Morsures de chien : pourquoi un chien mord-il, et comment l'éviter ?

Morsures de chien : pourquoi un chien mord-il, et comment l'éviter ?

Si, chez les chiots, les morsures et autres mordillements représentent un comportement instinctif courant lié à la formation de leur dentition, les morsures causées par les chiens adolescents et adultes peuvent avoir des conséquences nettement plus graves.


Ainsi, chaque année, des statistiques alarmantes mettant en cause les chiens dans des cas d'agression, voire d'hospitalisation, sont publiées. Ces accidents provoquent de la méfiance envers certaines races de chiens, notamment les chiens catégorisés, mais aussi la crainte, pour les maîtres, que leur compagnon ne démontre un comportement agressif à l'occasion d'une promenade avec le chien ou de la venue d'amis à la maison.


Il y a là comme une contradiction. En effet, les études portant sur le comportement du chien sont de plus en plus nombreuses, et l'Homme comprend mieux qu'autrefois ce compagnon à quatre pattes. Pourtant, dans le même temps, le nombre d'accidents et de morsures ne diminue pas. En cause : un manque de prévention au sein des familles, mais aussi la persistance d'idées reçues sur les chiens, qui s'avèrent très souvent dangereuses.

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Morsures de chien : un bilan mitigé

Morsures de chien : un bilan mitigé

De nombreuses études révèlent, et cela depuis des années, que non seulement les morsures par des chiens sont fréquentes, mais également que leur nombre ne diminue pas.

Les morsures de chien aux Etats-Unis

Ainsi, d'après une estimation faite en 2015 aux Etats-Unis par l'American Veterinary Medical Association, on compte chaque année 4,5 millions de victimes, dont 800.000 nécessitant des soins médicaux. La moitié de ces cas correspond à des morsures de chien sur des enfants. Le dédommagement des victimes par les propriétaire du chien mordeur incite le plus souvent à un dépôt de plainte, ce qui rend de fait plus précises les statistiques sur le nombre de morsures et leurs coûts.

Les morsures de chien en France

En France, le Centre de Documentation et d'Information de l'Assurance (CDIA) évalue le nombre de morsures annuelles à environ 500.000, dont 60.000 nécessitent des soins hospitaliers. Il ne s'agit toutefois là que d'une estimation, car il n’existe pas en France de données vraiment exhaustives sur le nombre de morsures annuelles provoquées par les chiens, ni de chiffres permettant l’évaluation financière de ces accidents. On estime d'ailleurs que malgré le caractère obligatoire des déclarations, moins de la moitié des morsures de chien sont connues.

 

D'après une enquête publiée en 2019 par l'Institut National de Veille Sanitaire sur les facteurs de gravité des morsures de chien en France, les victimes étaient âgées en moyenne de 29 ans, et plus d'un tiers avait moins de 15 ans. L'enquête a également mis en lumière que près de 39% des victimes avaient des séquelles un mois après l'accident, qu'elles soient esthétiques (80% des cas), physiques (15% des cas) ou psychologiques (5% des cas). Sur les 413 cas de morsures étudiés pour lesquelles la race du chien a pu être identifiée, on dénombre près d'une centaine de races différentes. Les plus impliquées ont été le Berger Allemand, le Labrador et le Jack Russel Terrier, qui étaient alors les chiens les plus nombreux en France.

 

À l'inverse, seuls 18 chiens considérés comme dangereux étaient impliqués : 15 Rottweilers et 3 Staffordshire Terriers. Il faut dire que les chiens catégorisés ne représentent en moyenne que 3% de la population, et que 98% d'entre eux représentent un risque de dangerosité faible, voire très faible, d'après leurs évaluations comportementales.

Les morsures de chien au Québec

Au Québec, un sondage réalisé en 2010 par l'Association des Médecins Vétérinaires du Québec (AMVQ) estimait environ 164.000 cas de morsures de chiens, dont 45.000 sur des enfants de moins de 12 ans. Dans la moitié des cas, le chien impliqué était connu de la victime.

Les morsures de chien en Suisse

En Suisse, dans le canton de Neuchâtel, les chiens se sont rendus responsables de 70 morsures en 2009, contre 72 en 2008 et 73 en 2006, d'après d'après les statistiques de morsures de chiens du Service de la Consommation et des Affaires Vétérinaires (SCAV). Des chiffres qui restent donc stables depuis quelques années, malgré la prévention et l'information de la population. Entre 2002 et 2006, le nombre d'accidents était pourtant plutôt à la baisse.

