Canada -

19/12/2007

L’arrondissement ne fait pas fortune avec les propriétaires d’animaux délinquants
par Pierre Vigneault


C’est surtout pour les animaux sans laisse que l’on a constaté le plus grand nombre d’infractions. L’arrondissement ne fait pas fortune avec les propriétaires d’animaux délinquants
(PV) - Selon certaines personnes, la réglementation pour les chiens et animaux de compagnie n’est pas assez sévère. D’autres soutiennent qu’elle est trop stricte et qu’il ne s’agit que d’un prétexte utilisé par l’arrondissement pour aller chercher des revenus supplémentaires.

Il n’est pas facile de faire la part des choses dans un dossier qui oppose souvent l’amour des animaux à la quiétude et la sécurité des gens. Une chose semble toutefois bien évidente ; ce n’est pas avec les amendes perçues par les propriétaires d’animaux délinquants que l’arrondissement pourra combler l’écart entre ses revenus et ses dépenses.

À l’arrondissement de Verdun, Jacques Reid, chef de la division des Permis et inspections, explique qu’il y a très peu de constats d’infraction émis par les surveillants. Au cours de l’année qui se termine, on a procédé à deux ou trois «opérations - chiens» et l’on a constaté que la majorité des citoyens étaient respectueux de la réglementation. Personne n’a été en mesure de donner des chiffres précis, mais on s’accorde pour dire que le nombre total d’infractions ne dépasse pas la cinquantaine. Au mieux, l’arrondissement pourrait récupérer quelques milliers de dollars pour les amendes qui en résulteraient et cette somme serait largement réduite par les coûts occasionnés.

C’est surtout pour les animaux sans laisse que l’on a constaté le plus grand nombre d’infractions. On a également noté que certains propriétaires d’animaux ne respectaient pas toujours l’obligation de récupérer les «petits dégâts» de leurs toutous. Mais, encore là, selon M. Reid, il s’agit de cas exceptionnels. Il a profité de l’occasion pour rappeler que, contrairement à ce que l’on croit, les propriétaires de chiens ont le droit de déposer leurs «petits sacs» dans les poubelles publiques. Il appartient aux employés municipaux de vider régulièrement ces contenants.

Dans ce dossier comme dans plusieurs autres, l’arrondissement invite les citoyens à faire preuve de civisme. C’est souvent en respectant «les autres» que l’on parvient à éviter bien des conflits.