Chien heureux en ville : comment faire ?

Un chien marche dans la ville

De nombreuses personnes acquièrent un chien alors qu'elles habitent en ville, ou bien quittent un environnement rural et emménagent en milieu urbain avec leur compagnon.


Ce phénomène assez récent n'est pas forcément incompatible avec le bien-être de l'animal, même si la vie citadine n'est pas l'environnement qui lui convient le mieux. Mieux vaut toutefois savoir comment bien s'y prendre afin d'éviter les erreurs les plus courantes et de surmonter les difficultés qui risquent de se présenter.


Voici donc quelques clés pour avoir un chien heureux quand on vit en ville.

Les difficultés de la vie citadine avec un chien

Une idée encore trop répandue voudrait qu'un chien serait forcément plus heureux à la campagne, voire qu'une vie en ville serait incompatible avec son bonheur et son bien-être. Il est indéniable en tout cas que vivre avec un chien en ville n'est pas toujours une sinécure, car en comparaison d'un milieu rural, les difficultés et les dangers sont plus nombreux.

Un logement plus réduit

Une femme et son chien noir sur le canapé

Même s'il existe aussi des habitations spacieuses en ville, les logements y sont globalement plus restreints et plus proches les uns des autres qu'en milieu rural. Du reste, la probabilité y est plus élevée de vivre dans un appartement plutôt que dans une maison avec un grand jardin. Cela soulève toutes sortes de questions quant à la possibilité d'y vivre correctement avec un chien.

 

En effet, il n'est pas évident d'avoir un espace assez grand pour que les humains et l'animal ne se marchent pas dessus, ni de prévoir suffisamment de distractions variées pour que ce dernier ne s'ennuie pas. Si de surcroît le logement n'est pas très bien isolé de celui des voisins (ce qui est loin d'être rare en ville), le risque existe que le chien occasionne des nuisances ou qu'à l'inverse il soit perturbé par les allées et venues du voisinage - ce qui peut l'amener à son tour à déranger ses maîtres ou les voisins.

Un environnement plus stressant

Un petit Carlin assis dans la rue au milieu de la foule

Pour un chien, vivre en ville n'est pas forcément évident. Il doit en effet apprendre à supporter le bruit et l'agitation, à respirer un air pollué et qui masque les autres odeurs, à marcher au milieu d'une foule d'inconnus, à côtoyer des voitures, vélos, trottinettes et autres moyens de locomotion qui passent près de lui voire parfois le frôlent. Ce ne sont évidemment pas des choses rassurantes pour lui.

 

Pour un chien bien équilibré et qui a toujours été habitué à vivre dans ce type d'endroit, cela ne pose pas forcément beaucoup de problème. En revanche, un individu un peu sensible - voire franchement peureux - qui a grandi dans un cadre différent peut ne jamais parvenir à se faire à l'ambiance de la ville et devenir très malheureux. De fait, l'adaptation à l'environnement urbain peut s'avérer être une difficulté insurmontable.

Des promenades moins variées

Une femme promène son chien en laisse dans la ville

Les promenades sont indispensables au bonheur et au bien-être d'un chien : elles sont l'occasion pour lui non seulement de se dépenser, mais aussi de découvrir de nouveaux lieux (et donc de nouveaux bruits et odeurs) et de faire des nouvelles rencontres, humaines comme animales. L'idéal est donc de lui proposer des sorties variées et riches en stimulations.

 

Or, les opportunités de promenades agréables et diverses sont moins nombreuses en ville qu'en milieu rural. En effet, en dehors des grandes agglomérations qui sont généralement un peu plus fournies en espaces verts, il n'est pas toujours aisé de trouver beaucoup de parcs autorisés aux chiens à proximité de chez soi en ville. Les sorties quotidiennes se limitent donc bien souvent à réaliser le même parcours non loin du domicile, sauf à avoir suffisamment de temps pour s'éloigner un peu plus.

