Adopter un chien dans un refuge : conditions, procédure, coût, conseils…

Un gros chat roux et blanc

Adopter un chien pris en charge par une association revient à offrir une seconde chance à un animal souvent marqué par un passé difficile. En effet, il peut notamment avoir été négligé, violenté, abandonné…, ou tout simplement n’avoir rien connu d’autre qu’une vie d’errance.


C’est bien sûr un acte profondément généreux, mais la décision ne doit jamais être prise à la légère, tant elle représente un engagement majeur et durable.


En tout cas, une fois qu’elle est prise, il est utile de savoir comment s’y prendre exactement et à quoi s’attendre.


Voici donc un guide complet de la procédure pour adopter un chien dans une association, depuis le choix de cette dernière jusqu’aux premiers jours de l’animal dans son nouveau foyer, en passant par les démarches administratives et les difficultés qu’on peut rencontrer en chemin.

Sommaire de l'article

  1. 1. Les démarches avant d'adopter en refuge
  2. 2. Les formalités pour adopter en refuge
  3. 3. Les différents types de chiens proposés à l’adoption par les associations
  4. 4. Ce qu’il faut savoir sur les chiens proposés à l’adoption par les associations
  5. 5. La participation financière, preuve de l’engagement
  6. 6. Les conditions fixées par les associations
  7. 7. Les étapes du processus d’adoption
  8. 8. Les documents requis lors de l’adoption d’un chien auprès d’une association
  9. 9. Les premiers jours à la maison avec un chien adopté auprès d’une association
  10. 10. Que faire en cas de difficultés suite à l’adoption d’un chien auprès d’une association
  11. 11. Conclusion

Refuges, familles d’accueil et structures spécialisées

Quand on parle d’adopter un chien dans un refuge, il s’agit en fait plus généralement d’adopter un chien auprès d’une association. La mission d'un tel organisme est de recueillir des chiens (et souvent aussi d’autres animaux de compagnie) qui ont perdu leur foyer ou n’en ont jamais vraiment eu. Leur rôle consiste à subvenir à leurs besoins, à assurer leur sécurité et leur bien-être, et à leur trouver de nouveaux propriétaires adaptés à leur profil.


Les deux formes d’hébergement temporaires les plus courantes sont les refuges et les familles d’accueil, bien que certains chiens dans l’attente d’un nouveau propriétaire puissent se retrouver dans des situations différentes.

Les refuges

Plusieurs chiens prêts à être adoptés

Les refuges sont le mode d’hébergement transitoire le plus courant pour les chiens qui sont pris en charge par une association en attendant de leur trouver un nouveau maître. Celle-ci opère alors un ou plusieurs bâtiments dédiés, avec des boxes et du personnel présent quotidiennement sur les lieux. 


Qu’il soit salarié, bénévole ou un mix des deux, ce dernier assure les soins quotidiens, les promenades et le suivi vétérinaire. Toutefois, en plus de veiller au bien-être des chiens, il a aussi un rôle déterminant pour guider et accompagner les adoptants dans leur processus d’adoption.


Un refuge est un environnement souvent bruyant, ce qui évidemment peut être stressant pour un chien – d’autant qu’il est capable de percevoir et faire sien le stress de ses congénères également présents sur place. Néanmoins, à défaut de mieux, il convient à la majorité des sujets adultes, sociables et sans problématique particulière.

Les familles d’accueil

En plus ou au lieu d’opérer un (voire plusieurs) refuge(s), certaines associations fonctionnent également avec des familles d’accueil. Le terme est un peu galvaudé, car il peut en fait s’agir d’une personne vivant seule. Quoi qu’il en soit, il s’agit de permettre aux animaux pris en charge par l’association de vivre au sein d’un foyer en attendant que l’organisme leur trouve un adoptant, plutôt que d’être entassés dans un refuge.


Ce mode d’hébergement temporaire est toutefois bien plus rare pour les chiens que pour les chats, car ces derniers supportent plus difficilement de vivre en communauté avec leurs congénères. Il est cependant privilégié par les petites associations qui disposent de peu de moyens financiers et humains.


En outre, il est plus adapté pour certains profils de chiens, plus précisément ceux ayant besoin d’une attention et/ou d’une présence particulièrement soutenue. C’est le cas notamment des chiots, mais aussi de ceux qui sont âgés, handicapés, malades ou convalescents, ou encore très sensibles au stress, peu ou pas habitués à côtoyer leurs congénères, ou nécessitent une rééducation comportementale.


On peut par ailleurs mentionner que la famille d’accueil est le mode d’hébergement temporaire exclusif des chiens d’assistance réformés, c'est-à-dire ceux qu’on retire de la formation visant à faire d’eux des auxiliaires pour des personnes souffrant d’un handicap (cécité, problème de mobilité, trouble du spectre autistique…) lorsqu’il s’avère qu’ils ne répondent pas parfaitement à tous les critères pour exercer cette mission.


Pour un adoptant, un avantage non négligeable des familles d’accueil est que les membres de cette dernière vivent avec l’animal à leur côté au quotidien : leur rôle est essentiel pour fournir toutes sortes d’informations utiles à son sujet et déterminer si on est compatible - notamment en termes de mode de vie.

Adopter auprès d’une association : une double responsabilité

Un couple remplissant les formalités administratives pour adopter un chien

Adopter un chien auprès d’une association n’est pas quelque chose qui doit être fait à la légère : cela représente un véritable engagement à la fois envers l’animal et envers cette dernière. Avant de franchir le pas, il est donc essentiel de bien comprendre ce que cela implique au quotidien et sur la durée.

La responsabilité à l’égard du chien

Qu’on le fasse via une association ou tout autre canal, adopter un chien implique de s’engager à répondre à ses besoins jusqu’à la fin de son existence, c’est-à-dire normalement pendant de nombreuses années. Ceux-ci varient bien sûr d’un individu à l’autre, mais cela suppose notamment toujours de lui donner une alimentation adaptée, des soins vétérinaires de qualité, de lui permettre d’être stimulé physiquement et mentalement (par exemple en jouant avec lui), d’assurer sa socialisation, d’être présent pour lui et de lui offrir de l’affection, etc. En effet, un chien n’est pas un objet que l’on acquiert et rapporte chez soi sur un coup de tête : c’est un être vivant sensible, et il dépend entièrement de son propriétaire.


Avant de franchir le pas, il est donc indispensable de se demander avec honnêteté et lucidité si on est bel et bien à même de lui offrir tout ce dont il a besoin pour être heureux et en bonne santé, mais également si normalement cela continuera d’être le cas tout au long des années qui suivent. Cela dépend des moyens dont on dispose, de l’endroit où l’on habite, du mode de vie que l’on a, du temps que l’on est en mesure de lui consacrer…


C’est d’autant plus vrai que beaucoup de chiens proposés par les associations ont derrière eux un passé difficile : ils peuvent notamment avoir été délaissés, battus, abandonnés… Certains s’adaptent néanmoins facilement à leur nouveau propriétaire et leur nouveau foyer, mais d’autres ont besoin de plus de temps et d’attention, voire éventuellement aussi d’un cadre très stable, d’une rééducation ou encore d’un suivi comportemental. Autrement dit, le niveau d’exigence et d’implication a tôt fait d’être plus élevé lorsqu’on fait le choix d’adopter un chien auprès d’une association.

