Espagne - C’est parti pour Pirena

19/01/2008
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·La 15e édition de la course internationale de chiens de traîneaux qui démarre demain traversera la chaîne pyrénéenne jusqu’au 2 février

Cette année ce sont les mushers qui vont mordre. Après la suspension de l’édition 2007 par manque de neige, les coureurs sont affamés de compétition. À partir d’aujourd’hui et jusqu’au 2 février, les sommets enneigés des Pyrénées vont vibrer à nouveau au rythme de la course de chiens de traîneaux Pirena 2004-Grand Prix Affinity Advance.

Deux disciplines sont au rendez-vous de cette 15e édition, la course de traîneaux pour laquelle 35 équipages seront au départ, et le skijoring, l’épreuve de skieurs tirés par un ou deux chiens pour laquelle huit sportifs se sont engagés. Le gros des équipes est formé par des coureurs du versant sud des Pyrénées, dont des Basques, mais on compte aussi des mushers et skijorers allemands, canadiens, néerlandais, français, britanniques, tchèques et suisses. Tout comme les éditions précédentes, des mushers à mobilité réduite vont participer à cette course internationale qui offre plus de 30000 euros en prix. C’est le cas d’Ursula Pueyo, originaire de Majorque, qui avait débuté en 2006, tout comme le Catalan Manel Avila, qui affiche cette année lui aussi sa deuxième participation. Quant au Madrilène Bertrand Tramont, un expérimenté pilote de rallyes qui est devenu paraplégique suite à un accident de voiture, cette édition sera pour lui la première.

Concernant les favoris, le Catalan Josep Domingo tentera de défendre le titre de l’édition précédente. Alors que le Navarrais Salva Luque, troisième en 2006, ne participera pas à cette édition, Iker Ozcoidi, lui aussi Navarrais, tentera de faire mieux qu’il y a deux ans (4e au classement général) et peut-être mieux qu’en 2004 et 2005, quand il avait conquis la deuxième place derrière le champion allemand Rudi Ropertz et son compatriote Heinrich Stahl respectivement. Deux autres Basques seront aussi sur des traîneaux demain: le Gipuzkoar Andoni Azpillaga et l’Arabar Iban Uriondo.

Même si la date de départ de Pirena est fixée aujourd'hui, la traversée des Pyrénées démarrera en réalité demain, car cette journée de samedi les participants ou plutôt leurs chiens doivent passer l’indispensable contrôle vétérinaire. À partir de demain, donc, les mushers et skijorers auront à accomplir un parcours long de 400 km qui traversera les plus beaux paysages pyrénéens.

Les organisateurs font le pari du respect de l’environnement, des animaux et du fair-play. Toute agression à l’égard des chiens peut entraîner l’expulsion de l’épreuve, et les fouets sont interdits tout comme les muselières. Le nombre des participants est limité pour éviter le plus possible l’impact sur l’environnement. D’autre part, 90% des étapes se déroulent à l’intérieur des pistes des stations de ski telles que Formigal, Candanchu, Baqueira Beret, le Plateau de la Beille ou la Molina.

La neige, le froid, l’humidité et la chaleur vont certainement marquer les quatorze étapes de la Pirena-Grand Prix Affinity Advanc, une épreuve sportive qui allie nature et aventure.



La Route Blanche dès 1991
Pirena, connue également comme la Route Blanche des Pyrénées, est née dans les années 90 lorsque Txao, un chien nordique, est rentré dans la vie de Pep Parès, acteur, scénariste, réalisateur de télévision et directeur de théâtre. Ce Catalan, lecteur passionné de Jack London, a alors eu la folle idée de mettre en place une compétition de mushers dans les montagnes des Pyrénées. Du jamais vu.

En 1991, Pep Parès, actuel directeur de Pirena, organisa la première course. Avec un petit budget de 24 000 euros contre un million aujourd’hui, Pirena débute alors son parcours, long déjà de 18 ans. Plus de 200 personnes travaillent à ce jour à l’organisation de l’épreuve, l’une des plus importantes du calendrier européen et qui compte pour la Coupe du Monde.

Selon les responsables de Pirena, le championnat est suivi en direct par plus de 100 000 spectateurs tout au long du parcours.