Comment être un bon maître pour son chien en 20 conseils

Une femme et son petit chien se font un câlin

Adopter, c'est prendre une lourde responsabilité, et il y a beaucoup de questions à se poser pour savoir si on est prêt à adopter un chien. Car s'il faut être en mesure de satisfaire les besoins physiologiques de l'animal, il faut aussi être capable d'assurer son bien-être mental et son épanouissement émotionnel. Lui procurer des bonnes conditions matérielles d’existence n'est donc pas suffisant.


L'éduquer, assurer sa socialisation, prendre soin de sa santé tout au long de sa vie et lui prodiguer les soins qu'il requiert tout en lui donnant toute l'affection dont il a besoin sont quelques-uns des piliers essentiels qui font la différence entre un maître et un bon maître. 


Voici donc quelques conseils pour être - ou devenir - un bon maître pour son chien...

Préparer l'arrivée du chien à la maison

Un chien Jack Russel installé sur le canapé du salon

Être un bon maître pour son chien, cela se passe aussi avant l'arrivée de l'animal au domicile. En effet, que vous ayez choisi d'adopter un chiot ou d’un chien déjà adulte, les premières heures dans son nouveau foyer sont délicates pour lui. Il doit en effet gérer la séparation (d'avec ses anciens maîtres, ses parents, sa fratrie ou encore ses anciens compagnons) tout en découvrant un nouveau territoire et des nouvelles personnes qui lui sont totalement étrangers. Ce cocktail est susceptible d'engendrer une sacrée dose de stress.

 

Il convient donc de préparer comme il se doit son arrivée.

 

Les enfants, tout d'abord, doivent être éduqués sur le comportement à adopter face à un chien, en particulier s’il est perdu et stressé. Ils doivent apprendre à retenir leurs ardeurs et à laisser l'animal venir à eux, tout spécialement dans les premiers temps.

 

Les maîtres quant à eux doivent apprendre à jouer leur rôle dès les premières heures venues, notamment la première nuit, en refusant par exemple à l'animal l'accès à leur lit, et de façon générale en tâchant de montrer d’emblée au chien ce qui est permis et ce qui est autorisé.

 

Côté matériel, tout doit être prêt. Gamelle d'eau et de nourriture, panier, laisse, collier, jouets : rien ne doit manquer à l'appel, de sorte que le nouveau puisse facilement s’installer et prendre ses marques dans « son » nouvel espace.

Avoir un chien en règle

Un petit chien tient un passeport dans la gueule

Comme les humains, les chiens possèdent différents documents administratifs.

 

En premier lieu, s’il s’agit d’un chien de race, un certificat de naissance fourni par le vendeur fait partie des documents obligatoires lors de l’achat d’un chien. Dans le cas où il n’a pas été délivré au moment de l’achat, par exemple du fait de délais administratifs, il peut être demandé à tout moment par courrier au vendeur ; ce dernier est alors tenu de l’adresser au propriétaire, comme cela aurait du être fait dès la transaction elle-même. Ce document attestant de l’inscription du chien au LOF (Livre des Origines Français), il pourra être utile par exemple si l'on souhaite le faire participer à une exposition canine ou le faire reproduire avec un partenaire LOF.

 

Par ailleurs, lors de l’achat d’un chien auprès d’un éleveur ou d’une animalerie, un contrat de vente du chien doit être signé par l’acheteur et le vendeur, et ce quelle que soit sa race – ou même d’ailleurs s’il s’agit d’un croisé. Ce document protège le maître en cas de vice caché, par exemple si le chien adopté souffre d’une maladie considérée comme un vice rédhibitoire lors de l’achat d’un chien. Il permettra de prouver que l’affection a été passée sous silence, puisqu’elle n’est pas notifiée dans l’acte de vente. Si un contrat de vente n’a pas été établi, c’est que la transaction n’a pas été faite dans les règles, et le professionnel est en tort.

 

De plus, l’identification du chien par puce ou tatouage est obligatoire dans de nombreux pays (dont la France et la Belgique), même s’il reste cantonné à l’intérieur. Son numéro d'identification permet d’ailleurs d’augmenter considérablement les chances de le retrouver en cas de perte ou de vol – sous réserve bien sûr d’avoir pris soin de toujours mettre à jour ses coordonnées lorsque cela était nécessaire, par exemple suite à un déménagement.

