Les chiens dans la chasse à courre

Les chiens dans la chasse à courre

La chasse à courre est une tradition séculaire qui consiste à chasser avec une meute de chiens bien dressés. L'utilisation d'une arme à feu étant interdite, c'est la forme de chasse la plus naturelle.  


Le rôle du chien dans les chasses à courre est primordial, car c'est lui qui va chercher et trouver le gibier. Le maître, quant à lui, n'a qu'un rôle d'encadrement, et ne peut se substituer aux chiens.


Voici quelques informations sur les différentes étapes de la chasse à courre, le rôle des chiens de la meute et les races canines les plus aptes à ce genre d'activité.

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Qu'est-ce que la chasse à courre ?

Le terme de chasse à courre désigne l'acte de recherche, de poursuite et de rabattage d'un animal traqué jusqu'à son encerclement et sa mort.


Le terme de vénerie désigne tout ce qui a un rapport avec la chasse à courre, y compris le groupe de chasseurs, appelé équipage, les chevaux et la fanfare.

On distinguait autrefois :

  • la grande vénerie : la troupe de chasse à courre chassant cerfs, daims, loups et sangliers ;
  • la petite vénerie : les troupes chassant chevreuils, lièvres, blaireaux et autres animaux de petite taille.

 

Aujourd'hui, on ne fait plus vraiment de distinction entre grande et petite vénerie.

Les origines de la chasse à courre

C'est avec la domestication du cheval pour le loisir qu'est née la discipline de la chasse à courre.
 
Destinée à chasser les animaux rapides, celle-ci est devenue un sport en Angleterre et une pratique traditionnelle en France. C'est sous François Ier que la chasse à courre a séduit la noblesse française et s'est transformée en véritable art de vivre.
 
La chasse à courre fut développée aussi aux Amériques par les Anglais qui importèrent les chevaux et les renards roux d'Europe.

Le rôle des chiens pendant la chasse à courre

Un équipage de chasse à courre est constitué d'hommes à cheval accompagnés de chiens courants (appelés chiens d'ordre) et d'hommes à terre tenant en laisse les chiens de recherche (appelés limiers).


Le déroulement d'une chasse à courre est avant tout un programme complet marqué par une fanfare différente signalant chaque phase :

 

  • Le matin, c'est la fanfare du "réveil" qui accompagne le début de la recherche par les limiers, tenus en laisse par un valet de chien. La tâche consiste à repérer un animal, l'isoler et le jauger sans le faire fuir ;

 

  • Le valet revient alors faire son rapport au point de rendez-vous des chasseurs ;

 

  • Le corps signale ensuite le "départ" et les veneurs, à cheval, partent en chasse accompagnés des chiens courants. Les hommes et les chiens se guident mutuellement, les premiers utilisant leur connaissance du terrain, les autres se fiant à leur flair.

 

L'animal traqué est contraint de s'enfuir. On dit que le gibier est lancé. Il rusera, parfois involontairement, pour échapper à ses poursuivants. Chacune de ses ruses fait l'objet d'une sonnerie de corps différente signalant à tous la configuration de chasse.

Le travail des chiens face aux ruses de l'animal chassé

Les ruses pratiquées peuvent être les suivantes : 

 

  • Le change : il consiste pour l'animal à traverser une région où vivent d'autres animaux de la même espèce. Cela sème alors la confusion dans la meute ; d'où l'importance d'avoir des chiens de qualité. Le change est très rarement sonné en chasse pour ne pas attirer l'attention de l'animal ni perturber le travail des chiens ;

 

  • Le passage de rivière ou d'étang : il est annoncé par le "Bat-l'eau". L'animal traverse ou suit le lit d'un ruisseau. La voie se perd alors dans l'eau et les chiens doivent essayer de repérer l'endroit où l'animal a repris pied ;

 

  • Le forlonger : l'animal prend une telle avance sur ses poursuivants que son odeur disparaît. La voie est alors presque perdue et se pose la question de la continuation ou non de la chasse : tout dépend si la journée n'est pas trop avancée, si les chiens ont bon nez et s'il fait beau. C'est ainsi que la fin de journée met souvent un terme à la chasse. La seule chose qui puisse arriver, c'est que l'animal, ne se sentant plus poursuivi, se mette à ralentir ;

 

  • Les doubles voies : c'est une ruse destinée à ralentir l'action des chiens. L'animal chassé revient sur ses pas et prend une autre direction après quelques centaines de mètres. Les chiens hésitent alors, essayant de trouver la bonne voie. Pendant ce temps, l'animal prend de l'avance.

L'hallali et la curée : les chiens rattrapent l'animal chassé et le mangent

La poursuite de l'animal peut durer plusieurs heures jusqu'à ce que celui-ci soit contraint de faire face ou de capituler, acculé par les chiens et la fatigue. Dans cette situation, les veneurs sonnent alors "L'hallali sur pied".

L'animal coincé est finalement tué par les chiens ou par le maître intervenant avec un couteau. Les veneurs sonnent alors "L'Hallali par terre".

 

Les meilleurs morceaux de viande sont généralement distribués aux amis ou aux voisins sur les terres desquels l'équipage est passé. Les bas morceaux sont rassemblés sur la peau de l'animal, la nappe, que l'on donne aux chiens. On sonne "La curée".
 
L'équipage finira par sonner sa fanfare personnelle, comme par exemple : la "Saint-Hubert", "L'adieu des maîtres", "L'adieu des piqueux", le "Le Bonsoir" ou le "Le bonsoir breton".

Aucune arme à feu n'est donc utilisée dans la chasse à courre. De plus, seule une chasse sur trois ou quatre ramène un animal, ce dernier réussissant souvent à s'échapper en changeant de forêt ou en quittant le périmètre délimité de la chasse.

Les meilleures races de chiens de chasse à courre

Les races canines les plus populaires et les plus douées pour la chasse à courre sont :

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