15 raisons d'adopter un chien plutôt qu’avoir un enfant

15 raisons d'adopter un chien plutôt qu’avoir un enfant

Vaut-il mieux fonder une famille ou adopter un chien ? La question peut sembler provocatrice, et les deux projets ne s’excluent évidemment pas l’un l'autre.


Toutefois, il est indéniablement bien plus courant de nos jours de renoncer à la parentalité. C’est un choix étayé par de nombreux arguments tout à fait pragmatiques, et qui est en outre nettement plus accepté socialement.


Dans le même temps, nos compagnons à quatre pattes ont changé de statut : ils sont désormais de plus en plus souvent perçus comme des membres de la famille à part entière, des « éternels enfants » n’ayant jamais besoin de prendre leur indépendance.


Dès lors, pour ceux qui choisissent de ne pas procréer, adopter à la place un chien peut représenter une option elle aussi gratifiante, voire davantage encore.


Qu’elles soient avant tout amusantes ou pleines de bon sens, voici donc 15 raisons de préférer la compagnie d'un chien à celle d'un enfant. Elles peuvent servir aussi bien à éclairer une réflexion sur le sujet qu’à renforcer un choix déjà assumé.

Un chien est toujours content de voir son propriétaire

Une personne tenant la tête d'un chien qui sourit dans ses mains

Le moment où l’on ressent peut-être le plus la différence entre un chien un enfant est quand on rentre chez soi après une longue journée, éventuellement après avoir rencontré des difficultés dans le travail, passé beaucoup trop de temps dans les transports en commun, avoir été bloqué dans les embouteillages…


Quand on a un enfant, on est accueilli au mieux par un grognement émanant de derrière une porte de chambre fermée, au pire par un simple « On mange quoi ? ». 


Le chien, lui, voit généralement le retour de son propriétaire comme une fête - que ce dernier soit parti dix heures ou dix minutes. Parfois, on pourrait même presque croire qu’il s’agit du meilleur moment de sa vie. Avec ses battements de queue frénétiques, ses bonds, ses petits cris de joie et ses tentatives de léchouilles, il renvoie une image des plus gratifiantes à son propriétaire : ce dernier est son héros, son soleil, son univers.


Ces élans d’affection enthousiastes sont de véritables boosters d’égo et de sérotonine, que même l’enfant le plus affectueux ne saurait parvenir à concurrencer.

Un chien met beaucoup moins de temps qu’un bébé à apprendre la propreté

Un chien faisant ses besoins dans de l'herbe

L’apprentissage de la propreté est un domaine où le chien bat l’humain à plate couture.


Dans le cas d’un nouveau-né, il faut compter deux à trois ans d’efforts constants, de couches malodorantes, d’espoirs parfois déçus autour du pot et de crainte permanente d’un « accident » avant d’espérer une autonomie complète. C’est un investissement colossal en temps comme en énergie.


Un chien, lui, est un élève bien plus appliqué. En règle générale, quelques semaines de renforcement positif et de sorties régulières suffisent à lui faire comprendre que le tapis du salon – et plus généralement l’intérieur du foyer - n’est pas une zone de délestage autorisée.


Ainsi, alors qu’un enfant commence à comprendre l’intérêt des toilettes vers l’âge de 2 ans et demi, un chien attend sagement son propriétaire devant la porte dès l’âge de 4 à 6 mois.


Choisir un chien, c’est aussi échapper à la corvée de la table à langer au milieu de la nuit et économiser beaucoup l’argent : on estime que le budget couches d’un enfant, de la naissance jusqu’à l’apprentissage de la propriété, est en moyenne d’environ 1500 euros.


Accessoirement, sur le plan social, il est beaucoup moins gênant de ramasser une crotte dans la rue avec un petit sachet plastique que d’avoir à gérer une « fuite » majeure dans un restaurant bondé ou un transport en commun.

Un chien coûte moins cher

Un chien tenant des billets d'euros dans sa gueule

Il suffit de regarder les chiffres pour mesurer combien un chien revient bien moins cher qu’un enfant.


Selon une étude de 2015 du ministère français de la Santé et des Solidarités (« Mesurer le coût de l’enfant : Deux Approches à partir des enquêtes Budget de famille »), le second coûte en moyenne à ses parents la bagatelle de 180.000 euros entre sa naissance et ses 20 ans. Et encore, ce calcul s’arrête à l’âge de 20 ans, mais il est courant qu’il ne quitte le nid que bien plus tard.