Une socialisation plus difficile

Un homme promène son chiot en ville

Socialiser son chien est indispensable pour qu'il soit assuré, épanoui et bien dans sa peau. Elle implique notamment de le confronter à toutes sortes d'endroits, de stimuli et d'animaux différents quand il est petit, pour qu'il apprenne à gérer une multitude de situations et ne devienne pas peureux une fois adulte.

 

Or, les villes ne constituent pas toujours un cadre très propice en la matière. Selon l'endroit où on habite, il peut par exemple être assez difficile de le faire jouer son animal avec des congénères, de lui faire rencontrer des chats ou des oiseaux, de lui faire découvrir les odeurs de la nature, ou encore de lui permettre de se baigner. En ville, les situations auxquelles il a le plus de chances d'être confronté sont les foules d'inconnus indifférents, les odeurs des gaz d'échappement, les bruits (des klaxons, des sirènes, des travaux...), le passage incessant des véhicules... : même si c'est déjà bien, c'est loin d'être suffisant pour une socialisation réussie.

Une liberté plus restreinte

Un homme promène son chien dans la rue

En ville, il n'est pas rare qu'un chien doivent être tenu en laisse dans les lieux publics, pour des raisons de sécurité. La laisse réduit grandement le risque d'accidents et permet de garder un certain contrôle, mais elle constitue évidemment une contrainte pour lui, car elle lui retire sa liberté de mouvements. Contraint de suivre le rythme de son maître, il ne peut pas vraiment prendre son temps ni s'éloigner pour explorer les environs. Certes, une longe ou une laisse à enrouleur permet un peu plus de liberté qu'une laisse classique, mais ce n'est pas non plus la panacée.

 

Il arrive aussi que la muselière soit imposée dans l'espace public, en particulier s'il appartient à une race de chiens considérée comme dangereuse. Elle est particulièrement peu agréable à porter pour lui, étant donné qu'elle le prive de l'usage de sa gueule voire ampute partiellement son odorat, lorsque l'accessoire recouvre aussi la truffe.

Un chien peut-il être heureux en ville ?

Un petit chien fait du skateboard en ville

Même si diverses raisons font qu'un milieu urbain n'est pas le cadre de vie le plus agréable pour lui, habiter en ville n'est pas forcément incompatible avec le fait d'avoir un chien - et il n'est nullement condamné à y être malheureux.

 

En effet, la capacité d'adaptation d'un chien est globalement très bonne, et la vie aux côtés des humains le rend beaucoup moins tributaire du milieu naturel pour être bien à la fois dans sa tête et dans ses pattes. De fait, la clé de son bonheur se résume à avoir suffisamment d'espace, de temps et d'activité pour que ses besoins soient comblés - que ce soit en ville ou ailleurs.

 

D'ailleurs, une vie à la campagne n'est pas un gage de bien-être. Par exemple, un animal passant ses journées entièrement seul dans une grande maison ou ne sortant jamais de son jardin n'est pas forcément plus heureux qu'un autre vivant dans un appartement en ville mais dont les maîtres sont davantage présents et multiplient les jeux et les sorties.

 

Par conséquent, il serait un peu précipité de dire qu'un animal vivant en ville est forcément malheureux. Toutefois, une bonne façon d'augmenter les chances de réussite implique de :

  • choisir une race de chiens dont les besoins peuvent être satisfaits même en milieu urbain ;
  • l'habituer suffisamment tôt à cette ambiance particulière pour qu'il s'y sente ensuite comme un poisson dans l'eau.

Quelle race de chien pour la ville ?

S'il est théoriquement possible de vivre heureux avec un chien en milieu urbain, certaines races sont tout de même plus adaptées à la ville que d'autres. Mieux vaut donc faire le bon choix pour mettre toutes les chances de son côté.

