Canada - Hôpital vétérinaire

05/25/2008
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SAINT-HYACINTHE | L'Université de Montréal est maintenant dotée de l'hôpital vétérinaire le plus moderne du Canada, de quoi réjouir les propriétaires des quelque 2,3 millions de chiens et de chats et des 5 millions de bêtes dans les étables que compte la province.

Le centre universitaire vétérinaire situé à Saint-Hyacinthe a été inauguré hier. Un investissement de 74 M$ provenant des paliers gouvernementaux fédéral et provincial a permis l'agrandissement de l'édifice et l'achat de nouveaux équipements.


La santé animale a une répercussion directe sur la santé humaine, dit Jean Sirois, doyen de la faculté de médecine vétérinaire.


«Les animaux sont porteurs de 75 % des maladies infectieuses en émergence. Nos recherches permettent d'identifier et de combattre le E. Coli ou l'influenza aviaire.», explique-t-il.


«Dans un contexte de mondialisation, les entreprises en agroalimentaire du Québec doivent donner l'assurance que la production est impeccable. Il y va de leur réputation».


Patients exotiques


En Amérique, on compte 32 facultés de médecine vétérinaire et celle de l'UdM figure dans le premier tiers des plus efficaces. Son Centre hospitalier universitaire vétérinaire (CHUV) a été conçu pour offrir des soins aux animaux de la ferme, aux chevaux et aux animaux de compagnie, incluant les animaux exotiques.


La gamme de services est impressionnante. L'hôpital des animaux de compagnie traite 12 000 chiens et chats pour des soins généraux ou spécialisés tels que la chirurgie, l'oncologie, la cardiologie, la dermatologie, l'ophtalmologie et la neurologie.


Troubles de comportement


Une nouvelle salle d'observation permettra d'étudier et de traiter les animaux atteints de troubles du comportement. Il y a un appareil d'imagerie à résonance magnétique. On trouve aussi un bain pour traiter les vaches souffrant d'arthrite.


Les animaux sont-ils mieux soignés dans un hôpital vétérinaire que dans le réseau public de la santé public.


«En tout cas, il n'y a pas de liste d'attente», rétorque, sourire en coin, le doyen de la faculté.