La responsabilité à l’égard de l’association

Adopter un chien auprès d’une association implique aussi de respecter le travail de cette dernière.
En effet, les bénévoles et salariés qui prennent soin d’eux au quotidien connaissent les animaux dont ils s’occupent : ils partagent en toute transparence ce qu’ils savent ou ont observé, n’hésitant pas à mettre en garde un adoptant potentiel voire à lui recommander un autre animal plus adapté que celui auquel il s’intéressait à la base. Ils attendent qu’on fasse montre également d’honnêteté et de transparence à leur égard concernant l’expérience qu’on a avec les chiens, les conditions d’existence qu’on est en mesure de proposer à l’animal, la situation familiale, etc.


Par ailleurs, le contrat signé lors de l’adoption stipule souvent qu’on s’engage à subvenir aux besoins physiques et affectifs du chien, à le maintenir à jour de ses vaccins (via l’administration de rappels), à lui offrir des soins vétérinaires adaptés chaque fois que nécessaire, à maintenir ses informations d’identification à jour… Il convient bien sûr de respecter ces engagements, sachant que ce sont là des choses qui de toute façon sont incontournables pour tout propriétaire d’animal de compagnie un tant soit peu sérieux.


En plus de cela, il est courant que l’association souhaite avoir des nouvelles durant la période de transition qui suit l’adoption, afin de s’assurer que tout se passe bien pour tout le monde. Il peut même arriver qu’elle demande à envoyer un de ses membres au domicile de l’adoptant pour vérifier que le chien évolue dans un environnement approprié, s’est bien adapté à son nouveau foyer, et pour accompagner son nouveau propriétaire en cas de difficultés.


Dans le cas d’un chien très sensible ou fortement marqué par un voire plusieurs évènements traumatisants, il peut même arriver qu’elle impose un accompagnement éducatif ou comportemental, quitte d’ailleurs à proposer elle-même un éducateur ou comportementaliste professionnel partenaire susceptible d’intervenir à un prix inhabituellement bas.

Les différents types de chiens proposés à l’adoption par les associations

De nombreuses situations peuvent amener un chien à être pris en charge par une association au sein d’un refuge ou d’une famille d’accueil. Il est utile de connaître les principaux cas de figure, car le parcours de l’animal est susceptible d’avoir une incidence sur son tempérament ainsi que son comportement, et donc aussi sur ce dont il a besoin.

Les chiens abandonnés

La population la plus nombreuse au sein des refuges est celle des chiens qui ont été abandonnés car leur propriétaire ne voulait ou ne pouvait plus s’en occuper : soit en étant laissés à l’extérieur, soit en ayant été amenés directement sur place.


Cet évènement est souvent traumatisant, mais néanmoins certains ne présentent pas de difficultés particulières, a fortiori s’ils étaient correctement pris en charge dans leur précédent foyer : ils en ont simplement besoin d’un nouveau.


Pour d’autres, l’abandon a été un choc plus brutal, ou bien ils ont aussi subi d’autres souffrances (par exemple de la négligence) : ils sont alors plus ou moins marqués en termes de comportement et de tempérament. Ils tendent à être en manque de repères et facilement stressés : un temps d’adaptation plus long est nécessaire, mais beaucoup retrouvent rapidement stabilité et confiance dès lors qu’on agit correctement.

Les chiens trouvés errants

Dans les pays les plus développés (notamment la France, la Belgique, la Suisse, le Canada…), les chiens en divagation sont relativement peu nombreux, et la plupart ont en fait un propriétaire mais ont été abandonnés ou ont fugué. Ils sont normalement conduits dans une fourrière, qui d’ailleurs est parfois gérée (dans le cadre d’une délégation de service public) par une association opérant par ailleurs un refuge. Si leur propriétaire ne se manifeste pas, ils sont au bout d’un certain temps transférés en refuge et peuvent alors être adoptés par un nouveau propriétaire.


La situation est généralement différente dans les autres pays, où il est beaucoup plus courant que des chiens vivent à la rue – voire où ils sont majoritaires, d’autant que les structures cherchant à les recueillir sont peu nombreuses ou débordées. Toutefois, certaines associations de pays plus développés collaborent avec des refuges basés notamment en Europe de l’Est ou du Sud, en Afrique du nord ou en Amérique latine : les chiens errants ou abandonnés pris en charge sur place sont proposés à l’adoption depuis l’étranger. Dans le plus fréquent, le chien ne fait donc le trajet qu’une fois un adoptant trouvé. Toutefois, certaines associations font venir directement des animaux pour les installer dans leur refuge ou leurs famille d’accueil, car ils ont alors de meilleures chances d’être adoptés. En effet, pouvoir voir « en vrai » l’animal qu’on envisage d’adopter est (à juste titre) une condition sine qua non pour de nombreuses personnes.


Qu’ils viennent ou non de l’étranger, le passé des chiens qui ont été trouvés errants est généralement inconnu, et est aussi très varié. Ainsi, alors que certains ont eu une vie globalement sans histoire au sein d’un foyer aimant, d’autres au contraire ont toujours vécu dans la rue, ou bien n’ont pas été sociabilisés par leurs propriétaires, ou encore ont été maltraités et en ont conservé d’importantes séquelles psychologiques et comportementales. 


Dans la mesure où ils passent du temps avec l’animal, les membres de l’association (ainsi que ceux de la famille d’accueil le cas échéant) sont alors une source d’informations d’autant plus déterminante pour essayer d’y voir un peu plus clair, et éviter d’adopter un individu qu’en réalité on n’est pas capable de prendre en charge correctement.

Les chiens retirés à leur propriétaire

Il arrive qu’un particulier – voire même un éleveur professionnel peu scrupuleux – soit poursuivi par la justice pour des actes de maltraitance envers un ou plusieurs chiens dont il a la garde : négligence, coups, etc. 


Ces animaux retirés à leur propriétaire pour mauvais traitements arrivent alors dans un refuge avec dans leur bagage un vécu traumatique : privations, coups, isolement… Ils sont ainsi susceptibles de se montrer particulièrement peureux ou facilement stressés, mais également de faire preuve d’une grande méfiance envers les humains – susceptible de se manifester sous forme d’agressivité. 


Leur reconstruction demande du temps, de la patience et parfois l’expertise d’un éducateur ou d’un comportementaliste canin professionnel. Néanmoins, dès lors qu’on parvient à leur redonner confiance, beaucoup montrent une capacité de résilience impressionnante et deviennent d’excellents compagnons.

Les chiens d’élevage retraités

En plus de veiller à sélectionner rigoureusement leurs reproducteurs et à ménager leurs femelles en évitant qu’elles soient en gestation plus d’une fois par an, les éleveurs dignes de ce nom arrêtent de faire se reproduire leurs chiens au-delà d’un certain âge. S’ils décident alors de ne pas les garder, ils se chargent de leur trouver de nouveaux propriétaires aptes à leur offrir une vie de famille et une retraite bien méritée.