 

Sur les 70 cas recensés en 2009, tous concernaient des adultes, et six morsures se sont révélées graves (déchirures tissulaires massives). Plus étonnant encore : sur les quelques 400 molosses que contenait le canton en 2009, aucun n'a été impliqué dans les accidents graves répertoriés. Ceux-ci ont été provoqués par un Saint-Bernard, deux Bouviers Bernois, un Berger Belge Malinois, un Husky Sibérien et un Jack Russel Terrier.

 

Si, statistiquement, on peut attribuer 8 à 12% du total des morsures aux American Staffordshire Terriers et autres gueules d'acier de ce genre, la très large majorité (environ 80%) de leurs morsures se produisent en réalité lors de bagarres entre chiens, lorsque les propriétaires tentent de séparer des chiens qui se battent. Les attaques de molosses sur des humains sont quant à elles devenues rarissimes, dans le canton en tout cas.

Les morsures de chiens errants

Dans les pays dans lesquels le nombre de chiens errants est important, les morsures de chiens sur des humains sont de fait nombreuses. En cause : les décharges sauvages le long des routes et les amoncellements d'ordures dans les villes et villages, liés généralement à une absence d’une politique globale de gestion des déchets et/ou à l’incivisme des citoyens. À titre d'exemple, en Algérie, où les chiens errants sont un vrai fléau, environ 275 morsures de chiens ont été recensées en 2010 et en 2011.

 

Ces attaques inquiètent, car même les morsures apparemment bénignes peuvent avoir de graves conséquences sanitaires, en particulier dans les pays où la rage canine est encore très présente. Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 55.000 cas de rage humaine sont enregistrés annuellement dans le monde, et la très grande majorité d'entre elles est causée par des morsures de chiens. En parallèle, la vaccination antirabique préventive des victimes de morsures de chien a un coût économique très important : par exemple, rien qu'en Algérie, elle a coûté près de 31 millions de dollars en 2010 et 30 millions de dollars en 2011.

Les victimes des morsures de chien

Les victimes des morsures de chien

Une enquête effectuée entre 1986 et 1988 dans des hôpitaux français par l'EHLASS (European Home and Leisure Accidents Surveillance System) avait démontré que 40% des accidents (morsures, chutes, chocs) provoqués par des chiens surviennent chez des jeunes de moins de 15 ans, dont 16% chez des enfants entre 1 et 5 ans. Les études menées dans d'autres pays, et notamment aux Etats-Unis, pays où ont été effectuées le plus grand nombre de recherches à ce sujet, vont dans le même sens.


Les enfants, et notamment les plus jeunes, sont donc les plus touchés par les morsures de chiens : aux États-Unis, 55% des garçons et 39% des filles entre 4 et 18 ans auraient déjà été mordus au moins une fois. 1 enfant sur 2 aurait ainsi déjà été agressé par un chien (August J.R. et al., 1988). En France, l'InVS aurait même recensé, entre 1990 et 2010, 33 décès consécutifs à des morsures de chiens, dont deux tiers d'enfants de moins de 15 ans. Parmi ces 21 victimes, 16 avaient moins de 5 ans.

 

Ce problème est d'autant plus inquiétant que l'on sait que les morsures de chiens sont d'autant plus graves que l'enfant est jeune. En effet, on compterait entre 3 et 4 fois plus d'hospitalisations d'enfants de moins de 10 ans que d'enfants plus âgés ou d'adultes, selon le bulletin du SHIRPT de 1997. En outre, le taux de mortalité serait 139 fois plus élevé chez les nouveaux-nés que chez les personnes âgées de 30 à 40 ans.

 

Par ailleurs, les morsures de chiens sur les enfants laissent souvent des séquelles psychologiques, mais aussi, dans quatre cas sur cinq, physiques. Celles-ci peuvent d'ailleurs être importantes, car, chez les enfants, les morsures canines sont majoritairement portées à la tête et au visage, qui sont plus souvent à la hauteur de la gueule du chien.

 

Chez les adultes, les cyclistes et les randonneurs sont les plus exposés aux morsures de chiens. Leur déplacement rapide a en effet tendance à provoquer des réactions de poursuite de la part des chiens - qui n'a jamais vu un chien qui poursuit frénétiquement les vélos ou les voitures ?
Viennent ensuite les personnes qui, à cause de leur activité professionnelle, sont obligées d'entrer dans ce que le chien considère comme un territoire à défendre : démarcheurs, représentants de commerce, employés de services publics, ou encore facteurs.

