Le flyball : règles, matériel requis, apprentissage...

Un chien sur une flybox tenant une balle dans la gueule

Pour rester en bonne santé et bien dans sa tête, un chien doit pouvoir se dépenser physiquement tous les jours.


Chez certaines races, ce besoin de bouger demeure assez modéré, et de simples promenades suffisent amplement. Pour d’autres en revanche, il est nettement plus prononcé. S’il est alors possible d’y répondre par exemple en partant courir, randonner ou faire du vélo avec son chien, il est également possible de faire pratiquer à ce dernier un sport canin, c’est-à-dire une activité physique spécifiquement conçue pour son espèce. Il en existe de nombreuses disciplines, et le flyball n’est pas la moins populaire d’entre elles.


En quoi consiste le flyball ? Quels sont les avantages et les risques de ce sport canin, tant pour le propriétaire et son animal que pour les tiers ? Comment apprendre à son chien à le pratiquer, et le faire dans les meilleures conditions ?

Qu’est-ce que le flyball ?

Un chien sautant une haie de flyball

Le flyball est une discipline de sport canin réunissant jeu de balle et sport de vitesse. En effet, le chien doit s’élancer sur un parcours rectiligne composé de quatre haies pour atteindre une boîte appelée flybox (ou lanceur). En appuyant sur cette boîte, il déclenche l’éjection d’une balle qu’il doit rattraper au vol et ramener à son maître en franchissant les haies en sens inverse.

 

Il passe alors la ligne d’arrivée ; en compétition, c’est alors au membre suivant de l’équipe de s’élancer sur le terrain. En effet, lorsqu’il est pratiqué dans un cadre officiel, le flyball oppose deux équipes composées chacune de quatre binômes chien-maître, qui évoluent sur des lignes de parcours parallèles.

 

L’objectif pour chaque équipe est donc d’effectuer les aller-retours le plus rapidement possible. Si un chien commet une faute (par exemple s’il lâche la balle avant d’avoir franchi la ligne, ou bien s’il ne franchit pas toutes les haies), il doit refaire le parcours, ce qui évidemment pénalise fortement son équipe.

 

Une des particularités de cette discipline est que le maître n’entre pas sur le parcours avec son animal et n’a pas besoin d’interagir physiquement avec lui : il lui donne seulement l’ordre de s’élancer sur le terrain, et reste ensuite statique.

Les origines du flyball

Un chien participant à une course de scent hurdling

Le flyball s’inspire du scent hurdling, qu’on peut traduire en français par « parcours de haies olfactif ». Bien que peu médiatisée, cette discipline est encore pratiquée de nos jours.

 

Lors d’une course de scent hurdling, deux équipes de quatre binômes chien-maître s’affrontent en relais. Les chiens s’élancent tour à tour sur un parcours de quatre haies pour atteindre un plateau sur lequel quatre petits haltères sont posés. Chaque animal doit trouver l’haltère qui porte l’odeur de son maître et la lui rapporter en franchissant les obstacles en sens inverse. Après son passage, une haltère sans odeur est placée sur le plateau afin que le participant suivant en aie bien lui aussi quatre à renifler.

 

Ce sport canin était notamment très populaire au Canada dans les années 60. Au début des années 70, un groupe de dresseurs de chiens californiens (côte ouest des États-Unis) eurent l’idée de remplacer les haltères par une balle de tennis. Ainsi, une personne se tenait à la fin de la ligne de haies et lançait une balle au chien, qui devait l’attraper au vol puis faire demi-tour.

 

Rapidement, ils eurent l’idée de construire une machine qui lancerait la balle à leur place : c’est ainsi que naquit la première flybox (ou lanceur).

 

Peu de temps après, le dresseur de chiens Herbert Wagner en fit la démonstration à la télévision sur le plateau d’une émission très populaire à l’époque : The Tonight Show Starring Johnny Carson. L’engouement des cynophiles pour cette activité fut immédiat.

 

Plusieurs clubs canins des régions de Toronto (au sud-est du Canada) et de Détroit (au nord-est des États-Unis) décidèrent alors de proposer des cours de flyball à leurs adhérents. Devant l’enthousiasme suscité, ils organisèrent même en 1983 la première compétition de flyball de l’histoire.

 

Un an plus tard, en 1984, ils créèrent la North American Flyball Association (NAFA) dans le but de réglementer et de promouvoir le flyball en Amérique du Nord.

La pratique du flyball aujourd’hui

Un chien sautant une haie de flyball

Le flyball est rapidement devenu très populaire aux États-Unis et au Canada. La NAFA répertorie ainsi en Amérique du Nord plus de 700 clubs qui proposent cette activité et plus de 16.000 chiens licenciés en club. Elle organise elle-même plus de 400 compétitions par an dans ces deux pays.

 

La discipline est également présente un peu partout ailleurs dans le monde, notamment du fait qu’elle est reconnue par la Fédération Cynologique Internationale (FCI). Cette dernière chapeaute en effet les organismes nationaux officiels de plus d’une centaine de pays, à l’image de la Société Centrale Canine (SCC) en France, la Société Royale Saint-Hubert (SRSH) en Belgique ou la Société Cynologique Suisse (SCS) en Suisse. Le règlement édicté par la FCI pour les épreuves de flyball repose sur les mêmes bases que celui de la NAFA. Les différentes organisations canines nationales membres de la FCI sont donc encouragées à développer la pratique du flyball suivant ce règlement, et dans l’esprit de convivialité prôné par la fédération.

 

C’est notamment ce que fait la SCC en France, puisqu’elle a intégré en 2004 le flyball dans les disciplines canines qu’elle reconnaît et qu’elle pilote. Sa pratique est encadrée par la Commission Nationale Éducation et Activités Cynophiles (CNEAC), et l’organisme recense désormais plus d’une centaine de clubs canins qui proposent cette activité.

 

En Belgique, la Belgische FlyBall Belge (BFB) est une association très active dans la promotion de ce sport, et organise tout au long de l’année diverses compétitions un peu partout dans le pays.

