Communication canine : comprendre le langage des chiens entre eux

Le chien a un répertoire comportemental étendu lorsqu'il veut échanger des informations avec ses congénères. Il émet ainsi des messages et exprime des émotions grâce à divers signaux. Ces indices sont bien décodés par ses congénères, qui ont pu les apprendre dans leurs premières semaines de vie, au moment de leur phase d'imprégnation.


Cela permet d'entraîner une réaction, et donc une communication. Mais entre l'Homme et le chien, c'est un peu plus compliqué, car les modes de communication sont différents. Pourtant, en observant leur chien dans ses attitudes, les maîtres pourront facilement comprendre certains codes canins, et de ce fait interpréter un peu mieux le comportement du chien.


Quels sont précisément ces codes et normes de communication entre chiens ?

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La communication chez le chien

Les chiens communiquent entre eux par de nombreux codes spéciaux basés sur les vocalises, les odeurs ou encore les postures. Ces codes spécifiques, grâce à qui ils évitent les conflits ou encore repèrent les informations importantes, ne sont compréhensibles que pour les chiens, et n'ont de sens que dans le cadre de l'univers canin. 

 

À l'état sauvage, le chien vit en meute, et tout comme son ancêtre le loup, il lui importe plus que tout d'assurer la survie du groupe, car l'existence de chaque membre en dépend. Les codes de comportement du chien et sa bonne conduite sont ainsi les garants de la perpétuation de l'espèce. En effet, des bagarres peuvent occasionner des blessures, et détourner l'énergie des individus des fonctions essentielles de recherche de nourriture et de protection du groupe contre les prédateurs, mettant ainsi en péril la vie de la meute. Pour pérenniser l'espèce, l'harmonie doit absolument être maintenue entre ses individus. 

 

Le chien a gardé de la vie de ses ancêtres sauvages un langage propre, qu'il utilise avec ses congénères, mais aussi avec l'être humain : les signaux de communication spécifiques.

 

Même si la richesse de ces signaux peut varier d'un individu à l'autre, la communication du chien est universelle. Toutefois, si la socialisation du chiot a été mal faite, qu'il a été séparé trop tôt de sa mère et de ses frères et soeurs, qu'il était le seul dans sa portée ou qu'il a grandi près d'une mère incompétente, le chien a peu de chances de posséder le minimum nécessaire à cette communication.

 

Par ailleurs, si le propriétaire de l'animal ne prend pas en compte le langage propre de son chien, et les nombreux signaux d'apaisement qu'il lui envoie, il peut déclencher des comportements agressifs, du stress ou la disparition de ces signaux de communication. De nombreuses situations dommageables découleraient de cette ignorance.

Les signaux sonores du chien

Les grognements, aboiements, halètements, jappements, glapissements, gémissements ou cris aigus du chien sont des sons ayant un sens précis : menace, avertissement, alerte, faim, soumission, détresse, ennui...

 

Le chien module sa voix afin de faire passer à son congénère le message qu'il souhaite.

 

Sachant cela, on comprend aisément que le port d'une muselière par un chien ampute partiellement ses capacités de communication avec ses congénères. On comprend également qu'un chien sourd ou un chien dont les oreilles ont été coupées souffre d'un vrai handicap en la matière.

Les signaux visuels du chien

Les postures corporelles, les mimiques et les regards du chien sont également une façon pour lui de communiquer. La domination et la soumission s'expriment par des attitudes bien reconnaissables.

 

Ainsi, un chien montre qu'il est dominant lorsque son regard est fixe, que les poils de son dos et de son cou sont hérissés et qu'il a les babines retroussées. Un chien dominant pose sa patte sur son adversaire soumis, à la queue basse et aux oreilles plaquées en arrière.

 

Un chien dominé traduit sa défaite en se couchant sur le dos, le cou et les parties génitales offertes à son assaillant vainqueur. Celui-ci n'attaquera pas, son ennemi s'étant soumis.

 

Certains problèmes liés à la morphologie du chien, notamment si le chien a la queue coupée suite à la pratique de la caudectomie, peuvent engendrer de véritables problèmes pour l'animal quand il s'agit de communiquer avec ses semblables.

Les signaux olfactifs du chien

L'odorat est très développé chez le chien. Des substances odorantes, les phéromones, sont secrétées dans les urines, les matières fécales et les sécrétions vaginales.

 

Ainsi, le mâle se soulage sans cesse pour renseigner son identité. Il indique de cette façon son sexe et son état physiologique. Un chien peut uriner jusqu'à 20 fois par heure.