 

Tout chien doit également posséder un carnet de santé, dans lequel sont consignés notamment l’ensemble des vaccins et leurs rappels, les soins reçus tout au long de sa vie, ainsi que les différentes maladies dont il est ou a été victime.

 

Enfin, pour voyager avec son animal à l'étranger, ce dernier doit posséder son passeport européen pour animal de compagnie, et il est nécessaire de faire établir par le vétérinaire un certificat de bonne santé. En fonction de la destination choisie, d’autres obligations peuvent trouver à s’appliquer : charge au maître de se renseigner suffisamment en amont pour éviter les mauvaises surprises. C’est encore plus vrai évidemment en cas de déménagement vers l'étranger.

Apprendre le langage du chien

Un homme et son chien en laisse dehors

On dit souvent des chiens qu'il ne leur manque que la parole. Penser ainsi relève un peu de l’anthropomorphisme, car un chien communique bel et bien avec son maître ; simplement, il le fait avec son langage à lui, que son maître n’est pas forcément en mesure de décrypter. Être un bon maître, c'est donc comprendre les besoins, les demandes et les émotions de son animal. Pour cela, il faut apprendre à parler son langage, sachant que le langage d’un chien relève avant tout de la communication non verbale.

 

Par exemple, s‘il est agité et cherche l'attention du maître, cela peut signifier qu'il est temps pour lui de faire ses besoins. S'il bâille nerveusement, se cache, sans doute est-il en proie au stress. S'il remue la queue en voyant un des membres de sa tribu ou un de ses congénères, il y a fort à parier qu’il exprime ainsi sa joie.

 

Le maître peut ainsi apprendre à repérer jour après jour les différentes attitudes du chien en fonction du contexte et à les décrypter.

Eduquer son chien : l’apprentissage des ordres

Un chien marche au pied de son maître

Eduquer son chien est essentiel pour son épanouissement, car cela lui permet notamment de savoir cohabiter harmonieusement avec sa famille au sein du foyer. À l'extérieur, une bonne éducation lui permet également d'évoluer sereinement dans l'espace public, aussi animé et bruyant soit-il, en présence notamment de personnes et d'animaux inconnus.

 

Comme chez l’Homme, l'éducation doit se faire dès le plus jeune âge, y compris si le chiot n’a encore que 2 ou 3 mois. Le maître doit ainsi apprendre à son animal les règles de bonne conduite en société. « Au pied », « Tais-toi », « Marche au pied », « Pas bouger », « Couché », « Assis », « Cours » sont autant d’ordres de base qui doivent être assimilés par le chien. Plus le travail d’éducation est précoce et assidu, plus le maître peut espérer voir les ordres assimilés rapidement.

 

Apprendre à son chien la marche en laisse permet aussi de l’emmener potentiellement partout avec soi sans inquiétude particulière, ce qui ne peut qu’être bénéfique à son bien-être physique et mental.

Asseoir son autorité

Un homme tente d'éduquer son chien dans un parc

Éducation et autorité sont certes étroitement liées, mais elles ne doivent pas être confondues. Il faut faire comprendre à son chien qui est le maître (l’humain, et pas lui) afin qu’il connaisse sa place dans la hiérarchie familiale et qu'il respecte l'autorité et la domination de son maître. Cela ne le rend en rien malheureux, car un chien a besoin de hiérarchie pour être épanoui. Une hiérarchie doit donc être clairement établie, dans laquelle les enfants n'ont pas forcément les mêmes responsabilités que les adultes, et donc pas forcément la même attitude. S'ils peuvent être plus laxistes, le maître doit tenir son rôle en toutes circonstances, car cela est indispensable pour asseoir son autorité auprès du chien.