 

En Suisse en revanche, la pratique du flyball n’est pas encore très répandue, mais gagne petit à petit en popularité. Les clubs canins helvétiques qui proposent cette activité s’appuient directement sur le règlement de la FCI.

 

Au final, on trouve aujourd’hui le flyball pratiqué à tous les niveaux, du plus modeste des clubs canins jusqu’aux plus grands évènements mondiaux comme le Crufts, qui mêle concours de beauté canin et compétitions de sports canins.

Faire du flyball avec son chien : intérêt et avantages

La pratique du flyball permet au chien de se dépenser, mais pas seulement : elle présente également d’autres avantages tant pour lui que pour son maître, ainsi que pour la qualité de leur relation.

Permettre à son chien de se dépenser

Un chien courrant avec une balle de tennis dans la gueule

Tout chien a besoin d’une dose quotidienne d’exercice plus ou moins conséquente pour être bien dans ses pattes et dans sa tête. À défaut, il risque notamment de développer toutes sortes de problèmes de comportement.

 

Or, une fois qu’il maîtrise les différentes techniques fondamentales du flyball (dont l’en avant, le rapport d’objet et le rappel), le meilleur moyen d’améliorer son agilité et sa vitesse est de le faire s’exercer, ce qui à chaque fois lui permet de se dépenser. Bien entendu, dans la pratique, les exercices d’agilité et de vitesse (pour s’entraîner à sprinter, à sauter les obstacles ou encore à effectuer rapidement des demi-tours serrés) doivent être variés afin qu’ils ne soient pas trop répétitifs pour lui, et leur durée doit être adaptée afin que cela reste un jeu et un plaisir pour le binôme.

 

La dépense physique que permet le flyball est d’autant plus grande que cette discipline canine est basée sur la vitesse. C’est donc une activité intense, qui implique une dépense physique importante dans un laps de temps relativement court. Elle constitue donc une manière intéressante de faire faire du sport à son chien.

Des moments de complicité

Un chien et sa maîtresse jouant au flyball sur la plage

Faire du flyball avec son chien est l’occasion de partager de beaux moments de complicité.

 

En effet, qu'on le pratique par pur plaisir ou dans l’objectif de participer à des compétitions, ce sport est l’occasion de lui consacrer du temps de manière exclusive. Les choses fonctionnent d’ailleurs dans les deux sens : pendant toute la durée de l’entraînement, le maître est attentif à son chien et l’animal est attentif à son propriétaire.

 

Ces moments passés ensemble contribuent ainsi à établir et renforcer la complicité et la confiance entre les deux protagonistes, ce qui ne peut qu’être bénéfique à l’ensemble de leur cohabitation. C’est d’autant plus vrai qu’apprendre le flyball à son chien a également un intérêt éducatif.

Une activité aux vertus éducatives certaines

Un chien regardant une balle de tennis dans la main de son maître

Tant qu’à permettre à son chien de se défouler, autant que ce soit à travers une activité qui est cadrée, plutôt que de le laisser évoluer de manière plus ou moins incontrôlée – avec le risque qu’il se comporte de même en d’autres circonstances qui ne s’y prêteraient guère.

 

C’est précisément ce que permet le flyball, qui ce faisant renforce son éducation et son obéissance. En effet, l'apprentissage de cette discipline développe ou renforce les aptitudes de l'animal à plusieurs techniques, à commencer par : 

  • l’en-avant : lorsqu'on lui en donne l’ordre, le chien s’élance en ligne droite dans une direction précise. L’ordre associé est généralement simplement « En avant ! ». Il est utilisé en flyball pour donner à l’animal le signal de s’élancer sur le parcours de haies ;
  • le rapport d’objet : avec le flyball, le chien s’entraîne à rapporter la balle à son maître ;
  • le rappel : l’animal doit revenir au pied de son conducteur une fois qu’il a attrapé la balle.

 

En outre, la pratique de cette activité permet au chien d’apprendre à se concentrer sur les ordres de son maître même dans un environnement très animé et riche en stimulations. En effet, entre la présence de congénères et celle de nombreux humains qui lui sont inconnus, les haut-parleurs et l’ambiance parfois survoltée, les sources de distraction sont nombreuses : il doit apprendre à en faire abstraction pour être pleinement concentré sur les sollicitations de son propriétaire.

 

Au fur et à mesure des semaines et des mois d’entraînement, le chien devient de plus en plus respectueux et obéissant. Or, c'est le cas de façon générale, pas seulement lors des séances de flyball : les bienfaits se font donc sentir dans toutes sortes de situations du quotidien, par exemple notamment pendant les repas (il attend l’ordre de son maître pour commencer à manger) ou durant les promenades et sorties en extérieur (il est beaucoup plus facile à contrôler). De fait, vivre avec un chien bien éduqué et obéissant facilite grandement la vie de son propriétaire, et évite à l’un comme à l’autre nombre de situations désagréables voire dangereuses.

Un sport canin accessible à tous les propriétaires

Un homme regardant son chien courir au flyball

Alors que certains sports canins comme l’agility ou l’obérythmée nécessitent une certaine implication physique du maître et le mettent lui aussi à l’épreuve, ce n’est pas le cas du flyball. Certes, le chien a besoin de son propriétaire pour être guidé durant la phase d’apprentissage des différentes techniques ainsi que pour lui donner le signal du départ (il peut d’ailleurs être assez excité en attendant celui-ci), mais ensuite il est le seul à courir et à se dépenser sur le terrain.

 

En effet, une fois qu’il lui a donné l'ordre de s’élancer sur le terrain, son conducteur reste derrière la ligne de départ durant toute l’épreuve et ne l’accompagne pas sur le parcours. Ainsi, cette discipline canine est accessible aux maîtres de tout âge et de toute condition physique. Par exemple, même des personnes âgées ou à mobilité réduite peuvent partager cette activité ludique avec leur compagnon.

Des moments d’échanges et de partage avec d’autres binômes chien-maître

Deux chiens et leurs maîtres dans une compétition de flyball

S’il est possible de pratiquer le flyball seul chez soi avec son compagnon, cette discipline canine est à l’origine un sport d’équipe qui met en scène quatre binômes chien-maître.