 


Néanmoins, tous ne sont pas aussi scrupuleux : certains n’hésitent pas à organiser des saillies à des âges déraisonnables, mais aussi et surtout à abandonner leurs chiens une fois que ceux-ci ne sont plus en mesure de se reproduire. Il arrive donc que les associations aient à prendre en charge de tels animaux et les proposent à l’adoption.


Habitués à vivre en collectivité, ces chiens sont généralement sociables – au moins avec leurs congénères. En revanche, ils n’ont pas forcément vécu au cœur d'un foyer – a fortiori s’ils sont issus d’une usine à chiots. Le cas échant, ils doivent s’habituer à ce mode de vie, ce qui peut supposer notamment de découvrir de nouvelles situations du quotidien ou encore d’apprendre la propreté. Ils peuvent par ailleurs nécessiter un suivi vétérinaire renforcé (et donc davantage coûteux), du fait de leur âge.

Les chiens de course et de travail réformés ou retraités

Un chien attaché à une laisse sur la route

Certaines associations s’attèlent à recueillir et placer dans de nouveaux foyers des chiens de course (presque toujours des lévriers) ou de travail (chasse, garde ou guidage de troupeaux…) réformés ou retraités, c'est-à-dire qui, du fait d’un problème de santé (dans le premier cas) ou de leur âge (dans le second), n’ont plus les capacités physiques d’assurer les fonctions auxquelles leur précédent propriétaire les avaient destinés.

 


Leur comportement dépend bien sûr de leur passé, mais généralement, ils sont assez proches des humains et coopératifs, puisqu’ils sont habitués à être à leur service. Toutefois, ils n’avaient pas forcément l’habitude d’évoluer directement au cœur d’un foyer :  le cas échéant, ce nouveau mode de vie peut nécessiter un temps d’adaptation. En outre, certains étaient habitués à agir de manière indépendante, puisque c’était précisément ce qu’on attendait d’eux (par exemple les chiens de protection de troupeaux) : ils peuvent donc être assez têtus et difficiles à prendre en main. Enfin, dans certains cas, leur âge et/ou leur ancien parcours nécessite un suivi vétérinaire renforcé.

Les chiens d’assistance réformés ou retraités

Certaines associations proposent à l’adoption des chiens d’assistance réformés ou retraités. Dans le premier cas, il s’agit d’individus qui ne sont pas allés au terme de leur formation et n’ont donc jamais exercé le rôle auquel on les destinait : souvent pour des raisons médicales mineures, ou parce que leur tempérament ne correspond pas. Le second cas concerne des chiens ayant derrière eux un plus ou moins grand nombre d’années de service auprès de personnes souffrant d’un handicap (physique et/ou mental), et qui pour leurs dernières années de vie ont droit à un repos bien mérité.


Quel que soit le cas de figure, ces chiens sont généralement très bien éduqués, proches des humains et habitués à vivre au sein d’un foyer. Toutefois, ceux qui sont retraités peuvent avoir besoin d’un suivi vétérinaire renforcé du fait de leur âge, voire de leur état de santé.

Les chiens issus de laboratoires

Certaines associations proposent à l’adoption d’anciens chiens de laboratoire, c'est-à-dire ayant été utilisés au profit de la science – et plus précisément la recherche médicale. Il s’agit principalement de Beagles, car cette race est particulièrement plébiscitée dans ce cadre du fait notamment de son tempérament. 


Ces chiens ont souvent connu un environnement très encadré et peu stimulant, et une vie quotidienne très éloignée de celle d’un animal de compagnie au sein d’un foyer aimant. Ils doivent donc découvrir progressivement cette nouvelle existence mais il se montrent en général curieux, attachants et capables d’apprendre vite.

Ce qu’il faut savoir sur les chiens proposés à l’adoption par les associations

Dans le cas d’un refuge, le séjour au sein de ce dernier peut être particulièrement déstabilisant pour un chien. Tout changement de propriétaire et de cadre de vie est susceptible d’être stressant pour lui, mais c’est évidemment encore plus vrai quand ce dernier est loin d’être favorable : le bruit, la promiscuité, l’enfermement dans un box, la présence de congénères eux-mêmes inquiets, la rupture totale avec les repères habituels provoquent du stress chez de nombreux chiens de refuge. Cela peut se traduire par de la nervosité, des aboiements, une forte agressivité ou au contraire une attitude de repli. Il convient d’ailleurs de souligner que ces réactions ne sont pas forcément révélatrices du tempérament intrinsèque du chien : elles reflètent souvent son état émotionnel du moment.


En revanche, qu’il soit pris en charge dans un refuge ou au sein d’une famille d’accueil, son parcours a une forte influence sur son caractère. Or, les chiens proposés à l’adoption par les associations ont des histoires très variées. En fonction de leur vécu, certains sont parfaitement équilibrés, mais d’autres gardent des traces plus ou moins visibles et ancrées d’un ou plusieurs traumatismes qu’ils ont subis.


En particulier, ceux qui n’ont pas été suffisamment socialisés, ont souffert de négligence ou ont été violentés demandent souvent davantage de patience et d’efforts. L’aide d’un comportementaliste canin professionnel peut d’ailleurs s’avérer alors nécessaire pour résoudre certains problèmes de comportement profondément ancrés : peur, relations difficiles avec les autres chiens ou les représentants d’autres espèces, anxiété de séparation, etc. 


À l’inverse, même s’il y a toujours bien sûr une part d’incertitude concernant la façon dont les choses se passent suite à une adoption (d’autant que cela dépend aussi de la manière dont l’adoptant s’y prend), de nombreux chiens n’ont aucun trouble particulier et ont toutes les chances de s’adapter très facilement à leur nouvelle vie. Autrement dit, les chiens proposés par les associations sont loin de former un groupe homogène : certains sont parfaitement adaptés pour des primo-adoptants, mais d’autres demandent davantage d’expérience ou un investissement particulier.


Il est donc indispensable de recueillir un maximum d’informations concernant l’animal qu’on envisage d’adopter, afin de savoir à quoi s’attendre et être au clair quant aux difficultés qu’on risque de rencontrer. Les membres de l’association ont un rôle crucial en la matière : ils doivent donner de manière honnête et transparente toute l’information et le savoir dont ils disposent, en particulier si un problème de santé ou de comportement est avéré ou probable.


Plus largement, il leur revient d’orienter chaque adoptant vers un chien adapté à son profil : par exemple, confier à une personne sans expérience un animal profondément marqué par un ou plusieurs traumatismes serait une erreur majeure.


Dans le cas d’un chien placé dans un foyer d’accueil, les membres de ce dernier jouent eux aussi un rôle important : ils offrent à l’animal un cadre plus serein qu’un refuge, ce qui permet d’obtenir une image plus fidèle de sa personnalité et son comportement – d’autant qu’elles passent beaucoup de temps et partagent diverses activités avec lui. Leur vécu à ses côtés permet d’évaluer ce qu’il sait faire, ce qui le perturbe ou le stresse, ce dont il a besoin pour s’épanouir...

La participation financière, preuve de l’engagement

Adopter un chien auprès d’une association implique presque toujours de verser à cette dernière une certaine somme d’argent. Toutefois, il ne s’agit pas d’un « prix d’achat » de l’animal, mais d’une contribution aux frais qu’elle a engagés pour le prendre en charge et le préparer à rejoindre un nouveau foyer.