Un chien, pour sa part, coûte généralement autour de 1000 euros par an, tout compris : santé, nourriture, jouets… C’est en tout cas ce qu’il ressort notamment d’une étude de l’institut IFOP publiée en 2020 et intitulée « Les Français et leurs animaux de compagnie : le dilemme de l’été ». Or, l’espérance de vie d’un chien atteint 11 ans en moyenne - un chiffre qui cache cela dit de grandes disparités entre les plus grandes races, dans l’ensemble particulièrement fragiles, et les plus petites, qui au contraire sont les plus robustes et vivent le plus longtemps. On arrive donc à un total d'environ 11.000 euros sur l’ensemble de son existence.


Autrement dit, avec le même budget que celui nécessaire pour un seul enfant, on peut entretenir une meute d’une quinzaine de chiens.


Les économies se nichent partout : un chien ne nécessite pas de déménager pour disposer d’une chambre supplémentaire, n’a pas besoin de cours particuliers pour s’illustrer à l’école, il ne réclame pas des vêtements de marque qui seront trop petits ou massacrés quelques mois plus tard, il n’a pas besoin qu’on lui donne de l’argent de poche, il ne vient jamais demander un soutien financier pour financer un de ses projets (voyage, deux-roues, permis de conduire…), etc.


En somme, il est le seul membre de la famille qui booste le bonheur sans vider le compte bancaire.

Un chien n’empêche pas de sortir et d’avoir une vie sociale

Un chien assis sur un canapé et regardant par la fenêtre

Pour beaucoup de parents, l’arrivée d’un enfant sonne le glas de la spontanéité. Sortir boire un verre avec les collègues après le travail ou prévoir un dîner avec des amis devient une opération logistique digne d’un sommet de l’OTAN : il faut trouver une baby-sitter disponible et si possible de confiance, la payer (éventuellement au prix fort), gérer l’angoisse du téléphone qui peut sonner à tout moment, etc.


Avec un chien, les choses sont très différentes : la vie sociale n’est pas seulement préservée, elle est même souvent boostée.


En effet, alors que l'on ne peut décemment pas laisser un enfant seul à la maison pendant plusieurs heures avec simplement un peu de nourriture, on peut parfaitement le faire pour un chien adulte.


En outre, comme le soulignent les sociologues, un chien est ce que l’on appelle un lubrifiant social, voire le meilleur « ice-breaker » du monde : en plus d’obliger son propriétaire à sortir, il facilite les interactions spontanées, y compris avec des inconnus.


Plusieurs études, comme celle publiée en 2015 dans Plos One et intitulée « The Pet Factor - Companion Animals as a Conduit for Getting to Know People, Friendship Formation and Social Support », ont d’ailleurs démontré que les propriétaires d'animaux sont beaucoup plus susceptibles que les autres de nouer des liens avec de nouvelles personnes – que ce soit dans leur quartier ou au-delà.

Un chien ne porte aucun jugement sur son propriétaire

Un homme et un chien portant des tenues similaires et se faisant des bisous

Un enfant est en quelque sorte un miroir déformant qui finit toujours par relever et souligner les défauts de ses parents, parfois d’ailleurs en public et de façon fort malaisante. 


Par exemple, une fois qu’il atteint l’âge de la conscience sociale, il se transforme souvent en une sorte de consultant en image non rémunéré mais extrêmement critique qui ne se prive pas de leur faire remarquer que leurs baskets sont « trop vues », que leur manteau est moche ou que pour telle ou telle autre raison ils lui font honte devant ses amis.


Un chien quant à lui est le premier fan de son propriétaire, et est globalement enclin à ignorer ou pardonner ses éventuelles erreurs, omissions ou fautes de goût.


En particulier, il vit dans un monde libéré de la dictature des modes. Il ne sait pas ce qu'est une marque, et que son humain soit en tenue soignée, en pyjama ou en survêtement, il le regarde toujours avec la même dévotion.


Cette absence de jugement ne se cantonne pas à l’habillement, mais vaut au contraire dans de nombreux domaines. Par exemple, quand on tâche de demander de l'aide à un adolescent pour faire telle ou telle chose avec son nouveau téléphone, on a tôt fait de recevoir au mieux un soupir méprisant, au pire une leçon sur notre obsolescence programmée.


Un chien, lui, ne sait pas ce qu’est Snapchat et se fiche bien de la technologie. Pour lui, son propriétaire est l’être le plus brillant de la création, même s’il met dix minutes à trouver comment envoyer un message.


Il est même en quelque sorte le seul membre de la famille qui permet d'être totalement soi-même, sans filtre et sans crainte du ridicule. Alors que l’enfant pousse à la performance et au paraître, le chien autorise la simplicité et le naturel.