 

Si certains acceptent facilement la domination de leur maître, d'autres chiens au tempérament de dominant cherchent la moindre occasion pour le dominer à leur tour et prendre la tête de la famille. Il faut alors n'avoir de cesse de repréciser à l'animal la place qu'il occupe. Il est impératif qu’il intègre clairement que son maître est le chef, et le fait que lui-même occupe le rang le plus bas dans la hiérarchie familiale. Pour ce faire, il est préférable que le maître et la famille mangent avant le chien, qui doit attendre que son « chef »  soit rassasié avant de pouvoir lui-même manger, exactement comme cela se passe dans une meute. Il faut également veiller à ce qu'il ne réclame pas et, si cela venait à être le cas, ignorer sans hésiter ses demandes. Et quand il s'agit de se déplacer, par exemple lors d’une promenade, les choses doivent là aussi être très claires : ce n’est pas le chien qui mène la danse et oriente le maître à sa guise.

 

Pour autant, autorité ne veut certainement pas dire violence. Même s’il a du mal à faire respecter son autorité, le maître ne doit jamais faire montre d’impatience ou d’agressivité, car cela ne pourrait qu’être contre-productif et entraîner les protagonistes dans un cercle vicieux.

 

De fait, opter pour la méthode d’éducation canine positive peut contribuer grandement à asseoir son autorité, sans qu’il n’y ait jamais besoin de s’énerver. En effet, elle conduit à ignorer son chien (ce qui lui est désagréable) lorsqu’il adopte des mauvais comportements, et au contraire à le récompenser quand il se conduit bien. Par contre, cela ne fonctionne que si l'on fait preuve de constance et tient son rôle en toutes circonstances.

Sociabiliser son chien

Un chien fait face à un chat

La sociabilisation réussie d'un chien est un pilier majeur d'une vie épanouissante, équilibrée et riche d'échanges. Si le chiot a été adopté dans un élevage canin professionnel, l’éleveur a normalement entamé le processus, car ses premiers mois sont déterminants en la matière. Il n’en reste pas moins que tout reste à faire !

 

Ainsi, dès les premiers jours dans son nouveau foyer, l'animal doit être présenté à tous les membres de la famille.

 

Il doit dès lors prendre l'habitude d'être au contact d'adultes, mais aussi d'enfants, plus turbulents, et de personnes âgées, plus fragiles et calmes. Cela lui permettra de savoir conjuguer avec différentes énergies. Il ne faudra pas non plus hésiter à le présenter par exemple à des amis de passage : plus il aura d’occasions de rencontres et d’interactions avec tous genres d’humains, meilleure sera sa sociabilisation.

 

Par contre, lorsque vient le moment de faire connaissance avec les autres animaux du foyer (après avoir été confronté seulement à leurs odeurs dans un premier temps), une certaine prudence est de mise, surtout lorsqu'une dynamique proie/prédateur risque de s'installer.

 

Par ailleurs, le travail de socialisation du chiot doit se faire aussi en extérieur, tout en restant toujours vigilant. Si on ne peut changer la nature de l'animal, on peut malgré tout lui permettre d'évoluer sans être terrifié en présence d'autres animaux, de joggers, de vélos et autres trottinettes. On peut ainsi par exemple le présenter progressivement à d’autres animaux, tout en veillant à rester auprès de lui pour le rassurer. Il faut aussi lui apprendre à obéir lorsqu'il s'éloigne trop ou qu'il montre des signes d'agressivité envers d'autres animaux ou personnes.

Fixer des limites à son chien

Un homme punit son chien qui a fait une bêtise

Etre un bon maître pour son chien, c'est aussi fixer des limites à son animal, pour son bien-être comme pour celui des autres membres de la famille. Pour pouvoir s’y retrouver, un chien a besoin de règles claires et constantes, à la fois dans le temps et d’une personne à l’autre. Tous les membres de la meute doivent veiller à faire respecter les règles qu'ils imposent au chien.

 

À la maison comme à l’extérieur, il doit donc savoir ce qu'il a le droit de faire ou non, et notamment dans quel espace il peut évoluer, les coins qui lui sont alloués... et ceux qui lui sont interdits. Il peut en effet y avoir des pièces considérées comme défendues aux animaux, notamment les chambres ou la cuisine. Certaines règles portent aussi sur le mobilier : il faut par exemple interdire à son chien de s'asseoir en hauteur, sur le canapé ou sur la table.

 

Quelle que soit la règle fixée, il faut s’y tenir, en veillant à la faire respecter de manière systématique. Le chien serait déboussolé si la règle devait connaître des exceptions en telle ou telle occasion particulière, car globalement le concept d'exception lui échappe.

