Odie dans « Garfield » (1978)

Une image de la bande dessinée « Garfield » montrant Garfield pointant du doigt Odie

Rantanplan serait un sérieux prétendant s’il fallait décerner un titre du chien de bande dessinée le plus idiot, mais Odie est aussi un concurrent de taille. Telle est en tout cas sûrement l’opinion de Garfield, le célèbre chat de la BD humoristique éponyme créé en 1978 par l’Américain Jim Davis (né en 1945).


L’humour de son œuvre tient dans sa capacité à exagérer les traits des animaux qu’il présente. Ainsi, Garfield est un gros chat fainéant, sarcastique et imbu de lui-même, tandis qu’Odie incarne le stéréotype du chien idiot, toujours joyeux et qui tire en permanence la langue. Toutefois, contrairement à Garfield, il ne parle presque pas : on ne le voit s’exprimer qu’en de rares occasions, et il s’agit à chaque fois de pensées très simples.


Odie apparaît pour la première fois en août 1978, soit deux mois à peine après la création de Garfield. Il tient son nom d’une publicité pour un concessionnaire de voitures réalisée auparavant par Jim Davis et qui mettait en scène un personnage nommé « Odie l’idiot du village ».


Il est à l’origine l’animal de compagnie de Lyman, le colocataire de Jon Arbuckle, lui-même propriétaire du fameux chat orange. Lyman disparaît subitement de la BD cinq ans plus tard, sans la moindre explication, mais Jon adopte alors son chien. 


Selon l’auteur, ce dernier est un croisement entre un Teckel et un Jack Russell Terrier. Sa caractéristique physique la plus remarquable est cependant sa très longue langue, qui, pour le coup, ne s’apparente à aucune de ces deux races. Sa longueur exacte n’est jamais précisée, mais Garfield suppose qu’elle est si longue qu’Odie peut la stocker dans son crâne, là où devrait normalement se trouver son cerveau. 


Les apparences sont cependant trompeuses : au fil des albums, on découvre qu’en fait l’idiotie d’Odie est feinte, et qu’il cache (fort habilement, il est vrai) son intelligence. C’est ainsi qu’on peut par exemple l’apercevoir, installé dans son sofa et vêtu d’un peignoir, en train de lire Guerre et Paix tout en écoutant du Mozart, alors que son maître et Garfield sont absents.


Par ailleurs, son comportement évolue dans le temps : alors qu’au début il se déplace uniquement à quatre pattes, il a à partir des années 80 la capacité de se mouvoir sur deux pattes seulement, comme Garfield. Il ne l’emploie toutefois pas de manière systématique.

Dernière modification : 10/23/2020.