Les laisses pour chien

Les laisses pour chien

Accessoire quasi indispensable pour les propriétaires de chiens, la laisse est particulièrement utilisée pour promener son compagnon, permettant notamment de l’emmener dans de nombreux lieux publics de manière relativement sereine. S’il s’agit d’un accessoire on ne peut plus commun, il peut être parfois difficile de s’y retrouver entre les nombreux modèles qui existent sur le marché.


Quand et comment sont apparues les laisses pour chien ? Dans quelles situations est-il pertinent d’utiliser cet accessoire ? Quels sont les différents types de modèles existants, et comment sélectionner celui le plus adapté à son chien ?

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Les origines des laisses pour chien

Les origines des laisses pour chien

La laisse est aujourd’hui un accessoire quelque peu banal, et pour cause : son utilisation n’est pas récente.

 

Il semble en effet que les humains ont commencé à se servir de divers objets comme des lanières, des chaînes et des colliers (sortes d’ancêtres de la laisse) peu après le début de la domestication du chien il y a plusieurs millénaires. Diverses représentations de chiens équipés de tels accessoires ont ainsi retrouvées datant de tout au long de l’Histoire, et parfois de temps très reculés.

 

Des représentations murales permettent aussi de savoir qu’en Egypte ancienne, un à deux millénaires avant notre ère, des laisses étaient utilisées pour entraîner les chiens à chasser et à protéger le foyer.

 

Plus tard, dans la Rome antique, les femmes de la classe sociale supérieure se promenaient en tenant en laisse des petits lévriers italiens. Mais comme en Egypte et dans de nombreux autres territoires, les chiens pouvaient aussi servir à sécuriser la famille et ses possessions. Ainsi, une célèbre mosaïque retrouvée dans la cité de Pompéi, ensevelie en 79 avant J.-C., représente un chien à l’air agressif assorti d’une mention « Cave canem » (« Attention au chien »), le tout ne laissant aucun doute quant à l’usage qui était fait dudit animal. Il est représenté relié à une chaîne en métal, un collier rouge autour du cou.

 

Plus récemment, le développement des chiens de sauvetage et des chiens guides d’aveugle a entraîné une démocratisation du harnais après la Première Guerre mondiale. Ce dispositif permet d’offrir à l’animal une liberté de mouvement plus importante qu’un simple collier tout en permettant au maître de garder le contrôle grâce à la laisse qui y est rattachée.

 

L’utilisation de harnais, de colliers et de laisses a par la suite été fortement stimulée par l’urbanisation des populations, afin d’assurer la sécurité tant des chiens que des humains qu’ils étaient amenés à croiser.

À quoi sert une laisse pour chien ?

À quoi sert une laisse pour chien ?

Une laisse (ou une longe quand elle est de grande taille) est une lanière que l’on attache autour du cou d’un animal afin de le retenir. Elle est très couramment utilisée pour les chiens, mais on peut aussi s’en servir pour les chats ainsi que d’autres animaux domestiques comme les lapins et les furets, par exemple.

 

Son usage principal est d’autoriser le maître à contrôler les mouvements de son chien lorsqu’il se déplace avec lui, dans le but d’éviter les incidents qu’il pourrait provoquer : bagarre avec un congénère, agression d’un passant, fugue à l’origine d’un accident de la route, etc.

 

Elle peut aussi être utilisée dans des cas très particuliers en lien avec l’éducation du chien. Par exemple, elle facilite très largement l’apprentissage de la marche au pied et du rappel, et aide à faire comprendre à l’animal qui est le maître, en l’empêchant par exemple de franchir les portes en premier.

Quand faut-il utiliser une laisse pour chien ?

Quand faut-il utiliser une laisse pour chien ?

Dans un lieu privé, il n’est pas obligatoire de tenir son chien en laisse, et ce même en l’absence de clôture. En revanche, dans l’espace public, par exemple lors des promenades, le port de la laisse pour chien peut dans certains pays ou territoires relever d’une obligation légale. C’est le cas notamment en France, en Belgique, en Suisse et au Québec, où l’utilisation de cet accessoire est obligatoire dans un grand nombre de lieux publics, d’établissements ouverts au public, de moyens de transport, etc. Nul n’étant censé ignorer la loi, il est essentiel de bien se renseigner sur la législation applicable là où on habite ou là où on se rend, par exemple si on souhaite voyager à l’étranger avec son chien.