 

Les entraînements organisés par les clubs canins ainsi que les compétitions sont donc l’occasion pour le chien de rencontrer des congénères, et ce faisant de développer sa socialisation. Quant au maître, ces évènements lui offrent l’opportunité de rencontrer d’autres passionnés et d’échanger avec eux.

Les risques liés à la pratique du flyball

Un vétérinaire appliquant un bandage sur la jambe d'un chien blessé

Le flyball est un sport relativement statique pour le maître, puisqu’il n’a pas à accompagner son chien sur le terrain ni à interagir physiquement avec lui. De ce fait, cette discipline ne présente quasiment aucun risque pour lui.

 

On ne peut pas en dire de même en ce qui concerne son animal. En effet, celui-ci doit fournir des efforts physiques particulièrement importants et intenses : s’élancer à pleine vitesse d’une position arrêtée, franchir des obstacles, prendre appui sur la flybox pour immédiatement faire demi-tour sont des mouvements qui mettent les pattes, les épaules et le dos à rude épreuve.

 

Par conséquent, cette discipline présente un risque réel de blessure, particulièrement au niveau des articulations, des ligaments et des coussinets. Le chien pourrait par exemple se blesser en percutant une haie qui ne serait pas adaptée à la pratique de cette activité (par exemple si elle n’est pas mobile).

 

Il est toutefois possible de réduire ces risques en pratiquant cette activité dans un environnement sécurisé et adapté. Cela passe notamment par l’utilisation de haies faites pour tomber facilement lorsqu’on les heurte, ainsi que le choix d’un terrain non abrasif pour les coussinets.

 

En outre, comme pour n’importe quelle autre activité physique, respecter les limites et les capacités de son chien, et savoir identifier quand il est judicieux de le ménager, sont de bons moyens d’éviter nombre de problèmes.

 

Il convient au passage de souligner que certaines assurances pour animaux couvrent les accidents liés à la pratique de sports canins, que ce soit à l’entraînement et/ou en compétition. Il peut donc être judicieux de vérifier ce point au moment de choisir une assurance santé pour son chien.

Le flyball, un sport accessible à (presque) tous les chiens

En théorie, le flyball est une discipline ouverte à tous les chiens. Néanmoins, dans la mesure où elle exige des efforts physiques importants et une concentration extrême de la part de l’animal, elle n’est pas forcément recommandée pour tous.

L’importance de la condition physique

Une activité inadaptée aux chiennes en chaleur

Une chienne portant une couche

En dehors du cas des entraînements individuels, le flyball conduit le chien à côtoyer de nombreux congénères, qu’ils fassent partie de son équipe ou des équipes adverses. Par conséquent, sa pratique est déconseillée pour une chienne en chaleur. En effet, sa présence pourrait perturber le bon déroulement de l’activité si des chiens mâles non castrés sont présents parmi les autres participants.

Une activité inadaptée aux chiots

Un chiot assis

Le flyball étant physiquement exigeant, il n’est pas adapté à un individu qui est encore en pleine croissance – comme d’ailleurs n’importe quelle autre activité dans le même cas. En effet, un chiot est très fragile, notamment au niveau de ses articulations : toute pratique sportive intense risquerait d’entraîner des blessures (avec potentiellement des séquelles à vie) et/ou des malformations. Le risque est particulièrement prononcé pour les races prédisposées aux problèmes à ce niveau : dysplasie de la hanche, dysplasie du coude, luxation patellaire

 

Il faut donc attendre que l’animal ait terminé sa croissance avant de le faire commencer à pratiquer le flyball. Cela dit, rien n’empêche déjà de mettre l’accent au cours de son éducation sur certains apprentissages qui seront utiles lors de son apprentissage futur de cette discipline, tels que le rapport d’objet ou le rappel au pied.

Une discipline à réserver aux chiens en parfaite santé

Un chien courant dans l'herbe

Le flyball est à réserver aux chiens déjà adultes, et la vitesse ainsi que l’agilité qu’il exige impliquent que l’animal doit être en parfaite santé.

 

Ainsi, il est contre-indiqué pour un individu en surpoids, souffrant de problèmes articulaires ou respiratoires, ou encore possédant telle ou telle limitation physique qui l’empêcherait de sauter et de courir rapidement. Un animal blessé, malade ou convalescent ainsi qu'une chienne gestante ou qui vient de mettre bas ne doit bien sûr pas non plus pratiquer cette activité.

 

De fait, une visite chez un vétérinaire est fortement recommandée avant de débuter la pratique du flyball avec son compagnon. Elle permet au professionnel d’évaluer l’état de santé de ce dernier et de confirmer que la pratique de cette activité n'est pas déconseillée pour lui.

Les pré-requis en termes de caractère

Le chien doit être équilibré et sociable

Quatre chiens jouant ensemble à la balle

Un chien amené à pratiquer le flyball doit être bien dans sa tête et un tant soit peu sociable. En effet, un individu qui se montre agressif envers les autres chiens ou envers les personnes qui lui sont inconnues est inapte à la pratique de cette discipline dans laquelle il est entouré de nombreux congénères et humains, et où l’esprit de partage et de convivialité est de mise. Les chiens agressifs ne sont d’ailleurs pas acceptés lors des compétitions.

Une prédisposition au jeu et à l’exercice physique

Un chien jouant à la balle

Le flyball repose avant tout sur l’interaction du chien avec une balle (qu’il doit aller chercher, attraper au vol puis ramener à son maître). Par conséquent, il est essentiel que l’animal possède une certaine appétence pour les jeux en général, et les jeux de balle en particulier.

 

Un intérêt pour l’exercice physique et une grande tolérance à l’effort sont également indispensables car cette discipline l’amène à fournir des efforts brefs, rapides et répétés.

 

De fait, le flyball n’est certainement pas l’activité idéale à partager avec un chien n’aime pas courir. Des activités plus calmes comme le doga (yoga pour chien) sont sans doute plus appropriées.

Quelles races de chien peuvent faire du flyball ?

