Changer l’alimentation de son chien : quand, pourquoi et comment ?

Changer l’alimentation de son chien : quand, pourquoi et comment ?

Choisir quelle nourriture donner à son chien n’est pas toujours chose aisée, étant donné qu’il faut prendre en compte à la fois ses besoins, la qualité des produits proposés, leur prix, mais également la plus ou moins grande appétence de l’intéressé pour tel ou tel produit, voire ses éventuelles contraintes de santé (maladie, allergie, etc.). Par conséquent, une fois trouvé la bonne équation, et sachant qu’un chien ne se lasse pas forcément de manger tous les jours la même chose, un maître n’a pas nécessairement envie de changer de sitôt l’alimentation de son compagnon.


Pourtant, il arrive parfois qu’un changement de régime soit nécessaire, que ce soit en raison d’une situation nouvelle, d’une maladie, d’une évolution de ses besoins nutritionnels… Une transition alimentaire doit alors être réalisée pour que ce changement ne soit pas trop abrupt pour lui.

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Pourquoi et quand faut-il changer l’alimentation de son chien

Pourquoi et quand faut-il changer l’alimentation de son chien

Le chien est naturellement curieux et aime tester de nouveaux aliments, notamment ceux appréciés de son maître. Cette néophilie alimentaire, c’est-à-dire l’attrait pour les aliments inconnus, s’explique par le fait que dans la nature, il doit constamment chercher de nouvelles sources alimentaires pour subvenir à ses besoins.

 

Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille changer régulièrement le contenu de sa gamelle. C’est même tout le contraire : si aucune raison diététique ou médicale ne le justifie, il n’est pas recommandé de modifier la nourriture de son chien. Le fait de manger les mêmes plats à chaque repas peut certes paraître lassant aux yeux d’un humain, mais il n’en va pas de même chez son compagnon à quatre pattes : lui s’accommode généralement très bien d’une alimentation de qualité et bien équilibrée, fût-elle toujours la même. C’est probablement dû au fait que le goût du chien est le moins développé de ses sens – pour autant qu’il soit possible de les comparer les uns aux autres.

 

Toutefois, dans certains cas, un changement d’alimentation s’impose…

Les changements liés à la croissance du chiot

Les changements liés à la croissance du chiot

La phase de croissance du chiot est une étape particulière de sa vie. Il grandit vite et change rapidement ; ses besoins alimentaires en font de même.

 

Au cours de ses toutes premières semaines, il se nourrit exclusivement de lait maternel. Ce n’est qu’à partir de la troisième ou quatrième semaine qu’il commence à se tourner progressivement vers de la nourriture solide. Le sevrage du chiot prend généralement fin aux alentours de la huitième semaine : il ne boit alors plus du tout de lait.

 

À la place, il convient de le nourrir pendant tout le reste de sa croissance avec des aliments spécialement conçus pour les chiots. Ces derniers doivent lui permettre de développer sa masse musculaire, solidifier ses os, renforcer son système immunitaire et développer ses fonctions neurologiques. Pour cette raison, ils doivent notamment être riches en protéines, minéraux (comme le calcium et le phosphore, dont à l’inverse un excès peut être dangereux), vitamine E et acide docosahexaénoïque.

 

Une fois sa croissance achevée, autour de l’âge d’un an, les besoins alimentaires du chiot changent à nouveau pour devenir ceux d’un adulte. Cet âge est bien sûr variable : une race de chiens de petite taille telle que l’Epagneul Japonais termine sa croissance généralement vers le dixième mois, alors que pour les plus grands chiens comme le Terre Neuve, l’âge adulte est plutôt atteint vers deux ans.

Les changements liés au vieillissement du chien

Les changements liés au vieillissement du chien

Lorsqu’il devient âgé, le comportement du chien évolue, tout comme ses besoins alimentaires. Il est moins enthousiaste pour jouer, et ses promenades deviennent plus courtes ou moins fréquentes. A mesure que son niveau d’activité diminue, ses besoins en énergie deviennent moins importants.

 

Pour qu’il ne prenne pas de poids, il devient donc nécessaire de lui offrir une alimentation moins riche en lipides : leur quantité quotidienne doit être réduite d’environ 10% par rapport à celle d’un adulte dans la force de l’âge.