En effet, qu’il s’agisse de le nourrir, le vacciner, le vermifuger, le stériliser, l’identifier (s’il ne l’est pas déjà) ou de lui administrer des soins vétérinaires parfois lourds, ces dépenses représentent un montant conséquent pour ces structures, qui fonctionnent souvent grâce à des bénévoles et avec des ressources limitées.


De fait, les sommes versées par les adoptants représentent généralement une fraction importante des recettes de l’association, sans laquelle elle ne pourrait tout simplement pas poursuivre ses activités et venir en aide à des animaux dans le besoin. 


Cette contribution a aussi un rôle symbolique : elle rappelle à l’adoptant que l’adoption n’est pas un acte impulsif, mais une décision mûrie qui l’engage sur le long terme. 


Son montant n’est pas encadré par la loi : il est laissé à la discrétion de l’association. Toutefois, il est le plus souvent situé entre : 

  • 150 et 250 euros en France ;
  • 150 et 220 euros en Belgique ;
  • 150 et 300 francs en Suisse ;
  • 100 et 300 dollars au Québec.

 

Par ailleurs, il est assez courant que l’association décide d’adapter le montant de la participation au profil du chien. Celle-ci est alors généralement plus élevée pour un chiot ainsi que pour un animal qui est de pure race (a fortiori s’il s’agit d’une race très plébiscitée), et plus faible pour un chien âgé, malade et/ou handicapé, afin d’encourager son adoption.


Juridiquement, la contribution est un don à l’association. Dès lors, cette dernière fournit généralement un reçu fiscal, si bien qu’on peut alors déduire partiellement de ses impôts la somme versée - par exemple à hauteur de 66 % en France, et de 45 % en Belgique.

Les conditions fixées par les associations

Les associations qui prennent en charge des animaux puis leur cherchent un nouveau foyer savent qu’une adoption qui se passe mal n’est dans l’intérêt de personne (ni de l’animal, ni de l’adoptant, ni d’elles-mêmes), voire peut s’avérer lourde de conséquences.


C’est pour cette raison qu’elles s’assurent normalement que le candidat a un projet réfléchi, cohérent et viable. Pour cela, elles fixent généralement différentes conditions et s’assurent avant de confier un animal qu’elles ont recueilli que celles-ci sont remplies, le plus souvent à travers un questionnaire préliminaire ou lors d’un entretien.


Les exigences sont plus ou moins strictes d’un organisme à l’autre, et peuvent aussi varier en fonction du chien qu’on souhaite adopter. Néanmoins, elles sont globalement motivées par trois principes : garantir le bien-être de ce dernier, s’assurer de la stabilité du foyer et vérifier que l’adoptant est prêt et apte à s’engager sur la durée.


Les conditions les plus courantes concernent :

  • l’âge de l’adoptant : que ce soit pour un chien ou pour n’importe quelle autre espèce, les associations exigent généralement que l’adoptant soit majeur. Elles refusent donc de céder un animal à un mineur, même s’il dispose de l’accord de ses parents. En effet, posséder un chien est une responsabilité importante, quotidienne et de longue durée : une certaine maturité est nécessaire pour un tel engagement ;

  • son logement et son mode de vie : les associations portent généralement une attention particulière aux caractéristiques du logement de l’adoptant potentiel, ainsi qu’à son mode de vie. Par exemple, elles peuvent refuser de céder un chien très énergique à une personne n’ayant pas un jardin clos, voire même si ce dernier ne comporte pas une clôture sécurisée alors que l’animal est potentiellement agressif et dangereux. Une visite du domicile peut d’ailleurs être demandée afin de vérifier les conditions d’accueil, en particulier dans le cas d’un animal difficile à prendre en main ou fragile (physiquement ou mentalement). Cela reste toutefois assez rare. Dans le cas d’un sujet qui aboie beaucoup, elle peut également s’informer sur la proximité des voisins et leur tolérance face à de telles nuisances potentielles ;

  • les autres humains du foyer : il s’agit alors de confirmer que tous, y compris les enfants, approuvent le projet. Les associations contrôlent quasiment systématiquement ce point, crucial pour réduire le risque de tensions internes qui pourraient à terme provoquer un abandon. Elles exigent d’ailleurs souvent qu’en amont de l’adoption tous aient l’occasion de rencontrer le chien et passer un peu de temps avec lui, afin de s’assurer que les premières interactions se passent bien pour tout le monde. Elles posent aussi souvent la question d’une éventuelle allergie aux chiens d’un membre du foyer ; 

  • une éventuelle cohabitation avec un ou plusieurs autres animaux : que ce soit compte tenu d’un défaut de sociabilisation ou du fait d’un instinct de prédation très prononcé, certains chiens ne sont pas faits pour vivre sous le même toit qu’un congénère ou un représentant d’une autre espèce (chat, rongeur…). Inversement, il peut aussi arriver que l’animal déjà installé dans le foyer aurait de grandes chances d’entretenir des relations exécrables avec un éventuel nouveau venu. Ce sont donc également des points que les associations prennent couramment la peine de vérifier : là encore, l’objectif est d’éviter des conflits, des accidents et une potentielle demande de restitution de l’animal à cause de problèmes de cohabitation. 

Les étapes du processus d’adoption

Adopter un chien auprès d’une association (comme d’ailleurs par n’importe quel autre canal) n’est pas quelque chose que l’on décide sur un coup de tête. Cette décision doit découler d’une réflexion longuement mûrie, et être suivie d’une rencontre qui permet à l’animal et son futur maître potentiel de faire connaissance.


Cette rencontre n’est qu’une des étapes du processus d’adoption, et les associations n’hésitent pas à bien structurer ce dernier : le but est de limiter les erreurs d’aiguillage et de maximiser les chances que le chien rejoigne un foyer adapté pour lui, dans lequel il sera correctement pris en charge tout le reste de sa vie.


Ainsi, le processus d’adoption d’un chien auprès d’une association consiste généralement à :

  • entrer en contact avec elle et répondre à diverses questions (souvent via un formulaire) ;
  • se rendre sur les lieux une première fois pour rencontrer le chien, s’informer sur son passé ainsi que sa personnalité, et interagir avec lui ;
  • convenir d’un rendez-vous pour effectuer les formalités administratives afin de concrétiser l’adoption.

Identifier une association et repérer un ou des chiens à adopter

La première étape d’une démarche d’adoption auprès d’une association consiste généralement à en trouver une proche de chez soi.


Par ailleurs, beaucoup présentent les animaux qu’elles proposent sur leur site Internet ou sur des annonces de chiens à adopter publiées sur des sites tiers : cela permet éventuellement d’en identifier un ou plusieurs qui correspondent à ce que l’on recherche.


Il est d’ailleurs recommandé de faire ce repérage en amont, plutôt que de se dire qu’on verra sur place : cela facilite le travail des membres de l’association, qui ont déjà beaucoup à faire pour s’occuper des animaux qu’ils prennent en charge.

