Laddie Boy, le premier chien de président devenu une célébrité

Laddie Boy, le chien du président Warren Harding

C’est à partir des années 1920 et de la présidence de Warren G. Harding (1865-1923) que la presse commença à s’intéresser à l’animal de compagnie du président américain. Au printemps 1921, le fraîchement élu 29ème président des États-Unis adopta un Airedale Terrier qu’il nomma Laddie Boy. Lui et sa femme se prirent d’affection pour cet élégant animal venu de l’Ohio, au point d’en faire la tête d’affiche d’une campagne publicitaire contre les violences animales.

 

Cette dernière rendit Laddie Boy extrêmement populaire auprès des Américains, et tout particulièrement des enfants. Telle une star de cinéma, il se mit même à recevoir de nombreuses lettres de ses fans, auxquels son président de maître prenait parfois le temps de répondre en personne au nom de son compagnon. En outre, ses anniversaires étaient célébrés en grande pompe par la Maison-Blanche, qui n’hésitait pas à convier les autres chiens du quartier à ces événements. Un gâteau confectionné avec des biscuits pour chiens était même servi aux convives. Laddie Boy pouvait même assister aux réunions du cabinet présidentiel depuis le fauteuil fabriqué à la main que lui avait offert son maître.

 

On raconte que leur relation était si fusionnelle qu’en août 1923, alors que Harding se mourait au Palace Hotel de San Francisco, Laddie Boy, qui était resté à Washington D.C., hurla à la mort pendant trois jours, semblant pressentir le décès de son maître.

 

Après la mort du président, des milliers de livreurs de journaux de tout le pays firent don d’un penny. Les pièces furent alors fondues pour confectionner une sculpture à taille réelle de Laddie Boy. Bien qu’elle ne soit pas présentée au public, cette statue est encore aujourd’hui conservée au National Museum of American History de Washington D.C.

 

Quant à Laddie Boy lui-même, après le décès de son maître, la première dame Florence Harding décida de l’offrir à Harry Barker, un agent des services secrets chargé de la protéger. En effet, sa santé fragile ne lui permettait pas de s’occuper d’un chien aussi bien qu’elle ne l’aurait souhaité. Laddie Boy passa donc le reste de sa vie à Boston, auprès des Barker, loin du landerneau politique. Il finit par mourir de vieillesse en 1929, et sa disparition fut alors annoncée par les journaux du pays. Le prestigieux New York Times alla même jusqu’à faire l’éloge d’un chien qu’il qualifia de « magnifique », prouvant ainsi que même six ans après son départ de la Maison-Blanche, Laddie Boy n’avait pas sombré totalement dans l’oubli. 

 

Rares furent depuis lors les chiens présidentiels capables de rivaliser en popularité avec Laddie Boy, mais la presse ne manque pas de s’intéresser à ces occupants pas comme les autres. Une chose demeure certaine : à la Maison-Blanche comme dans n’importe quel autre foyer, les chiens ne manquent jamais d’égayer le quotidien de leurs maîtres. Le portrait des différents First Dogs ayant occupé les lieux de 1945 à nos jours est là pour en témoigner...

Dernière modification : 04/23/2021.