République dominicaine - Une Saguenéenne sauve un chien de coco

19.04.2011
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Picotte : « Il y a trois ans, Caroline Gilbert, qui est native du Saguenay, avait un grand besoin de chaleur et de soleil. Son petit voyage en République dominicaine, accompagnée de ses deux caniches royal, perdure depuis ce temps ! Âme de sauveuse, elle a décidé de venir en aide aux animaux mal en point de sa nouvelle terre d'adoption. «

La République dominicaine est sans contredit un petit coin de paradis pour les touristes en manque de soleil, mais pour les animaux c'est plutôt l'enfer sur terre.

PHOTO : Sans l'intervention de Caroline Gilbert, Mariposa serait morte.

Mariposa (papillon) est une petite chienne de « cocotier « qui a été sauvée de la cruelle vie de rue. Les chiens de coco, comme on les appelle là-bas, sont des chiens de la rue très intelligents, mais avec une façon de fonctionner bien à eux. Caroline Gilbert nous raconte comment Mariposa est entrée dans sa vie par un beau samedi après-midi :

« J'étais en route vers l'écurie pour donner un cours. (En passant tous les chevaux avec lesquels je travaille sont des chevaux qui étaient mal en point et qu'on a remis sur pieds). Je roulais quand, j'ai soudainement aperçu ce que je croyais être une noix de coco tombée au milieu de la route.

Plus j'avançais, plus je me disais que c'était impossible. À une dizaine de pieds, l'image floue est devenue nette : c'était un chiot ! Un gros camion qui arrivait en sens inverse se dirigeait tout droit sur cette petite boule de poil. Sans trop réfléchir, j'ai arrêté mon véhicule de façon à bloquer le trafic et je me suis précipitée sur la bête qui criait comme si j'étais en train de l'étrangler. Même si jeune, elle savait déjà que les humains pouvaient être cruels. Évidemment, la pauvreté des gens d'ici n'aide en rien. Comment nourrir ces animaux quand leurs enfants ne mangent pas à leur faim ? Ça, je le comprends très bien, mais ce que je comprends moins, c'est leur manque de respect et souvent leur cruauté envers tous les animaux.

À mon arrivée à l'écurie, celle que je baptisais Mariposa était très faible. Son ventre était plein de parasites, elle avait une infection aux yeux, une infection sur le ventre et des plaques de poils parties à cause des piqûres d'araignées. Étant trop faible pour prendre le biberon, je l'ai nourrie à la seringue aux deux heures pendant plus d'une semaine. Trois mois plus tard, elle était dangereusement en forme! «

Mariposa a maintenant trois ans. Caroline a sauvé quatre autres petites chiennes l'an dernier. Faute de refuges, elle a réussi à les placer dans de bonnes familles. Il y a malheureusement trop de petits chiots et de chiens errants en République dominicaine, et ce, malgré la générosité d'un vétérinaire qui a jusqu'à maintenant stérilisé plus de 300 chiennes de la rue.

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