 

Mais les gens de passage ne sont pas les seuls à se faire agresser, bien au contraire. Dans un nombre important de cas, le chien est connu de la personne et appartient soit à un voisin, soit à la victime elle-même. Il reste cependant difficile d'évaluer précisément le nombre d'individus touchés par ce type de morsures, puisque les blessés auront moins tendance à consulter un médecin. On estime cependant que, lorsqu'il s'agit d'enfants, le chien est connu dans 44 à 90% des cas (Filiatre et al., 1990 et Sokol et al., 1997). Or, selon une étude réalisée en France entre mai 2009 et juin 2010 auprès des services d'urgences de 8 hôpitaux, les morsures de chien sont plus nombreuses et plus graves lorsque la victime connaît l'animal.

 

Enfin, il semble que la proportion de morsures déclarées soit plus importante lorsqu'elles touchent les femmes. Les morsures d'hommes et d'enfants sont en effet moins signalées.

Pourquoi mon chien mord-il ?

Pourquoi mon chien mord-il ?

L'hérédité, le sexe, l'expérience précoce, la socialisation du chiot et son apprentissage, mais aussi la santé, le statut de reproduction et la qualité de l'environnement influencent la propension d'un chien à mordre. Tout est en fait question d'individu, c'est le vécu qui sera déterminant. 

 

S'il est normal que les très jeunes chiots mordent et ne laissent que des blessures bénignes, surveiller l'attitude de son compagnon lorsqu'il atteint l'adolescence est nécessaire. Il est très important pour le maître de faire preuve de responsabilité : il doit comprendre les besoins de son chien, mais aussi sa nature, laquelle est liée à la race du chien. Cela est nécessaire pour canaliser l'animal et l'habituer à vivre avec des humains et d'autres animaux.

 

Plusieurs cas de figure peuvent expliquer l'agressivité du chien et/ou sa propension à mordre :

 

  • L'excitation, due à un surplus d'énergie, notamment lorsqu'il est jeune, peut pousser le chien à mordre. Dans ce cas, avant même de songer à le punir, il important de faire des promenades quotidiennes avec son chien, et lui proposer des exercices. Faire un sport canin en sa compagnie peut être une solution. En outre, le contact avec d'autres chiens de son âge est un très bon moyen de lui apprendre à maîtriser sa force. À travers des jeux et des situations dans lesquelles le chien peut exprimer son instinct de domination, il doit parvenir à distinguer les morsures liées au jeu et celles provoquées par pure agressivité.

 

  • Des situations où le chien se sent menacé mènent généralement à une réponse agressive. Un chien ne mord jamais spontanément, c'est pour lui le stade ultime de la défense, et il n'y a recours qu'à contrecoeur, préférant s'enfuir s'il le peut. Le stress du chien, engendré par un enfermement, une situation contraignante où il subit des choses qu'il ne comprend pas, l'absence prolongée du maître ou un environnement peu adapté à ses besoins, peut aussi avoir des effets dommageables. Il est donc nécessaire d'être attentif au bien-être de son chien et de lui fournir des distractions pour qu'il se sente à l'aise. De plus, si le chien apprend que seule la morsure marche pour le sortir d'une situation désagréable, il se mettra à l'automatiser, c'est-à-dire qu'il va penser qu'elle constitue la seule réponse efficace et risque dès lors de se mettre à mordre sans prévenir. 

 

  • Le chien qui cherche sa place dans la famille peut mordre pour s'affirmer dans la hiérarchie familiale. C'est pourquoi il est important de l'éduquer dès son plus jeune âge et de ne pas le laisser prendre l'ascendant sur les autre membres du foyer. 

 

  • Un chien peut mordre si l'on tente de le déloger du canapé, de la voiture ou encore de sa caisse de transport. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'il est très important de ne pas chercher à attraper un chien de force avec les mains, mais de veiller à toujours lui apprendre à venir quand on l'appelle. Afin d'éviter tout risque de morsure, le chien doit faire les mouvements de lui-même ; c'est à lui de se déplacer pour rejoindre son maître. Il doit associer la demande à du plaisir, plutôt que de se sentir contraint. Cet apprentissage doit se faire dès le plus jeune âge du chien. 

 

  • Par ailleurs, un chien malade, ou du moins en mauvaise santé, peut mordre s'il est touché à l'endroit concerné par sa douleur. Dans ce cas, il est important de consulter un vétérinaire pour en comprendre les causes et apaiser ses maux.