Prendre contact avec l’association et répondre à ses questions

Même quand elles sont débordées, les associations ne confient normalement pas un chien à un nouveau propriétaire sans s’assurer au préalable que ce dernier est en mesure de lui apporter ce dont il a besoin et a conscience de l’engagement qu’il prend.


Par exemple, elles évitent de confier à une personne peu présente dans son foyer un chiot (car il a besoin de beaucoup d’attention) ou un jeune chien très énergique (car il a besoin de beaucoup d’exercice quotidien).


De la même façon, un chien anxieux, craintif ou traumatisé n’est généralement pas cédé à une personne qui manque d’expérience avec les animaux ou qui vit dans un foyer où l’ambiance est plutôt agitée. 


Dans le cas d’un primo-adoptant, elles orientent de préférence vers un chien stable ayant déjà reçu une bonne éducation et étant déjà habitué à la vie de famille.


Cet objectif d’éviter les problèmes d’incompatibilité et de mettre le bon chien entre les mains du bon adoptant explique que lorsqu’on la contacte, une association pose normalement différentes questions pour en savoir plus sur la personne à qui elle a affaire : lieu de vie, composition du foyer (y compris d’éventuels autres animaux), expérience avec la gent canine, disponibilité, niveau d’activité, etc.


Cette prise de renseignements s’effectue soit via un questionnaire (papier ou digitalisé), soit lors d’un entretien (à distance ou sur place).

Aller sur place

Que le chien soit accueilli temporairement dans une famille d’accueil ou un refuge, il est presque toujours nécessaire de se rendre sur place afin de pouvoir l’adopter. Dans le premier cas, il faut bien sûr convenir en amont d’un rendez-vous. Quant aux refuges, certains acceptent les visites impromptues, mais d’autres reçoivent les adoptants potentiels seulement sur rendez-vous ou sur des plages horaires spécifiques.


Souvent, l’association demande à ce que tous les membres du foyer soient présents lors de cette première rencontre. L’objectif est d’une part de s’assurer que le projet fait l’unanimité, et d’autre part que chacun puisse rencontrer le chien et interagir avec lui.


Durant généralement au moins une heure, cette visite est notamment l’occasion de passer du temps avec le chien qu’on envisage de recueillir : on peut ainsi le caresser, lui parler, jouer avec lui, observer ses réactions... Il est courant qu’on se voie même proposer l’opportunité de le promener un peu. Ces différentes interactions permettent de vérifier si le courant passe de part et d’autre, et éventuellement de commencer à créer un lien.


C’est aussi l’occasion d’échanger avec le personnel de l’association ou la famille d’accueil, qui sont souvent en mesure de partager des informations précieuses sur l’animal : son histoire et ses éventuels traumatismes, son tempérament, ses habitudes, son comportement à l’égard des humains, de ses congénères ou des représentants d’autres espèces, sa santé, ses éventuels besoins particuliers, etc.


En France, si un accord de principe est trouvé, l’association remet alors le Certificat d’Engagement et de Connaissance (CEC), instauré par la Loi n°2021-1539 du 30 novembre 2021 visant à lutter contre la maltraitance animale et conforter le lien entre les animaux et les hommes. Devant être complété et signé au moins sept jours avant l’adoption, ce document atteste qu’on a bien pris connaissance des besoins du chien, des responsabilités que cela représente ainsi que du budget à prévoir. L’objectif est d’éviter qu’un animal soit adopté suite à une décision impulsive ou par une personne mal informée.

Revenir pour finaliser l’adoption

Même si la première rencontre avec le chien se passe très bien, l’adoption ne se concrétise généralement pas dans la foulée. En effet, la plupart des associations demandent plutôt qu’un rendez-vous soit convenu pour finaliser la procédure.


Ainsi, même si on a hâte de ramener le chien chez soi après avoir fait sa connaissance, il faut savoir se montrer patient : un délai de quelques jours (voire plus) peut s’écouler entre la première visite et l’adoption à proprement parler. Il permet à l’association de préparer le dossier, mais le but est aussi de s’assurer que la décision de l’adoptant soit bien mûrie, étant donné qu’elle l’engage pour plusieurs années.


Il arrive d’ailleurs que de toute façon le chien ne puisse pas partir immédiatement, par exemple s’il doit respecter une période de quarantaine pour éviter une éventuelle contagion, s’il a un soin ou un examen vétérinaire prévu, s’il fait l’objet d’une observation comportementale…

Les documents requis lors de l’adoption d’un chien auprès d’une association

Les formalités et documents pour adopter un chien dans une association peuvent être regroupés en deux catégories : ceux imposés par la loi, qui varient d’un pays à l’autre ; et ceux imposés par l’association elle-même, qui bien sûr dépendent de cette dernière.

Les documents requis par la loi lors d’une adoption dans une association

Selon le pays où l’on réside, l’adoption d’un chien peut être encadrée par des règles administratives plus ou moins strictes, notamment concernant des documents que l’adoptant doit remettre à l’association - ou l’inverse.

En France

La loi française impose à toute personne souhaitant adopter un chien auprès d’une association de remettre à cette dernière :

 

  • une pièce d’identité (c’est-à-dire sa carte d’identité ou son passeport), afin de préparer les documents administratifs requis ;

 

  • le Certificat d’Engagement et de Connaissance (CEC), qu’elle doit compléter et signer au moins sept jours avant l’adoption. Instauré en 2022, ce document atteste qu’elle a été informée des besoins de l’animal, des dépenses à prévoir, ainsi que de ses responsabilités en tant que détenteur d’un chien.

Dans le cas particulier d’un chien catégorisé, l’article 211 du Code rural et de la pêche maritime oblige également l’adoptant à fournir :

 

  • une attestation d’aptitude à la détention d’un tel animal, qui s’obtient auprès d’un vétérinaire ou d’un comportementaliste agréé après une formation de sept heures ;

 

  • une attestation d’assurance responsabilité civile devant obligatoirement couvrir les chiens catégorisés ;

 

  • un permis provisoire de détention remis par la mairie, qui est indispensable pour accueillir le chien en attendant son évaluation comportementale.

Ces obligations supplémentaires s’appliquent à la fois pour la catégorie 1 (qui regroupe les chiens dits « d’attaque », c’est-à-dire les American Staffordshire Terriers non LOF ainsi que ceux qui sont de type Mastiff ou Tosa Inu) et pour la catégorie 2 (celle des « chiens de garde et de défense » : American Staffordshire Terriers LOF, Rottweilers LOF ou non LOF, Tosa Inu LOF).

Par ailleurs, que le chien soit catégorisé ou non, l’article L. 214-8 du Code rural et de la pêche maritime stipule que l’association doit pour sa part remettre à l’adoptant :

  • un certificat vétérinaire, qui atteste de la bonne santé du chien ou à défaut des problèmes de santé dont il souffre. Ce document doit aussi mentionner son numéro d’identification, les vaccins qu’il a reçus ainsi que son éventuelle stérilisation. L’article L. 211 du Code rural et de la pêche maritime rend d’ailleurs cette dernière obligatoire dans le cas d’un chien catégorisé, au même titre que la vaccination contre la rage.

  • une attestation de cession, qui prouve le transfert de propriété du chien de l’association à son nouveau maître. Elle est d’ailleurs requise pour mettre à jour les informations à son sujet au sein du fichier national I-CAD (Identification des Carnivores Domestiques).