 

La femelle, lorsqu'elle est en chaleur, urine une matière odorante repérable à plusieurs kilomètres à la ronde. Elle agit ainsi deux fois par an.

Les signaux tactiles du chien

Le sens tactile intervient lors de certaines rencontres : par exemple, une chienne qui accepte de s'accoupler, ou deux chiens qui se frôlent la truffe.

 

Mais le toucher entre également en jeu lorsqu'un chien dort avec un autre animal, qu'il s'agisse d'un congénère, d'un chat ou d'un autre animal. Tout dépend de la socialisation du chien. Habituer le chiot à vivre avec un autre animal lui permettra de s'y attacher ; c'est le phénomène d'empreinte.

 

Des préférences individuelles apparaissent aussi entre les animaux. Ainsi, une femelle en chaleur peut très bien repousser un mâle et choisir de s'accoupler avec un autre.

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Le rituel d'approche chez le chien

Les chiens ont entre eux tout un rituel d'approche, qui est sensiblement différents selon qu'ils se connaissent ou non. 

 

Entre deux chiens qui ne se connaissent pas et se rencontrent pour la première fois, le rituel est particulièrement riche au moment de la prise de contact : chacun envoie des signaux nets et précis qui annoncent la puissance hiérarchique qu'il s'attribue. Le regard, la position des oreilles ou de la queue, les mimiques, les attitudes corporelles, le redressement du poil, les sons émis ou encore les odeurs dégagées par les glandes anales contribuent à étaler leur personnalité pour tenter d'en imposer face à l'autre.

 

Cette sorte de parade va se maintenir jusqu'au contact, qui sert à se renseigner un peu plus sur ce congénère. S'il s'agit d'une femelle, quel âge a-t-elle ? Est-elle susceptible d'être en chaleurs ? S'il s'agit au contraire d'un mâle, est-il encore impubère ? S'il s'agit d'un adulte, consent-il a faire acte de soumission, ou faut-il se soumettre à lui ? Dans le cas où la force paraît égale, faut-il aller jusqu'au combat (et dans ce cas, se préparer par exemple en choisissant la meilleure position pour vaincre...) ? 

 

En général, ces rencontres se terminent par un marquage par jet d'urine, avant que les deux chiens ne s'éloignent avec un air honteux, conscients d'avoir « sauvé la face », mais bien contents d'avoir évité un combat dont l'issue reste toujours incertaine. 

 

Certains chiens de petite taille, agressifs par peur, peuvent avoir des mouvements d'attaque ritualisés, c'est-à-dire qu'ils foncent sur l'adversaire en aboyant, le poil hérissé, pour soudain s'immobiliser à quelques mètres, leur bel élan tombant souvent face à un chien qui reste ferme sur ses positions, les pattes raidies, la tête droite, et qui ne recule pas d'un pouce, voire avance à petits pas. 

 

Au contraire, quand les deux chiens se connaissent, le contact s'établit joyeusement. La queue dressée en panache et frétillante, l'oeil vif, le poil bien à plat, l'arrière-train frémissant (surtout chez les chiens à queue écourtée), avec un hochement de tête et un mouvement d'oreilles alternativement d'avant en arrière, les deux chiens se flairent rapidement et sans réticence. Puis, presque aussitôt, c'est l'invitation au jeu en fléchissant les pattes antérieures, en sautillant sur place, en aboyant ou en esquissant un départ.

 

Chaque rencontre avec un congénère entaîne ainsi chez le chien une grande émotion dont les manifestations apparaissent dans son comportement.

Le mot de la fin

Le chien dispose donc de toute une palette de mouvements et de comportements pour échanger avec un congénère. Communiquer entre chiens est donc aisé, à condition que la socialisation du chiot, durant laquelle il apprend les codes comportementaux canins, ait été faite correctement.

 

Et en tant qu'être humain, comprendre ces signaux peut faciliter la communication humain/chien.

Reproduction interdite sans autorisation.

Commentaires sur cet article

Moi je suis bien convaincu qu'ils sont intelligents, qu'on peut avoir avec une très bonne communication ... mais j'aimerais bien apprendre à parler le chien, et le chat.
Il arrivait à ma mère de me dire "Regarde il y a quelqu'un qui te parle là ...", et effectivement ma petite merveille poilue "s'égosillait" silencieusement. J'espère que je l'ai comprise autant que ce que ce que j'ai cru, tout le long de sa vie. Mais elle m'en a certainement plus "dit" - à sa façon - ce que j'ai compris.

   
Par CocciNim

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