Développer les facultés physiques de son chien

Un chien court dans la mer avec une balle dans la gueule

Pour être bien dans sa tête, un chien doit notamment être bien dans son corps. Pour ce faire, varier les activités est important, car si certaines vont surtout l’aider à se dépenser, d’autres vont lui permettre d’affûter ses réflexes, d’autres encore de renforcer son endurance, et d’autres tout simplement de se distraire.

 

Il doit donc se voir proposer notamment un nombre suffisant d'exercices lui permettant de développer ses facultés physiques, notamment sa force, sa musculature et son agilité. Jouer à la balle, aller chercher un bâton dans l'eau, courir dans le sable sur une plage autorisée aux chiens sont des activités idéales pour cela.

 

En parallèle, des activités mettant plus l’accent sur l’endurance, comme par exemple des promenades moins intenses mais plus longues, doivent également lui être proposées régulièrement. Au-delà de permettre au chien de se dépenser physiquement et de se décharger de son énergie, ce genre d’activités sont particulièrement idéales pour faire maigrir un chien en surpoids et l’aider à retrouver la forme.

 

Dans tous les cas, il faut toutefois veiller à adapter l'intensité comme la durée des activités du chien à ses besoins et à son état. Par exemple, un Chihuahua âgé a moins besoin de se dépenser qu'un Malinois dans la force de l'âge. Une vigilance particulière est de mise avec les chiots : encore fragiles, ils ne doivent pas être sollicités plus que de raison, au risque notamment de développer des problèmes d'articulation. De façon générale, si le manque d'activité physique peut compromettre la santé aussi bien physique que psychologique du chien, il faut veiller à ne pas à l’inverse trop lui en demander !

 

Enfin, quel que soit son âge, il convient de ne pas solliciter vivement l’animal après un repas, au risque de troubles digestifs voire de pathologies très graves comme une dilation-torsion de l’estomac, à laquelle les plus grandes races de chien sont particulièrement exposées.

Stimuler les capacités intellectuelles de son chien

Un chien blanc joue avec un jouet Kong

Les chiens ne sont pas seulement des boules d'énergie : ce sont aussi des êtres doués d'intelligence, qui ont besoin de stimuler et d'aiguiser leurs fonctions cognitives, qu’ils fassent ou non partie des races de chien les plus intelligentes.

 

Pour le stimuler et assurer son plein épanouissement, rien de tel que d’emmener son chien en promenade dans de nouveaux endroits très régulièrement : ce sera l’occasion pour lui de découvrir de nouveaux lieux, de nouvelles odeurs, de rencontrer d'autres animaux, etc.

 

Certains jouets ainsi que les distributeurs de nourriture intelligents sont également une bonne occasion de mettre à contribution ses capacités de raisonnement. Par exemple, certains jouets Kong comportent des trous dans lesquelles le maître peut cacher des friandises. Il doit alors faire appel à ses capacités intellectuelles afin de comprendre que pour les récupérer, il lui faut faire rouler l’objet. Potentiellement, cela peut l’occuper un bon moment.

 

Il est également possible de mettre au point des jeux de piste hautement stimulants sur tous les plans, demandant à l'animal d'utiliser à la fois son sens de l'odorat, ses capacités d’observation et ses facultés de réflexion. On peut par exemple tout simplement faire sentir une friandise au chien puis la cacher, avant que de l’inviter à tâcher de retrouver la friandise en question avec l’ordre « Cherche ».

 

Enfin, une autre façon de stimuler intellectuellement son chien et le rendre plus intelligent est de lui apprendre des ordres supplémentaires, ou simplement lui apprendre à reconnaître de nouveaux mots et à y réagir.

Donner à son chien une alimentation équilibrée et de qualité

Un Dalmatien mange des croquettes dans sa gamelle

Ni trop, ni trop peu, de bonne qualité et adaptée aux besoins énergétiques du chien : il n'est pas toujours simple de donner à son compagnon l'alimentation appropriée.

 

De fait, il ne faut pas hésiter à tester plusieurs marques de croquettes et pâtées, et observer à chaque fois non seulement son appétence ou son aversion à l’égard de la nourriture qui lui est proposée, mais aussi l'éventuelle amélioration ou détérioration de sa santé. Prise ou perte de poids, vitalité, digestion et même éruptions cutanées sont autant de choses à surveiller.