En Wallonie

En Wallonie, l’adoption d’un chien auprès d’une association nécessite de présenter un extrait du fichier central de la délinquance environnementale et du bien-être animal, remis par la commune où on réside. En effet, l’article 46 du Code wallon du bien être animal rend ce document obligatoire pour toute acquisition d’un animal de compagnie, quels que soient le canal et les modalités. Sa fonction est de certifier que l’on n’a pas été condamné pour maltraitance animale au cours des dix dernières années. 


L’association de son côté doit remettre un agrément refuge : c’est la preuve qu’elle est autorisée par la région et qu’elle respecte les normes d’hébergement ainsi que de soins.


Par ailleurs, en fonction de la commune dans laquelle se trouve l’association, la réglementation locale peut prévoir des obligations spécifiques concernant certaines races ou certains types de chiens qu’elle considère comme potentiellement dangereux. L’association peut ainsi avoir l’obligation de demander à l’adoptant une attestation d’assurance responsabilité civile, ou bien par exemple être tenue de lui fournir une preuve de la vaccination antirabique de l’animal ou de sa stérilisation.

À Bruxelles-Capitale

À Bruxelles-Capitale, la loi n’impose pas de document spécifique à fournir pour adopter un chien auprès d’une association.


Cette dernière a cependant l’obligation de remettre à l’adoptant :

 

En Suisse

Il n’existe pas en Suisse de loi fédérale ou cantonale pour encadrer l’adoption d’un chien auprès d’une association, qu’il soit pris en charge dans un refuge ou placé en famille d’accueil. Par conséquent, les formalités dépendent entièrement de l’organisme : il est libre de demander et de fournir les documents qu’il juge utile.


Cela dit, l’article 17 de l’ordonnance sur les épizooties (OFE) du 27 juin 1995 impose que tout chien soit identifié par puce électronique dans les trois mois après sa naissance et avant d’être cédé. Le refuge a donc l’obligation légale de fournir à l’adoptant une preuve que l’animal a bien été pucé et enregistré dans la base nationale AMICUS.


Par ailleurs, il existe une réglementation suisse sur les chiens dangereux, mais elle est définie au niveau de chaque canton – à la fois en ce qui concerne les types de chiens ciblés et les règles à respecter. En fonction du lieu où est basée l’association, la loi peut donc exiger que l’adoptant fournisse d’autres documents : par exemple un extrait de casier judiciaire vierge, une attestation de formation auprès d’un comportementaliste canin, ou encore une attestation d’assurance responsabilité civile. 

Au Québec

Il n’existe pas au Québec de législation fédérale ou provinciale imposant tel ou tel document (ni même une quelconque formalité) lors de l’adoption d’un chien auprès d’une association, sauf dans une situation très précise.


En effet, le Règlement sur le bien être et la sécurité des animaux domestiques de compagnie et des équidés prévoit que, lorsqu’un foyer compte plus de 15 chiens et chats, l’adoptant doit fournir à l’association un document appelé permis provincial. Cela vaut d’ailleurs quel que soit le canal d’adoption, y compris donc par exemple auprès d’un éleveur professionnel. Délivré par le Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ), ce permis n’est accordé qu’après l’analyse d’un dossier comprenant notamment des informations sur le logement, ainsi que la preuve qu’on dispose de moyens financiers suffisants. On doit en outre déclarer accepter de potentielles visites d’inspection, que ce soit pendant l’instruction du dossier ou par la suite. 


Il existe par ailleurs au Québec une loi provinciale relative aux chiens considérés comme potentiellement dangereux : la Loi visant à favoriser la protection des personnes par la mise en place d’un encadrement concernant les chiens. Elle a toutefois la particularité de ne pas raisonner par race ou type mais au niveau individuel, et de laisser la main aux autorités locales : lorsqu’il existe « des motifs raisonnables de croire qu’un chien constitue un risque pour la santé ou la sécurité publique » (par exemple du fait qu’il a attaqué ou mordu une personne ou un autre animal), la municipalité du lieu où il réside peut exiger que son propriétaire (ou son gardien) lui fasse passer une évaluation comportementale effectuée par un vétérinaire. Si l’évaluation conclut que le chien est potentiellement dangereux, celle-ci peut alors imposer une ou plusieurs obligations : vaccination contre la rage, identification, stérilisation... Une association qui prend en charge l’animal doit alors fournir à l’adoptant les preuves que ces obligations ont bien été remplies. Elle peut aussi être obligée alors d’exiger de sa part une attestation d’assurance responsabilité civile couvrant les dommages éventuels causés par le chien.


Cela dit, dans une partie des municipalités, certaines obligations (identification, stérilisation, vaccination antirabique, souscription à une assurance responsabilité civile…) s’imposent à tous les propriétaires, indépendamment du caractère dangereux ou non de leur animal. Le cas échéant, les preuves qu’elles sont bien remplies doivent être échangées par l’association et l’adoptant au moment de la cession.

Les documents susceptibles d’être demandés par l’association lors de l’adoption

En plus des documents éventuellement prévus par la loi, chaque association est libre de demander des éléments supplémentaires à tout adoptant potentiel. L’objectif est de s’assurer que ce dernier a un projet réfléchi, est en mesure d’accueillir l’animal dans de bonnes conditions et accepte les conditions fixées par l’association.


Les éléments les plus couramment demandés sont :

 

  • un questionnaire de demande de renseignements, qui est généralement envoyé dès la première prise de contact. C’est de loin le document le plus fréquent, car la plupart des associations demandent à toute personne souhaitant adopter d’en remplir un. Il porte généralement entre autres sur son logement, le nombre et la durée de ses absences, son niveau d’activité, la présence éventuelle d’enfants ou d’autres animaux au sein du foyer, son expérience avec les chiens…

  • un justificatif de domicile et/ou de revenus, afin de confirmer l’endroit où réside l’adoptant et/ou sa capacité ainsi que sa stabilité financières ;

  • des photos du logement, pour vérifier que le cadre de vie proposé est bel et bien adapté au chien que l’adoptant envisage d’accueillir. Certaines associations demandent d’ailleurs même d’effectuer une visite sur place.

Le but est d’évaluer la cohérence entre les conditions d’existence dont bénéficierait le chien et ses besoins. L’association peut décider de refuser l’adoption si elle estime que la configuration n’est pas adaptée, quitte éventuellement à proposer alors à l’adoptant de jeter son dévolu sur un autre animal avec lequel il serait davantage compatible.

Par ailleurs, une association demande parfois aux personnes à qui elle cède un chien de s’engager par écrit à :

  • poursuivre sa vaccination tout au long de sa vie. En effet, même si elle veille normalement à ce que tout chien qu’elle propose soit à jour de ses vaccins, des rappels sont nécessaires par la suite tout au long de la vie de ce dernier, afin qu’il continue d’être protégé contre les maladies en question ;

  • le stériliser, dès lors qu’il ne l’est pas déjà. Ce cas de figure est peu courant, car le plus souvent les associations prennent soin de stériliser tout chien qu’elles recueillent et qui ne l’a pas déjà été, avant de le mettre à l’adoption. Il arrive toutefois que ça ne soit pas le cas, en particulier s’il est encore trop jeune. Cet engagement est parfois sécurisé via un chèque de caution qui est rendu ou détruit une fois que l’adoptant remet la facture vétérinaire prouvant que l’acte a bien été réalisé.

