au domaine canin. En Bolivie, le jour de Saint Roch est même chaque année l’occasion de célébrations, au cours desquelles les chiens sont décorés de rubans et bénéficient d’attentions particulières.

 

Il convient enfin de garder en tête que, tant dans le judaïsme que dans le christianisme, les croyants sont enjoints à aimer toute la « Création », c’est-à-dire l’ensemble des créatures vivant sur Terre – ce qui inclue évidemment le chien. Ce devoir d’amour et de respect est imposé de manière non équivoque par les Écritures : les interprétations destinées à jeter l’opprobre sur tel ou tel être vivant ne peuvent éviter ce fait simple mais central.

Le chien dans le zoroastrisme

Le chien dans le zoroastrisme

Le zoroastrisme, une des plus anciennes religions du monde, considère le chien comme un animal sacré et lui attribue de grands pouvoirs, notamment le fait d’avoir un regard purifiant. Fondée par Zarathustra en Iran au 6ème siècle avant J.-C., cette croyance mêle des éléments monothéistes, polythéistes et manichéens, et vénère entre autres le feu – d’où notamment le fait qu’une flamme soit toujours maintenue dans les temples zoroastristes.

 

Un des commandements du zoroastrisme est d’apporter un « grand soin au chien », animal considéré comme bon et vertueux en raison de sa loyauté et de son intelligence. Les textes sacrés zoroastristes comportent même des instructions précises sur la façon dont il faut s’occuper des chiens, enjoignant les croyants à prendre soin d’eux, leur donner du lait entier, divers produits laitiers et du pain – c’est-à-dire la même alimentation que celle des agriculteurs de l’époque, qui sont donc invités à nourrir les chiens aussi bien qu’eux-mêmes. Ils expliquent également qu’un chien malade, aveugle ou sourd doit être pris en charge et soigné autant que faire se peut, qu’une chienne enceinte doit être protégée jusqu’à ce que ses chiots soient âgés de 6 mois, et stipulent que chaque blessure infligée à un chien est un crime puni par la damnation.

 

Lors des funérailles, les chiens qui se trouvent être présents à ce moment-là sont nourris avec les offrandes données pour la personne décédée. Puis, dans les 30 jours de deuil qui suivent, ce qu’il reste sert également à nourrir les chiens qui habitent le village.

 

De fait, dans le zoroastrisme, le chien est considéré à bien des égards comme l’égal de l’Homme.

 

Même si cette religion a subi d’importantes persécutions au long de son histoire, notamment de la part des autorités islamiques, on trouve toujours d’importantes communautés zoroastristes en Iran et en Inde. Leurs chiens sont très bien traités, et plusieurs des rites mentionnés plus haut sont toujours en vigueur.

Le chien dans l’hindouisme

Le chien dans l’hindouisme

L’hindouisme considère le chien comme un animal sacré, et il est même le compagnon et allié de certaines des plus importantes divinités de cette religion. C’est le cas notamment de Shiva, le dieu de la désolation et de l’ascétisme, souvent représenté accompagné d’un chien. Quant à Yama, le dieu de la mort, il possède quatre chiens à quatre yeux, chargés de garder sa demeure.

 

La « mère de tous les chiens », Samara, est aussi un personnage central de la mythologie hindoue, car c’est elle qui a aidé Indra à retrouver ses vaches volées.

 

Pour certains hindous, les chiens sont même porteurs de présages : ils estiment par exemple que croiser un chien avec un os dans la bouche est généralement un bon signe, comme d’ailleurs le fait qu’un chien éternue avant que son maître quitte la maison le matin.

 

Le chien est honoré dans plusieurs lieux hindous. Par exemple, dans le temple de Gandgapur, à Maharashtra, les chiens vont et viennent librement, dormant souvent à l’intérieur du temple. Et encore aujourd’hui, au Népal, durant l’importante fête hindoue de Diwali, les chiens sont nourris à l’excès et décoré de guirlande de fleurs. Enfin, au Népal comme en Inde, les pèlerins qui visitent les temples de Kala Bhairava apportent de la viande aux chiens qui y résident.

 

De façon générale, les chiens sont considérés dans l’hindouisme comme les gardiens de l’enfer et du paradis, ainsi que le lien entre les royaumes des vivants et des morts.

