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Le goût chez le chien

Le chien, comme l'Homme, possède cinq sens : la vue, l'odorat, le toucher, l'ouïe et le goût.


Ce dernier lui permet d'analyser et de reconnaître les différentes saveurs présentes dans les aliments. Cela dit, ce sens diffère de celui de son maître qui, contrairement à lui, n'arriverait pas à manger la même chose chaque jour. Voici donc comment le chien perçoit le goût.

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La perception du goût chez le chien

Juste avant son sevrage, entre ses 4 à 7 semaines, le chien développe des habitudes alimentaires stables, si ce n'est définitives, similaires à celles de sa mère. Il est important néanmoins que, pendant cette période, ses maîtres varient sa nourriture. En effet, cela permettra par la suite d'adapter facilement le régime alimentaire du chien sans qu'il arrête de s'alimenter, par exemple dans le cadre d'une éventuelle maladie dont le traitement nécessiterait des changements d'alimentation, et donc une transition alimentaire.

 

Comme l'être humain, le chien possède des bourgeons gustatifs, présents sur la face supérieure de la langue, la muqueuse du palais, l'épiglotte, le pharynx et l'intérieur des joues. Ils lui permettent de capter quatre saveurs : le sucré, le salé, l'amer et l'acide. Il ne peut néanmoins pas reconnaître l'umami, propre à l'Homme, une cinquième saveur découverte par le chercheur japonais Kikunae Ikeda en 1908, qui rehausse le goût des aliments dans lesquels elle se trouve.

 

Cependant, le goût chez le chien est également une manière de reconnaître les apports nutritionnels d'un aliment. Par exemple, au-delà de voir un fruit comme un plaisir pour le palais, il le considère aussi comme une source d'énergie.

 

Par ailleurs, contrairement à son maître qui possède 9.000 bourgeons gustatifs, le chien n'en a que 1.700, ce qui fait qu'il est bien moins sensible aux différentes saveurs qui l'entourent. C'est d'ailleurs pour cela qu'il ne goûte pas sa nourriture afin de savoir si elle est à sa convenance, mais la gobe directement.

 

Cela dit, il arrive tout de même à faire la différence entre les saveurs agréables, désagréables ou neutres, comme l'illustre le fait qu'il ne mange pas tout ce qu'il a sous la patte ou qu'on lui donne.

Les différentes saveurs pour le chien

Le salé

Le chien ne perçoit que peu le taux de sel dans la nourriture. En effet, comme son ancêtre le Canis Lupus - ou loup gris -, c'est un fervent amateur de viande. Or, déjà riche en sodium, cette dernière procure à son organisme une quantité suffisante de sel. Il n'a donc pas eu besoin de développer de sensibilité particulière pour le reconnaître.

 

La viande faisant majoritairement partie de l'alimentation du chien, celui-ci a développé des bourgeons gustatifs qui y sont particulièrement sensibles. Ainsi, le contact de la viande avec la muqueuse linguale crée un flux salivaire, et cette information monte directement au cerveau pour activer le fonctionnement de la glande salivaire.

 

Les papilles gustatives de l'Homme, pour leur part, ne sont pas aussi sensibles à la viande - et par conséquent au sel - que celles de son ami à quatre pattes.

Le sucré

Le chien est attiré par les aliments sucrés car ils sont synonymes d'énergie. Ses bourgeons gustatifs réagissent au saccharose et au fructose, ainsi qu'au furéanol, une molécule présente notamment dans la tomate.

 

C'est ce qui le rend sensible aux aliments sucrés que l'on trouve facilement dans la nature, comme les fruits, contrairement par exemple au chat, qui ne possède que 500 bourgeons gustatifs et qui n'y sera que peu réceptif.

L'acide

L'acidité permet au corps de maintenir une stabilité moléculaire : cela s'appelle l'homéostasie. Elle a un attrait pour le chien car elle lui permet de réguler son organisme, d'obtenir un certain degré d'acidité corporelle et de stabiliser le taux de sucre dans les urines.

L'amer

Alors que les carnivores ne mangent que des produits provenant de viandes animales, ils n'ont pas besoin de détecter l'amertume dans leur alimentation. Les chiens comme les chats arrivent pourtant à détecter l'amertume très facilement, alors que cette capacité est généralement réservée aux herbivores. Elle leur permet d'évaluer la comestibilité d'un aliment et de se protéger de tout poison.

 

Par ailleurs, ils possèdent également des bourgeons sensibles à l'eau, ce que les êtres humains n'ont pas. Ils sont situés sur le bout de leur langue, le même qu'ils utilisent pour boire. Après avoir mangé salé ou sucré, leur envie de boire augmente. Cela leur permet de réajuster les fluides internes de leur organisme et favorise le bon fonctionnement de leurs reins.

La place du goût par rapport aux autres sens chez le chien

Au moment de l'absorption, d'autres récepteurs gustatifs permettent au chien de prendre en compte les aspects texturaux, olfactifs, visuels - et même parfois auditifs - d'un aliment.

 

Ils constituent la flaveur de ce dernier et lui permettent, de par son expérience, de savoir s'il l'apprécie ou pas. Le goût est donc indissociable des autres sens.