 

En France, il est important de rappeler que les chiens catégorisés comme dangereux, c’est-à-dire ceux qui appartiennent à la catégorie 1 (« chiens d’attaque ») et la catégorie 2 (« chiens de défense ou de garde »), doivent être obligatoirement muselés et tenus en laisse en permanence dans tout l’espace public, tant en ville qu’à la campagne.

 

En Belgique et en Suisse, il n’existe pas une telle réglementation au niveau national. Toutefois, les autorités locales peuvent avoir édicté des règles spécifiques concernant des races de chien considérées comme dangereuses. Certaines d’entre elles peuvent imposer par exemple que les chiens en question soient systématiquement tenus en laisse.

 

On retrouve la même logique au Québec, où il n’existe pas de législation sur le sujet au niveau provincial ou fédéral. Les municipalités ont en revanche toute latitude pour établir une liste de races qui sont persona non grata sur leur territoire, ou du moins qui doivent obligatoirement être tenues en laisse.

 

Cela étant, même lorsque l’utilisation de la laisse n’est pas obligatoire, il est recommandé de promener son chien attaché tant qu’il ne répond pas parfaitement aux ordres de base et au rappel, afin d’éviter des fugues et possibles incidents fâcheux : attaques de congénères ou d’autres animaux, course-poursuite après un jogger, un vélo ou une trottinette, intrusion dans une propriété privée, accident avec un véhicule, etc.

 

Dans tous les cas, l’utilisation de la laisse lors des sorties avec son chien étant recommandée voire obligatoire dans de nombreux lieux et situations, il est conseillé d’en posséder plusieurs : par exemple, une au sein du foyer et une dans sa voiture, au cas où.

Choisir une laisse pour son chien

Contrairement à ce qu’on pourrait penser, choisir une laisse pour son chien ne se fait pas à la légère. Plusieurs critères doivent être pris en compte pour déterminer le modèle le plus adapté tant pour l’animal que pour son maître.

Les dimensions de la laisse

Les dimensions de la laisse

La longueur et la largeur de la laisse sont à choisir en fonction de la taille et la corpulence du chien : plus il est lourd et puissant, plus elle doit être courte et large, afin de pouvoir le maîtriser en cas de besoin.

 

Ainsi, il est conseillé d’opter pour une laisse de moins de 50 cm pour un très grand chien lors des promenades en ville ou dans des lieux très fréquentés. Pour les déplacements en campagne ou dans les grands espaces, où les risques sont moindres, une laisse un peu plus longue (un mètre, par exemple) est généralement acceptable : elle lui laisse davantage de liberté de mouvement et lui assure plus de confort.

 

Pour un chien de taille moyenne, une longueur d’environ un mètre peut être suffisante. En tout cas, elle ne doit pas être tendue lorsqu’il marche à côté de son maître, mais au contraire suffisamment longue pour qu’il puisse renifler le sol à son aise.

 

Enfin, une longe de plusieurs mètres est conseillée lors de la promenade d’un petit chien ou d’un chiot si le maître souhaite lui laisser une importante liberté et autonomie. Elle peut aussi être utile pour l’apprentissage du rappel.

Le matériau de la laisse

Le matériau de la laisse

Le matériau de la laisse est au moins aussi important que sa longueur : selon celui qui est choisi, la solidité mais aussi le poids de l’accessoire peuvent grandement différer.

 

Dans le cas d’un chien de petite taille, comme le Chihuahua ou le Papillon, il est généralement préférable de privilégier une laisse légère, par exemple en nylon, afin qu’il ne soit pas gêné par son poids. De toute façon, compte tenu de son gabarit, il y a peu de chances qu’il parvienne à la casser facilement en tirant dessus : il n’est donc pas nécessaire d’opter pour un modèle très résistant.