 

Il faut également veiller à réduire certains nutriments :

  • les glucides, car il régule moins bien sa glycémie et est donc prédisposé au diabète ;
  • les protéines et certains sels minéraux comme le phosphore ou le potassium, car ils fatiguent les reins déjà fragilisés par l’âge ;
  • le sodium, qui risque d’affaiblir le cœur et de favoriser de l’hypertension artérielle ;
  • le calcium, qui peut favoriser l’apparition de l’arthrose.

 

À l’inverse, l’alimentation d’un chien âgé doit être enrichie en :

  • fer, zinc et vitamine E, pour limiter l’oxydation des cellules et des tissus ;
  • vitamines hydrosolubles comme celles du groupe B, car un chien âgé a tendance à boire et à uriner plus souvent, et les élimine donc plus facilement de son organisme ;
  • acides gras essentiels (omégas 3 et 6), car ils permettent de conserver la peau et le pelage en bonne santé.

 

Au final, même s’il n’existe pas véritablement d’âge précis à partir duquel un chien est considéré comme vieux et ayant des besoins différents de ceux d’un adulte, car comme chez l’Homme les choses évoluent de manière progressive, une véritable transformation de son alimentation s’impose.

Les changements alimentaires de la femelle gestante et allaitante

Les changements alimentaires de la femelle gestante et allaitante

Les chiennes pleines et allaitantes ont, pour des raisons évidentes, des besoins nutritionnels très différents de ceux des autres femelles. Elles doivent donc recevoir une alimentation adaptée pendant toute cette période.

 

La gestation d’une chienne dure en moyenne 63 jours. Pendant toute cette durée, elle doit recevoir davantage de protéines et d’énergie. Or, au fur et à mesure que le terme approche, l’utérus prend de plus en plus de place dans l’abdomen et réduit d’autant l’espace dédié à l’estomac. La possibilité d’augmenter ses rations quotidiennes est donc limitée, et ne suffit pas à compenser les besoins accrus qui sont alors les siens. Il faut donc qu’à quantité égale, sa nouvelle nourriture contienne davantage de nutriments. Pour cette raison, une alimentation spéciale chienne gestante de qualité premium est généralement recommandée pendant la grossesse. Une autre possibilité est de lui donner des produits destinés aux chiots : étant eux aussi très riches en protéines, ils répondent parfaitement à ses besoins.

 

Après la mise bas de la chienne et si elle nourrit elle-même ses petits (ce qui est normalement le cas), ses besoins énergétiques augmentent encore, car l’allaitement l’épuise physiquement. Durant toute cette période, qui dure globalement 8 semaines, elle doit recevoir une alimentation riche en glucides, lipides, protéines, vitamines, minéraux et lactose. Pour y parvenir, ses portions doivent être considérablement augmentées, en particulier lors de la 3ème semaine. Là encore, une alimentation premium spécial chiot est recommandée, et permet de faire d’une pierre deux coups en nourrissant à la fois la mère et ses petits : en effet, ces derniers commencent par mimétisme à piocher dans sa gamelle à partir de la quatrième ou cinquième semaine. Le fait qu’ils y trouvent une alimentation adaptée à leurs besoins facilite d’autant leur sevrage.

 

Enfin, dans certains cas, une femelle peut ne pas être réellement gestante, mais en présenter tous les symptômes : c’est ce que l’on appelle la grossesse nerveuse de la chienne. Ce phénomène courant chez les individus non stérilisés est un héritage de l’époque où le meilleur ami de l’Homme vivait en meute, à l’instar du loup. Un changement de nourriture peut alors être nécessaire, soit pour faire cesser les montées de lait, soit pour s’adapter à l’appétit fluctuant de l’animal au cours de cette période particulière, qui dure aussi longtemps qu’une véritable grossesse.

Les changements imposés pour des raisons médicales

Dans certains cas, un changement d’alimentation peut être nécessaire pour des raisons médicales, afin de répondre à des besoins spécifiques liés à l’état de santé ou aux caractéristiques morphologiques du chien. Le choix de la nouvelle alimentation doit être effectué en accord avec un vétérinaire.

Une maladie

Une maladie

Les acteurs du secteur de l’alimentation pour chien ont ces dernières années grandement élargi les gammes de produits qu’ils proposent, au point qu’il est désormais possible de trouver des recettes et aliments spécifiquement conçus pour un grand nombre de pathologies canines.