Un chien est rarement à l’origine de psychodrames

Un chien en train de lécher le front d'un homme, alors qu'ils sont tous deux assis sur un banc

Avec un enfant, un conflit peut éclater quasiment à tout moment : des hurlements dans un magasin parce qu’on refuse d’acheter telle ou telle sucrerie fluorescente, des claquements de portes à la maison (accompagnés éventuellement d’une accusation du genre « De toute façon, vous comprenez rien à ma vie ! ») suite à un propos qui n’avait pourtant rien de blessant, etc.


En comparaison, un chien est d'une stabilité émotionnelle exemplaire, d’autant qu’il n’a pas besoin de s’opposer pour se construire. Il peut certes manifester un léger mécontentement quand sa gamelle tarde à arriver, mais cela n’irait pas déboucher sur un conflit de trois jours avec mutisme total entrecoupé de grognements.


En outre, l'éducation d'un enfant est un terrain miné permanent, avec à la clef toutes sortes de psychodrames familiaux potentiels liés au choix de l'école, des fréquentations, des activités, du temps passé sur des écrans, de l’alimentation… Au contraire, éduquer un chien passer par des règles simples et immuables qu’il accepte généralement assez rapidement et facilement de respecter. 


Avec lui, les « drames » tournent généralement autour de choses simples : une sortie qui se fait un peu trop attendre, la disparition mystérieuse d'une chaussette... On est loin de la tragédie grecque en cinq actes que peut devenir un simple dimanche après-midi avec un pré-adolescent.

Un chien est reconnaissant

Une femme caressant le cou d'un chien heureux

C’est l’une des différences les plus flagrantes au quotidien : un chien ne considère jamais que tout lui est dû. Il peut même regarder son maître comme si ce dernier venait de lui offrir la lune après avoir simplement reçu de sa part une vieille balle de tennis ou un peu de nourriture. Il n’hésite pas non plus à lui faire la fête simplement à la vue de la laisse annonciatrice d’une sortie.


À l’inverse, un enfant développe très tôt une tendance naturelle à l’ingratitude, voyant le toit au-dessus de sa tête, le frigo plein et la connexion très haut débit comme des droits constitutionnels inaliénables pour lesquels un « merci » n’est nullement requis. Il considère en outre comme parfaitement normal que son père ou sa mère traverse toute la ville pour aller lui acheter tel vêtement ou gadget.


Autrement dit, un chien pratique la gratitude systématique, alors que pour un enfant, la reconnaissance à l’égard de ses parents est une option facultative, qu'il n'active généralement qu'une fois devenu adulte. Et encore, celle-ci est parfois en réalité intéressée, par exemple du fait qu’il a besoin d’eux pour faire garder ses propres enfants.

Un chien ne suscite pas d’inquiétudes quant à sa scolarité ou sa carrière

Un chien allongé entre les jambes d'une femme et posant la tête sur un livre

Lorsqu’un enfant franchit le seuil de l’école maternelle, c’est le début d’un marathon de stress parti pour durer au moins vingt ans. Se comporte-t-il bien en classe ? Apprend-il à lire assez rapidement ? Est-il bon en maths ? Va-t-il réussir ses examens ? Et surtout, que va-t-il faire plus tard ? Dans un monde de plus en plus compétitif, la peur du déclassement social est devenue une source majeure d'anxiété pour les parents.


Avec un chien, le « cursus scolaire » est d’une simplicité reposante. Ainsi, son éducation peut parfaitement se limiter à quelques commandes de base : « assis », « couché », et « pas bouger ». En outre, il n’y a pas d’anxiété des bulletins de notes, de tergiversations quant aux choix stratégiques d’options, de stress des examens ni de frais de scolarité exorbitants à payer.


Sa carrière est par ailleurs bien définie à l’avance : il sera meilleur ami à plein temps. Il ne fait pas de burn-out, n’annonce pas à 20 ans qu'il veut devenir « influenceur nomade » et ne demande pas à revenir s’installer à la maison après par exemple une perte d’emploi. 

Un chien est utile pour se protéger ou se défendre

Deux chiens assis dans l'embrasure d'une porte d'entrée en train d'observer l'extérieur

Dans nos sociétés développées, un enfant ne sert à rien pour ses parents : il ne peut pas vraiment les aider dans leur travail, et ce n’est pas lui normalement qui les prend en charge quand ils deviennent âgés. On peut le voir à la limite comme un investissement affectif, mais à un coût très élevé.


Un chien a pour sa part une utilité concrète pour ses propriétaires : améliorer leur sécurité.


En particulier, son ouïe très fine (bien plus que la nôtre) lui permet de détecter un éventuel bruit suspect bien avant qu’ils aient ouvert l’œil. Les aboiements qu’il ne manque alors pas d’émettre peuvent indéniablement dissuader ou faire tourner court une tentative d’intrusion. 