Il arrive aussi que l’association demande une attestation d’assurance responsabilité civile couvrant les éventuels dommages causés par l’animal (ou un engagement écrit à souscrire une telle assurance), quand bien même la loi ne l’impose pas. L’objectif est notamment que l’adoptant ait bien conscience de la responsabilité qui est la sienne en tant que propriétaire.

Enfin, établir un contrat d’adoption n’est généralement pas imposé par la loi (c’est vrai notamment en France, en Belgique, en Suisse et au Québec), mais c’est une pratique très généralisée dans les associations. En effet, il constitue alors une preuve légale de la transaction et du transfert de propriété de l’animal. Il est courant qu’elles y fassent figurer une clause par laquelle l’adoptant s’engage à respecter les besoins du chien et à assumer ses responsabilités à son égard.

Les premiers jours à la maison avec un chien adopté auprès d’une association

L’arrivée dans son nouveau foyer d’un chien adopté auprès d’une association constitue toujours un moment important pour l’adoptant, mais aussi et surtout pour l’intéressé. Toutefois, cette transition a tôt fait d’être déroutante, a fortiori s’il a traversé des périodes difficiles et est donc particulièrement craintif. En effet, il se retrouve dans de nouveaux lieux, face à de nouvelles personnes, et doit assimiler de nouvelles règles. L’objectif des premiers jours est donc simple : le rassurer et lui donner une impression de sécurité.

Créer un cadre stable et rassurant

Les membres du foyer, les règles de la maison, les interdits, le rythme de vie… : quel que soit son parcours jusqu’alors, un chien qu’on vient d’adopter découvre un cadre entièrement nouveau pour lui. Il ne sait pas encore quelle est sa place dans cet univers qui lui est inconnu, ce qu’on attend de lui, ce qu’il peut et ne peut pas faire, etc. 


Pour l’aider à trouver ses marques, il est important notamment de faire en sorte qu’il dispose d’un espace bien à lui, calme, confortable et facilement accessible, où il peut s’installer quand il en ressent le besoin. On peut pour cela mettre tout simplement un panier ou un tapis dans un endroit qui ne soit pas en plein courant d’air ni agité, sans pour autant être complètement isolé. Par ailleurs, il convient de respecter sa tranquillité lorsqu’il s’y trouve : les membres du foyer (y compris les enfants) ne doivent alors pas le déranger, a fortiori s’il est en train de dormir. Il comprend ainsi qu’il dispose d’un endroit sûr où il peut se reposer et éventuellement observer son nouvel environnement, ce qui évidemment ne peut qu’être favorable à son bien-être.


Instaurer d’emblée une routine simple et constante est également très utile pour favoriser son adaptation et le rassurer. En particulier, il convient de lui donner ses repas à heures fixes et au même endroit ainsi que d’instaurer des promenades quotidiennes et régulières en se cantonnant dans un premier temps aux mêmes lieux, afin qu’eux aussi lui deviennent familiers. 


Ce cadre structuré et prévisible doit le rassurer et l’aider à comprendre qu’il peut faire confiance à ses nouveaux humains et compter sur eux pour satisfaire ses besoins.


Il n’en reste pas moins qu’il a beaucoup de choses à assimiler, et que la situation est forcément anxiogène pour lui – surtout au début. Il est donc essentiel d’éviter alors de le punir, car il est normal qu’il soit désorienté et fasse des bêtises : cela ne ferait qu’accentuer son stress, affaiblir sa capacité à s’adapter voire même menacer la création pourtant indispensable d’un lien de confiance réciproque.

Être présent pour lui

Un chien qu’on vient d’adopter a tôt fait d’être inquiet quand il se retrouve seul dans cet environnement inconnu qu’est son nouveau foyer. C’est d’autant plus vrai s’il a vécu par le passé un abandon : il pourrait alors croire que l’histoire se répète.


Mieux vaut donc éviter de s’absenter alors trop souvent ou trop longtemps : au contraire, l’idéal est de pouvoir être particulièrement disponible les premiers jours. Même quand on n’est pas en train d’interagir avec lui, le simple fait qu’on soit présent à la maison le rassure.  


Il n’en reste pas moins nécessaire de lui apprendre à rester seul sans se mettre dans tous ses états, mais cela doit se faire de façon progressive : on commence par de très courtes absences, puis au fil des jours on augmente peu à peu leur durée. Il faut par ailleurs éviter de donner trop d’importance à ses départs du domicile comme à ses retours.

Ne pas le solliciter exagérément

Suite à l’adoption d’un chien auprès d’une association, les différents membres du foyer (et en particulier les enfants) débordent souvent d’enthousiasme, voire se disent qu’il faut rattraper le manque d’affection qu’il a subi.


Cependant, un excès d’attention et d’affection peut en réalité être source pour lui de stress. En effet, un chien n’apprécie pas forcément les sollicitations et/ou les contacts physiques trop répétés ou insistants, a fortiori s’il est plutôt du genre distant et indépendant.


Il est donc important de ne pas en faire trop, et en particulier de ne pas forcer le contact les premiers jours : mieux vaut attendre qu’il vienne de lui-même. Il faut par ailleurs privilégier les caresses douces et brèves, et connaître le langage corporel des chiens afin de savoir identifier les signaux qu’il émet s’il est mal à l’aise.


Au demeurant, respecter son espace est un des fondements de la relation de confiance réciproque qu’on doit chercher à instaurer avec lui.

Effectuer des sorties adaptées

Même lorsqu’il a un jardin à sa disposition, un chien a besoin de sorties, et ce quel que soit son passé. Découvrir différents environnements, être confronté à toutes sortes d’odeurs et de bruits, croiser divers humains, congénères et représentants d’autres espèces : toutes ces stimulations enrichissent son quotidien et participent à son bien-être. C’est d’autant plus vrai s’il a vécu des événements douloureux, car chaque sortie l’aide alors à recréer un lien positif avec le monde extérieur.


Cependant, les promenades peuvent représenter une véritable épreuve pour un chien ayant connu une expérience traumatisante ou n’ayant pas été correctement sociabilisé, si de ce fait il est constamment sur ses gardes. Le cas échéant, mieux vaut au début opter pour une durée limitée, et tâcher ensuite de l’augmenter progressivement.


Par ailleurs, qu’il ait ou non tendance à être constamment aux aguets, il peut arriver qu’un élément en apparence insignifiant (un bruit, un objet, un simple mouvement d’une personne ou d’un animal…) provoque chez lui une forte inquiétude, voire carrément le fasse paniquer. Si on remarque qu’effectivement certains stimuli causent régulièrement – voire systématiquement - de telles réactions, il est utile de les identifier et d’essayer de les éviter, dans la mesure du possible.