Les races de chiens les plus adaptées au flyball

Un Border Collie courant après une balle

Les chiens de berger comme le Border Collie, le Berger Australien ou le Berger Belge Malinois sont généralement des candidats de choix pour pratiquer le flyball. En effet, non contents de posséder d’excellentes aptitudes de chasse et de rapport d’objet, ils sont agiles, rapides, et disposent de grandes capacités de concentration et de compréhension. Toutes ces qualités en font de redoutables adversaires sur les terrains de compétition de flyball.

 

Cela n’empêche pas d’autres races d’être des concurrents de taille. Ainsi, le Jack Russel, l’Epagneul Nain Continental Papillon ou encore le Welsh Corgi ne sont pas en reste, grâce à leur énergie débordante et leur agilité naturelle.

 

D’ailleurs, il n’y a pas de catégories lors des compétitions : toutes les races de chiens se côtoient et participent aux mêmes épreuves. Simplement, la hauteur des haies peut différer d’une équipe à l’autre, puisqu’elle est définie selon la taille au garrot du plus petit chien du quatuor (avec toutefois un minimum fixé à 15 cm). Ainsi, c’est le plus petit membre du groupe qui définit la hauteur de saut de toute l’équipe.

Les races de chien inadaptées au flyball

Un Bouledogue Français allongé dans l'herbe

Si le flyball est accessible sur le papier à toutes les races, cela ne signifie pas pour autant qu’il est adapté pour toutes.

 

En particulier, les races de chiens au museau écrasé, tels que le Carlin ou le Bouledogue Français, ne sont pas adaptées à ce sport – comme d’ailleurs à n’importe quelle activité physiquement intense. En effet, cette particularité morphologique implique des capacités respiratoires réduites, et donc une moins grande résistance à l’effort.

 

Cette activité est également déconseillée aux chiens géants, comme le Dogue Allemand ou le Mastiff Anglais. En effet, ils sont davantage sensibles au niveau des articulations et ligaments, et prédisposés aux problèmes à ce niveau ; le franchissement des haies ainsi que l’impact brusque de leurs pattes sur la flybox risqueraient de les blesser.

 

Le même problème se pose pour ceux qui possèdent un dos assez long, comme le Teckel ou le Dandie Dinmont Terrier. En effet, cette spécificité anatomique les rend particulièrement vulnérables à des problèmes de vertèbres (par exemple la hernie discale).

 

Enfin, il est à noter qu’en compétition, la hauteur minimum de saut est de 15 cm. Par conséquent, les plus petites races de chiens, comme le Chihuahua ou le Yorkshire Terrier, ne sont pas forcément adaptées à ce sport canin.

Le matériel et le budget pour faire du flyball

Les haies, les balles et la flybox sont les équipements indispensables pour créer un parcours d’entraînement au flyball. Sans eux, il est tout simplement impossible de pratiquer cette activité.

 

Cependant, d’autres accessoires de base s’avèrent également essentiels pour le faire dans les meilleures conditions.

Le matériel spécifique pour le flyball

Les haies

Une haie de flyball

Les quatre haies d’un parcours de flyball doivent être identiques et fabriquées dans un matériau léger et souple, de manière à ne pas blesser le chien s’il trébuche dessus. Par ailleurs, leur hauteur doit pouvoir être réglable en fonction de la taille de l’animal.

 

C’est systématiquement le cas des haies spécialement conçues pour cette activité : elles sont fabriquées en PVC et composées de plusieurs lattes, afin de pouvoir ajuster facilement leur hauteur.

 

En compétition, un cahier des charges bien précis doit être respecté, principalement en ce qui concerne la largeur des haies et la hauteur de leurs montants. Il est également obligatoire que leur partie supérieure soit recouverte d’une mousse (de manière à réduire le risque que le chien se blesse en cas de contact) et que leur hauteur soit réglable par tranches de 2,5 cm.

 

Dans le cadre d’une pratique loisir, le maître ou le responsable du club canin peut choisir l’équipement qu’il souhaite, du moment que quatre obstacles sont installés sur le parcours. Par exemple, il est parfaitement possible d’utiliser des haies d'agility pour des entraînements de flyball.

 

Dans un contexte de pratique loisir, le prix d’une haie de flyball se situe généralement entre 10 et 60 euros. On en trouve également bien sûr commercialisés par lots de quatre, ce qui permet normalement un prix unitaire réduit.

Les balles

Une balle de tennis

Le diamètre d’une balle de flyball doit correspondre à la morphologie du chien. Plus précisément, à chaque fois qu’on « charge » la flybox, on veille à y placer une balle qui correspond à la morphologie du chien qui arrive.

 

En l’occurrence, les balles de tennis conviennent dans la plupart des cas : ce sont d’ailleurs elles qui sont généralement utilisées lors des entraînements et des compétitions. En effet, les règlements officiels sont assez souples en la matière, puisqu’ils se contentent de stipuler que les balles doivent rebondir et rouler comme des balles de tennis.

 

Pour les plus petits chiens, des balles d’un diamètre moindre s’imposent – elles doivent toutefois répondre aux critères susmentionnés. 

 

Dans tous les cas, leur couleur n’est pas réglementée. Par contre, elles ne doivent pas être percées, mais rebondir et rouler normalement. Elles ne doivent pas non plus contenir de grelot à l’intérieur.

 

Le moyen le plus économique pour se procurer des balles est de demander à un club de tennis voisin (ou à une connaissance qui pratique ce sport) s’il en possède certaines qu’il ne peut plus utiliser. La plupart du temps, ces dernières peuvent encore convenir au flyball.

 

Autrement, il est conseillé de les acheter en lot, afin de disposer d’un stock. En effet, elles peuvent vite être abîmées lorsque l'animal joue avec, et il est possible d’en perdre pendant les entraînements.

 

Une balle en caoutchouc pour chien d’un diamètre équivalent à une balle de tennis (soit environ 6 cm) coûte environ 4 euros, et les modèles plus petits coûtent peu ou prou le même prix. Quant aux balles de tennis, il faut compter généralement autour d’une quinzaine d’euros pour un lot de 12 balles.

La flybox (ou lanceur)

Un chien s'approchant d'une flybox

La flybox est une boîte munie d’un mécanisme qui, lorsqu’il est enclenché par pression, éjecte une balle dont le chien doit se saisir.