Les races de chiens adaptées à la ville

Un Caniche assis sur un mur en ville
Le Caniche s'adapte très bien à la vie en milieu urbain

Compte tenu de leur tempérament et parfois aussi de leurs origines, certaines races de chiens s'adaptent parfaitement à la ville, même si elles peuvent bien sûr vivre également à la campagne.

 

C'est le cas notamment d'un certain nombre de petits chiens, en particulier ceux qui ont un tempérament plutôt calme et n'ont pas besoin de beaucoup d'exercice. De fait, ils sont dans l'ensemble moins demandeurs d'activités sportives, prennent moins de place, et peuvent plus facilement être emmenés avec soi dans les transports en commun. On peut citer par exemple le Teckel, le Caniche ou encore le Lhassa Apso.

 

Les petits chiens ne sont néanmoins pas les seuls : l'Akita Inu et le Dogue Allemand sont deux exemples de races plus grandes qui n'ont pas de difficultés particulières à s'adapter à une vie citadine.

 

Il n'en reste pas moins vrai que le besoin d'exercice, d'espace et d'activités variées augmente bien souvent en même temps que la taille, et il peut être plus difficile de le combler en ville qu'en milieu rural. Pour cette raison, il y a plus de chances de trouver une race adaptée à la ville chez les petits chiens que chez les grands.

Les races de chiens à éviter en ville

Un Berger d'Anatolie dans un champ enneigé
Le Berger d'Anatolie n'est clairement pas fait pour la ville

Si les représentants de certaines races peuvent parfaitement mener une existence épanouie dans un cadre urbain, d'autres en revanche ne sont pas du tout faites pour un tel mode de vie. Parmi les races de chiens à éviter en ville, on peut citer notamment :

 

  • celles qui ont besoin de grands espaces, comme le Billy ou le Berger d'Anatolie ;

  • celles qui sont très sportives, car il est souvent difficile en ville de trouver suffisamment d'opportunités pour de longues sorties ;

 

  • celles qui sont facilement effrayées par le bruit et/ou la foule : c'est le cas notamment des races de lévriers, connues pour avoir un caractère sensible ;

 

  • celles qui aboient beaucoup, au risque d'occasionner des nuisances pour le voisinage proche.

 

Bien entendu, chaque individu est unique, et appartenir à une race a priori inadaptée à la ville n'empêche pas certains de s'accommoder d'une vie urbaine. Néanmoins, ce cas de figure est davantage l'exception que la règle : pour mettre toutes les chances de son côté, mieux vaut éviter de chercher à faire vivre en ville un chien appartenant à une race qui a priori n'est pas faite pour ça.

Habituer un chien à la ville

Dans la mesure où faire vivre un chien en ville n'est pas toujours évident au début, une phase d'habituation progressive est nécessaire. Cette étape est indispensable, car c'est grâce à elle que l'animal se familiarise progressivement aux bruits, aux odeurs et à l'agitation de la ville, et qu'il devient donc capable d'y vivre en se sentant à l'aise et épanoui.

Les stimuli problématiques en ville

Un Yorkshire promené en laisse dans la ville

L'habituation du chien à la ville consiste à lui faire découvrir progressivement l'ambiance et les stimulations du milieu urbain, de façon à ce qu'il n'en ait plus peur.

 

Les stimulations les plus problématiques en ville, et auxquelles il est donc essentiel de l'habituer progressivement, sont :

  • le va-et-vient incessant des véhicules et des passants ;
  • la proximité d'inconnus, humains comme animaux ;
  • le bruit des voitures, klaxons, motos, scooters, sirènes (police, pompiers, ambulance...) ;
  • les odeurs de la ville : gaz d'échappement, pollution, essence... ;
  • le goudron et/ou le bitume.

 

Ces stimulations courantes en ville sont celles ayant le plus de chances de poser problème, car elles sont tout sauf naturelles pour un chien (elles n'ont en effet pas vraiment d'équivalent dans la nature) et peuvent facilement l'effrayer voire le traumatiser s'il n'y a jamais été habitué par le passé.