 

Dans l’optique de le garder en bonne santé, certains maîtres font le choix d'opter pour une alimentation pour chien B.A.R.F, naturelle et supposée être plus adaptée aux besoins biologiques du chien. Elle correspond en effet à ce qu’il mangerait à l'état sauvage, à commencer par de la viande crue, en complétant avec des fruits et des légumes.

 

Toutefois, s’il est louable de chercher à identifier la nourriture la plus appropriée pour son compagnon, il ne faut pas en changer trop fréquemment et/ou trop brutalement, car les chiens ne s’accommodent pas toujours très bien d’un changement d’alimentation. Dans tous les cas, mieux vaut donc toujours mettre en place une transition alimentaire pour le chien, c’est-à-dire mélanger progressivement la nouvelle nourriture dans l’ancienne, et procéder progressivement au remplacement de cette dernière.

Laisser à son chien son espace vital

Un Beagle tranquillement allongé dans son coussin

Certes, tout chien aime être diverti, promené, et qu'on lui accorde de l'attention. Mais comme tout humain et comme tout autre animal, il a aussi besoin de temps de repos et de tranquillité. Le maître doit donc savoir s'adapter quand il le faut au rythme et aux besoins de son compagnon. Quand ce n'est pas l'heure de s'amuser (par exemple après le repas du chien) ou que l’animal montre des signes de fatigue, il faut savoir respecter ses limites.

 

Cette règle vaut évidemment pour tous les membres du foyer. Le maître doit donc savoir parfois tenir à distance le reste de la famille ou de l'entourage. Les jeunes enfants en particulier doivent apprendre à ne pas forcer un chien à jouer, à se déplacer ou à effectuer une quelconque activité lorsque celui-ci a visiblement besoin de calme et de repos.

 

Être confronté aux limites du chien et les accepter ne devrait pas être pour les uns et les autres une source de frustration, mais bien plutôt une fierté : celle d'être de bons maîtres pour le chien.

Ne pas laisser son chien seul trop longtemps

Un pauvre chien avec un regard triste

Les journées peuvent être incroyablement longues et ennuyeuses pour un chien laissé seul. On sait l'inquiétude et la frustration que la solitude peut lui causer, avec à la clef des problèmes de comportement : destructions, anxiété de séparation, etc. Un bon maître doit donc faire tout ce qui est en son pouvoir pour ne pas laisser son animal sans compagnie trop longtemps.

 

Par exemple, s’il décide de l'emmener en vacances, il peut avoir intérêt à privilégier des destinations dog-friendly, avec des lieux d'hébergement et des plages accessibles aux chiens.

 

Au quotidien, s'il y a bien sûr la possibilité de recourir aux services d'un dog-sitter pour prendre soin de son chien en cas de longues absences et/ou faire promener son chien par un dog walker, il faut également lui apprendre à gérer la solitude. Cela peut faire partie intégrante de son programme d'éducation.

 

Pour cela, il faut non seulement multiplier les absences courtes au début, mais aussi les moments où le maître est présent au domicile en ignorant l’animal, pour que ce dernier apprenne à s’occuper seul. Pour ce faire, il est utile notamment de lui offrir divers jouets et autres doudous qu’il peut garder auprès de lui lorsque son maître est absent. Si le chien a accès à l’extérieur, il peut aussi être pertinent d’installer une chatière pour chien, lui permettant de faire des allers-retours entre la maison et le jardin en toute indépendance, même quand son maître est absent. Toutes ces activités peuvent à la fois le rassurer et le divertir, limitant le risque de destructions causées par un chien qui s’ennuie ou qui est angoissé par l’absence de son maître.

Divertir son chien

Un jeune garçon et son chien jouent au ballon dans le jardin

Comme les humains, le chien a besoin de prendre du plaisir et de se divertir pour profiter pleinement de la vie. Un bon maître doit donc se rendre suffisamment disponible pour assurer à son compagnon une bonne dose de divertissement, et cela passe bien évidemment par le fait de jouer avec son chien.