 

Elle dispose d’un, deux ou trois trous (selon les modèles) sur le haut de sa face avant : ce sont les emplacements dans lesquels sont placées les balles que vient attraper le chien. En effet, il n’existe pas de règle relative au sens du demi-tour que ce dernier doit effectuer en arrivant sur la flybox, mais certains tournent spontanément plus vite à droite et d’autres à gauche : la balle est donc insérée dans un des trous en fonction des habitudes de chaque animal. Par exemple, s'il pivote plus naturellement à gauche, on la place dans le trou situé à gauche du panneau.

 

La flybox comporte par ailleurs un panneau avant semi-incurvé doté d’une protection destinée à amortir le choc lorsque le chien appuie dessus avec ses pattes.

 

Cet équipement est spécifique au flyball et difficile à trouver dans le commerce, en dehors des magasins et sites spécialisés dans les sports canins. En effet, les modèles proposés au grand public ne sont pas forcément des flyboxes au sens propre du terme, mais imitent simplement le principe d’éjection de la balle. Ils font l’affaire pour habituer son compagnon à rattraper cette dernière au vol, mais l’apprentissage doit être complété par des séances avec un « vrai » lanceur. Pour cela, le meilleur moyen est de s’entraîner au sein d’un club canin, car ceux proposant du flyball possèdent généralement une véritable flybox.

 

Le prix d’un lanceur « amateur » varie d’une quarantaine d’euros à plusieurs centaines d’euros, selon la conception de la boîte et son mécanisme. Quant à une « vraie » flybox comme celles qui sont utilisées dans les clubs canins ainsi qu’en compétition, le prix se situe autour de 1000 euros.

Les autres accessoires requis

Un harnais pour chien

Tant qu’il ne maîtrise parfaitement la technique de l’en-avant, il est conseillé de mettre un collier ou un harnais à son chien afin de pouvoir le retenir sur la ligne de départ. En général, celui qu’il porte au quotidien peut tout à fait convenir. Dans tous les cas, l’accessoire ne doit pas le gêner dans ses mouvements ni le blesser.

 

Par ailleurs, dans la mesure où cette activité est physiquement très intense et éprouvante, il est utile de toujours laisser une gamelle d’eau fraîche à sa disposition pendant les séances.

Où pratiquer le flyball ?

Le terrain de flyball d'un club canin
Le terrain de flyball d'un club canin

Il est tout à fait possible de s’adonner au flyball par soi-même, dans son jardin. Néanmoins, cela nécessite que le terrain soit adapté (dégagé, plat, non glissant et non abrasif) et de disposer du matériel nécessaire (des haies, des balles et un lanceur de balles).

 

Surtout, pratiquer le flyball à la maison nécessite de solides connaissances concernant le dressage d'un chien. En effet, cela nécessite de la méthode et ne laisse pas de place à l’improvisation.

 

Ces différentes raisons font qu'il est souvent préférable de pratiquer plutôt cette activité dans un club canin – a fortiori pour un maître débutant.

 

Adhérer à un club canin et s’y entraîner offre d’ailleurs de nombreux avantages. En effet, cela permet notamment : 

  • d’apprendre les bases du flyball dans de bonnes conditions, en étant épaulé par un professionnel ;
  • de dresser son compagnon correctement, en respectant l’animal et les règles de la discipline ;
  • de comprendre comment bien l'échauffer avant l'effort, afin de prévenir toute blessure ;
  • de se tenir au courant des compétitions organisées à proximité.

 

Par ailleurs, faire pratiquer cette activité à son chien dans un club canin, c’est-à-dire au sein d’un environnement rempli de moult sources de distractions, permet de renforcer sa discipline et sa capacité à bien obéir en toute circonstance.

 

De plus, participer à des entraînements collectifs donne l’opportunité au binôme d’évoluer en conditions réelles : haies à la hauteur exigée, longueur de piste réglementaire, présence d’autres chiens...

 

Enfin, c’est aussi un excellent moyen de trouver des futurs partenaires, c’est-à-dire de composer des équipes prometteuses pour de potentielles compétitions.

Comment apprendre le flyball à son chien et le faire progresser

Comme beaucoup de choses, apprendre le flyball à un chien exige de la méthode, du temps et de la patience, et ne va pas sans certains prérequis.

Les prérequis

Un homme ordonnant à son chien de s'asseoir

L’apprentissage du flyball exige que le chien sache écouter son maître et respecter ses injonctions. De fait, il est préférable qu’il réponde déjà correctement aux ordres de base tels que « Assis ! », « Viens ! », « Au pied ! », « Pas bouger ! » ou « Stop ! ». Si ce n’est pas déjà le cas, il est indispensable de les lui enseigner avant d’aller plus loin.

 

Plus largement, une bonne relation ainsi qu’une excellente communication au sein du binôme sont également nécessaires pour que l’initiation au flyball se déroule dans les meilleures conditions.

Un apprentissage étape par étape

Un chien récupérant la balle à la flybox

Il est conseillé de découper l’apprentissage du flyball en plusieurs petites étapes, chacune d’entre elles correspondant à une action précise de la part du chien.

 

Ces différentes phases incluent notamment :

  • l’en-avant : s’élancer en ligne droite dans une direction précise ;
  • franchir les haies : sauter par-dessus un obstacle lorsqu'on lui en donne l’ordre ;
  • attraper la balle :  anticiper la trajectoire de la balle envoyée par la flybox et s’en saisir avant qu’elle ne rebondisse au sol ;
  • effectuer un demi-tour rapide : courir à pleine vitesse vers un objet puis effectuer un demi-tour très serré juste devant, en ralentissant le moins possible ;
  • le rapport d’objet : saisir un objet et le rapporter au maître.

 

L’entraînement à la flybox représente généralement la dernière étape de l’apprentissage des différentes actions, et peut donner du fil à retordre. En effet, cet objet nouveau pour tout chien qui débute en flyball peut susciter de la curiosité comme de la crainte. Il faut donc faire preuve de patience durant cette étape d’adaptation, surtout si l'animal se montre peureux au premier abord.