Quand habituer son chien à la ville ?

Un chiot dans la ville

Dans l'idéal, l'habituation à la ville doit commencer très jeune, entre 2 et 3 mois, et doit donc être partie intégrante du travail de socialisation du chiot.

 

En effet, c'est lors de cette période qu'il apprend à gérer les situations nouvelles, et qu'il est le plus à même de s'habituer aux stimulations si particulières du milieu urbain. Il est donc important de commencer à l'y exposer dès cet âge, pour qu'il apprenne à les gérer et soit parfaitement à l'aise ensuite à l'âge adulte. Il ne faut pas perdre de temps, car la fenêtre de tir est réduite : la phase de socialisation d'un chien s'achève vers 3 mois (éventuellement 4 mois pour certaines races).

 

Un animal n'ayant pas l'occasion de découvrir la vie citadine avant cet âge risque d'avoir beaucoup plus de mal à s'y habituer par la suite, car son cerveau n'y a jamais été préparé. S'il a tout de même été bien socialisé par ailleurs, c'est-à-dire habitué à être confronté à toutes sortes de bruits et de stimuli, il peut néanmoins être suffisamment équilibré pour réussir à surmonter son appréhension et s'accommoder d'une vie en ville, même si cela prend du temps. En revanche, un chien n'ayant jamais été exposé à beaucoup de stimuli différents risque fort d'être totalement effrayé au milieu des voitures, des inconnus, de l'agitation, du bruit..., et de ne jamais se faire à la vie citadine.

 

Le travail d'habituation à la ville est donc crucial et doit être commencé idéalement dès l'âge de 2 mois. Cela implique que c'est à l'éleveur ou à l'ancien propriétaire de l'entamer si l'adoption se fait après 3 mois. Dans le cas où celle-ci a lieu alors que l'animal a 2 mois, c'est à ses maîtres que revient intégralement cette tâche.

Comment habituer son chien à la ville ?

Deux petits chiens assis dans une ville

Quel que soit l'âge qu'a le chien lorsqu'elle est réalisée, l'habituation à la ville doit se faire en douceur et de manière très progressive. En effet, une exposition brutale à des stimulations trop nombreuses et/ou trop intenses pour lui risquerait de le traumatiser. Il faut donc adapter la fréquence et la durée des sorties à ce qu'il est capable d'endurer.

 

Les premières sorties d'un chien en ville doivent donc être brèves : elles ne doivent pas durer plus de 10 ou 15 minutes d'affilée, quitte à multiplier en revanche leur nombre. Ainsi, en fonction de sa race et ses besoins quotidiens en promenade, il est nécessaire d'en prévoir entre 2 et 8 par jour.

 

Pour commencer, mieux vaut opter pour des parcours calmes et peu bruyants, en évitant par exemple les rues les plus passantes et les heures de pointe. L'emmener jusqu'à un petit parc à proximité avant de rentrer tranquillement au domicile peut très bien suffire dans un premier temps, car cela lui permet déjà de commencer à faire des rencontres et à découvrir des odeurs et bruits nouveaux. Ce n'est qu'au fur et à mesure de ses progrès qu'il est ensuite possible d'allonger la durée de chaque sortie et d'opter pour des lieux de plus en plus riches en stimulations de toutes sortes.

 

Un jeune chien lors d'une promenade en laisse

Chaque fois que le chien se comporte bien pendant sa promenade et reste calme, il convient de bien le féliciter, à l'aide par exemple d'une caresse ou d'une friandise.

 

À l'inverse, lorsqu'il semble inquiet face à une situation particulière (un bruit, la foule, un inconnu ou un objet à proximité...), il ne faut pas tenter de le rassurer en le caressant. En effet, cela risque de le conforter dans l'idée qu'il y a lieu de s'inquiéter, et donc d'aggraver les choses. Mieux vaut plutôt agir comme si de rien n'était, ou tenter de détourner son attention avec un jouet ou une friandise pour qu'il ne se focalise pas sur ce qui l'angoisse.

