Punir son chien : les erreurs à éviter

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Comment punir son chien ?

Ce qu’il faut éviter quand on donne une punition à un chien

Pour être efficace, une punition doit être perçue comme négative. Il est évident qu’elle entraîne toujours une certaine souffrance émotionnelle et/ou physique pour le chien. À vous donc de faire en sorte qu'elle se situe à un niveau bien dosé, en évitant certaines erreurs.

 

Il y a différents degrés de punitions pour punir son chien, mais il y a aussi des erreurs à ne pas commettre : 

Appeler son chien pour le punir

En règle générale, il est déconseillé d'appeler son chien pour le punir. En effet, il risque d'associer par la suite son nom à quelque chose de négatif, et du coup d'être moins à l'écoute de son nom.

Avoir recours à la violence

On ne punit pas le chien, mais son comportement indésirable !

 

Punir son chien, ce n’est pas le taper avec un balai, lui mettre un coup de pied dans le ventre, lui administrer une fessée ou encore le frapper à coup de journal, comme cela est conseillé par certaines personnes. Que ce soit avec un journal ou tout autre objet, le chien n'est pas à même de comprendre cette "punition". La seule chose que vous pourrez lui transmettre en étant violent, c’est la peur, la soumission et l’agressivité. Il n’apprendra rien de ce que vous lui aurez fait. Il le refera sûrement, et il vous faudra ensuite avoir recours de nouveau à la violence pour l’arrêter.

 

C'est un cercle infernal, d'autant qu'une seule expérience défavorable peut ensuite provoquer la crainte et une réaction du chien devant les moindres signaux annonciateurs de l’agacement ou de la colère du maître. En effet, il est souvent conclu que le chien "sait qu’il a mal fait", alors qu’il réagit simplement aux attitudes, même les moindres, qu’il a observées précédemment.

Plaquer son chien ou le contraindre physiquement

La contrainte physique est à proscrire lorsqu'il s'agit de donner une punition efficace à son chien. À l'instar de ce que les chiens font entre eux, l'Homme peut être tenté de plaquer son chien qui, ayant fait une bêtise, se retrouve ainsi soumis par son maître.

 

Malheureusement, cette transposition est fort maladroite. Lors d'interactions entre congénères, le chien choisit d'être plaqué, pour montrer à l'autre qu'il s'incline. C'est un choix, et non quelque chose de subi, qui représente un signal d'apaisement par lequel il invite son congénère à apaiser les tensions plutôt que de se battre.

 

Or, lorsque le maître plaque son compagnon, le chien ne perçoit pas ce comportement comme une réponse, mais comme une contrainte sur lui. De plus, entre chiens, de nombreux signaux de communication sont émis dont ils ont parfaitement conscience, mais que l'Homme ne peut pas reproduire.

 

Au final, plaquer son chien a tendance à provoquer chez ce dernier une réponse comportementale propre à son espèce, à savoir agressivité et morsures.

Ignorer les signaux envoyés par le chien

Il est important d'arrêter la punition dès l'apparition d'attitudes émotionnelles chez votre chien, du type soumission ou signaux d'apaisement.

 

S'il s'écrase au sol, se met sur le dos, se baisse et détourne la tête, vous devez comprendre qu'il accepte la punition et est conscient d'avoir mal agi. Un tel signal revient à dire « OK, j'ai compris, je me rends ». Si vous persistez dans la punition, vous risquez d'accroître l'agressivité du chien.

 

Au demeurant, si le chien détourne le regard, la tête, voire même fait demi-tour et s'éloigne, cela ne veut en aucun cas signifier qu'il vous ignore ou se fiche de votre réaction, mais au contraire qu'il cherche à désamorcer le conflit. Ce signal d'apaisement est souvent l'objet d'erreurs d'interprétation de la part des maîtres.

Les demandes trop vagues

Vous devez établir des limites et être clair en définissant correctement les comportements que vous ne souhaitez pas qu’il fasse. Si vous le grondez pour tout et n’importe quoi, comme un enfant, il sera perdu. Il ne comprendra plus ce qu’il doit ou ne doit pas faire.

Punir des comportements naturels chez le chien

Urines et fèces ont, chez l'Homme, un caractère malpropre, malodorant et désagréable. Or, pour le chien, ce sont d'importants vecteurs de communication. Punir son chien car il s'intéresse de trop près à l'urine et aux crottes de ses congénères, ou parce qu'il a effectué ses besoins à l'intérieur, peut paraître judicieux d'un point de vue humain, mais est incompris par l'animal.

 

De même, mettre le nez du chien dans ses propres déjections n'aura pas l'effet escompté. Au contraire, il sera totalement perdu, et des tensions avec le maître peuvent apparaître du fait de la contrainte physique lui étant appliquée.

Punir pour des comportements occasionnels

La punition est efficace si vous l’appliquez à une action répétitive. S'il s'agit d'un comportement occasionnel, votre chien aura du mal à assimiler, car l’intervalle entre la dernière bêtise et celle qu’il vient de faire est trop long.

 

Une punition doit être un programme continu, avoir une logique dans la durée, parce que vous désirez qu’il se maîtrise à long terme.

Donner à son chien un ordre qu'il n'a pas la capacité d'exécuter

Un chien a ses limites. Si vous exigez de lui une chose dont il n'est pas capable, c’est une perte de temps et d’énergie. Pire, il aura beaucoup de peine et perdra confiance en vous. 

S'acharner

Après avoir puni le chien et dès lors qu'il a cessé ce pour quoi il était réprimandé, il ne faut pas s'acharner, car il ne comprendrait pas, et pourrait même se retourner contre ses propriétaires pour sortir de cette situation de violence. Ainsi, dès que le chien cesse son mauvais comportement, il faut stopper la réprimande et le féliciter pour qu'il comprenne que lorsqu'il cesse, ses maîtres sont contents de lui.

 

Par exemple, si le maître rentre et voit son chien en train d'attraper une paire de chaussures, il doit lui dire « Non ! » fermement. Si le chien lâche et regarde son maître, tout penaud, il est inutile de continuer avec un long discours, car il ne comprendrait pas. Le chien n'a pas la notion de bêtise - qui est très humaine -, il vit dans le présent et a une mémoire associative. Dès qu'il lâche la chaussure, un « C'est bien » est suffisant ; il comprendra que le fait de ne plus avoir de chaussure dans la gueule est bien. 

Réconforter ou récompenser son chien après la punition

Une fois que la punition juste a été donnée, vous vous sentirez peut être triste d'avoir été aussi sévère avec votre chien. Vous serez tenté de lui offrir un peu de réconfort. Peut-être même aurez vous parfois envie de lui donner une petite friandise pour chien, afin qu'il retrouve la joie de vivre.

 

Cependant, il ne faut surtout pas céder à cette tentation. Réconforter ou récompenser son chien après une punition revient tout simplement à détruire tout ce que la punition venait de construire. Le chien va associer ces évènements positifs à sa bêtise et sera tenté de reproduire cet acte pour, de nouveau, avoir une récompense. Il faut résister !

Le mot de la fin

La correction du comportement d’un chien doit parfois passer par des punitions, et doit commencer dès son plus jeune âge, car il est plus réceptif à cette période.

 

Plus vous agissez tôt, plus il comprendra assez vite les bonnes habitudes qu’il doit avoir. Mais même s'il s’agit de votre compagnon, la punition ne doit pas uniquement refléter une envie que vos demandes soient satisfaites : elle doit aussi être un acte qui vise in fine à améliorer le bien-être du chien et l'harmonie de votre relation.

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Dernière modification : 07/10/2018.
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