 

Plus largement, il est assez difficile - voire impossible – de prévoir le temps nécessaire à un chien pour maîtriser chacune des techniques utilisées dans le flyball. Cela dépend en effet de nombreux facteurs qui sont propres à chacun (notamment sa capacité de concentration, sa facilité de compréhension et son aisance à l’exécution) ainsi que de l’organisation mise au point par son maître (fréquence et durée des entraînements).

 

En tout cas, une fois qu'il maîtrise individuellement les différentes actions qu’il doit effectuer dans le cadre du flyball, il devient progressivement possible de lui demander de les enchaîner. Toutefois, là aussi, il est très incertain d’anticiper en combien de temps il parviendra à enchaîner tous les exercices : il faut donc évoluer en fonction de ses capacités et des progrès constatés, et non d’un éventuel calendrier plus ou moins fixé à l’avance.

Un entraînement régulier et adapté

Un chien sautant d'une flybox en tenant une balle entre ses dents

Le flyball implique généralement pour un chien qui débute dans ce sport la maîtrise de plusieurs mouvements inédits. Ce n’est qu’à force de les pratiquer et de les enchaîner dans l’ordre idoine qu’il peut parvenir petit à petit à les maîtriser et à être capable de pratiquer cette discipline.

 

Il est donc conseillé de structurer les entraînements autour de séances courtes, mais régulières. En effet, la capacité de concentration d’un chien est limitée : mieux vaut plusieurs séances de 5 à 10 minutes qu’une longue séance d’une demi-heure.

 

Quoi qu’il en soit, il est important que les entraînements restent des moments de jeu à ses yeux, afin qu’il ait lui-même envie de faire les exercices qu’on lui demande. Il faut donc veiller à récompenser ses bons comportements et à ne jamais le décourager. Cela suppose par exemple d’avoir la patience d’attendre une prochaine séance si telle ou telle chose a du mal à rentrer, plutôt que d’insister lourdement. Il est d’ailleurs recommandé de toujours conclure un entraînement par un exercice facile et déjà bien maîtrisé, et de terminer quoi qu'il arrive sur une note positive.

Les bonnes pratiques au flyball

Le flyball est certes une discipline de sport canin, mais sa pratique doit représenter avant tout pour l’animal un jeu et un moment ludique dans un cadre sécurisé. Par conséquent, le respect de certaines règles permet de maximiser les chances que tout se déroule dans les meilleures conditions.

Prendre en compte l’état et l’envie du chien

Un chien allongé dans l'herbe

Comme n’importe quelle activité, le flyball doit se pratiquer dans le respect de l’animal : son bien-être, ses envies, ses capacités, ses limites...

 

Par conséquent, il convient de systématiquement prendre en compte son état de santé ainsi que sa condition physique du moment. Par exemple, si on constate qu’il ne semble pas très en forme, il ne faut pas hésiter à raccourcir ou ajourner la séance.

 

Il en va de même s'il ne manifeste aucun entrain. En effet, lui « forcer la patte » aurait de grandes chances de s’avérer contre-productif : il risquerait d’associer le flyball à quelque chose de désagréable et finir par perdre son enthousiasme pour cette activité.

 

En d’autres termes, il est essentiel de toujours faire passer l’intérêt et le bien-être de son compagnon à quatre pattes avant son propre intérêt (obtenir des bons résultats en compétition, par exemple).

Bien débuter et terminer les séances

Une femme jouant à la balle avec son chien

Afin de réduire le risque de blessure, il est important de veiller à ce que le chien s’échauffe pendant 10 à 15 minutes avant toute session de flyball. Cette activité étant très intense sur le plan physique, la pratiquer « à froid » pourrait provoquer notamment des lésions articulaires, ligamentaires ou musculaires.

 

L’échauffement peut consister en une courte promenade à allure dynamique, quelques ordres impliquant un mouvement (« Assis ! », « Couché ! ») ou encore un jeu de balle.

 

Il faut également éviter de mettre fin aux séances de manière abrupte. Quelques minutes de marche en laisse sont idéales pour détendre son chien après l’effort.

 

On peut d'ailleurs lui faire comprendre que la séance est terminée en clôturant cette dernière par le mot « Fini ! », accompagné d’une voire plusieurs friandises. De cette manière, il associe cette activité à la récompense obtenue et conserve son entrain à s’exercer.

Pratiquer dans de bonnes conditions

Un chien s'élançant au-dessus d'une haie de flyball

Le flyball doit être une activité ludique pour le chien, et ne pas lui faire prendre de risques disproportionnés ou inutiles.

 

En plus d’être capable de renoncer si ses caractéristiques intrinsèques ou son état de santé ne conviennent pas, mais aussi de savoir convenablement commencer et terminer les séances, cela implique notamment de respecter certaines précautions pour pratiquer dans de bonnes conditions :

  • être sur un terrain adapté, c’est-à-dire plat, non glissant ou abrasif, et confortable pour les coussinets ;

  • veiller à ce que les haies soient à la bonne hauteur (afin que les sauts soient adaptés à sa taille) et amovibles (afin de réduire le risque qu’il se blesse s’il trébuche dessus) ;

  • ne pas faire faire à son chien du flyball - ou d'ailleurs n'importe quel autre effort physique intense - dans les 2 à 3 heures qui suivent un repas, même s’il semble tout à fait disposé et motivé pour s’entraîner. En effet, cela perturberait sa digestion, voire pourrait provoquer une dilatation-torsion de l’estomac - un syndrome souvent fatal s’il n’est pas pris en charge rapidement ;

  • prendre en compte les conditions météorologiques, surtout en été. En effet, un chien est plus sensible à la chaleur qu’un être humain : comme il ne transpire qu’au niveau des coussinets et non sur tout son corps, c’est essentiellement la respiration qui lui permet de réguler sa température corporelle. Dès lors, un exercice intense ou prolongé alors qu’il fait très chaud l’expose à un risque de coup de chaleur, avec potentiellement à la clef des répercussions irréversibles au niveau de certains organes – voire un décès.