 

Si jamais cela ne suffit pas pour le rassurer et qu'il reste apeuré, il est préférable de mettre fin à la séance et de rentrer sans attendre, car le laisser trop longtemps dans une situation inconfortable ou effrayante serait contre-productif. Mieux vaut retenter une autre fois, à une autre heure et/ou dans un lieu plus calme.

 

Ce processus d'habituation à la ville peut être plus ou moins long selon les individus. Pour les chiots encore jeunes et les chiens ayant été très bien socialisés, ce n'est généralement l'affaire que de quelques semaines. Pour ceux ayant un tempérament naturellement craintif ou qui sont peu socialisés, plusieurs mois de travail sont généralement nécessaires. Dans les cas extrêmes, l'habituation peut même ne jamais réellement se faire, l'animal restant apeuré malgré toutes les tentatives...

Mon chien ne s'habitue pas à la ville : que faire ?

Un chien inquiet lors d'une promenade en laisse

Certains sujets ne s'habituent pas à la vie en ville, malgré le temps qui passe et les sorties qui se succèdent.

 

Même s'il peut y avoir d'autres causes (par exemple une inadéquation entre le tempérament du chien et la vie citadine), l'origine de ce mal-être est souvent à rechercher du côté d'un manque de socialisation aux bruits forts et constants, à la foule et/ou aux véhicules.

 

S'il montre des signes fréquents de peur tels que des tremblements, de la prostration, un refus d'avancer ou une agressivité anormale, il est intéressant de faire appel à un comportementaliste canin, afin de tenter de corriger le tir. Cela n'est toutefois possible que s'il n'est pas trop tard et que ses lacunes en termes de socialisation ne sont pas trop importantes.

 

Si jamais le comportementaliste ne parvient pas à des résultats significatifs, ou si le chien n'est tout simplement pas compatible avec une telle vie du fait de son caractère ou de ses besoins, mieux vaut probablement envisager un déménagement dans un milieu plus rural. Si ce n'est pas possible, il n'est pas absurde de se poser la question de se séparer de son chien pour le confier à quelqu'un vivant dans un endroit convenant mieux à ses besoins, et dans lequel il aurait donc plus de chances d'être heureux...

Le savoir-vivre avec un chien en ville

Encore plus qu'en milieu rural, être avec un chien en ville implique de s'astreindre à certaines règles de savoir-vivre, afin que personne n'ait à pâtir de sa présence.

Le tenir en laisse

Un homme promène son chien dans la rue

En ville, il est fortement recommandé d'utiliser une laisse pour promener son chien, même lorsque cela n'est pas obligatoire.

 

En effet, elle permet de contrôler ses mouvements, et ainsi d'éviter de nombreux incidents : bagarre avec un congénère, fugue, collision avec un véhicule, agression d'un passant... En le gardant près de soi, on limite le risque de problèmes pour lui-même comme pour les autres.

 

En France, en Belgique, en Suisse, au Québec et dans de nombreux autres territoires, le port de la laisse est de toute façon imposé dans bon nombre de lieux publics, notamment les trottoirs, les parcs et les transports en commun. Mais même dans les endroits où ce n'est pas obligatoire, mieux vaut tout de même s'y tenir, pour la tranquillité et la sécurité de tous.

Ne pas le laisser importuner les passants

Un chien lèche le visage de son maître

Même s'il est considéré comme le meilleur ami de l'Homme, tout le monde n'est pas forcément très à l'aise en présence d'un chien, a fortiori quand il ne s'agit pas du sien. Or, nos toutous peuvent parfois se montrer un peu envahissants, par exemple en reniflant les passants à proximité, en les léchant ou en les sollicitant pour avoir des caresses ou à manger.