 

Le goût n'étant pas très développé chez le chien, il relèverait, dans 80% des cas, de l'odorat du chien, qui, lui, l'est beaucoup plus. En effet, il existe deux manières de sentir les odeurs alentours : par la voie orthonasale, c'est-à-dire par les narines, ou par la voie rétronasale, c'est-à-dire par la bouche et l'arrière-gorge. C'est grâce à cette dernière que les chiens arrivent à savoir ce qui se trouve dans leur gamelle. Au moment de la mastication et de la déglutition, les arômes de la nourriture passent directement par le palais et la gorge pour atteindre l'épithélium olfactif, qui se situe dans le nez et fait passer le message au système nerveux. C'est d'ailleurs pour cela que les fabricants de nourriture pour chiens développent des produits généralement très odorants.

 

En ce qui concerne le toucher, les chiens sont plus attirés par des aliments humides, qu'ils sont plus susceptibles de trouver dans la nature, contrairement aux croquettes pour chien. Cela renvoie en effet à leurs origines, puisque la viande que leurs ancêtres chassaient était plutôt tendre et tiède. De ce fait, ils apprécient une alimentation composée entre 40 et 50% d'eau. C'est ce qui explique que, si la nourriture de l'animal est parfois trop dure et peu attrayante, les vétérinaires conseillent de l'humidifier pour la ramollir.

 

La vue du chien joue elle aussi un rôle primordial dans son alimentation. Au premier coup d'œil, les conserves et la nourriture en morceaux seront plus appréciées que la viande hachée ou broyée. Il n'y a pas que l'être humain qui aime avoir une assiette bien présentée !

 

En ce qui concerne l'ouïe du chien, il est fréquent, même sans être dans la même pièce que son maître, que l'animal courre vers lui au moindre bruit de croquettes.

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L’alimentation du chien

Communicatif, le chien sait faire comprendre s'il n'aime pas la nourriture qu'il a dans sa gamelle. En effet, si elle n'est pas à sa convenance, il arrêtera tout simplement de s'alimenter jusqu'à ce que son maître la change.

 

Il existe deux différentes façons de nourrir son chien : l'alimentation ménagère et l'alimentation industrielle.

 

Dans tous les cas, il est nécessaire d'adapter les doses en fonction de la carrure et de l'âge de l'animal, afin qu'il reste en bonne santé. Il convient donc de bien connaître et respecter les besoins alimentaires et énergétiques du chien et leur évolution en fonction des circonstances.

L'alimentation ménagère pour un chien

Il s'agit de plats faits maison, composés principalement de riz, de légumes, de jus de viande et de minéraux. Ils apportent les protéines et l'énergie nécessaires au bon développement de l'animal.

 

Ils ne se conservent que peu de temps, et l'animal risque de choisir les aliments qu'il préfère parmi ceux qu'il a dans sa gamelle, laissant le reste de côté.

L'alimentation industrielle pour chien

L'alimentation indutrielle pour les chiens englobe les conserves de pâtée et les croquettes que l'on trouve dans les magasins d'alimentation pour chien. Au-delà du goût choisi – viande, poisson... – elle se démarque généralement par la qualité des produits, la quantité de viande et l'équilibre des apports nutritionnels.

 

Un chien raffole d'autant plus de la nourriture haut de gamme que contrairement aux produits premier prix, elle contient beaucoup plus de viande crue (comme du bœuf ou de la volaille) et de matière grasse animale. Cela s'avère d'ailleurs meilleur pour la santé du chien, étant donné qu'il supporte moins bien les protéines végétales.

Le chien qui refuse de manger

Il arrive qu'un animal supporte mal lorsque son maître part en vacances et le laisse à une tierce personne, par exemple dans une pension pour chien. Sa nourriture sera alors un élément pouvant lui permettre de se sentir "comme à la maison". Dès lors, on comprend combien il est important de ne pas changer sa nourriture si on décide de laisser son chien en pension ou de la confier à un dog-sitter, afin d'éviter qu'il ne cesse de s'alimenter.

 

Néanmoins, si le chien refuse toujours de manger, il est possible qu'il déprime ou qu'il développe une maladie qui affecte son rapport à la nourriture ingérée peu de temps avant. Dans tous les ces cas, il est impératif d'aller voir un vétérinaire, qui pourra établir ce qu'il en est exactement.

Le dégoût du chien pour certains aliments

Comme l'Homme, un chien peut éprouver du dégoût pour certains aliments. Par exemple, il exprime une aversion toute particulière pour les piments, les agrumes et le vinaigre, dont l'odeur le répugne.

 

Cependant, ces dégoûts alimentaires ne sont pas uniquement liés à des habitudes ancestrales ou la recherche de potentiel poison, mais peuvent également survenir à la suite de certaines maladies canines, l'animal assimilant la nourriture avec sa condition.

 

Le mot de la fin

Le goût du chien a beau être moins développé que celui de l'Homme, ses bourgeons gustatifs peuvent percevoir des saveurs que le palais humain ne connaît pas.

 

S'il est indissociable de l'ensemble des autres sens de l'animal, le goût est tout particulièrement complémentaire de l'odorat du chien. Il ne faut donc pas négliger les odeurs qui émanent de la gamelle du chien, ce dernier étant en revanche assez peu sensible aux différentes saveurs que sont le sucré, le salé, l'amer et l'acide. Il ne percevra pas une grande différence entre deux fruits ou un certain type de viande plutôt qu'un autre, mais pourra établir si sa nourriture est agréable, désagréable ou s'il y est juste indifférent. 

Dernière modification : 28/06/2019.
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