 

On trouve par exemple :

• des croquettes ou pâtées allégées en glucose pour les chiens souffrant de diabète ;
• des aliments pauvres en sodium ou en phosphore pour ceux ayant des problèmes cardiaques ou rénaux ;
• des produits avec une faible teneur en cuivre pour ceux souffrant de problèmes de foie (hépatite ou insuffisance hépatique, par exemple) ainsi que pour certaines races ayant tendance à l’accumuler excessivement dans leur organisme (le Bedlington Terrier ou le Cockapoo, par exemple) ;
• des aliments « light » spécialement conçus pour les chiens en surpoids ou obèses ;
• des croquettes enrichies en fibres pour les races ayant une prédisposition au dépôt de tartre sur les dents ;
• etc.

Une allergie

Une allergie

A l’instar de ce qu’on constate par exemple chez l’être humain, tout chien est susceptible de développer des allergies ou des intolérances alimentaires, qui peuvent apparaître soudainement ou se développer progressivement. Il est alors nécessaire quand c’est possible de modifier son régime pour exclure les aliments problématiques : par exemple, s’il souffre d’allergie aux protéines de bœuf ou de poulet, une alimentation à base d’agneau ou de poisson est à privilégier. Il existe aussi des produits pour chien ne contenant ni céréales, ni gluten.

La stérilisation

La stérilisation

La castration d’un chien mâle a généralement pour conséquence de réduire son niveau d’activité, tandis que la stérilisation d’une femelle provoque un déséquilibre hormonal susceptible d’augmenter son appétit.

 

Dans un cas comme dans l’autre, un changement de régime alimentaire est vivement recommandé pour éviter toute apparition d’un surpoids.

Une incompatibilité avec le chien

Une incompatibilité avec le chien

Il arrive aussi qu’il soit nécessaire de changer la nourriture de son chien si l’actuelle n’est pas suffisamment digeste ou bien équilibrée : cela se traduit généralement par des flatulences, une perte d’appétit, des selles molles et malodorantes, ou encore un pelage terne et en mauvais état.

 

L’animal peut aussi avoir tout simplement des difficultés à la mâcher. Dans un tel cas de figure, il peut être nécessaire d’opter pour une alimentation humide, plus facile à ingérer.

 

Enfin, quand bien même il n’a pas de difficultés particulières à mâcher ou à digérer, il peut arriver qu’un chien se montre difficile avec le contenu de sa gamelle, ce qui requiert alors d’opter pour des aliments plus appétents.

Les changements imposés par l’environnement

Les changements imposés par l’environnement

Il peut arriver que le chien soit amené à changer d’environnement et n’ait plus accès à sa nourriture traditionnelle : c’est le cas par exemple s’il doit séjourner dans une pension pour chien ou être confié aux bons soins d’un pet-sitter. Même si ces professionnels recommandent de leur laisser de quoi continuer à nourrir l’animal comme à l’accoutumée, il se peut que cela soit impossible d’un point de vue pratique.

 

Le même phénomène peut se produire dans le cas d’un voyage à l’étranger avec son chien : rien ne garantit que le produit qu’il a l’habitude de consommer est également commercialisé dans le pays en question.

 

Enfin, il est courant qu’un changement de propriétaire (adoption, abandon…) entraîne un changement d’alimentation.

Les changements imposés par le maître

Les changements imposés par le maître

Tout maître peut à tout moment faire le choix de modifier plus ou moins substantiellement l’alimentation de son chien sans que cela soit dicté par des raisons médicales. Il doit toutefois bien sûr veiller à ce que le nouveau régime permette bien de couvrir les besoins nutritionnels de l’animal.

 

Par exemple, il peut décider de changer de marque ou de produit, privilégier une alimentation maison ou encore vouloir nourrir son chien au régime BARF.

Pourquoi une transition alimentaire est-elle nécessaire ?

Pourquoi une transition alimentaire est-elle nécessaire ?

Que la modification du régime alimentaire du chien soit ou non motivée par des raisons impératives, elle ne doit pas être effectuée subitement. En effet, s’il est habitué à recevoir la même nourriture depuis des mois, voire des années, son organisme s’accommode assez mal d’un changement soudain.

 

Il faut savoir en effet que l’appareil digestif du chien est plus sensible et sa flore intestinale moins variée que celle d’un humain. Ceci implique qu’un plus grand temps d’adaptation lui est nécessaire pour faire face à un changement de nourriture. C’est d’ailleurs de plus en plus le cas au fur et à mesure qu’il vieillit, car cette sensibilité s’accroît avec le temps.