 

Pour éviter les situations embarrassantes, il est préférable de prendre l'habitude de ne pas laisser son chien importuner les passants, et faire en sorte qu'il s'en tienne à distance pendant les promenades en ville. Bien entendu, cela ne signifie pas qu'il faut lui interdire toute interaction avec des humains : simplement, mieux vaut les limiter aux passants qui sont réceptifs, pour ne pas déranger et mettre des gens mal à l'aise.

Garder le contrôle sur lui

Un Teckel tenu en laisse traverse une rue

Techniquement, rien n'oblige à avoir un chien bien éduqué. Toutefois, les sorties en ville peuvent rapidement tourner au cauchemar s'il se montre désobéissant, tire comme un fou sur sa laisse, se lance à la poursuite de tout ce qui passe, voire est agressif envers des congénères ou des passants. Dans ces cas-là, même le fait de le tenir en laisse ne suffit pas toujours à éviter les accidents.

 

La meilleure chose à faire pour éviter de se retrouver dans une telle situation est de lui apprendre quelques ordres basiques tels que « assis », « couché », « debout », « non » ou encore « au pied », et de s'assurer qu'il les maîtrise bien avant de l'emmener en ville. Cela permet par exemple de lui demander de s'asseoir devant les passages piétons ou de revenir aussitôt qu'on l'appelle, et donc de limiter les incidents en tout genre.

Ramasser ses crottes

Un chien tient un rouleau de papier toilette

Le respect des autres habitants de la ville ne se limite pas au fait d'avoir un chien calme, obéissant et non agressif : cela implique également qu'il ne laisse pas de souvenirs de lui après son passage...

 

Les crottes de chien posent en effet un véritable problème de salubrité : en plus de sentir mauvais et d'être salissantes, elles peuvent transmettre des maladies, car elles renferment souvent des microbes et/ou des vers parasites. Par ailleurs, elles coûtent cher : dans beaucoup de pays, les collectivités locales dépensent chaque année des sommes importantes pour récolter et traiter les déjections laissées dans les espaces publics.

 

Avoir un chien en ville implique donc de faire preuve de sens civique et de savoir-vivre, et de prendre le temps de ramasser les crottes de son animal. De plus en plus de villes mettent à disposition des sacs à déjection canine et/ou des canisites (c'est-à-dire des toilettes pour chien), mais cela ne dispense pas de toute façon d'emporter toujours lors des sorties des sacs en plastique et éventuellement une petite pelle, afin d'être en mesure de faire le nécessaire.

Quelques conseils pour sortir son chien en ville

Que l'on y vive ou non, évoluer en ville avec son chien peut rapidement devenir compliqué lorsqu'on ne sait pas comment s'y prendre, en raison des nombreux dangers qui y rôdent. Voici donc quelques conseils qui facilitent les choses lors des sorties.

Eviter les lieux de grand passage

Une femme promène son chien en ville

Même dans le cas où le chien est à l'aise dans les lieux bruyants ou agités, un rien peut suffire à l'effrayer - et donc à provoquer un incident - lorsqu'il se retrouve au milieu d'une foule. Il y est aussi davantage susceptible de bousculer quelqu'un, ou au contraire de se faire bousculer ou marcher dessus par inadvertance.

 

Mieux vaut donc opter pour des trajets plus calmes et éviter les endroits avec beaucoup de monde, a fortiori s'il est petit ou n'est pas encore très à l'aise avec la vie citadine.

Le faire marcher côté bâtiments

Une bonne habitude à prendre lorsqu'on marche sur les trottoirs avec son chien est de le faire avancer côté bâtiments, et non côté route. En effet, cela limite les risques d'accidents et de collision avec un véhicule, au cas où il aurait un mouvement brusque et se jetterait sur la route, voire s'échapperait soudainement.

Le faire s'asseoir devant les passages piétons

Un chien assis devant un passage piéton avec son maître

Les chiens n'ont pas toujours conscience du danger que constitue le passage des voitures et autres véhicules. Ainsi, ils peuvent soudainement traverser la route s'ils prennent peur, si leur attention est attirée par quelque chose ou même simplement s'ils n'ont pas réalisé que leur maître s'est arrêté...