 

En revanche, pour un chien de grande taille comme un Berger Allemand ou un Akita Inu, le risque de destruction de la laisse est nettement plus prononcé, surtout s’il est récalcitrant et a tendance à tirer dessus. Mieux vaut alors opter pour un matériau nettement plus résistant comme du métal ou du cuir de buffle, pour éviter qu’elle ne se casse lors d’une traction.

 

Enfin, il faut savoir que certains types de laisses s’usent plus vite que d’autres. Par exemple, si le climat est humide ou si le chien a tendance à beaucoup mordiller, il est préférable d’éviter les laisses en cuir, car elles s’abîment rapidement - sauf à choisir par exemple du cuir de buffle, de bœuf, d’élan ou encore de nappa (chèvre, agneau, veau).

La couleur de la laisse

La couleur de la laisse

Si ce critère peut paraître superficiel à première vue, le choix de la couleur de la laisse d’un chien est important pour des raisons de sécurité, par exemple lors des balades de nuit. Il est donc conseillé d’opter pour une couleur vive, voire fluorescente, afin qu’elle puisse être vue des passants, cyclistes, conducteurs de scooter, motos, voitures, etc. De toute façon, l’intéressé n’en a cure, car un chien distingue mal les couleurs !

Faut-il attacher la laisse à un collier ou à un harnais ?

Faut-il attacher la laisse à un collier ou à un harnais ?

De manière générale, un harnais est plus confortable et plus rassurant pour le chien qu’un collier : comme il se sent moins contraint, il tire moins sur la laisse. Cela rend les promenades moins pénibles, si bien que le maître y trouve donc également son compte.

 

En outre, le harnais répartit les forces de traction sur la cage thoracique, contrairement au collier qui compresse le cou et entraîne donc une gêne - voire une douleur - pour l’animal. Le port du harnais est donc fortement conseillé pour les chiens dont le dos est fragile, comme le Teckel, et ceux ayant des difficultés respiratoires, comme le Bouledogue Anglais et autres races de chiens brachycéphales.

Une laisse pour plusieurs chiens ?

© Zoomalia
© Zoomalia

Lors d’une promenade avec plusieurs chiens, il n’est pas forcément nécessaire de tenir toutes les laisses dans la main. En effet, s’ils sont de taille similaire, il est possible d’utiliser une seule accouple et d’y accrocher 2 ou 3 laisses dessus : cela permet de promener aisément toute la petite troupe en n’ayant qu’un seul accessoire dans la main.

 

En revanche, s’ils ont des gabarits différenciés, la solution la plus adaptée est que chacun ait sa propre laisse, dont la longueur et le matériau doit lui être adaptée.

Les différents types de laisses : avantages et inconvénients

Les différents types de laisses : avantages et inconvénients

Que ce soit dans les magasins spécialisés, en grandes surfaces ou sur internet, il existe un grand nombre de modèles sur le marché, qui sont de différents types : laisses à enrouleur, laisses lasso, etc. Quel que soit le type de modèle choisi, il est souvent plus rentable d’investir dans une laisse de qualité qui reste en bon état pendant plusieurs années, plutôt que de choisir des modèles bas de gamme et de devoir souvent en changer.

 

Quoi qu’il en soit, aucun type de laisse n’est parfait : chacun présente des avantages et des inconvénients.

La laisse simple

La laisse en métal

La laisse en métal

Une laisse en métal est constituée d’une succession de maillons métalliques. Elle est très robuste et son entretien est relativement simple : pour la nettoyer, ou peut utiliser un chiffon ou bien de l’eau et du savon. Bien que ce ne soient pas les modèles les plus faciles à trouver, ils sont souvent disponibles dans les magasins spécialisés pour animaux ou sur internet.

 

Néanmoins, ce type de laisse n‘est pas sans défaut : non seulement le contact du métal peut blesser la main de la personne qui la tient, mais en plus, le bruit de la chaîne peut effrayer certains chiens. Elle est donc surtout à privilégier pour les individus qui mordillent continuellement les lanières classiques ou qui refusent de marcher au pas. Dans ce dernier cas, il est même recommandé de limiter son usage aux quelques semaines nécessaires pour que le chien rentre dans le rang, car ses spécificités la rendent peu pratique à utiliser au quotidien.