 

Les grands classiques sont indémodables ; en particulier, aller chercher une balle ou un bâton et le rapporter permettent à la fois au chien de se divertir et d’entretenir sa forme physique.

 

Mais on peut également le faire participer aux jeux auxquels s'adonne la famille. Courir avec les enfants, aider le maître à retrouver un enfant caché ou encore jouer au ballon sont autant d’activités qu’il a toutes les chances d’apprécier.

 

Les sports canins sont aussi une bonne façon de stimuler son chien et de renforcer la relation entre le chien et le maître. Contrairement aux idées reçues, il existe des activités adaptées à toutes les races Par exemple, si faire de l'attelage canin est évidemment réservé à des chiens de grand gabarit et costauds, les concours d’obédience ou la danse avec son chien (obérythmée) peuvent être pratiqués par tous.

 

Enfin, certains chiens ont le fort pour se divertir avec des objets totalement inattendus. Une bouteille en plastique qui roule, une chaussette que le chien s'amuser à voler… : être un bon maître pour chien, c'est aussi prendre le temps d’observer son animal pour découvrir les jeux qui lui procurent le plus de plaisir, et du coup les lui proposer souvent.

Montrer à son chien qu’on l’aime

Une femme fait un câlin à son Labrador

Si un chien a besoin de hiérarchie, d'autorité et d'éducation pour vivre sereinement, il a aussi besoin d'affection. Et il existe évidemment bien des façons de lui témoigner son amour...

 

La manière dont on s'adresse à lui en est une première. Employer un ton de voix doux et affectueux ne le laisse pas indifférent, car un chien est parfaitement capable de déterminer l'humeur et l'énergie d'une personne au simple son de sa voix.

 

Les caresses et les câlins sont une autre manière évidente de montrer son affection à son chien. Mais certains gestes peuvent aussi être des preuves d'amour insoupçonnés. Ainsi, le brosser, le regarder souvent, l'aider à se défaire de sa laisse lorsqu'il s'est pris les pattes dedans sont autant de petites attentions qui font comprendre à l'animal que son maître se soucie réellement de lui.

 

À l’inverse, un bon maître doit aussi veiller à connaître les sources possibles d’incompréhension dans la relation homme / chien, et en particulier le fait que certains comportements considérés par l’Homme comme des démonstrations d’affection n’ont pas du tout le même sens pour la gent canine. Par exemple, prendre son chien dans ses bras en l’empêchant de s’en extraire peut être perçu par lui comme une agression, et donc mal vécu.

Veiller à l’entretien de son chien

Une femme brosse son petit chien blanc

Il existe certes des races de chien nécessitant peu d’entretien, mais peu ne veut pas dire aucun. De fait, quelle que soit sa race, tout chien demande un certain entretien.

 

En premier lieu, le pelage doit être brossé régulièrement et avec des accessoires de toilettage adaptés (par exemple selon qu’il ait les poils courts ou longs). Le brossage permet d'éviter les nœuds, mais aussi d’en retirer la poussière, la terre, les peaux mortes, etc. De temps à autre, il peut aussi s’avérer utile de donner un bain à son chien, en utilisant bien sûr un shampoing respectueux de la peau de l'animal.

 

L'oeil du chien doit lui aussi être régulièrement inspecté et nettoyé. Qu'il comporte des larmes, des poils collés ou encore des croûtes, un peu de sérum physiologique sur un coton suffit normalement pour un nettoyage réussi et en douceur.

 

L‘entretien des oreilles du chien est tout autant indispensable, en particulier chez les races aux oreilles tombantes. Une fois par semaine, il est bon d’instiller quelques gouttes de lotion auriculaire spécialement conçue pour les chiens dans le conduit auditif, puis de masser et de nettoyer l’excédent avec un coton. En revanche, comme pour l’Homme, les cotons-tiges sont à proscrire. Après une baignade ou une promenade, il faut également s’assurer que les oreilles aient correctement séché, ou le faire manuellement si nécessaire, et que des herbes, épillets ou parasites ne s’y sont pas accrochés.

 

Enfin, les griffes doivent elles aussi être entretenues, coupées ou bien limées selon les besoins. Si elles sont trop courtes pour être coupées en toute sécurité, mieux vaut les limer tout doucement.