 

Il est aussi intéressant de relever que les chiens attachés en laisse seraient 2,8 fois plus susceptibles de mordre que les chiens détachés. Cela paraît peu surprenant aux yeux de celui qui connaît l'éthologie canine, mais n'empêche pas que la loi impose que les chiens soient tenus en laisse - même s'il y a aussi d'autres justifications à cette obligation.

 

Enfin, chez les adultes, les morsures surviennent le plus souvent lorsque la victime cherche à séparer deux chiens qui se battent. Les enfants en revanche sont en général mordus lorsque l'animal est importuné. 

 

Quels chiens mordent le plus ?

Quels chiens mordent le plus ?

Une étude américaine tend à montrer que les chiens mâles sont 6,2 fois plus susceptibles de mordre que les chiennes. Cette propension du mâle à passer plus souvent à l'acte que la femelle est certainement reliée à la sensibilité hiérarchique du chien - même si l'étude ne se prononce pas sur ce sujet.

 

En effet, à l'origine, le comportement éthologique d'agression sociale du mâle vivant au sein d'un groupe d'individus est utile et nécessaire au maintien de la cohésion, de l'équilibre et de la bonne organisation sociale de la meute. La nécessité impérieuse de reconnaissance de la place statuaire de chaque individu par chaque membre du groupe conduit à l'expression fréquente de comportements d'agression sociale entre les mâles, d'où cette tendance plus forte au passage à l'acte. Il faut par ailleurs ajouter que le comportement d'agression entre mâles pour l'accès à la reproduction est un élément éthologique essentiel à la survie du groupe, puisqu'il permet de sélectionner les mâles les plus robustes.

 

En dehors du sexe de l'animal, aucun lien n'a été établi entre la probabilité de morsure et la race des chiens en cause. De manière générale, les races responsables du plus grand nombre d'attaques sont aussi les plus nombreuses sur le territoire en question. En parallèle, on constate partout dans le monde que les chiens considérés comme dangereux sont loin d'être les seuls responsables des morsures, y compris dans les cas graves. Ainsi, entre 1989 et 2007, sur les 30 personnes tuées par des chiens en France, seul un tiers impliquait des molosses. Au final, la loi de 1999 sur les chiens dangereux a focalisé (à tort) l'attention de la population sur certaines races de chiens uniquement, alors que dans les faits, tous les chiens peuvent mordre, y compris le plus petit et le plus mignon d'entre eux.

 

En revanche, il semble exister un lien direct entre la race de chiens et la gravité de la blessure. En effet, certains chiens de grande taille, tels que le Briard ou le Dogue Allemand qui ne sont pourtant pas des chiens catégorisés comme dangereux, sont bien plus puissants que certains molossoïdes et peuvent donc causer de sérieux dégâts en cas de morsures. À l'inverse, sur une même victime, la blessure sera généralement moins grave dans le cas d'un chien de petite taille.

En cas de morsures, qui est responsable ?

En cas de morsure, c'est l'assurance Responsabilité Civile du maître du chien responsable de l'accident qui rembourse alors les éventuels frais liés à la blessure.

 

Les maîtres de certaines races de chiens dits « dangereux » ont d’ailleurs obligation de posséder ce type de contrat. Il est différent de l’assurance santé animale, qui relève d’une démarche volontaire et qui permet pour sa part le remboursement des frais liés aux maladies et/ou accidents dont l’animal serait victime.

 

Si les blessures concernent un autre animal et que celui-ci dispose d'une couverture santé, les frais vétérinaires seront alors remboursés le cas échéant. Mais l'assureur de l'animal victime peut demander à son tour remboursement auprès de l'assurance responsabilité civile du maître dont le chien est en cause.

Toute morsure d'un humain imputable à un chien - quels que soient la race ou le type auquel il appartient, dit «dangereux» ou non - doit faire l'objet de deux obligations. Dans un premier temps, une surveillance sanitaire de 15 jours chez un vétérinaire (en trois visites), qu'il soit ou non vacciné contre la rage sera nécessaire. D'autre part, depuis janvier 2008, une évaluation comportementale auprès d'un vétérinaire agréé sera exigée, suivie d'une déclaration auprès de la mairie du lieu de résidence.

Comment éviter les morsures ?