 

Par ailleurs, le flyball exige une certaine concentration de la part du maître, qui doit rester attentif à son animal durant toute la séance. Il est donc important d'être aussi soi-même à l’aise pendant toute la durée de cette dernière. Des chaussures confortables et antidérapantes ainsi qu’une tenue adaptée aux conditions météorologiques sont par conséquent de rigueur.

Respecter les règles et l’esprit du flyball

Deux hommes à l'extérieur se serrant la main

La convivialité, la camaraderie et le partage d’une même passion font partie des valeurs qui unissent les passionnés de flyball. La courtoisie envers les autres participants et le respect des règles sont donc de mise afin que chacun puisse s’amuser dans une ambiance chaleureuse, que ce soit lors d’entraînements dans un cadre amateur ou de compétitions de haut niveau.

 

D’ailleurs, la plupart des clubs canins demandent à leurs adhérents de respecter une charte des valeurs applicable à l’ensemble des activités qu’ils proposent, et plusieurs fédérations ont édité des règles de bonne conduite.

 

Ainsi, en France, la pratique du flyball en club et en compétition implique d’accepter la charte de déontologie des disciplines gérées par la Commission Nationale Éducation et Activités Cynophiles (CNEAC) de la Société Centrale Canine (SCC).

 

En Belgique, des règles de bonne conduite sont également incluses dans le règlement de la Belgische FlyBall Belge (BFB).

 

Les habitants du Québec pratiquant le flyball avec leur chien sont quant à eux tenus de suivre les normes prévues dans le règlement de la North American Flyball Association (NAFA).

Le flyball en compétition

Affiche du grand prix de France de flyball 2022
Affiche du grand prix de France de flyball 2022

De nombreuses compétitions officielles de flyball sont organisées chaque année par les clubs et associations affiliés à la CNEAC en France, la BFB en Belgique ou encore la NAFA au Canada.

 

Comme pour toutes les disciplines basées sur la vitesse, ces tournois sont particulièrement captivants et l’ambiance y est bien souvent survoltée, car le public ne se prive pas de motiver les équipes sur le terrain. Par conséquent, même si on ne participe pas soi-même à la compétition, il est intéressant d’assister à ces évènements – et donc de savoir comment ils se déroulent.

Les règles pour participer à une compétition de flyball

Le règlement pour les tournois de flyball en France

La Fédération Cynologique Internationale (FCI) et la North American Flyball Association (NAFA) ont édicté diverses règles concernant les conditions pour pratiquer le flyball en compétition.

 

Elles sont sensiblement les mêmes de part et d’autre, et prévoient notamment que :

  • les chiens doivent avoir 15 mois révolus le jour de la compétition ;
  • ils doivent être identifiés par une puce électronique ou un tatouage ;
  • les maîtres comme les chiens doivent être suffisamment entraînés pour pouvoir concourir sans risques.

 

Par ailleurs, les deux organismes prévoient qu’une attitude brutale du maître ou un comportement agressif du chien peut entraîner l’exclusion du binôme.

 

Ces règles de participation ont pour but de permettre le déroulement des compétitions de flyball dans de bonnes conditions, et surtout dans le respect des animaux.

Les équipes

Une équipe de flyball
Une équipe de flyball

Lors d’un événement, chaque équipe est composée de quatre binômes chiens-conducteurs, un entraîneur et un préposé à la flybox. Deux binômes de réserve peuvent être prévus, et les équipes peuvent compter des chiens de tailles et de races différentes.

 

Le conducteur d’un chien (son maître, la plupart du temps) a pour mission de lancer celui-ci sur le terrain au bon moment afin de réduire au maximum le temps de relais entre deux chiens.

 

L’entraîneur quant à lui décide de la composition de l’équipe et de l’ordre de passage des membres de cette dernière. Le choix des quatre chiens qui participent à la course doit être communiqué au juge de ligne avant la première manche. Il demeure toutefois possible de remplacer un ou plusieurs chiens en cours de route, sous certaines conditions.

 

Quant au préposé à la flybox, il est chargé de positionner une balle dans le lanceur avant le passage de chaque animal. Il choisit à chaque fois de la placer à droite ou à gauche, en fonction de la direction dans laquelle celui-ci se retourne naturellement. Il est par ailleurs autorisé à encourager verbalement les compétiteurs, afin de les inciter à courir vers lui le plus rapidement possible.

Le parcours

La préparation du parcours

Schéma d'un terrain de flyball
Schéma d'un terrain de flyball

La disposition d’un parcours de flyball doit respecter des règles bien précises.

 

Ainsi, la distance complète de la ligne de départ à la flybox doit atteindre 15,55 mètres.

 

Le premier obstacle doit être placé à 1,83 mètre de la ligne de départ, et le dernier à 4,57 mètres de la flybox. Les haies doivent être séparées par un espacement de 3,05 mètres.

Les haies

Un chien sautant par-dessus une haie de flyball

La hauteur au garrot du plus petit chien de chaque équipe définit la taille des haies sautées par l’ensemble de cette dernière, avec toutefois une hauteur minimum de 15 cm.

 

Ces obstacles doivent être en parfait état, mobiles (pour tomber sans résistance si jamais un chien les heurte), fabriqués dans une matière qui réduit au minimum les risques de blessure et respecter les dimensions prévues (largeur intérieure et hauteur des montants) par le règlement de la compétition. En Europe, celui-ci correspond généralement au règlement édicté par la FCI pour les concours de flyball. En Amérique du Nord, il reprend normalement celui fixé par la NAFA, sachant que les deux sont très proches.

Les équipements

La flybox (ou lanceur)

Dimensions recommandées pour une flybox
Dimensions recommandées pour une flybox

Chaque équipe apporte son propre lanceur, mais celui-ci doit respecter un cahier des charges précis fixé lui aussi par le règlement. Par exemple, la balle lancée par la boîte doit être en mesure de rester en l’air sur une distance d’au moins 60 cm en direction de la ligne de départ (dès lors qu’elle n’est pas attrapée par le chien).

Les balles

En plus de la flybox, il revient aux équipes de fournir leurs propres balles. Ces dernières doivent rebondir et rouler comme une balle de tennis sur un sol dur.

