FRANCE - Les géants de la pharmacie travaillent aussi pour les animaux

20/04/2006
FRANCE - Les géants de la pharmacie travaillent aussi pour les animaux

Les animaux de compagnie vieillissent aussi. Et, à l'instar de leurs maîtres, ils développent des maladies liées à l'âge : troubles métaboliques, dermatologiques, rhumatologiques ou dentaires... "Ces maladies du vieillissement représentent un marché qui va aller croissant, car les familles n'hésitent pas à investir pour maintenir en vie leurs compagnons", explique Eric Marée, président du directoire de Virbac, un laboratoire français spécialisé en santé animale.


Sur un marché mondial du médicament animal de 14,9 milliards de dollars en 2005 (11,5 milliards d'euros), le segment "animaux domestiques" a crû deux fois plus vite l'an dernier que celui des animaux d'élevage : + 4,1 %, contre + 2,1 % pour les "animaux de rendement". Ces derniers représentent toutefois le marché principal, avec 59,8 % des prescriptions de vétérinaires en 2005. Les bovins occupent presque la moitié du chiffre d'affaires total (45,7 %), suivis par les porcs (27,1 %), les volailles (19,1 %) et les moutons (7,9 %).

Les médicaments vétérinaires sont produits par les grands de la pharmacie : Pfizer est également numéro un mondial sur ce secteur, avec un chiffre d'affaires de 2,2 milliards de dollars en 2005 (13 % du marché). Bayer, Wyeth, Eli Lilly, Novartis, Schering-Plough, Boehringer Ingelheim ont, synergies obligent, conservé des filiales en pharmacie vétérinaire.

Mérial, une société française, est numéro deux mondial, avec un chiffre d'affaires de 1,9 milliard de dollars, tandis que Virbac, spécialisé dans le générique, se classe au dixième rang (447 millions en 2005).

Comme en santé humaine, les médicaments vétérinaires font l'objet d'investissements en recherche et développement : "De 12 % à 15 % du chiffre d'affaires".