Contrairement à ce que beaucoup de personnes peuvent croire, le nombre de cas de morsures totalement gratuites est extrêmement rare. Dans les faits, un chien ne mord jamais par plaisir : il s'agit pour lui de l'ultime moyen de se faire comprendre. Malheureusement, rares sont les personnes capables de déchiffrer le langage corporel canin. Les signes annonciateurs d'une morsure sont généralement les suivants : oreilles rabattues sur la tête, queue courbée entre les jambes, les poils hérissés sur le dessus du dos, grognements et retroussement des babines. Dans ces cas-là, il ne faut en aucun cas insister, ni même bien sûr punir le chien, car cela peut au contraire l'inciter à attaquer sans avertissement la fois suivante.

 

Pour s'épargner une morsure, il y a bien des situations dans lesquelles il suffit de ne pas approcher l'animal ou de ne pas l'importuner. Par exemple lorsqu'il poursuit une proie, qu'il défend son territoire, qu'il protège ses bébés, ou encore quand un chien non castré est attiré par une femelle.

 

Contrairement à ce qu'on peut croire, les propriétaires de chien ne sont pas épargnés par le fléau. Ainsi, on estime qu'entre un tiers et la moitié des morsures sont le fait d'un chien de la famille ou d'un chien du voisinage, d'après un sondage réalisé au Québec en 2009 par l'Association des Médecins Vétérinaires du Québec. Pour mettre toutes les chances de son côté, il est donc important de bien se renseigner sur les antécédents du chien que l'on adopte, et, dans le cas d'un jeune, de socialiser le chiot très tôt, entre deux et quatre mois, pour qu'il ne devienne pas craintif en grandissant. L'éducation du chien doit aussi être menée d'une main de maître, en particulier si la race en question est réputée pour avoir un comportement de chien dominant.

 

Par ailleurs, il ne faut jamais oublier qu'un chien est adapté à un certain mode de vie, et que le respect de ce mode de vie par le propriétaire est essentiel. Par exemple, le Jack Russel est un chien très à la mode en ville, alors qu'il s'agit d'un chien de chasse qui a besoin de beaucoup d'exercice pour son équilibre et son bien-être. S'il est en manque de dépense physique, les problèmes comportementaux du chien risquent de surgir rapidement.

 

Pour prévenir ce type d'accidents, les actions de prévention se multiplient. Vétérinaires, éducateurs canins, ou encore passionnés de chiens entreprennent des journées de sensibilisation notamment dans les écoles ou les centres de loisirs, pour les jeunes et leurs parents, propriétaires d'un chien ou non, mais aussi les métiers à risque, tels que les facteurs.

Le mot de la fin

Les causes de morsures de chien sont donc nombreuses, et une morsure ne signifie pas forcément que le chien est dangereux. Il ne faut donc pas nécessairement s'alarmer, mais plutôt bien analyser et prendre en main la situation, afin que tout se passe au mieux pour tout le monde, humain comme chien.

 

Les morsures ne sont pas inéluctables : dans l'immense majorité des cas, un chien prévient avant de mordre. S'il en est réduit à cette extrémité, c'est probablement qu'il a auparavant envoyé des signaux qui ont été ignorés par la personne.

Dernière modification : 10/05/2019.
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Commentaires sur cet article

bravo a toi severine et continue tout comme moi a te battre pour "sauver" cette race moi j'en ai trois et je les aiment a donf et j'ai 53 ans ce ne sont pas que des chiens de jeunes et d'irresponsables merci

   
Par ravier

Ca fait plaisir ,pour une fois on ne cite pas de race. En effet,depuis quelque temps,nous entendons parler de morsures quand il s'agit de molosses type: trop souvent rottweiller,staff...ect.
Par contre,quand il s'agit de chien autre ne faisant pas partie de catégorie,on n'entend rien à la radio,télé,journaux.Il faut pas nous faire croire que dans toutes les morsures de chien seuls les rott mordent et sont agressif. Armelle à raison, mais il faudrai aussi regarder dans quel condition sont détenu certain chiens. Notamment dans des caves ou ils sont dans le noir privés de nourriture et dressés à être agressifs et méchants. Ainsi que toutes ces animaleries qui disent fonctionner avec des éleveurs, il s'agit en faite des pays de l'est, ils ne pensent qu'a l'argent et se foutent de s'occuper d'être vivant.

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Par Severine

Beaucoup de morsures sont dues à la méconnaissance des maitres, ou au non-respect de certaines règles de base : chien dérangé lorsqu'il dort, ou mange. Un plus grande information réduirait sûrement le nombre de ces morsures...

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Par Armelle

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