 

Le mythe canin le mieux connu de l’hindouisme est celui du roi Yudhisthira, qui, lors de son voyage vers le ciel, rencontra un chien qui le suivit jusqu’aux portes du Paradis. Lorsque le dieu Indra interdit l’entrée du ciel au chien, Yudhisthira refusa d’y entrer sans ce dernier, arguant que si le Paradis n’avait pas de place pour son compagnon, il n’en aurait pas pour lui non plus. Il s’agissait en fait d’un test, puisque le chien n’était nul autre que le dieu Yama, qui voulait mettre la compassion du roi à l’épreuve. Ses qualités prouvées, Yudhisthira fut admis au Paradis.

Le chien dans le bouddhisme

Le chien dans le bouddhisme

Dans le bouddhisme, tous les êtres vivants sont également précieux. Les bouddhistes considèrent en effet les membres du règne animal (“ceux qui ont une mère”) comme des êtres en attente de devenir humains lors de prochaines réincarnations. Cette croyance est au coeur de la spiritualité bouddhiste et impose qu’ils soient bien traités, ce qui vaut donc également pour les chiens. Les enseignements de moines bouddhistes de divers horizons encouragent les croyants à s’occuper des animaux et à s’assurer qu’ils mènent une bonne vie, mais aussi à leur réciter des mantras (litanies) afin de les placer sur la voie d’une réincarnation plus haute.

 

Il y a tout lieu de suivre leurs conseils, car prendre soin des animaux donne un meilleur karma. Or ceux qui ont un excellent karma se retrouvent réincarnés vers la prochaine étape pour atteindre l’illumination, le Nirvana.

 

Toutefois, même si le Bouddha aimait toutes les créatures vivantes, il n’approuvait pas la manière dont elles se comportaient, au point d’associer l’attitude d’hommes sans morale et sans compassion à celle des animaux. La vie d’un animal, pour les bouddhistes, est une vie de souffrance. Être réincarné en animal apparaît donc comme la sanction d’une vie précédente non menée selon les principes du bouddhisme.

 

En outre, le bouddhisme avertit des dangers de l’attachement, qui enchaîne au royaume terrestre et empêche l’âme de progresser vers l’Eveil. Il faut par conséquent éviter de trop se lier émotionnellement à un chien – ou à quelque autre chose, d’ailleurs -, puisque tout est impermanent. On peut éprouver de l’amour pour les chiens, mais cette définition de l’amour pour les animaux n’est pas la même que celle du monde occidental : ainsi, on ne devrait pas garder d’animaux en captivité pour soi-même, mais bien penser au bonheur de l’animal avant le sien­.

 

Plus largement, dans le bouddhisme, l’amour, qu’il soit pour un animal, un autre humain ou un objet, doit être un sentiment plus vaste que le simple attachement émotionnel. En effet, le détachement, c’est-à-dire précisément le contraire de l’attachement, est considéré comme une valeur noble ; c’est lui qui permet, à la manière du lotus, de flotter sereinement à la surface des eaux troubles, c’est-à-dire de se libérer de tout ce qui nous relie aux choses et aux êtres terrestres, pour atteindre l’Éveil.

 

On retrouve une ambiguïté concernant les animaux dans la majorité des textes bouddhistes à leur sujet : aucun ne considère qu’être un animal est une bonne chose (c’est même plutôt une punition), mais un animal a la possibilité de se réincarner en humain et doit donc être protégé.

 

Par ailleurs, il est interdit de tuer dans le bouddhisme, ce qui implique qu’euthanasier un animal parce qu’il souffre donne forcément du mauvais karma, puisque l’acte de donner la mort est pire que celui de laisser faire la souffrance. De ce fait, en Thaïlande, un pays à très large majorité bouddhiste, les gens laissent leurs chiens souffrants devant les portes des temples plutôt que de les euthanasier, parce qu’ils savent que les moines s’en occuperont jusqu’à leur mort (naturelle).

 

Le Lama Zopa Rinpoche, étudiant dévot du Dalaï Lama, affirme toutefois que ceux qui mettent fin aux jours des animaux souffrants, tout en sachant qu’ils perdront leur bon karma et se réincarneront en enfer, font un geste de sacrifice ultime et que celui-ci est finalement souhaitable pour le bien commun.

Dernière modification : 05/02/2020.
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