Plus globalement, en fonction de son passé et son comportement, il peut être nécessaire de choisir des lieux peu fréquentés afin d’éviter qu’il ne soit submergé de sollicitations sensorielles et émotionnelles. En tout état de cause, il est important de faire en sorte que les sorties soient pour lui des expériences positives. Il ne faut pas hésiter à commencer modestement en termes de durée et de diversités des lieux fréquentés, et d’augmenter progressivement au fur et à mesure qu’il prend confiance.


En effet, même si elles s’avèrent parfois compliquées, les sorties sont indispensables à son bien-être physique et mental : elles lui permettent de se dépenser, d’être stimulé intellectuellement, de s’approprier progressivement son environnement et de renforcer son lien avec son nouveau maître.

Prévenir les fugues

Un chien recueilli auprès d’une association peut avoir toutes sortes de raisons de s’échapper : il a peur, il est désorienté, il cherche à retrouver ses anciens maîtres (ou son ancienne famille d’accueil le cas échéant)... Même s’il semble calme et serein, il peut à tout moment paniquer et prendre le large à cause d’un bruit ou d’un mouvement qui l’effraie.


Il est donc important dans les premières semaines de le tenir systématiquement en laisse lors des sorties, mais aussi de ne pas le laisser en liberté dans le jardin si ce dernier n’est pas clôturé ou s’il semble en mesure de franchir sa clôture. Il faut aussi veiller à bien fermer le portail, la porte du domicile, les fenêtres...


Par ailleurs, même si le chien est identifié par puce électronique, il peut être opportun de lui faire porter un collier GPS, afin de savoir à tout moment où il se trouve et donc de le retrouver facilement en cas de fugue. On peut aussi lui mettre une médaille indiquant son nom et le numéro de téléphone de son propriétaire.


Il est d’ailleurs très important également que le changement de propriétaire soit déclaré auprès de l’organisme en charge du fichier national d’identification, lorsqu’il en existe un : l’I-CAD pour la France, DogID pour la Belgique, Amicus pour la Suisse… De cette façon, on peut facilement être contacté s’il est retrouvé et conduit chez un professionnel équipé d’un lecteur de puce : un vétérinaire, une fourrière...

Communiquer avec l’association

Certaines associations imposent un suivi plus ou moins structuré dans les jours, les semaines voire les mois qui suivent l’adoption, sous la forme d’échanges à distance (téléphone, e-mail et/ou messagerie instantanée) voire de visites à domicile. L’objectif est de s’assurer que le chien est correctement pris en charge, qu’il s’adapte bien à son nouveau foyer et d’échanger sur d’éventuelles difficultés. 


En tout état de cause, qu’elle effectue ou non un tel suivi, l’association est un interlocuteur de référence si l’on rencontre un problème après l’arrivée du nouveau venu : comportement inhabituel, anxiété, incompatibilité avec un autre animal du foyer, etc.


Quel que soit le cas de figure, ses membres peuvent fournir eux-mêmes de l’aide (d’autant qu’ils jouissent souvent d’une certaine expérience) ou orienter vers un professionnel partenaire (éducateur canin, comportementaliste…) en mesure de le faire et proposant éventuellement un tarif spécial. 

Que faire en cas de difficultés suite à l’adoption d’un chien auprès d’une association

Même lorsqu’une adoption a été réfléchie, préparée et encadrée, il peut arriver que des difficultés apparaissent une fois le chien arrivé dans son nouveau foyer. C’est d’autant plus vrai lorsqu’il est recueilli auprès d’une association, car il est alors davantage susceptible d’avoir été victime de maltraitance (violence, négligence, abandon…), d’être insuffisamment socialisé, d’avoir vécu de mauvaises expériences au contact des humains ou d’autres animaux… : autant de facteurs qui risquent de rendre l’adaptation plus délicate et d’engendrer des réactions inattendues.


Les problèmes les plus fréquents sont d’ordre comportemental : peur injustifiée, anxiété de séparation, agressivité excessive, malpropreté, destructions… On peut aussi faire face à une incompatibilité manifeste avec un autre membre du foyer (le plus souvent un enfant ou un autre animal). 


Dans tous les cas, la première chose à faire est de prendre contact avec l’association. En effet, les personnes qui travaillent au sein de cette dernière ont l’expérience de ce genre de situations et connaissent le chien, son histoire, ses fragilités… : elles peuvent notamment offrir des conseils adaptés, aider à mettre en place une stratégie d’adaptation ou encore orienter vers un comportementaliste partenaire de l’association (et proposant à ce titre un tarif réduit).


Si d’importantes difficultés persistent malgré tout, la plupart des associations prévoient une période (généralement une à deux semaines après l’adoption) durant laquelle il est possible de ramener le chien.


Un cas de figure nettement plus rare est celui d’un problème de santé détecté rapidement après l’adoption, et qui ne l’avait pas été en amont. En Suisse et au Québec, la législation impose alors à l’association de reprendre l’animal dès lors que l’adoptant le souhaite. En France et en Belgique, il n’existe pas de texte de loi en ce sens : l’association a alors toute latitude pour choisir comment elle réagit. Dans les faits, la plupart acceptent alors de reprendre l’animal dès lors qu’on le leur demande. Certaines participent également aux frais vétérinaires engendrés, en particulier si un manquement est avéré de leur côté. 


Néanmoins, que ce soit dans le cas d’un problème comportemental ou d’un problème de santé, la contribution financière n’est généralement pas remboursée, étant donné qu’elle est considérée comme un don à l’organisme.


Quoi qu’il arrive, l’important est de ne pas rester seul face au problème : il a peu de chances de se résoudre par lui-même, et au contraire il en a de grandes d’empirer si on n’agit pas correctement. Les associations sont habituées à gérer ce type de situation, ainsi qu’à tâcher alors de trouver une solution acceptable pour toutes les parties et respectant leur objectif numéro un : assurer le bien-être du chien.

Conclusion

Même si recueillir un chien auprès d’un association qui opère un refuge ou un réseau de familles d’accueil revient beaucoup moins cher que le prix d’achat d’un chien de race auprès d’un éleveur professionnel, ce n’est en aucun cas quelque chose qu’on peut faire sur un coup de tête. En effet, quel que soit le cas de figure, adopter un chien doit être une décision qui découle d’une démarche responsable et réfléchie.


C’est d’ailleurs pour cette raison que les associations ne confient pas leurs protégés sans conditions, afin de s’assurer que l’adoptant potentiel a un projet pertinent et sera en mesure d’offrir à l’animal des conditions de vie adaptée – et plus largement, tout ce dont il a besoin pour être heureux et en bonne santé. Dans certains pays, la législation encadre elle aussi le processus d’adoption, afin là aussi de garantir le bien-être de l’intéressé - et par la même occasion la sécurité publique. 


Une fois le chien installé dans son nouveau foyer, il faut savoir faire preuve de patience, de douceur et de constance envers lui. En effet, les profils des animaux mis à l’adoption par les associations sont très variés, mais beaucoup ont vécu des expériences difficiles : or, s’occuper d’un chien qui a été maltraité, abandonné ou négligé demande souvent une attention particulière. Tous cependant ne présentent pas des comportements problématiques, mais tous ont besoin de temps pour comprendre ce qu’on attend d’eux et se sentir en confiance et en sécurité. 

Auteur : Aurélia A. - Dernière modification : 04/13/2026

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