Emmener son chien chez le vétérinaire

Une femme vétérinaire examine un chien

Il n'est pas toujours simple pour un maître de savoir quelle situation nécessite ou non un passage chez le vétérinaire. Mais même si le coût des visites chez le vétérinaire peut parfois sembler dissuasif, ne rien faire conduit souvent à laisser la situation se dégrader, ce qui est non seulement nuisible pour la santé du chien, mais peut aussi rendre au final nécessaires des traitements sensiblement plus coûteux. Afin d’éviter que le coût d’une consultation puisse être un frein, il est recommandé de souscrire une assurance santé pour son chien : ainsi, comme pour les humains, les visites chez un professionnel de santé sont prises en charge et remboursées.

 

Si le maître a des doutes quant à l'urgence d'une situation, un simple appel téléphonique au vétérinaire ne coûte rien, mais suffit parfois à éclaircir les choses. Mieux vaut quoiqu'il arrive consulter pour au final découvrir que l'on s'est affolé pour rien, plutôt que l'inverse. Adopter un chien, c'est s’engager à mettre tous les moyens en œuvre pour assurer sa sécurité et sa santé.

 

Par ailleurs, au-delà de ces visites imposées par les circonstances, un bilan de santé annuel chez le vétérinaire s’impose pour tout chien. La fréquence peut même être augmentée pour un chien âgé et/ou fragile. En effet, il en va du chien comme de l’Homme : un suivi médical régulier permet de diagnostiquer le plus précocement possible les éventuelles pathologies dont il pourrait souffrir.

Prévenir les risques d'accident du chien

Un chiot renifle un gâteau au chocolat

On tend parfois à l’oublier, mais un accident est vite arrivé. Et si le maître redouble souvent de vigilance à l'extérieur de la maison (voitures, vélos, fugue…), il oublie parfois les risques d'accidents domestiques pour le chien, alors que certains seraient très facilement évitables.

 

En particulier, comme pour un enfant en bas âge, la plus grande prudence est de mise concernant l’électricité : une prise défectueuse présente un danger évident pour tous les membres du foyer, animaux compris, mais rien n’empêche aussi simplement le chien de se mettre à mâchonner un câble électrique, s'exposant ainsi au risque d'électrocution.

 

Les produits d'entretien sont également responsables chaque année de nombreuses intoxications, alors qu’il suffit de les rendre inaccessibles pour éviter une catastrophe.

 

Au-delà de ces dangers souvent connus des propriétaires, d'autres demeurent trop souvent ignorés. Il peut arriver par exemple à un maître d'égarer l'un de ses médicaments. Il convient alors de le retrouver coûte que coûte, au risque que ce soit le chien qui finisse par le faire... et qu’il ne l'avale, avec potentiellement de graves conséquences à la clef. Par ailleurs, beaucoup de maîtres l’ignorent, mais ils ont parfois sur leurs meubles, leur balcon ou dans leur jardin de véritables assassins en herbe : des plantes toxiques pour les chiens. Toxiques également, certains aliments dangereux pour les chiens : le chocolat est le plus connu, mais il en existe bien d’autres, dont une bonne partie sont potentiellement mortels.

 

Être un bon maître pour son chien, c’est donc aussi faire l’effort de se renseigner sur tout ce qui, au sein de la maison, dans le jardin ou en promenade, pourrait le rendre malade voire carrément le tuer, et le tenir à distance de ces poisons.

Préserver la santé de son chien

Un vétérinaire fait un vaccin à un chien blanc

Il en va de la santé du chien comme de celle de l’Homme : mieux vaut prévenir que guérir. Donner toutes les chances à son compagnon d’être en bonne santé passe donc en premier lieu par une certaine dose de prévention. C’est le principe notamment de la vaccination, chaudement recommandée même s’il s’agit d’un chien d’intérieur, et qui permet de le protéger contre des affections aussi diverses et dangereuses que la rage canine, la maladie de Carré, l'hépatite contagieuse canine, la parvovirose, etc. Faire vacciner son chien est possible dès l’âge de 2 à 3 mois, mais cela ne suffit pas : il faut s'assurer par la suite de bien effectuer les différents rappels, par exemple lors du bilan de santé annuel du chien.