L’organisation d’un tournoi

Un tournoi de flyball

Les organisateurs des compétitions de flyball regroupent les équipes selon leur temps de référence, c’est-à-dire selon la durée cumulée que devraient mettre les quatre chiens pour effectuer la course en relais. Ce temps de référence est indiqué par chaque équipe lors de l’inscription. De cette manière, les participants se confrontent à des adversaires de niveau proche.

 

Le tournoi peut se dérouler de différentes manières, selon ce qui est décidé par les organisateurs :

  • le « round robin », dans lequel la victoire se joue au nombre de points. Chaque victoire rapporte 2 points, un ex-aequo rapporte 1 point, et une défaite aucun. L’équipe gagnante est celle qui a remporté le plus grand nombre de points. En cas d’égalité, c’est l’équipe la plus rapide qui est déclarée victorieuse ;
  • le « speed trial », dans lequel la victoire se joue au chronomètre. Le classement est donc établi en fonction du temps le plus rapide de chaque équipe. En cas d’égalité, c’est le deuxième temps le plus rapide de chaque équipe qui est pris en compte pour les départager.

 

Les épreuves sont généralement organisées en trois ou cinq manches (« 3-heats-race » ou « 5-heats-race »). Par ailleurs, en fonction du choix des organisateurs de la compétition, ces dernières peuvent entraîner une élimination simple ou une élimination double :

  • lors d’une élimination simple, l’équipe perdante est éliminée et l’équipe gagnante court le tour suivant ;
  • lors d’une élimination double, l’équipe perdante reçoit une deuxième chance. Si elle perd de nouveau, elle est alors éliminée définitivement.

Le déroulement d’une manche

La ligne de départ d'un parcours de flyball
La ligne de départ d'un parcours de flyball

Au moment de concourir, deux équipes s’installent sur un terrain composé de deux parcours parallèles séparés par un filet.

 

Les binômes de chaque équipe se placent par ordre de passage et le premier chien est retenu physiquement par son maître quelques mètres avant la ligne de départ, afin qu’il soit déjà en train de courir à pleine vitesse lorsqu’il passe cette dernière.

 

Le juge principal donne le top départ en décomptant à partir de trois, et le chronomètre est enclenché à son « Go ! ». Le premier chien de l’équipe s’est alors élancé depuis quelques instants, mais ne doit pas avoir franchi la ligne de départ avant ce signal. Il doit ensuite sauter les quatre haies dans l’ordre, actionner la flybox, attraper la balle au vol, revenir en sautant les quatre haies dans l’autre sens, puis franchir la ligne de départ / arrivée avec la balle dans la gueule.

 

Le deuxième chien doit franchir à son tour cette dernière le plus vite possible après. Un croisement des deux animaux « nez à nez » sur la ligne de départ / arrivée est donc nécessaire pour réaliser le meilleur temps.

Le chronomètre est arrêté lorsque le dernier chien de l’équipe franchit cette dernière.

Les fautes

Un arbitre montrant un carton rouge

Placés sur le terrain, des juges de ligne (situés au niveau de la ligne de départ / arrivée de chaque équipe) et des juges de flybox (qui se concentrent sur la zone située entre le dernier obstacle et la flybox) s’assurent à chaque passage que le chien ne commet pas de faute.

 

C’est le cas en particulier s’il franchit la ligne de départ / arrivée avant que le membre précédent de son équipe ne le fasse. La technique du relais « nez à nez » demande donc une grande concentration du conducteur et exige de connaître parfaitement son partenaire de course ainsi que la vitesse des autres chiens de l’équipe. En effet, il n’est pas possible de former un chien pour lui apprendre à ralentir afin d’éviter une telle situation : une fois qu’il est lancé, il est lancé.

 

D’autres fautes peuvent également être commises, qui pénalisent elles aussi l’équipe :

  • le premier chien commence la course avant le signal (faux départ) ;
  • un chien manque une des haies  ;
  • il n’a plus la balle dans sa gueule au moment de franchir la ligne d’arrivée ;
  • il franchit la ligne de départ / arrivée en dehors des piquets de délimitation.

 

Lorsqu'un chien commet une faute, il doit refaire le parcours après le passage du dernier membre de son équipe, ce qui augmente fortement le temps de passage de cette dernière et réduit d’autant ses chances de victoire.

 

Toutefois, il n’est pas le seul à pouvoir être en tort. En effet, les humains peuvent également commettre des fautes. C’est le cas lorsque : 

  • un conducteur franchit la ligne de départ avec n’importe quelle partie de son corps ;
  • le préposé à la flybox n’a pas chargé la balle dans l’appareil quand le chien se présente ;
  • le préposé à la flybox ou toute autre personne aide le chien à récupérer la balle.

 

Là aussi, cela oblige le chien concerné à effectuer à nouveau le parcours après les autres membres de son équipe.

 

Par ailleurs, si un chien fait ses besoins sur le terrain, cela entraîne la perte de la manche pour son équipe. La même pénalité est appliquée si une balle ou un chien sort du terrain délimité, ou si un membre de l’équipe perturbe un chien de l’équipe adverse.

Conclusion

Le flyball est un formidable moyen de permettre à son chien de jouer et de se dépenser, tout en renforçant le lien qu'on entretient avec lui ainsi que son éducation.

 

Il s’agit toutefois d’un sport exigeant, qui d’une part ne plaît pas à tous les maîtres, et d’autre part ne convient pas à tous les chiens.

 

Le cas échéant, il ne faut pas hésiter à renoncer et à envisager plutôt une autre discipline. Par exemple, l’agility a l’avantage de permettre de suivre son compagnon sur le terrain et d’être soi-même davantage actif. C’est encore plus vrai avec le cani-VTT ou le cani-cross, disciplines dans lesquelles l’effort est partagé et chacun des protagonistes dépend complètement de l’autre.

 

Quoi qu’il en soit, l’essentiel est d’opter pour une activité qui représente un moment de détente, de jeu et de complicité pour les deux protagonistes !

Par Anne-Sophie S. - Dernière modification : 06/10/2022.