 

Par conséquent, en cas de transition trop brutale, il a de grandes chances de souffrir de crampes d’estomac et avoir du mal à digérer les nouveaux aliments, ce qui peut se traduire par des vomissements, des flatulences et/ou des selles malodorantes et plutôt molles, voire diarrhéiques. Si la situation se prolonge ne serait-ce qu’une poignée de jours, il court un risque de déshydratation, en particulier s’il est de santé fragile. Bien sûr, ces symptômes ne sont pas systématiques : son organisme peut très bien s’adapter rapidement à une nouvelle alimentation sans avoir besoin de transition, ce qui ne signifie aucunement qu’il en sera de même les fois suivantes.

 

D’autre part, même si le chien n’est généralement pas très regardant sur sa nourriture, il peut se mettre à bouder une gamelle dont le contenu a été modifié trop brusquement. C’est surtout vrai s’il passe d’une alimentation humide à des croquettes (voire des croquettes premium), car ces dernières sont moins odorantes et donc moins appétentes, tout en étant plus difficiles à mâcher.

 

Pour toutes ces raisons, le simple fait de modifier la marque, la saveur (poulet, bœuf, poisson…), la composition ou même le type de nourriture (croquettes, pâtée, régime maison…) nécessite de réaliser une transition alimentaire afin de limiter le risque de voir apparaître ces désagréments.

Comment effectuer une transition alimentaire pour son chien

Comment effectuer une transition alimentaire pour son chien

Comme son nom l’indique, la transition alimentaire d’un chien est une phase temporaire qui s’étend sur quelques jours et pendant laquelle le contenu de sa gamelle est modifié graduellement, afin qu’il s’habitue en douceur à son nouveau régime.

 

La durée minimale recommandée est généralement de 7 jours, mais elle peut être plus longue (parfois plus de deux semaines) si l’animal a un estomac sensible ou présente des allergies.

 

Une bonne transition alimentaire se déroule en quatre étapes successives :

  • Pendant deux à trois jours, la ration quotidienne doit contenir 75% de l’alimentation habituelle et 25% de la nouvelle recette ;
  • Ensuite, pendant deux jours, la gamelle comporte chacune des deux à parts égales ;
  • Pendant encore deux jours, le nouvel aliment représente 75% de la gamelle, et l’ancien seulement 25% ;
  • Enfin, le repas est constitué uniquement de la nouvelle nourriture ; la transition est donc terminée.

 

À chaque étape, les deux types d’aliments doivent être convenablement mélangés, pour que le chien ne puisse pas trier. En effet, s’il a la possibilité de dissocier les deux, il pourrait être tenté de se contenter de ceux qu’il connaît déjà et de dédaigner les nouveaux, auxquels il n’est pas encore habitué.

 

Par ailleurs, ces durées pour une transition alimentaire ne sont données qu’à titre indicatif : ce qui importe avant de passer d’une étape à la suivante n’est pas tant le nombre de jours écoulés depuis la précédente que la réaction du chien. Si ce dernier manque d’appétit voire refuse sa gamelle, ou s’il présente des troubles digestifs (vomissements, diarrhées, flatulences…), c’est le signe qu’il a besoin de quelques jours de plus pour s’y habituer, et il ne faut donc pas continuer à augmenter la part du nouvel aliment pour le moment. Le passage à l’étape suivante ne doit à chaque fois être effectué qu’à la condition qu’il mange avec appétit et que ses selles soient plutôt petites, fermes et bien moulées.

Les limites de la transition alimentaire

Les limites de la transition alimentaire

Mettre en place une transition alimentaire pour son chien est le meilleur moyen d’éviter les problèmes digestifs liés à un changement brutal d’alimentation. Pour autant, elle ne saurait être employée pour essayer de l’habituer à n’importe quelle nourriture.

 

Par exemple, s’il souffre d’une intolérance à certains ingrédients (c’est-à-dire si son organisme ne produit pas suffisamment d’enzymes digestives), toutes les transitions du monde ne peuvent l’empêcher d’être incapable de digérer correctement certains aliments. Si son nouveau régime est inadapté à ses besoins nutritionnels (par exemple s’il contient trop de fibres ou de glucides), il continuera à avoir des selles molles et malodorantes, nonobstant une transition menée dans les règles de l’art.