 

Il est également primordial de vermifuger son chien afin de prévenir le développement de vers parasites. Quel que soit le traitement choisi (comprimés, pipettes, seringues buccales), il doit être administré régulièrement pour se montrer efficace : toutes les deux semaines pour un chiot âgé de 15 jours à 2 mois, puis une fois par mois jusqu’à l’âge de 6 mois. A l’âge adulte, il ensuite recommandé de le vermifuger deux à quatre fois par an.

 

Pour autant, le fait que son chien soit correctement vacciné et vermifugé ne saurait empêcher un bon maître de rester vigilant. Une surveillance régulière est ainsi de mise (et notamment dans l’idéal à chaque retour d’une promenade) pour repérer les puces, tiques et autres parasites dont il pourrait être assailli. Le cas échéant, il faut réagir sans tarder, en administrant à l'animal un traitement antiparasitaire et/ou en programmant une visite chez le vétérinaire.

Assurer son chien

Une femme tient un petit chien malade dans ses bras

Comme pour l’Homme, les progrès de la science font que la médecine vétérinaire est de plus en plus sophistiquée et capable de prouesses... mais donc aussi de plus en plus coûteuse.

 

Pour éviter les mauvaises surprises, voire les situations extrêmes où il n’est pas en mesure d’offrir à son chien les soins qui s’imposent, un bon maître doit être prévoyant, et donc souscrire pour son chien une assurance ou mutuelle couvrant une bonne partie des dépenses médicales pour le chien. Consultations chez le vétérinaire, examens biologiques, opérations de chirurgie, traitements médicamenteux, mais aussi stérilisation et vaccins sont autant de dépenses susceptibles d’être partiellement ou intégralement prises en charge.

 

Le marché est en plein essor, si bien qu’un très large choix de contrats s’offrent désormais au maître et qu’il peut être pertinent d’utiliser un comparateur des assurances et mutuelles pour chien.

 

En tout état de cause, souscrire une assurance santé pour son chien, c'est être certain de pouvoir lui offrir les soins et les examens dont il aura besoin en cas de coup dur.

 

Certains maîtres essayent toutefois de fonctionner différemment, en mettant chaque mois de côté une somme destinée à être débloquée si leur compagnon venait à déclarer une maladie. Rien ne garantit toutefois que le montant ainsi accumulé sera suffisant si des traitements très lourds et/ou longs s’imposent...

Savoir prendre les décisions difficiles

Un homme donne la patte à son chien sur fond noir

Le maître a entre les mains la responsabilité de l'animal et de son bien-être. Dans certains cas, cela peut nécessiter de savoir prendre des décisions difficiles.

 

Par exemple, si la cohabitation se passe mal, si l’animal est visiblement malheureux dans son environnement et que le recours à un comportementaliste n’a pas permis de remédier au problème, le maître devra peut-être décider de se séparer de son chien pour qu’il puisse avoir une deuxième chance au sein d’une famille qui lui correspond davantage. Cela peut bien entendu être terriblement douloureux pour tous les membres de la famille, mais il faut alors savoir penser avant tout au bonheur du chien.

 

Cela peut se produire notamment suite à l’adoption d’un chien dans un refuge, auquel cas il n’y a d’autre choix que de l'y ramener. Une autre situation courante dans laquelle l'abandon peut être une bonne décision, c’est le déménagement, s’il s’avère que le nouvel habitat n’est pas du tout adapté à l’animal, par exemple parce qu’il est trop petit ou dépourvu de jardin. Un chien sportif ayant passé toute son existence comme gardien dans une maison avec un grand jardin risque fort d’être malheureux en cas de déménagement de son maître dans un petit appartement en ville...

 

Enfin, face à un chien victime d’un accident très grave et lourdement handicapé, ou victime d’une maladie très douloureuse et sans espoir de guérison, des décisions importantes doivent là aussi être prises. Même si le maître n'a a priori évidemment pas envie d’être séparé de son compagnon par la mort, décider d’euthanasier son chien (en ayant au préalable recueilli l’avis du vétérinaire) est parfois la meilleure chose à faire pour lui. Dans des moments aussi difficiles, un bon maître doit savoir être fort et prendre la décision qui s'impose, même si c’est à contrecoeur.

Dernière modification : 07/22/2022.

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