 

La laisse en métal est adaptée pour les chiens de taille moyenne à grande, puisque qu’elle peut supporter un poids de plus de 50 kg. Elle est en revanche trop lourde pour les petits gabarits, qui risqueraient d’être gênés pendant la marche. La longueur varie selon les modèles, mais elle fait le plus souvent entre 50 cm et 2 m.

 

Le prix d’une laisse en métal se situe généralement entre 15 et 25 euros.

La laisse en cuir

© Zooplus
© Zooplus

Très populaire à la fin des années 90, la laisse en cuir tend toutefois à disparaître des magasins. En effet, les conditions météorologiques comme la pluie, la chaleur ou le froid la fragilisent et peuvent la faire casser plus facilement, a fortiori quand s’y ajoutent d’éventuels mordillements. Malgré cela, elle reste souvent plus solide qu’une laisse à corde enrouleur.

 

La résistance dépendant essentiellement de la qualité du matériau, il est conseillé d’opter pour un cuir de buffle, particulièrement robuste. L’inconvénient de ce dernier est qu’il est onéreux, puisqu’il faut débourser 50 euros en moyenne pour une laisse en cuir de buffle, là où le prix d’une laisse en cuir standard se situe plutôt entre 5 et 15 euros environ. Dans tous les cas, la longueur d’une laisse en cuir est comprise entre 1 et 3 mètres.

 

Par ailleurs, ce matériau nécessite un entretien spécifique à base d’une crème spéciale, pour le protéger de l’humidité et ainsi allonger un peu sa durée d’utilisation. Elle n’est en revanche d’aucune aide face aux mordillements du chien : une laisse en cuir n’est donc pas adaptée pour un animal qui mordille beaucoup, car elle aurait toutes les chances de s’abîmer rapidement.

 

Certains fabricants proposent également des laisses fabriquées en simili cuir à des tarifs bien moins élevés que celles produites en cuir véritable. Il faut savoir toutefois qu’elles sont souvent peu résistantes : il est donc conseillé de les utiliser uniquement pour des petits chiens qui mordillent peu, sauf à vouloir les renouveler fréquemment.

La laisse en nylon

La laisse en nylon

Légère, peu encombrante et très résistante aux mordillements et intempéries, la laisse en nylon se décline dans une grande variété de couleurs et de motifs. Elle a également la particularité de ne nécessiter pratiquement aucun entretien, car elle se lave facilement. En outre, elle ne se gorge pas d'eau, ce qui la rend très pratique lors d’une randonnée ou d’une baignade.

 

Sa longueur est généralement comprise entre 50 cm et 2 m, et elle est adaptée pour tous les types de chiens. Il est toutefois conseillé d’opter pour un modèle fin et léger pour les plus petits, et un modèle plus épais - et donc plus résistant - pour un individu de gros gabarit ou qui mordille beaucoup.

 

Les laisses en nylon sont faciles à trouver, tant dans les grandes surfaces que dans les commerces spécialisés. Côté budget, il y en a pour toutes les bourses, puisque le prix d’une laisse en nylon se situe entre 10 et 30 euros selon les modèles.

La laisse à enrouleur

La laisse à enrouleur

La laisse à enrouleur est conçue de manière à se dérouler et se rétracter automatiquement. Peu encombrante et facile à trouver dans le commerce, elle est très populaire - notamment chez les citadins -, car elle permet de promener son chien sans avoir à se soucier de la longueur de la lanière, généralement comprise entre 3 et 8 mètres selon les modèles. Le dérouleur, qui ressemble à une grosse poignée, peut à tout moment être bloqué à la longueur souhaitée. La lanière peut se présenter sous forme de cordon ou de sangle en nylon. Son entretien est simple : de l’eau et du savon suffisent pour la nettoyer de temps à autre.

 

Quelques points négatifs sont toutefois à noter : si l’animal bénéficie d’une plus grande autonomie et de liberté lors des promenades, il contrôle aussi sa vitesse de marche et sa direction… à la place de son maître ! Pour cette raison, ce type de laisse est déconseillé pour les chiens qui ne maîtrisent pas encore la marche au pied, ou ceux de grande taille et/ou très actifs qui ont tendance à tirer.

