« Le chien qui hurle », de Paul Klee (1928)

« Le chien qui hurle », de Paul Klee (1928)
« Le chien qui hurle », de Paul Klee (1928)

Le chien qui hurle (Heulender Hund) est un tableau de 1928 du peintre germano-suisse Paul Klee (1879-1940), qui appartenait au mouvement surréaliste. Il est exposé à Minneapolis aux Etats-Unis, au Minneapolis Institute of Art (Institut d’art de Minneapolis).

 

Le peintre représente un chien solitaire assis dans la nature, hurlant un soir de pleine lune. Une seule et même ligne est utilisée pour dessiner le chien et la forêt environnante, ce qui crée une harmonie entre l’animal et son environnement naturel. Insistant sur le fait que le processus est plus important que le produit fini, Klee commençait souvent ses travaux sans but précis en tête, laissant la ligne, la couleur ou le médium dicter sa main. Une fois l'œuvre terminée, il lui donnait un titre.

 

Les couleurs symbolisent la communion entre l’animal et son environnement naturel. L'orange de la lune se mélange au vert de la végétation et au gris foncé de l’obscurité, en créant un effet de mouvement. La forme ambiguë qui émerge à gauche du chien évoque un son de hurlement prolongé, comme une bulle de bande dessinée. Tel un écho qui se propage, le son figuré par une ligne se mélange avec les lignes de la forêt. Klee capte l'essence du chien, transmettant son énergie ainsi que son appartenance au règne animal et à la nature.

 

Il n’y a pas la trace d’une quelconque présence humaine : ce chien n'est pas un animal de compagnie ni un chien de chasse, mais plutôt un animal solitaire qui révèle son essence et son instinct, communiquant avec la lune et peut-être avec d'autres animaux que lui seul perçoit.

Dernière modification : 11/23/2020.

Sommaire de l'article

  1. Page 1 : La place du chien dans la peinture au cours de l’Histoire
  2. Page 2 : « Vénus d’Urbin », de Titien (1538)
  3. Page 3 : « Chasseurs dans la neige », de Pieter Brueghel l'Ancien (1565)
  4. Page 4 : « Portrait d’une noble », de Lavinia Fontana (1580)
  5. Page 5 : « Nain avec un chien », de Vélasquez (1645)
  6. Page 6 : « La joyeuse famille », de Jan Steen (1670)
  7. Page 7 : « Misse et Turlu, levrettes de Louis XV », de Jean-Baptiste Oudry (1725)
  8. Page 8 : « Le peintre et son Carlin » ou « Autoportrait au chien », de William Hogarth (1745)
  9. Page 9 : « Jeune femme avec Carlin », de François Boucher (1740)
  10. Page 10 : « La partie de chasse », de Francisco de Goya (1775)
  11. Page 11 : « Lady Hamilton au naturel », de George Romney (1782)
  12. Page 12 : « Un couple de Foxhounds », de George Stubbs (1792)
  13. Page 13 : « Un membre distingué de la Humane Society », de Edwin Landseer (1838)
  14. Page 14 : « The Cavalier's Pet », de Edwin Landseer (1845)
  15. Page 15 : « Femme nue au chien », de Gustave Courbet (1862)
  16. Page 16 : « Tama : le chien japonais », de Edouard Manet (1875)
  17. Page 17 : « Arearea ou Joyeusetés », de Paul Gauguin (1892)
  18. Page 18 : « Julie Manet et son Lévrier Laerte », de Berthe Morisot (1893)
  19. Page 19 : « Un ami dans le besoin », de Cassius Marcellus Coolidge (1903)
  20. Page 20 : « Le chien qui hurle », de Paul Klee (1928)
  21. Page 21 : « L’enfant au taco », de Diego Rivera (1932)
  22. Page 22 : « Autoportrait avec un chien », de Frida Kahlo (1938)
  23. Page 23 : « Soirée à Cap Cod », de Edward Hopper (1939)
  24. Page 24 : « Chiens d’Europe », de Hashimoto Kansetsu (1941)
  25. Page 25 : « Portrait de Maurice », de Andy Warhol (1976)
  26. Page 26 : « Chiens qui dansent », de Keith Haring (1982)

Discussions sur ce sujet