Les chiens pariahs

Les chiens pariahs

Avez-vous déjà entendu parlé des chiens pariahs ? Certaines personnes érudites ont soutenu la thèse que ces chiens à demi sauvage seraient les ancêtres de nos chiens domestiques.


Présents en très grand nombre en Inde mais aussi dans d'autres pays, les chiens pariahs sont sans doute les chiens les plus mal aimés : les gens les tolèrent parfois, mais ils sont le plus souvent chassés, alors même qu'ils ne peuvent survivre qu'auprès des humains.


Voici quelques informations concernant les origines et les lieux d'habitat des chiens pariahs, leur physionomie et leur comportement.

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Les chiens pariahs : origines et lieux d'habitat

Le mot "pariah" ou "paria" vient du Tamoul "paraiyar" qui désigne les castes humaines les plus basses du système social indien. Les chiens pariahs existent depuis toujours et vivent comme des marginaux à la périphérie des villes et des villages, faisant fonction d'éboueurs en dévorant les ordures et les cadavres d'animaux ou d'humains.

 

On les trouve en Inde, mais aussi dans l'ensemble de l'Asie (sud de l'Himalaya, îles de la Sonde, Bornéo, péninsule malaise, côte de Sumatra), en Océanie, en Afrique, en Amérique centrale ainsi que dans le pourtour du bassin méditerranéen.

La physionomie des chiens pariahs

Les chiens pariahs sont en général de taille moyenne avec des oreilles droites et triangulaires, le stop accusé (cassure du nez). Le poil est ras et dense, avec une couleur allant du fauve au bringé en passant par le gris.

 

Sihlwald les décrit comme « tantôt roux, jaune grisâtre, parfois rayés ou entièrement noirs au museau, d'autres à l'abdomen blanc jaunâtre, souvent les ergots font défauts. Les oreilles sont dressées et latérales, plus mobiles que chez le Spitz, elles le sont pourtant moins que chez le chacal et le loup ».

 

Un autre voyageur dépeint également ces chiens peuplant les rues de Constantinople : « Ils ressemblent assez à nos chiens de berger, mais ils ont la queue recourbée, les poils courts, d'un jaune sale. A le voir rôder ça et là, ou s'étendre au soleil, il faut avouer qu'aucun autre animal n'a l'air plus insolent, je dirais même plus canaille. Toutes les rues, toutes les places en sont couvertes.»

 

Enfin, le poète Leconte de Lisle évoqua aussi le souvenir de ces chiens aperçus au Cap de Bonne Espérance :

« Mais sur la plage aride, aux odeurs insalubres,

Parmi les ossements de bœufs et de chevaux,

De maigres chiens, épars, allongeant leurs museaux,

Se lamentaient, poussant des hurlements lugubres ».

Le comportement des chiens pariahs

Kipling, l'écrivain britannique, décrit ainsi les chiens pariahs en Inde : « C'étaient de ces chiens faméliques, à demi sauvages, qui bien qu'étant de fieffés poltrons, ne se font pas faute, lorsqu'ils sont rassemblés à neuf ou dix, de s'en prendre à un chien anglais, de le tuer et de le manger. J'avais toujours avec moi un fouet à longue mèche à leur intention ».

 

Mais ces chiens peuvent très bien s'apprivoiser et même avoir le comportement de n'importe quel chien s'ils vivent auprès des humains. Cette réserve de canidés qui ne coûtent pas cher a d'ailleurs été exploitée par l'Homme pour chasser les grands fauves comme le tigre. Elle a aussi été utilisée comme réserve de nourriture dans certaines régions.

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