 

En outre, ce modèle n’est pas suffisamment robuste pour convenir à tous les gabarits, en particulier les chiens géants. La laisse avec cordon, peu solide et pouvant facilement être rongée ou cassée, est plutôt destinée aux individus petits à moyens, puisqu’elle supporte en moyenne un poids maximal de 20 kg. Quant à la laisse avec sangle, plus robuste, elle peut supporter jusqu’à 50 kg et convient surtout aux chiens de taille moyenne et/ou qui ont tendance à mordiller la lanière.

 

Enfin, il faut savoir que l’enrouleur peut être une cause de blessure tant pour le chien que pour le maître si la longe se casse et se rétracte brutalement, ou si elle se coince quelque part. L’animal peut aussi se blesser au cou s’il atteint brutalement la limite du cordon en courant : pour éviter une traction trop importante sur les cervicales, mieux vaut donc qu’elle aille de pair avec le port d’un harnais plutôt que d’un collier.

 

Quel que soit le modèle, le prix d’une laisse à enrouleur est compris entre 15 et 25 euros.

La laisse lasso

La laisse lasso

La laisse lasso convient aux chiens de tous gabarits. Elle est conçue dans le but d’éviter l’usage d’un collier. Elle n’a pas pour fonction de promener l’animal au quotidien, mais plutôt d’éviter l’usage d’un collier lorsque cela est nécessaire. Elle est donc surtout utilisée dans les expositions canines, car elle diminue le risque d’abîmer le poil du chien.

 

Elle se positionne directement autour du cou, de manière suffisamment large pour qu’il ne soit pas gêné dans ses mouvements. Afin d’éviter une pression trop importante sur le cou en cas de traction, elle est équipée d’un système de boucles avec une butée anti-étranglement.

 

Fabriquée le plus souvent en nylon ou en cuir, elle a une épaisseur généralement supérieure à 1 centimètre, tandis que sa longueur est plutôt comprise entre 1,20 et 1,80 mètres. Elle ne nécessite pas beaucoup d’entretien : les modèles en nylon peuvent être nettoyés facilement avec un chiffon, de l’eau et du savon, tandis qu’un baume spécifique permet de protéger les modèles en cuir des conditions météorologiques.

 

Le prix d’une laisse lasso se situe généralement entre 6 et 20 euros selon les modèles. Correspondant à un usage assez spécifique, on ne la trouve que rarement dans les commerces classiques ; il est généralement nécessaire de se tourner vers des magasins ou sites spécialisés.

Le mot de la fin

Le choix de la laisse n’est pas aussi anodin qu’il n’y paraît, puisqu’il peut influer sur l’adaptation du chien à la marche au pas et son comportement pendant la promenade. Nul doute toutefois que chacun puisse trouver son bonheur et un produit qui répond pleinement à ses attentes parmi l’offre pléthorique que proposent les fabricants.

 

Cela étant, même la meilleure des laisses n’est pas naturelle pour un chien. Au contraire, son instinct lorsqu’on le tient attaché risque de le pousser à refuser d’avancer, voire à aller dans le sens opposé à celui dans lequel on essaye de l’amener : c’est ce que l’on appelle le « réflexe d’opposition », ou le « réflexe de liberté ». En outre, dans la nature, les canidés sauvages comme le loup ne marchent pas vraiment côte à côte mais plutôt à la file indienne, en se laissant davantage guider par leur odorat que par leur vue : ils ont donc du mal à suivre un chemin tout tracé.

 

Pour toutes ces raisons, il faut nécessairement apprendre à son chien comment marcher en laisse, sans quoi il n’y a aucune chance qu’il parvienne à s’y adapter, tant cela n’est pas inné pour lui. Il faut d’ailleurs tout faire pour éviter que le chien ne tire sur sa laisse de manière récurrente, car cela pourrait finir par être dangereux pour lui. En effet, des tractions répétées sur la longe risquent d’engendrer à terme des problèmes de santé plus ou moins graves, comme des difficultés de déglutition, une compression de la moelle épinière, une sensitivité de la trachée ou encore des désordres de la glande thyroïde.

Dernière modification : 04/09/2020.
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