 

Par ailleurs, ce n’est parce qu’une transition alimentaire s’est déroulée sans encombre (ou au contraire s’est avérée difficile) qu’il en ira de même des suivantes, voire qu’on peut par la suite s’en dispenser. A chaque fois, la réaction de l’organisme est assez imprévisible. Quoi qu’il en soit, chaque changement d’alimentation du chien nécessite une période de transition, et ce même s’il s’agit de revenir à des produits qu’il consommait déjà par le passé.

 

Enfin, dans certains cas, la transition alimentaire est tout simplement impossible. En particulier, si le changement de régime doit être réalisé pour une raison médicale (comme une allergie du chien), il peut être nécessaire de le réaliser sans délai. De la même façon, si le recours aux précédents aliments n’est plus possible pour une raison ou une autre, la transition ne peut être réalisée. Dans ces cas-là, il est préférable de faire sauter un repas à l’animal et de ne lui donner la fois suivante qu’une petite quantité de nourriture (environ la moitié de sa ration habituelle) pour que son appareil digestif puisse s’habituer plus facilement.

Comment éviter de changer l’alimentation de son chien ?

Comment éviter de changer l’alimentation de son chien ?

En l’absence de raison médicale ou nutritionnelle, il est préférable d’éviter de changer l’alimentation de son chien. Une certaine stabilité en la matière est en effet le meilleur moyen de préserver son système digestif, et en particulier sa flore intestinale.

 

Pour éviter de se retrouver à court de stock au cas où son alimentation actuelle ne serait soudainement plus disponible, il est conseillé d’avoir toujours un paquet de croquettes ou quelques boîtes de pâtée en réserve, pour pouvoir réaliser une transition minimale en toutes circonstances.

 

Il peut arriver aussi que le produit habituel ne soit pas disponible dans un endroit où on se trouve temporairement avec son compagnon, par exemple dans le cas d’un départ en vacances avec son chien voire d’un séjour à l’étranger. La perturbation qu’engendrerait un changement subit de nourriture viendrait s’ajouter au stress que génère déjà pour lui le fait de se retrouver en terrain inconnu. Dans la mesure du possible, mieux vaut donc emporter avec soi quelques rations de sa nourriture habituelle, de façon à disposer de quoi opérer une transition en douceur si un changement d’alimentation s’avère nécessaire. Toutefois, ce n’est pas toujours autorisé. Par exemple, s’il est tout à fait possible de faire entrer un chien au Canada, il n’en va pas de même des aliments et boissons destinés aux animaux : ils ne sont tolérés qu’en provenance des Etats-Unis et sous certaines conditions, et refusés dans tous les autres cas.

 

D’autre part, un maître sur le point de faire garder son chien par un pet-sitter ou le mettre en pension a intérêt à prévoir de fournir des rations de sa nourriture habituelle, afin d’éviter tout changement. Cela vaut tout particulièrement en cas de courte absence. Les professionnels acceptent normalement cela sans problème – voire le proposent d’eux-mêmes – ; il peut d’ailleurs s’agir d’un bon moyen de savoir comment choisir une pension pour son chien ou un pet-sitter à qui le confier, en évaluant leur sérieux et leur professionnalisme.

 

Enfin, dans le cas d’une arrivée dans un nouveau foyer, à la suite par exemple du décès du maître du chien ou à une adoption, il est préférable quand c’est possible que les nouveaux propriétaires continuent à le nourrir de la même façon qu’auparavant, au moins pendant un certain temps. En effet, cette période étant déjà extrêmement perturbante et stressante pour le chien, il est préférable de ne pas aggraver les choses en modifiant également son alimentation et donc en sollicitant son appareil digestif outre mesure.

Le mot de la fin

Il est préférable de ne pas changer trop souvent l’alimentation de son chien, et il peut être judicieux d’opter pour une alimentation premium, certes plus onéreuse, mais qui couvre au mieux l’ensemble de ses besoins. En effet, cela peut contribuer à ralentir l’apparition de certains troubles (obésité, diabète…) eux-mêmes susceptibles de nécessiter une alimentation spéciale.

 

Il n’en reste pas moins qu’un changement d’alimentation peut être nécessaire à certaines étapes de la vie de l’animal, ou lorsqu’il présente certaines pathologies, ou encore du fait de certaines contraintes extérieures. Il faut alors garder en tête que modifier l’alimentation d’un chien demande du temps et doit se faire dans le cadre d’un processus graduel. Sans transition, ou si celle-ci est trop rapide, il y a de grandes chances que l’animal souffre de problèmes digestifs.

Dernière modification : 09/08/2020.
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