
En 2021, l’auteur français Fred Leclerc publie un récit autobiographique prenant la forme d’une BD illustrée par son compatriote David Azencot, dans laquelle il évoque la place centrale de son Shiba Inu Tiki dans sa vie quotidienne.
Intitulée Tiki : Une année de chien, cette œuvre se distingue par sa dimension intime et affective : l’animal mis en scène n’est pas un simple personnage comique ou aventureux, comme c’est presque toujours le cas dans la bande dessinée franco-belge, mais un véritable compagnon de vie, vecteur de souvenirs, d’émotions et de réflexions personnelles. Marquée par une sensibilité et une honnêteté rafraichissantes, cette approche donne à Tiki une place singulière dans le neuvième art.
L’histoire débute en novembre 2020. Dans le contexte des restrictions sociales liées à la pandémie de Covid-19, Fred, sa compagne Sophie et leur fille Lou se sentent seuls. Comme de nombreuses autres personnes, ils décident d’adopter un chien pour trouver un peu de réconfort et découvrent alors en Tiki, une jeune femelle Shiba Inu, un véritable « personnage » capable de transformer leur quotidien.
Tiki s’avère conforme aux qualités de sa race : elle est vive, curieuse et expressive. Elle accompagne l’auteur dans sa vie de tous les jours, mais ne se prive pas d’affirmer sa propre personnalité. Le récit insiste sur les moments partagés, les petites habitudes et les interactions qui forgent ce lien unique entre l’homme et son compagnon.
À travers Tiki, Leclerc questionne également notre rapport aux animaux, l’importance de bien réfléchir avant d’adopter et le boom des adoptions pendant la pandémie. La postface est d’ailleurs signée par le président de la Société Protectrice des Animaux (SPA), une organisation française qui œuvre contre la maltraitance et pour le respect des animaux : il en profite pour donner quelques conseils à celles et ceux qui envisagent de sauter le pas. Lors de la parution, il déclare même qu’il s’agit de « la BD à lire avant d’adopter un animal ».
Enfin, pour les plus curieux, des photos de la véritable Tiki sont visibles en fin d’ouvrage.