En outre, il protège en général spontanément son maître s’il estime ce dernier en danger, s'interposant physiquement entre celui-ci et la menace, n’hésitant pas à se battre même si c’est au péril de sa propre vie.

Un chien mange ce qu’on lui donne

Un chiot mangeant dans sa gamelle

L’heure du repas est sans doute le moment où la supériorité d’un chien sur un enfant est la plus prononcée.


En effet, nourrir un enfant a de nos jours tôt fait de s’apparenter à une véritable négociation diplomatique. En plus de ses multiples « J’aime pas ça », il peut très bien annoncer, du jour au lendemain, qu'il exige ou au contraire ne veut plus consommer un aliment donné pour telle ou telle raison plus ou moins valable (voire carrément qu’il est devenu vegan), suivant éventuellement le modèle d’un quelconque « influenceur ».


La logistique des courses et des repas peut alors virer au cauchemar : il faut redoubler d’efforts pour décrypter les étiquettes et trouver des produits adaptés (potentiellement vendus au prix fort), gérer le fait d’avoir plusieurs plats différents lors d’un même repas pour que chacun soit satisfait…


Un chien est nettement moins regardant, et n’est normalement pas du genre à critiquer la marque, la texture ou la couleur de ce qu’on lui donne. Il n'a en outre aucune conscience éthique ou métaphysique, et n’irait donc jamais reprocher à son maître l'empreinte carbone de sa pâtée. Les choses sont d’autant plus simples qu’on peut parfaitement lui donner chaque jour le même menu sans que cela entraîne la moindre récrimination de sa part.

Un chien représente un risque sanitaire moins conséquent qu’un enfant

On décrit parfois les chiens comme des nids à microbes, mais en réalité, un enfant représente un risque sanitaire bien plus redoutable. En effet, il a tôt fait de ramener au domicile – et transmettre à ses parents – toutes sortes de maladies et de parasites : par exemple la gastro-entérite, la grippe ou encore l’angoisse suprême de tout parent, les poux.


Contrairement à un enfant, un chien ne passe pas sa journée à échanger sa salive, des jouets, des couverts et toutes sortes d’autres objets avec vingt ou trente de ses pairs dans une pièce close et mal ventilée. Dès lors qu'il est correctement vacciné et vermifugé, le risque de transmission à ses humains de parasites ou maladies est faible, et on peut le réduire encore avec quelques gestes d’hygiène de base. 


Enfin, la façon dont l’intéressé se comporte en cas de maladie diffère également. En général, un chien s'isole alors sagement dans son panier. Un enfant pour sa part ne manque pas de contaminer toutes sortes de surfaces, que ce soit d’ailleurs à la maison ou en dehors. 


Autrement dit, sur ce point également, avoir un chien plutôt qu’un enfant revient à choisir la sécurité.

Un chien ne rejette pas les marques d’affection passé un certain âge

Une femme âgée faisant un câlin à son chien

Il existe chez l’enfant une tragédie programmée que les pédopsychologues appellent l’autonomie, mais que les parents vivent comme un licenciement affectif brutal.


Ainsi, à partir de 11 ou 12 ans, une barrière invisible se dresse. Par exemple, embrasser son enfant devant le collège devient à ses yeux un crime, et tenter un câlin sur le canapé déclenche un mouvement de recul digne d’une rencontre avec un lépreux.


Un chien pour sa part ignore totalement les concepts de réputation ou de pudeur. Qu’il ait 3 mois ou 14 ans, il reste toute sa vie un petit (ou gros) être câlin : sa disponibilité affective est totale. Il ne dit jamais à son propriétaire qu'il est « trop grand pour ça ». Avec lui, pas besoin de négocier un moment de complicité entre deux séances de jeux vidéo : il est au contraire en demande permanente d’affection, et il n’y a pas à redouter qu’il se transforme un jour en colocataire froid et distant.

Un chien a une empreinte écologique plus faible

Un chien sautant dans l'herbe

On pointe parfois du doigt l’empreinte carbone d’un chien, liée notamment à sa consommation de viande. Toutefois, lorsqu’on la compare à celle d’un enfant – ou plus exactement d’un humain tout au long de sa vie –, elle s’avère quasiment dérisoire.


En effet, mettre au monde un enfant dans un pays développé, c’est créer un nouveau consommateur pour de nombreuses décennies, dont les besoins (logement, transport, loisirs…) pèseront des centaines de tonnes de CO2.