 

Pour éviter les drames, une bonne habitude à prendre est de faire asseoir son chien devant les feux rouges et les passages piétons, et ne lui demander de se relever qu'une fois le danger écarté. Cela ne garantit pas un risque zéro, mais les chances qu'il se jette soudainement au milieu des voitures sont nettement plus faibles s'il est sagement assis sur le trottoir que s'il est debout.

Éviter les laisses trop courtes

Un homme et son chien en promenade

Il est difficile de se passer de la laisse en ville, mais il vaut veiller à ce qu'elle ne soit pas pour autant trop courte : le chien doit toujours conserver une certaine liberté de mouvement.

 

En effet, il peut parfois se retrouver dans une situation qui l'incommode ou l'effraie, par exemple face un congénère un peu agité ou un inconnu qui voudrait le caresser. S'il se sent pris au piège à cause d'une laisse trop courte, il a plus de chances de se montrer agressif que s'il peut simplement s'éloigner de ce qui l'importune.

 

Mieux vaut donc éviter d'opter pour une laisse trop courte ou de la garder tendue, en particulier lorsqu'il interagit avec d'autres chiens ou des passants.

Éviter les laisses trop longues

Un homme et son chien en promenade

Promener son chien avec une laisse très courte est à éviter, mais l'inverse n'est pas recommandé non plus.

 

En effet, une laisse trop longue ne permet pas de garder un bon contrôle sur lui, ce qui réduit grandement son utilité. Dans les lieux les plus fréquentés et plus généralement tous ceux où les risques d'accidents sont élevés, il est important d'avoir toujours un certain contrôle sur son animal. Mieux vaut donc privilégier une laisse de longueur moyenne, d'environ un mètre.

 

Les longes et laisses à enrouleur sont d'ailleurs plutôt à éviter dans les endroits les plus fréquentés. En revanche, elles peuvent sans problème être utilisées dans les lieux sécurisés (par exemple un parc fermé et calme), afin de lui laisser un peu plus de liberté.

Prévoir une muselière au cas où

Deux chiens ensemble dans la ville

Faire porter une muselière à son chien n'est pas très agréable pour lui, mais il est toujours pratique d'en avoir une sur soi lors des sorties, au cas où.

 

En effet, même le compagnon le plus calme du monde peut devenir agressif face à une situation qui l'effraie ou l'importune. Par exemple, une rencontre avec un congénère ou un passant peut rapidement dégénérer, et aboutir à une blessure ou une morsure potentiellement grave.

 

Pour être en capacité d'éviter la catastrophe lorsque la tension monte, mieux vaut avoir en permanence une muselière à portée de main, ou à défaut de quoi en fabriquer une de fortune (lacet, ceinture...).

Le mot de la fin

Posséder un chien quand on vit en ville n'a rien d'impossible, et n'est pas forcément incompatible avec son bonheur. Cela nécessite toutefois que ses besoins en jeux et en activités soient satisfaits, mais aussi qu'il ait été bien socialisé lorsqu'il était encore jeune, et que son habituation à la ville ait été progressive (et de préférence effectuée très tôt).

 

Vivre en ville avec un chien - ou même simplement s'y rendre ponctuellement - implique toutefois le respect de certaines règles de savoir-vivre, de façon à ce que personne ne soit incommodé. Il faut d'ailleurs garder en tête que c'est en ayant des chiens bien éduqués et équilibrés, ainsi qu'en faisant preuve de civisme et de respect d'autrui, que les maîtres peuvent un peu plus faire accepter leurs compagnons en milieu urbain et contribuer à ce qu'ils soient autorisés à les accompagner dans de plus en plus de lieux. Chacun a son rôle à jouer.

Par Aurélia A. - Dernière modification : 10/14/2021.

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