Un chien pour sa part ne possédera jamais un véhicule polluant, ne décidera pas de prendre l’avion pour un week-end à Barcelone, n’achètera jamais des vêtements fabriqués dans des conditions douteuses et libérant des particules de microplastique à chaque lavage, ne fera pas l’acquisition de toutes sortes de matériels électroniques remplacés régulièrement pour suivre la mode... Sa consommation se limite globalement à ce qu’il mange et à quelques accessoires qui durent normalement plusieurs années, voire l’ensemble de son existence.


Il faut aussi prendre en compte la question de la descendance. Dès lors qu’on fait stériliser un chien qu’on a adopté, l’empreinte carbone de ses descendants est nulle, puisqu’il n’en a tout simplement pas. Les choses ont de grandes chances d’être différentes dans le cas d’un enfant, étant donné qu’il sera assez susceptible d’avoir à son tour des enfants.


Une étude de 2017 intitulée « The Climate Migration Gap » et publiée dans la revue Environmental Research Letters a d'ailleurs montré qu'avoir un enfant de moins est l'action la plus efficace pour le climat à l’échelle individuelle, dans la mesure où elle permet d’éviter la consommation d’environ 58 tonnes de CO2 par an. 


En somme, si l’on est sensible à la cause écologique sans pour autant vouloir vivre seul dans une grotte, avoir un chien plutôt qu’un enfant peut constituer un compromis idéal.

Un chien aime son propriétaire d’un amour inconditionnel

Un chien regardant son maître pendant que celui-ci lui caresse la tête

L’affection et la fidélité d’un chien envers son maître sont souvent présentées comme l’expression par excellence de l’amour inconditionnel – non sans raisons.


En effet, à moins bien sûr que son propriétaire ne le maltraite, peu lui importe les erreurs ou les échecs de ce dernier : il ne le juge pas et garde le même état d’esprit envers lui, à savoir une adoration pure. On lit dans ses yeux une loyauté absolue ainsi qu’un attachement qui traverse les années, les difficultés et les silences.


En outre, il ne réclame rien en retour. Il n’aime pas son maître par intérêt : c’est un amour simple, profond et absolu.


Les sentiments d’un enfant envers ses parents sont nettement plus fluctuants, pouvant aller d’un franc rejet en cas de contrariété à des marques d’affection très intenses… mais souvent également très intéressées.

Un chien ne quitte pas le foyer à l’âge adulte

Un chien et un homme assis côte à côte sur un canapé et en train de sourire

Le but ultime de l’éducation d’un enfant est, paradoxalement, de le voir partir.


Après avoir investi pour en faire un adulte équilibré une vingtaine d’années de sa vie, une fortune en dépenses en tout genre ainsi qu’une énergie colossale, on se retrouve avec une chambre vide, un silence pesant et la vague sensation d'être un prestataire de services dont le contrat est arrivé à son terme.


Un chien, lui, n’a pas ce besoin de prendre son envol et quitter le foyer familial. Il ne se met pas en quête d’un studio d'étudiant, ne demande pas de caution pour s'installer avec son copain ou sa copine, et ne part pas faire un stage de six mois à l'autre bout du monde – voire s’y installer. Son projet de vie est d'une simplicité absolue : rester exactement là où il est, c'est-à-dire aux côtés de son maître.


Alors que l'enfant finit par devenir un visiteur occasionnel qui passe « entre deux rendez-vous » ou pour les fêtes de fin d’année, le chien reste un membre permanent du foyer. Il ne quitte pas son propriétaire pour construire sa propre vie, car sa vie, c’est précisément ce dernier.

Conclusion

Un chien présente d'indéniables atouts comparativement à un enfant. En particulier, il est loyal, protecteur, moins exigeant et nettement moins coûteux.


Avoir un tel animal à ses côtés est généralement une grande source de satisfaction. Néanmoins, tout comme celle d'avoir un enfant, prendre la décision d'adopter un chien ne doit pas être fait à la légère. En effet, cela représente un engagement sur de nombreuses années et impose des contraintes réelles, notamment compte tenu du temps, de l’affection et des moyens qu’il faut lui consacrer. 


En tout état de cause, rien n'interdit de cumuler les deux : avoir un chien et un enfant n'est absolument pas incompatible. Au contraire, il est fort probable qu’ils fassent bon ménage. La présence dans le foyer d'un représentant de la gent canine est même extrêmement bénéfique pour le développement du petit, tandis qu’à l’inverse ce dernier a toutes les chances de représenter pour l'animal un excellent partenaire de jeu. En outre, le temps qu'ils passent à se divertir ensemble libère de précieux moments pour vaquer soi-même à ses occupations.

Auteur : Muriel L. - Dernière modification : 05/29/2026